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Auteur Fil de discussion: contes pour enfants  (Lu 723 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #30 le: Jeudi 08 Avril 2010, 17:50 »

Un conte de Rudyard Kipling
Le Parsi enleva son chapeau ; pour sa part, le Rhinocéros enleva sa peau et la jeta sur son épaule pour descendre jusqu’à la plage se baigner. En ce temps-là, elle se boutonnait par en-dessous avec trois boutons et elle ressemblait à un imperméable. Le Rhinocéros ne dit pas un mot à propos du gâteau du Parsi parce qu’il l’avait tout mangé ; il n’a jamais connu les bonnes manières, pas plus à cette époque-là que depuis lors, et il ne les connaîtra jamais. Il entra directement dans l’eau en se dandinant et il se mit à faire des bulles avec son nez, après avoir laissé la peau sur la plage.
Un instant plus tard, le Parsi approcha, trouva la peau, et il eut un sourire qui lui fit deux fois le tour de la tête. Alors il tourna trois fois autour de la peau en dansant et se frotta les mains. Puis il alla jusqu’à son campement et remplit son chapeau de miettes de gâteau car il ne mangeait jamais rien d’autre et il ne balayait jamais son campement. Il ramassa la peau et il la secoua, il frotta cette peau avec force et il y incrusta autant de vieilles miettes sèches, dures et chatouillantes qu’elle pouvait en contenir, sans oublier quelques raisins brûlés. Puis il remonta en haut du palmier et attendit le moment où le Rhinocéros sortirait de l’eau et remettrait sa peau.
Ce que fit le Rhinocéros. Il boutonna les trois boutons et il sentit des chatouillements comme quand il y a des miettes dans un lit. Alors il voulut se gratter et ce fut pire. De même que lorsqu’il se coucha sur le sable et se roula à n’en plus finir : à chaque tour, les miettes le chatouillaient de pis en pis. Alors il courut jusqu’au palmier et se frotta contre l’arbre à n’en plus finir. Il se frotta tellement et si fort que sa peau forma un grand pli sur les épaules, et un autre pli en-dessous, là où se trouvaient les boutons auparavant (à force de se frotter, il les avait perdus), et il y eut encore d’autres plis qui se formèrent sur ses pattes. Cela ne lui arrangera pas le caractère mais cela ne dérangea pas du tout les miettes. Elles étaient à l’intérieur de sa peau et elles le chatouillaient. Alors le Rhinocéros s’en retourna chez lui, vraiment très en colère et horriblement écorché ; et de ce jour-là à celui-ci, tous les Rhinocéros eurent des grands plis sur la peau et très mauvais caractère, tout ça à cause de miettes à l’intérieur.
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« Répondre #31 le: Lundi 12 Avril 2010, 13:59 »

Paroles Mannick
 La grenouille et le gros boeuf

 Au matin dès le réveil
Le gros bœuf mettait toujours
Des lunettes de soleil
Pour se protéger du jour
Il venait boire à l'étang
Pour son petit déjeuner
Et d'un pas très nonchalant
S'en retournait dans le pré

{Refrain:}
Monsieur le bœuf écoutez
Si vous portez des lunettes,
Jamais vous ne connaîtrez
La jolie grenouille verte
Qui n'ose pas se montrer

Comme il voyait tout en vert
Il confondait simplement
Le vieux chêne et le pic vert
La grenouille avec l'étang
Mais un jour le vent taquin
Fit voler dans les fourrés
Les lunettes du rouquin
En lui soufflant sur le nez

Le gros bœuf a du chagrin
Les lunettes sont cassées
La grenouille n'est pas loin
Mais elle n'ose plus bouger
Ses yeux sortent du brouillard
Il s'étonne en découvrant
Sur son bateau nénuphar
La grenouille au cœur battant

Venez donc manger ici
Les mouches les araignées
Vous m'y tiendrez compagnie
Tout au long de la journée
La grenouille en quatre bonds
Dans la prairie est venue
A la fin de ma chanson
Le gros bœuf est son ami
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« Répondre #32 le: Samedi 15 Mai 2010, 15:00 »

