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Auteur Fil de discussion: contes pour enfants  (Lu 724 fois)
maryam7
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« Répondre #45 le: Lundi 30 Août 2010, 19:56 »

Mon stylo

Si mon stylo était magique,
Avec des mots en herbe,
J’écrirais des poèmes superbes,
Avec des mots en cage,
J’écrirais des poèmes sauvages.

Si mon stylo était artiste,
Avec les mots les plus bêtes,
J’écrirais des poèmes en fête,
Avec des mots de tous les jours,
J’écrirais des poèmes d’amour.

Mais mon stylo est un farceur
Qui n’en fait qu’à sa tête,
Et mes poèmes, sur mon cœur,
Font des pirouettes.

Robert GÉLIS
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maryam7
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« Répondre #46 le: Lundi 30 Août 2010, 20:04 »

  SACRÉE RENTRÉE ! ! !Philagora

Ce matin, maman est venue réveiller Guillaume plus tôt que d'habitude: "Vite, mon chéri! lève-toi! tu vas être en retard !"
Pas de réponse. Maman continue:
"Tu sais bien! Aujourd'hui, c'est la rentrée! C'est chouette! La maîtresse est très gentille, et puis, tu vas trouver plein d'amis à l'école!"

Guillaume ne bouge pas. L'école, il y est déjà allé l'année dernière, ça ne l'amuse pas tellement. Mais maman insiste: "Tu en as de la chance, c'est moi qui aimerais être à ta place!"Là, ça devient intéressant! Guillaume ouvre un oeil. Si maman veut aller à l'école, ça l'arrangerait, parce qu'il a des tas de choses à faire à la maison.
"D'accord, tu vas à ma place. Tu verras, c'est chouette! La maîtresse est très gentille, et puis, tu vas trouver plein d'amis à l'école!"
Maman est bien attrapée! Mais elle ne veut pas le montrer, alors elle prend un air tout content:
"Quelle chance! que tu es gentil, mon chéri! D'accord, je vais à ta place. Mais j'aimerais que tu viennes avec moi, tu comprends, tes copains, je ne les connais pas bien, et puis, il faut expliquer à la maîtresse que c'est moi qui te remplace."

 Dans ces conditions, il ne faut plus traîner. On s'habille en vitesse. Hop, un coup de peigne. Chloup, on avale le chocolat, et en route!
Normalement, c'est maman qui devrait mettre dans son dos le cartable avec un gros Babar dessiné dessus, mais elle dit qu'il est trop petit pour elle, alors, tant pis, Guillaume le porte. Il tient fort la main de maman et il marche devant elle en tirant, comme elle fait quand ils sont en retard ou qu'il ne veut pas avancer.

A cette allure, ils sont vite à l'école. Madame Lencrier, l'institutrice, les accueille avec un grand sourire, en tendant les bras:
"Voici le gentil Guillaume, que sa maman nous amène, ôte ton manteau et viens retrouver tes petits amis!" 
Maman essaie d'en profiter pour retirer sa main, mais son fils la retient et il explique à Maîtresse:
"Aujourd'hui, j'ai beaucoup de travail à la maison, alors, j'ai amené maman, c'est elle qui reste avec vous."

 Les deux dames se regardent, elles ne savent pas trop quoi faire.
"Oh, moi, je vous garderais bien, dit madame Lencrier, mais j'ai déjà Albertine, Julia, Kévin, Corentin et Rosalie qui m'ont amené leur maman, en me disant la même chose, ça finit par faire beaucoup de mamans. Et puis, qui est-ce qui reconduira les petits chez eux?... En attendant, je les ai tous mis là, dans la classe."

Ca, c'est vrai, il n'y avait pas pensé! Il ne peut pas rentrer tout seul!
Pendant que Guillaume réfléchit, la porte s'ouvre, Albertine, Julia, Kevin, Corentin, Rosalie et tous les autres l'aperçoivent. Ils se jettent sur lui en poussant des cris de joie:

 "Te voilà! Viens vite voir tout ce que Maîtresse a préparé pour nous!..
- Des billes toutes neuves...
- Des ballons à gonfler...
- Des tubes pour faire des bulles...
- Des images d'animaux...
- Des craies de toutes les couleurs...
- La série des dinosaures...
- Elle a dit qu'on ferait du guignol...
- Et qu'elle nous raconterait une histoire...
- Pour le dessert, on aura des crêpes à la confiture...
- Et même, si on est très sages, elle a dit qu'elle nous apprendrait à compter jusqu'à dix!..   - On va bien s'amuser!..
- Et les mamans! qu'est-ce qu'elles vont faire?
- En tout cas, nous, on reste ici!
- Tant pis, il vaut mieux qu'elles rentrent à la maison, les pauvres!
- Oui, ici, c'est notre école à nous, après tout! C'est pas pour elles!"
Les "pauvres mamans" baissent les yeux sans rien dire, si elles se regardaient, elles éclateraient de rire.
 Quand elles voient les petits bien occupés par leurs jeux, elles font un au revoir de la main à madame Lencrier, et elles s'en vont sur la pointe des pieds . . .
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« Répondre #47 le: Mardi 31 Août 2010, 18:07 »

LE CARTABLE RÊVEUR

Pendant que tu étais
Sur la plage, cet été,
Ou bien dans la forêt,
As tu imaginé
Que ton cartable rêvait ?
Il rêvait d’avaler
Des crayons, des cahiers,
Puis d’aller comme on vole,
Sur le chemin de l’école.

Carl NORAC (1960 – … )
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« Répondre #48 le: Mardi 31 Août 2010, 18:08 »

MON CARTABLE


Mon cartable a mille odeurs,
mon cartable sent la pomme,
le livre, l’encre, la gomme
et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l’orange,
le bison et le nougat,
il sent tout ce que l’on mange
Et ce qu’on ne mange pas.

La figue et la mandarine,
le papier d’argent ou d’or,
et la coquille marine,
les bateaux sortant du port.

Les cow-boys et les noisettes,
La craie et le caramel,
les confettis de la fête,
les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère
et les joues de mon papa,
les matins dans la lumière,
la rose et le chocolat.

Pierre GAMARRA (1919 – 2009)
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« Répondre #49 le: Mardi 31 Août 2010, 18:09 »

CRAYONS DE COULEUR


Le vert pour les pommes et les prairies,
Le jaune pour le soleil et les canaris,
Le rouge pour les fraises et le feu,
Le noir pour la nuit et les corbeaux
Le gris pour les ânes et les nuages,
Le bleu pour la mer et le ciel
Et toutes les couleurs pour colorier
Le monde.

Chantal COULIOU (1961 – … )
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« Répondre #50 le: Mardi 31 Août 2010, 18:09 »

LES LETTRES ÉCOLIÈRES

Il y a A, B, C, D et le petit E
Qui ouvrent grand leurs yeux,

F, G, H, et I
Restent bien assis,

J, K, L, et M
En font de même.

N, O, P, Q, et R
Apprennent à se taire,

Mais de leur coté,
S, T, U, V et W
Ont le doigt levé,

Enfin, au tableau, X, Y et Z
Récitent sans aucune aide !

Christine FAYOLLE
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« Répondre #51 le: Mardi 31 Août 2010, 18:13 »


En septembre

En septembre sapristi,
Les vacances sont finies
Pour les grands et les petits
Qui peint, qui coupe et qui colle ?
Qui danse la farandole ?
Qui chante ré mi fa sol ?
C’est ma maîtresse d’école !


C’est la rentrée

Cartable nouveau,
Joli manteau.
Livres, cahiers
Et beau plumier …
Cloche a sonné,
Un gros baiser,
Il faut y aller :
C’est la rentrée !