 La corde.
 Un paysan avec trois de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte.
La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l'atteindre.
Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer non loin de la maison d'un vieil hermite.
Au moment d'attacher son dernier âne, il s'aperçoit qu'il lui manque une corde.
Si je n'attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne!
L'étrange conseil de l'hermite.
 Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les deux autres et prend la direction de la maison du vieil hermite.
Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner.
Le vieillard avait depuis longtemps  fait vœux de pauvreté et n'avait pas la moindre corde, cependant, il s'adressa au paysan et lui dit:
"retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n'oublie pas de feindre de l'attacher à un arbre." 
Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain dès qu'il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne.
Il était toujours là!
 Après avoir chargé les trois baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n'y fit.
L'âne refusait de bouger.
Retour chez l'hermite.
 Désespéré, il retourne voir l'Hermite et lui raconte sa mauvaise aventure.
As-tu pensé à enlever la corde? lui demanda-t-il.
Il n'y a pas de corde répondit le paysan.
Pour toi oui mais pour l'âne... 
Le paysan retourne au campement et d'un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde.
L'âne sans aucune résistance le suit.
L'âne croit être attaché...
 Ne nous moquons pas de cet âne.
L'âne voit son maître jours après jours faire le geste de l'attacher avec une vraie corde. Maintenant lorsque son maître fait le geste, il croit être attaché.
Nous sommes souvent comme cet âne, ce qui a donné naissance à une croyance peut bien disparaître, la croyance, elle, demeure...
Conte sur les croyances. jecommunique.com
 
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« Répondre #33 le: Dimanche 16 Mai 2010, 16:10 »

L'Amour un jour se révolta. Une immense colère le saisit et l'emporta loin des humains.

" Trop c'est trop, murmurait-il, en fuyant la terre. Cela fait des millénaires que j'existe et quand je vois ce que les hommes font de moi ! Quand je sens comment on me maltraite, comment on me pervertit, comment on me trompe, comment on me ment ou comment on me fossilise dans des représentations médiocres, dans des films insipides et même dans des romans modernes qui ne sont plus à l'eau de rose mais au fiel de la violence, cela n'est plus supportable, c'est trop difficile, trop douloureux, je préfère renoncer. "

L'Amour cheminait ainsi dans le désert du non-amour qui l'entourait. Plus seul que n'importe quel être vivant au monde, sans la moindre personne à laquelle se confier, partager ou échanger.

Je sais, je sais, certains d'entre vous ne demanderaient pas mieux que de dialoguer avec lui, de le rassurer peut-être et même de l'aimer, mais même cette opportunité lui aurait paru dérisoire tant son désarroi et sa tristesse l'oppressaient.

Je vais vous confier le plus terrible : l'Amour, déprimé, avait même pensé mettre fin à ses jours. Il avait envisagé de se suicider. Oui, oui, je sais, vous ne me croyez pas. Vous imaginez que j'exagère ou que l'Amour est plus fort que tout, qu'il peut triompher de tous les obstacles, vaincre la violence et la médiocrité de l'époque.
Vous êtes persuadés, peut-être, que l'Amour est invincible, éternel, qu'il est d'un courage ou d'une bonne volonté inusables, à toute épreuve !

Seulement, souvenez-vous, rappelez-vous tout dernièrement ces tempêtes, cette colère du ciel, cette période de grands froids qui dura plus longtemps que d'habitude, cette humidité, triste et tenace, cette non-appétence de vie, cette baisse d'énergie. Souvenez-vous de l'irruption de plus de violences, d'incohérences, d'injustices, d'incompréhensions, de guerres, de famines, de tortures qui traversa le monde il y a si peu de temps encore.

Essayez de retrouver vos sensations de l'époque. Vous pensiez peut-être que c'était le hasard. Un concours de circonstances, une faiblesse de l'univers, un moment d'inattention des dieux, un oubli du divin, ou encore un trou dans le filet de la vie, une hémorragie du cosmos... ou plus directement le fait de quelques dictateurs ou tyrans.