Christian MERVEILLE (1949 – … )

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« Répondre #52 le: Mardi 07 Septembre 2010, 13:42 »


Paroles Comptines Crèches
Jean Petit Qui Danse

Oyez oyez braves gens, je vais vous compter l'histoire de petit jean

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de son doigt il danse, de son doigt il danse
de son doigt doigt doigt, de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de sa main il danse, de sa main il danse
de sa main main main, de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de son bras il danse, de son bras il danse
de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de son pied il danse, de son pied il danse
de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de sa jambe il danse, de sa jambe il danse
de sa jambe jambe jambe et de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de son ventre il danse, de son ventre il danse
de son ventre ventre ventre et de sa jambe jambe jambe et de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de sa fesse il danse, de sa fesse il danse
de sa fesse fesse fesse et de son ventre ventre ventre et de sa jambe jambe jambe et de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de son épaule il danse, de son épaule il danse
de son épaule paule paule et de sa fesse fesse fesse et de son ventre ventre ventre et de sa jambe jambe jambe et de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean Petit Qui Danse, Jean Petit Qui Danse
de sa tête il danse, de sa tête il danse
de sa tête tête tête de son épaule paule paule et de sa fesse fesse fesse et de son ventre ventre ventre et de sa jambe jambe jambe et de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

(instrumental)

(ralenti) Jean Petit Qui Danse, de son cœur il danse
de son cœur cœur cœur (accéléré progressivement) et de sa tête tête tête de son épaule paule paule et de sa fesse fesse fesse et de son ventre ventre ventre et de sa jambe jambe jambe et de son pied pied pied et de son bras bras bras et de sa main main main et de son doigt doigt doigt,
hey ainsi danse jean petit

Jean pitchoun! Jean pitchoun!
Jean pitchoun qui danse (bis)
De son, de son, de son!
de son âme il danse (bis).

De son âme, de son coeur, de sa tête, de son épaule, de sa fesse et de son ventre, de sa jambe et de son pied, de son bras et de sa main, de son doigt doigt doigt
De son âme, de son coeur, de sa tête, de son épaule, de sa fesse et son ventre et sa jambe et son pied et son bras et sa main et son doigt doigt doigt
Ainsi danse petit Jean

[ Merci à Sylvie Ramírez d'avoir ajouté ces paroles ]

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« Répondre #53 le: Mardi 07 Septembre 2010, 13:48 »

C'est un veau interprétées par Anne Sylvestre :

C'est un veau
C'est un veau
Qui voulait boire de l'eau
Oui mais l'eau
Oui mais l'eau
Ce n'est pas bon pour les veaux
Il a fallu que la vache
Se fâche se fâche
Veau mon veau
Mon p'tit veau
Tu ne boiras pas d'eau
Tu boiras du lait ah mais
Tu boiras du lait.
C'est un veau
C'est un veau
Qui voulait mettre un manteau
Un manteau
Un manteau
Ce n'est pas bien pour le veaux
Il a fallu que la vache
Se fâche se fâche
Veau mon veau
Mon p'tit veau
Tu n'auras pas de manteau
Tu auras ton poil
Pas mal
Tu auras ton poil.

C'est un veau
C'est un veau
Qui voulait faire du bateau
Mais l'bateau
Mais l'bateau
C'est dangereux pour les veaux
Il a fallu que la vache
Se fâche se fâche
Veau mon veau
Mon p'tit veau
Tu n'feras pas d'bateau
Tu iras dans les prés
Brouter
Tu iras dans les prés.
C'est un veau
C'est un veau
Qui voulait jouer du piano
Mais l'piano
Mais l'piano
C'est difficile pour les veaux
Il a fallu que la vache
Se fâche se fâche
Veau mon veau
Mon p'tit veau
Tu n'joueras pas de piano
Mais tu meugleras
Comm' moi
Mais tu meugleras
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« Répondre #54 le: Samedi 11 Septembre 2010, 15:33 »

Le crocodile et le sanglier
Textes et commentaires extraits de Contes et Légendes de Madagascar, de Rabearison - Trano Printy, 1992.
Ils se rencontrèrent par hasard, et par hasard ils se parlèrent en amis.
- Bonjour crocodile, lança le sanglier.
- Bonjour sanglier, répondit le crocodile.
"Les deux géantsnote se rencontrent, se dirent les petits oiseaux, allons-nous en plus loin. Les deux géants se saluent, se dirent les caméléons, la paix est donc conclue, approchons-nous sans crainte."
- Bonjour crocodile, salua encore une fois le sanglier.
Le saurien cligna de l'œil puis il dit: "Mon ami, avec ta tête si basse, peux-tu vraiment tuer tes voisins? Les vois-tu bien?"
- Moi? répondit le sanglier, je baisse la tête car je pense toujours. J'ai l'air de fermer les yeux car j'épie chaque chose. Mais toi qui rampes tout le temps, que penses-tu vraiment faire?
- Qui n'a pas rampé dans sa vie? répondit le crocodile. Le plus grand capitaine est celui qui sait ramper le plus. Il faut toujours craindre celui qui rampe.
Et pendant que les deux amis vantaient leurs exploits respectifs, le crocodile s'approcha doucement en rampant, tandis que le sanglier, tout en ne paraissant rien voir, épiait d'un œil malin. Le crocodile sauta tout d'un coup et brisa les reins du sanglier. Le sanglier fut si rapide à envoyer ses défenses qu'il fit sauter les intestins du crocodile.
Les deux géants moururent en même temps.
Voilà ce qui arriva, et voilà ce qui devait arriver, chantèrent les oiseaux.
Fuyons, leurs cadavres feront encore du mal, clama le caméléon apeuré.   

note les deux géants: les Tsimihety croient que les crocodiles et les sangliers sont les êtres les plus puissants du monde. Cela se comprend car à Madagascar, nous n'avons ni lion, ni éléphant, ni panthère. D'autre part, les requins ne sont connus que que par les habitants qui sont au bord de la mer. Quant aux tsingala et aux foko, ils sont trop petits pour être pris en considération. Il en est de même du fanivilona et du halavato. Le varatra est un être d'essence spéciale, mal définie, se rapprochant beaucoup de la divinité.

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« Répondre #55 le: Samedi 11 Septembre 2010, 15:40 »