Non ! C'était tout simplement l'Amour qui, découragé, épuisé, lâchait prise, renonçait. Je vous le confirme, l'Amour démissionnait!
Il préférait en finir avec cette existence de fou, il voulait, dois-je vous le dire vraiment : oui, il voulait se tuer !

Heureusement que l'Amour était un novice en la matière. C'était la première fois de sa vie fabuleuse qu'il voulait mourir et il ne savait pas comment s'y prendre. Il se sentait vaguement éternel, mais ignorait comment se supprimer, comment disparaître à jamais en mettant fin à ses jours.

Autour de lui il voyait bien des hommes et des femmes en amour, totalement inconscients, aveugles sur le drame qui se jouait en eux, entre eux et autour d'eux.
Car le propre de l'Amour, vous l'ai-je dit ? c'est que dans son immense générosité, son abondance fondamentale, l'Amour se donne, s'offre, se dépose sans contrepartie dans chaque être vivant. Il se donne gratuitement pour que chacun puisse, au cours de sa vie, s'embellir, s'agrandir, s'amplifier avec lui.
A la fin d'un cycle de vie, il se sépare de celui ou celle qui l'a ainsi porté, et rejoint dans le Cosmos le Tout, pour se relier ainsi à l'Amour Universel.

Vous allez me demander : " Alors il y a de l'Amour déposé partout dans le vivant, même dans un arbre, une fleur, un légume ? "
Oui bien sûr, dans tout être vivant sans exception, il y a de l'Amour.
C'est la mission première de l'Amour, de s'offrir, de s'abandonner sans réticence, sans condition, incroyablement confiant en tout ce qui est vivant.
Mais je suppose que chacun sait cela, et je vous en prie, ne commencez pas à m'interrompre avec des questions futiles.

Je disais donc que l'Amour, déçu, abattu, meurtri de ne plus se sentir respecté par les hommes et les femmes qu'il avait aimés, cherchait le meilleur moyen de mettre fin à ses jours, je veux dire à ses réincarnations successives ou à ses voyages, si vous préférez appeler chacun des cycles de sa vie comme ça.

Si je vous confiais qu'il fut très près de réussir son suicide, vous comprendrez mieux aujourd'hui toute cette désespérance qui vous habite et qui se répand de plus en plus souvent autour de vous, sur cette terre.
Avez-vous remarqué combien l'Amour a perdu de sa réalité, comment il est abusivement idéalisé pour les enfants et quelques adultes naïfs, comment il est échangé, vendu, mis en conserve, proposé en kit, en prêt à porter, bradé après quelques années de vie commune dans certains couples... que sais-je encore ?

Je peux vous le confirmer : l'Amour est en convalescence. Tout faible, amaigri, il s'est réfugié dans le rêve. Il attend des jours meilleurs. Il est devenu prudent, réservé, presque timide.

Je vous disais qu'il attendait, oh non pas de façon passive, il cherche quand-même, il cherche des êtres susceptibles de devenir Amour à leur tour, pour alimenter la grande roue du temps.

Il ne veut plus habiter des hommes et des femmes qui sont dans le besoin d'être aimés ou la peur de ne plus l'être, il ne veut plus être exploité par ceux qui le réclament, l'exigent. Il ne veut plus être maltraité par tous ceux qui le consomment au travers de l'amour d'un autre.
Il ne veut plus se développer et fleurir chez des êtres qui vont l'offrir à un être sans vie, à une évaporée, à une cupide qui se contentera d'être aimée ou à un volage qui le consommera au fast-food de son existence pressée.
Il ne veut plus qu'on lui dicte comment il doit être. Il ne veut plus servir d'alibi à la pratique d'un terrorisme relationnel visant à s'approprier, à contrôler ou à asservir l'autre à ses propres désirs ou besoins, ou encore à l'enfermer dans ses peurs.

Il est devenu exigeant, l'Amour ! Il veut des êtres libres de l'accueillir pour l'agrandir jusqu'au coeur de la vie.

Que puis-je vous dire de plus ?
Qu'il est temps de se réconcilier avec l'Amour !
Qu'il est nécessaire de réinventer notre relation à lui !
Qu'il est urgent de lui donner la place qu'il mérite, qu'il attend pour se manifester pleinement, de lui offrir un lieu d'épanouissement, de liberté de créativité en chacun de nous.