Histoire de SOKAKE (la tortue)
SOKAKE (soukaké)
IL ETAIT UNE FOIS..(.Indray andro hono)
il y a bien longtemps, un jeune homme appelé SOKAKE [ soukaké ] qui habitait un vaste pays lointain où le soleil brille toujours dans un ciel de couleur bleu profond., un pays appelé Madagascar et où la nature offre de paysages variés :
- de forêt dense toujours verte avec de grands arbres qui déploient leurs grandes feuilles vertes.
- de forêt sèche avec de grands palmiers ou de grands arbres bouteilles appelés BAOBABS
- de forêt d'épineux avec des cactus de toutes les formes…
Et c'est là... dans le SUD MALGACHE domaine de la "forêt d'épineux" appelée aussi "BUSH" que s'est déroulée L'HISTOIRE de SOKAKE [ soukaké ] .
SOKAKE aimait bien faire la fête et, le soir venu partait avec ses amis danser de villages en villages. Dans la journée, il devait travailler avec son père. Comme tous les paysans du sud malgache, Sokake était bouvier : il gardait dans les prairies un troupeau de zébus, des vaches à bosses et à cornes.
Mais fatigué de sa tournée nocturne, Sokake tardait souvent à se réveiller…
Un jour... Il y eut un deuil dans le village. Comme tous les habitants se connaissaient, chacun avait un devoir de visite et de veillée pour le réconfort et le soutien des parents du défunt.
Les parents de Sokake partirent alors accomplir leur devoir envers leurs voisins. Et tout le village passa la nuit à veiller. Puis le lendemain, vint le moment de l'enterrement.
Mais Sokake était toujours absent. Où était-il ? Que faisait-il ?
Sokake s'amusait comme à l'accoutumée dans les villages environnants. Il ne vit pas passer le temps!
Le village mit donc le défunt en terre. Sur le chemin du retour pour son village, Sokake croisait du monde…C'étaient les paysans qui revenaient de l'enterrement.
Ils ne lui disaient rien mais leurs regards lui lançaient des reproches:
"O QUELLE HORREUR ! Sokake avait complètement oublié son devoir envers son village !
Quelle honte pour un jeune homme en âge de prendre une épouse !
Il aurait pu au moins rendre visite aux parents du défunt !
Ses amusements habituels l'avaient retenus et il avait tout oublié ! ... "
Et à chaque fois que des regards se posaient sur Sokake, il devenait de plus en plus petit… changeait de couleurs et …
SOKAKE FINIT PAR DEVENIR UNE TORTUE !
La carapace de la tortue cachait la honte du jeune homme.
Et c'est ainsi que les tortues s'appellent aujourd'hui SOKAKE dans le sud de l'île.
Dans le sud de Madagascar où tout le monde connaît cette histoire, il y est interdit de tuer et de manger une tortue. Quand on y rencontre une tortue, il est de coutume de la cacher avec une branche de feuilles vertes; ou mieux encore, la remettre dans le bois.
Et c'est ainsi que les Malgaches ont pu préserver les belles tortues de l'île, ces créatures uniques au monde.
Comme tous les contes malgaches, celui-ci se termine par :
"ANGANO, ANGANO
ARIRA, ARIRA !
IZAHO MPAMAKY…
NY VAOTAVO !
IANAREO MPIHAINO"
Prononcez :
[ angaN angaN
ariR ariR
izaH MpamaC
n vouataV
ianaré MpiHaïN ]
"contes, contes
balivernes et balivernes !
A moi, de casser la calebasse …
Censée contenir les bonnes paroles !
A vous, d'en retenir l'essentiel"
A RETENIR :
1 - Nous avons chacun des libertés et des droits mais aussi et surtout des devoirs envers nos prochains.
2 - Au sein des sociétés de TRADITION ORALE, les INTERDITS tiennent une place importante dans l'éducation.
A Madagascar, NE PAS TUER LA TORTUE revient à LA PROTEGER puis à PROTEGER SON MILIEU, bref à PROTEGER LA NATURE.
le geste rituel associant la tortue et les feuilles vertes nous rappelle aussi que LA FAUNE et LA FLORE DOIVENT TOUJOURS ALLER ENSEMBLE
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« Répondre #56 le: Samedi 11 Septembre 2010, 15:48 »

L'arbre de l'humanité - Conte malgache !


"L'arbre trônait dans la plaine aride, non loin du village, depuis des temps immémoriaux. Les grands-pères et les grands-pères des grands-pères l'avaient toujours vu. On disait qu'il était aussi vieux que la Terre. On le savait magique. Des femmes trompées venaient le supplier de les venger, des hommes jaloux, en secret, cherchaient auprès de lui un remède à leur mal. Mais personne ne goûtait jamais à ses fruits magnifiques.

Pourquoi? Parce que la moitié d'entre eux était empoisonnée. Mais on ne savait laquelle : le tronc massif se séparait en deux grosses branches dont l'une portait la vie, l'autre la mort. On regardait mais on ne touchait pas.

Une année, un été chaud assécha la terre, un automne sec la craquela, un hiver glacial gela les graines déjà rabougries. La famine envahit bientôt le village. Miracle : seul sur la plaine, l'arbre demeura imperturbable. Aucun de ses fruits n'avait péri.

Les villageois affamés se dirent qu'il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s'ils goûtaient aux merveilles dorées, et la certitude de mourir de faim s'ils n'y goûtaient pas.

Un homme dont le fils ne vivait plus qu'à peine osa soudain s'avancer. Sous la branche de droite il fit halte, cueillit un fruit, ferma les yeux, le croqua et... survécut. Alors tous les villageois l'imitèrent et se ruèrent sur les fruits sains de la branche droite.

Repus, ils considérèrent la branche gauche. Avec dégoût d'abord, puis haine. Ils regrettèrent la peur qu'ils avaient eue et décidèrent de se venger en la coupant au ras du tronc.

En 2 jours, l'arbre amputé de sa moitié empoisonnée noircit, se racornit et mourut sur pied, ainsi que ses fruits."

Auteur inconnu
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« Répondre #57 le: Dimanche 12 Septembre 2010, 14:10 »

Les mangeurs de soucis

Qui n'a pas dans sa vie des petites périodes de baisse de forme, le moral dans les chaussettes, le changement de saison ... Mais heureusement, blague du jour est là, non seulement des blagues pour vous remonter le moral, mais si le mal persiste, il y a les mangeurs de soucis..

Selon une tradition au Guatémala
Lorsqu'on a un souci ou un chagrin, mettre un langeur de souci sous l'oreiller.
Le lendemain matin, le souci ou le chagrin a disparu, avalé par le mangeur de souci.

mangeur de souci
En cas de besoin, voyez comment réaliser un mangeur de souci

Les mangeurs de soucis sont des petits personnages en papier mais au grand coeur, voici comment les réaliser.

Tout d'abord, il faut que ces personnages soient réalisés par des enfants.
Le matériel est simple : une feuille de papier, un crayon papier, des feutres de couleur, quatre allumettes, de la colle et, c'est très important, un bout de tissu avec un lien (solide).
Les mangeurs de souci doivent être dessinés sur la feuille au crayon à papier.
Un mangeur de souci n'est pas plus grand qu'une allumette, mais laisser un ou deux millimètres de marge du coté de la tête et des pieds.
Il convient de dessiner un coté face et un coté dos.
Astuce : pour avoir un mangeur de souci qui soit équilibré, il convient de faire une face qui soit symétrique au dos, pour cela, dessinez le contour de la face, puis pliez votre feuille afin de découper la face et le dos en même temps.
Coloriez votre mangeur de soucis avec des couleurs plaisantes pour donner à votre mangeur toute son efficacité.
Encollez ensuite face et dos en ayant pris soin d'y glisser l'allumette en guise de colonne vertébrale. Votre mangeur sera ainsi solide et aura donc plus d'appétit.
Une fois vos quatre mangeurs confectionnés, réalisez un petit sac avec le bout de tissu.
Et n'oubliez pas de faire un lien avec un petit ruban.
Vous pouvez ensuite mettre vos mangeurs de souci dans le petit sac et prenez soin de bien fermer leur habitation avec le ruban, car si vos mangeurs s'échappent, vos soucis ne sont pas prêts de disparaitre.
Voici donc vos mangeurs de soucis, ils sont opérationnels.
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Bernard Raquin
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« Répondre #58 le: Dimanche 12 Septembre 2010, 15:42 »

Excellente idée, très utile !
Je vais confectionner des mangeurs de politiciens...
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« Répondre #59 le: Lundi 13 Septembre 2010, 16:08 »


Un conte sur la tolérance, l’intégration et l’amour.