En quelques mots, puis-je vous inviter, chacun d'entre vous, à oser à votre tour ... devenir Amour ?  "     Jacques Salomé

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« Répondre #34 le: Vendredi 21 Mai 2010, 14:24 »

Conte Zen : Le fiancé de la princesse
Un conte illustrant l’esprit de la voie dans le Zen
D’après le recueil « En ramassant des feuilles de l’arbre Bodhi » du moine Thich Thanh Tu
Il était une fois un petit royaume où régnait un vieux roi respecté de ses sujets. Il n’avait pas de prince héritier et voulait chercher un fiancé pour sa fille de dix ans.
Il fit sélectionner un certain nombre d’adolescents, plus doués les uns que les autres, les réunit dans son palais et remit à chacun d’eux un sachet de graines.
L’année suivante, au jour fixé, tous les garçons apportèrent au palais les fleurs qu’ils avaient consciencieusement cultivées.
Dans la grande salle du trône parfumée de verdure, les plantes étaient magnifiques et les fleurs superbes.
Le roi et la reine passèrent lentement en revue les rangées de pots, la mine grave et soucieuse.
Soudain ils s’arrêtèrent devant un adolescent triste et timoré, qui avait les larmes aux yeux.
— Vos Majestés, dit-il, je ne comprends pas ce qui est arrivé. J’ai demandé autour de moi de la meilleure terre et des meilleurs engrais, j’ai suivi tous les bons conseils, j’ai pris le plus grand soin de vos graines, hélas rien n’a poussé. Je suis honteux d’avoir échoué, je suis venu seulement pour ne pas jeter le déshonneur sur ma famille et sur mon village.
Le roi lui annonça gentiment :
— C’est toi le fiancé de la princesse.
Des murmures de surprise, de déception voire même de désapprobation, parcoururent la foule, mais personne n’osa contester la sentence royale.
Depuis ce jour le petit garçon vécut au palais où il reçut l’éducation d’un prince héritier.
Puis il monta sur le trône et régna longtemps.
Au soir de leur vie, la princesse qui était devenue reine lui dévoila enfin le choix de ses parents :
— Avant de mettre les graines en sachets, ma mère les avait cuites à la vapeur. Pour réussir les autres garçons avaient réparé ce qu’ils croyaient être un coup du sort ou une erreur humaine. Ils étaient certainement malins et débrouillards, ils avaient même le sens de l’initiative, ou on les avait trop bien aidés. Mais ils n’avaient pas deviné le problème de mon père : par cette épreuve il voulait trouver un fils honnête, en qui il pourrait mettre toute sa confiance, ni plus ni moins. Ensuite il aurait tout le loisir de le former, pour en faire un prince puis un roi.
Le vieux roi soupira :
— Nos parents étaient bien étranges, j’ai été choisi parce que j’ai bien répondu à la question, alors que je n’avais nulle conscience de l’existence de cette question. C’était donc un coup de dé !
La reine le rassura doucement :
— Ne te tracasse pas vainement, à leurs yeux tu étais le plus digne de tous et jamais ils n’ont eu de doute à ton sujet.
Le zen c’est cela, mystérieux et ordinaire.
De tous temps, il existe sûrement une prime à la vérité et à la sincérité
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« Répondre #35 le: Lundi 24 Mai 2010, 17:25 »

CHANSON POUR CHANTER À TUE-TÊTE
ET À CLOCHE-PIED

Un immense brin d'herbe
Une toute petite forêt
Un ciel tout à fait vert
Et des nuages en osier
Une église dans une malle
La malle dans un grenier
Le grenier dans une cave
Sur la tour d'un château
Le château à cheval
A cheval sur un jet d'eau
Le jet d'eau dans un sac
A côté d'une rose
La rose d'un fraisier
Planté dans une armoire
Ouverte sur un champ de blé
Un champ de blé couché
Dans les plis d'un miroir
Sous les ailes d'un tonneau
Le tonneau dans un verre
Dans un verre à Bordeaux
Bordeaux sur une falaise
Où rêve un vieux corbeau
Dans le tiroir d'une chaise
D'une chaise en papier
En beau papier de pierre
Soigneusement taillé
Par un tailleur de verre
Dans un petit gravier
Tout au fond d'une mare
Sous les plumes d'un mouton
Nageant dans un lavoir
A la lueur d'un lampion
Éclairant une mine
Une mine de crayons
Derrière une colline
Gardée par un dindon
Un gros dindon assis
Sur la tête d'un jambon
Un jambon de faïence
Et puis de porcelaine
Qui fait le tour de France
A pied sur une baleine
Au milieu de la lune
Dans un quartier perdu
Perdu dans une carafe
Une carafe d'eau rougie
D'eau rougie à la flamme
A la flamme d'une bougie
Sous la queue d'une horloge
Tendue de velours rouge
Dans la cour d'une école
Au milieu d'un désert
Où de grandes girafes
Et des enfants trouvés
Chantent chantent sans cesse
A tue-tête à cloche-pied
Histoire de s'amuser
Les mots sans queue ni tête
Qui dansent dans leur tête
Sans jamais s'arrêter

Et on recommence
Un immense brin d'herbe
Une toute petite forêt...
................................

etc., etc., etc.

 

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« Répondre #36 le: Samedi 29 Mai 2010, 12:28 »

Si j'étais jardinier
Je ferais pousser une
Fleur en forme de coeur.
Elle serait pour maman
Qui la garderait longtemps
Car maman saurait que
La fleur c'est tout
L'amour de mon coeur !
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« Répondre #37 le: Samedi 29 Mai 2010, 18:33 »

L'arc en ciel

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !

Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus.

Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre.La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer.

Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.

La pluie prit la parole :

«Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est le grand esprit qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, uniques et différentes ?

Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…» .

Ainsi, chaque fois que le grand esprit envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité.

Légende amérindienne.

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« Répondre #38 le: Dimanche 06 Juin 2010, 15:52 »

Joëlle Llapasset 

J'ai fait un drôle de rêve .....
D'un cocotier, une noix de coco est tombée
En se brisant, en est sorti des dizaines d'éléphants !!

Pas très rassuré, je me suis dépêché de vite traverser
Mais au moment d'emprunter les passages cloutés
L'une des bandes blanches sur laquelle je me trouvais
S'est transformée en tapis volant
M'emmenant plus rapide qu'une fusée
Au-dessus de la maison de mes parents.
 
Le vent vexé de ne pas avoir été prévenu de mon arrivée
S'est mis à souffler si fort que je suis tombé
La tête la première sur un nuage furieux d'être ainsi réveillé
Lui aussi s'est mis à me gronder.

À grands coups de tonnerre m'a fait retomber sur la terre
Encadré de chaque côté par de terribles éclairs
Puis la pluie s'est mise à tomber. Quel enfer !!!
Des bosses de tous cotés je me suis mis à pleurer    

Lorsque tout à coup, j'ai senti se poser sur mon cou un doux baiser.
C'est tout simplement Maman qui venait me réveiller.

Et bien mon chéri que t'est-il arrivé ?
Tu es tout trempé de sueur
Tu as du vivre de gros malheurs !!....

Me serrant tendrement dans ses bras, elle m'expliqua
Que je venais tout simplement de faire un cauchemar
Et qu'il n'y avait vraiment rien d'alarmant
À voir de temps en temps sortir des noix de coco, des éléphants

Pour ensuite aller faire un petit tour sur un tapis volant
Que cela arrivait même aux grands, comme Papa ou Maman
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« Répondre #39 le: Lundi 14 Juin 2010, 11:32 »

Au pays des Papous il y a les Papous.
Il y a des Papous à poux, des Papous pas à poux, des Papous papa et des Papous pas papa.
Les papous papa à poux disent la vérité ainsi que les papous pas papa pas à poux.
Les papous pas papa à poux et les papous papa pas à poux, quant à eux, mentent systématiquement...
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« Répondre #40 le: Jeudi 05 Août 2010, 14:12 »