Titom était un drôle de coq, né un drôle de jour !
En effet, le jour où il avait cassé sa coquille, le ciel était doré, le soleil noir, et la lune brillait toute rouge. Jamais de mémoire de poules, on n’avait vu ça !
Et jamais, on n’avait vu un poussin aussi curieux : pas de doux duvet qui le revêtait mais une fourrure, épaisse, lustrée, et qui brillait d’une imposante couleur mauve. Pas de piou-piou classiques mais de gros râlements, rauques et impressionnants.
Et puis, en grandissant, une particularité supplémentaire apparut : Titom était chauve ! Sans la plus petite crête qui vienne fleurir habituellement la tête des coqs !
Un moindre mal, me direz-vous, en regard des autres différences qu’il présentait. Hé bien pas du tout, Titom vivait très mal cette absence de crête et s’en trouvait fort complexé.
Quand il arrivait dans une basse-cour voisine et qu’il entendait :
-« Oh, mais regardez ça, quel drôle de volatile ! »
-« Oui, quelle couleur bizarre, et ces plumes poilues, quel mauvais goût ! »
Il restait calme, placide et plutôt indifférent.
Mais, quand on enchaînait avec :
-« Et sa tête, vous avez vu ? On dirait un crâne d’œuf ! »
Alors ça, ça le mettait en boule. Il pouvait alors, suivant les moments, devenir très triste et pleurer de chaudes larmes, ou bien se mettre très fort en colère et piétiner de rage tout ce qui se présentait à lui. C’était terrible…
Au fil du temps, ses congénères, désormais habitués à ses différences, s’amusaient à le chahuter sur son point sensible.
-« Hé Titom, mets-toi un bonnet, tu vas t’enrhumer ! »
Ou bien :
-« Non, tu ne peux pas jouer avec nous, tu n’es pas un vrai mâle sans ta crête… »
Ou encore :
-« Titom est un coq chauve, honte à Titom ! »
Le pauvre devenait alors tout pâle, piquait du bec, coursait, criait… Mais rien n’y faisait, ils ne se calmaient pas.
Un jour particulièrement difficile, Titom décida de partir. Ici, ce n’était plus supportable. Ailleurs, ce ne pouvait être pire, et tant pis s’il finissait dans la gueule d’un renard.
Il s’en fut donc vers d’autres horizons.
La basse-cour reprit son cours, comme si de rien n’était, comme la plus commune des basses-cours.
Or, peu de temps après, un comité de personnalités importantes, représentant les animaux de la planète vint se présenter aux portes de la basse-cour. Le coq en chef les accueillit :
-« Nous sommes très heureux de votre présence, Messieurs les éminences, très flattés de votre visite chez nous… »
-« Merci. Mais nous sommes là pour rencontrer l’un des vôtres qui, d’après ce qu’on nous en a dit, a des particularités extraordinaires. »
-« Ah, vous voulez sans doute parler de Titom, mais il n’est plus là, il est parti… »
-« Quoi ? Parti ? Mais où donc ? Ce coq-là est un trésor, un joyau… Comment se fait-il qu’une telle perle rare ne soit pas restée parmi vous, sa famille qui l’a vu grandir ? »
-« C’était son choix. A dire vrai, il en avait assez d’entendre les railleries des autres, surtout sur son crâne chauve. »
-« Ah, je vois… C’est bien dommage, car son absence de crête est justement le signe d’un être exceptionnel, béni du ciel ! »
A ces mots, il y eut des bruissements d’ailes et des chuchotements effarés dans la basse-cour.
Le représentant du comité des éminences poursuivit :
-« Nous sommes très déçus de n’avoir pas trouvé Titom. Nous allons continuer nos recherches et espérons que nous pourrons le trouver prochainement pour l’amener dans un lieu où il sera traité à sa juste valeur, en prince, guide des animaux. »
Et ils s’en allèrent. La basse-cour était abasourdie. Titom était un prince, et eux, sa famille, qu’avaient-ils faits ? Ils s’étaient moqués de lui, ils avaient joué à lui faire du mal, bêtement, méchamment.
Le coq en chef rassembla alors toutes ses troupes et donna ses consignes :
-« Nous allons partir à la recherche de Titom, alors rangez-vous en équipe, placez-vous en cercle, et que chaque groupe fouille droit devant lui chaque recoin, chaque buisson… »
Le secteur, la région, le pays furent ratissés. Même les ventres des renards furent explorés.
Finalement, Titom fut retrouvé, près d’un désert, assoiffé. On le ramena parmi les siens, où on le soigna du mieux qu’on put.
La santé et le bien-être de Titom étaient devenus l’affaire de tous.
Quand le comité des éminences revint pour rencontrer Titom et l’emmener, loin de chez lui, il y eut des réactions dans la basse-cour.
Titom les calma d’un geste et tint ce langage aux représentants.
-« Je regrette mais je ne vous suivrai pas. Ma place est là, parmi les miens. C’est vrai, je suis différent, mais c’est ici que l’on m’a envoyé, et c’est ici que l’on a besoin de moi… Au revoir, messieurs. »
Ce drôle de coq sans crête, à la fourrure mauve et à la voix rauque incarnait désormais la tolérance, l’intégration, et bien au-delà l’amour.
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