LE CHAT ET LE RAT D'EAU (1)
(Betsimisaraka)

Le père des chats se trouvant, un jour, au bord d'une rivière, qu'il
voulait traverser pour se rendre sur la rive opposée, demanda au rat
de lui faire passer l'eau.
Arrivé au milieu de la rivière, le rat qui portait le chat sur son dos, se dérobe et le fait plonger. Le chat gagna la rive à grand'peine. Ayant touché terre, il réunit ses
enfants et ses petits enfants : « Voilà ce que m'a fait le rat, leur
dit-il; c'est une insulte qui vous atteint tous. Aussi pour nous
venger, détruisons cette race maudite et chaque fois que l'un de ses
représentants se trouvera sur notre passage, mangeons-le, tuons-le
(2). »

(1).Recueilli à Mananjary (côte sud-est de Madagascar), où il m'a été
raconté par une femme Betsimisaraka.
(2).L'expression 'mangeons-le, tuons-le', s'emploie à l'égard de tout
ennemi, homme ou bête, dont on a juré la perte. Elle s'applique
souvent, dans les discours officiels, à ceux qui menacent ou
menaceraient la paix du royaume.

Extrait de:
CONTES POPULAIRES MALGACHES
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« Répondre #41 le: Samedi 07 Août 2010, 15:41 »

Dans son chaudron la sorcière
Avait mis quatre vipères
Quatre crapauds pustuleux
Quatre poils de barbe-bleue
Quatre rats, quatre souris
Quatre cruches d'eau croupies
Pour donner un peu de goût
Elle ajouta quatre clous

Sur le feu pendant quatre heures
Ca chauffait dans la vapeur
Elle tourne sa tambouille
Et touille et touille et ratatouille
Sur le feu pendant quatre heures
Ca chauffait dans la vapeur
Elle tourne sa tambouille
Et touille et touille et ratatouille

Quand on put passer à table
Hélas c'était immangeable
La sorcière par malheur
Avait oublié le beurre
Quand on put passer à table
Hélas c'était immangeable
La sorcière par malheur
Avait oublié le beurre

©Jacques Charpentreau
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« Répondre #42 le: Jeudi 12 Août 2010, 13:59 »

92-Rires de fées

Dans la clairière, entre les hêtres roux,
Un petit lac donne des rendez-vous.
Une biche y passe à petits pas légers,
Le cèpe y naît, l'écureuil y surgit.
Le hérisson y roule son défi.
Ces doigts futés qui courent dans mon cou,
Ces rires clairs venus on ne sait d'où,
Ce vent narquois, et soudain, étonnée,
La biche, là, devant moi qui m'étonne,
N'est-ce pas vous, mes moqueuses, les fées ?

Pierre MOUSSARIE
 
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« Répondre #43 le: Jeudi 12 Août 2010, 14:01 »

94-Il était trois fées

refrain:
Il était trois fois Trois fées fatiguées
Qui avaient vendu
Leurs trois baguettes magiques
Pour se reposer
Et se faire bronzer
A Honolulu
Au soleil sous les tropiques
Alors les contes de fée
Les histoires de roi
S'étaient embrouillé Abracacacadabra!

- Blanche neige s'est retrouvée
Avec le nez allongé
Pas facile pour embrasser
Le beau prince en habit doré

refrain:...

- Les sept nains et Cendrillon
Masqués comme des mirlitons
Dans un carrosse potiron
S'en vont au bal en chaussons

refrain:...

- La jolie petite sirène
Habillée comme une reine
Rencontre le méchant loup
Il en tombe amoureux fou!

©Dominique Dimey - merci à Delphine
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« Répondre #44 le: Lundi 30 Août 2010, 19:54 »

Trois escargots

J’ai rencontré trois escargots
Qui s’en allaient cartable au dos
Et dans le pré trois limaçons
Qui disaient par cœur leur leçon.
Puis dans un champ, quatre lézards
Qui écrivaient un long devoir.

Où peut se trouver leur école ?
Au milieu des avoines folles ?
Et leur maître est-il ce corbeau
Que je vois dessiner là-haut
De belles lettres au tableau ?

Maurice CARÊME
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