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Auteur Fil de discussion: contes pour enfants  (Lu 723 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #15 le: Lundi 28 Décembre 2009, 18:13 »

Il était une fois, au milieu d'une forêt, un sapin. Mais il n'aimait pas la neige et cette année, il en tombait beaucoup. Alors il était triste et les autres arbres lui répétaient tout le temps :
- Elle ne va rien te faire, n'ai pas peur...
Mais le sapin avait tout de même froid et, comme tous les ans, il attrapait un rhume.
- Et ça continue, atchoum !!! Atchoum !!! répétait le sapin.
Le plus vieux sapin de la forêt, qui avait 900 ans, expliqua au petit sapin qu'il ne fallait pas avoir peur de la neige car elle ne faisait rien du tout !
Mais le sapin savait qu'il ne pourrait pas s'en débarrasser! La nuit tomba et il s'endormit. Il fît de très beaux rêves, mais il avait toujours froid.
Le soleil se leva et le sapin se réveilla. Mais il avait encore froid.
Pendant la journée, il fit un voeu : c'était de ne plus avoir peur et froid en hiver.
La nuit tombée, une fée passa et l'exauça. Le matin venu, il n'avait plus froid et il cria :
- Youpi ! Youpi ! Je n'ai plus froid !
Les autres arbres étaient eux aussi soulagés. Le vieux sapin s'approcha de lui et répondit :
- Tu vois, ton voeu s'est réalisé !
Et à ce moment là, tous les sapins se mirent à rire.
Maintenant, les hivers ne font plus peur au petit sapin !

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torche joyeuse
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« Répondre #16 le: Lundi 18 Janvier 2010, 12:31 »

chanson pour tout petit :
L'araignée Gipsie

L'araignée Gipsie
Monte à la gouttière
Tiens voilà la pluie!
Gipsie tombe par terre
Mais le soleil a chassé la pluie
L'araignée Gipsie
Monte à la gouttière...
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« Répondre #17 le: Samedi 30 Janvier 2010, 19:13 »

D'après une légende australienne.   Tiré du livre: Mille ans de Contes.
 Il y a bien longtemps, dans une époque si lointaine
  qu'on l'appelle le Temps des Rêves, les animaux d'Australie
 ne ressemblaient pas tout à fait à ce qu'ils sont maintenant.
 À cette époque, l'émeu pouvait voler comme les autres
 oiseaux et le koala ne restait pas tout le temps dans les arbres.
Mais, un jour, une dispute s'éleva entre les oiseaux et les
autres animaux qui vivaient dans les arbres. La dispute dura
  si longtemps que les animaux et les oiseaux finirent par
  oublier la raison pour laquelle ils étaient fâchés! Alors, ils
 redevinrent amis; mais l'émeu était trop orgueilleux et ne
 voulait pas redevenir ami avec les habitants des arbres. Il
dit au koala:  _ Il faut trancher cette question! 
  _ Quelle question ? demanda le koala. Tout le monde a  oublié
 la raison de la dispute. Soyons amis!  Mais l'émeu se gonfla d'orgueil.
Il se nomma juge de cette importante affaire et il déclara:
 _ Les oiseaux ont gagné le procès. Ils sont supérieurs aux
 animaux des arbres par ce qu'ils sont plus intelligents et
qu'ils savent voler ! Voilà !
Et l'émeu se gonfla de plus en plus, devint de plus en plus
 gros. Il agita ses ailes mais il était si lourd maintenant qu'il
  ne pouvait plus voler. Alors il étira le cou, leva la tête le
plus haut possible... peine perdue ! Il n'atteignait même pas
  les branches les plus basses.
 Le voilà bien puni et très en colère contre le koala. Si bien
  que le pauvre petit koala n'osa plus descendre de son arbre.
  Que faire ? Il allait mourir de soif ? Non, dans les feuilles,
 il y avait de l'eau, un tout petit peu d'eau, et le koala décida
de s'en contenter. Au début de ce régime, il avait souvent
  soif, mais il s'y habitua peu à peu. Aujourd'hui, il ne boit
 jamais et comme il a toujours peur de l'émeu, il reste caché
dans les arbres.
L'émeu, lui, voudrait bien voler comme au Temps des Rêves.
 Il court, il bat des ailes, mais il est bien
 trop lourd pour décoller !
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« Répondre #18 le: Samedi 30 Janvier 2010, 20:36 »

Pour Bernard :  Roulement des yeux
"Le symbolisme du "Petit Prince"
Antoine de Saint-Exupéry = représente l'homme en général, perdu dans le "désert" de son ignorance. Prenez de ces trois mots les deux premières lettres : AN-SA-EX, c'est l'anagramme de : EX SANA, "en dehors de ce qui est sain."
En avion, il est "tombé du Ciel ", parce que l'homme est une Semence Céleste. A lui de sortir du "désert stérile, des apparences de la Matière à l'aide de son cœur et de sa raison.
Le Petit Prince. Lui aussi tombé du Ciel, prince et petit, donc fils de famille Princière ou Royale. Symbole important, il est jeune et naïf mais d'essence "royale ". Il va représenter l'âme de l'homme, parcelle de Dieu. Il est l'amour, le cœur, la spontanéité des sentiments, fraîcheur et naïveté.
Le Renard, Autre "personnage important". Mais c'est un ANIMAL, le Rusé Renard, le MALIN ! il est LA PENSEE qui va "ANIMER " le cœur. il est la froide Raison qui SAIT mais qui est subjective, mais qui n'est pas manifestée. Elle sait, mais ne possède pas le moyen de FAIRE.
Le Petit Prince est le cœur, opposé à l'animal-instinct- Renard, il EST puisqu'il est Réalité d'Amour, mais s'il PEUT FAIRE puisqu'il est source d'énergie, il ne SAIT PAS comment faire.
Bien comprise cette indivi-duallté de l'homme, il s'agit pour lui de marier cœur ET Raison pour : SAVOIR-FAIRE ! Autrement dit, pour ETRE.
Le Petit Prince sent très bien tout ce qui lui manque : "J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à CONNAITRE !" Amis, parce qu'il Aime, lui ; il lui faut absolument des objets à son Amour, alors il cherche, fait les Sept Planètes (les 7 péchés capitaux, les tendances qui influencent l'homme soumis à l'attraction Terrestre), Il ne comprend pas tout. surtout les apparences, les surfaces, tout ce qui est superficiel.
Le Renard, lui. sait, il sait surtout ce qui lui manque, le sentiment et l'amour. il n'a que l'appétit : les poules ! Mais il sait parfaitement le processus qu'il faudrait à ce qu'il ne possède pas pour être séduit aux yeux des réalités Invisibles de l'amour qui laissent néanmoins ses traces dans le symbole des objets. Pour cela : il veut être Aimé, apprivoisé ! Et il répond justement au Petit Prince sur ses ambitions de CONNAITRE :
"On ne connaît que les choses que l'on apprivoise". Autrement dit : que l'on Aime et dont on se fait aimer. C'est pourquoi il connaît toute la valeur des astuces, des "rites". Car l'intelligence va pouvoir amplifier par des subtilités les valeurs frustes de l'Amour... De même, l'intelligence, "apprivoisée" par l'Amour, va prendre une ampleur qui va dépasser la Matière et VIVRE Ce qui est important et ne se voyait pas pour les yeux de l'intelligence seule, sera lumineux par celle du cœur.
" Les étoiles sont belles à cause d'une fleur que l'on ne voit pas ". " Adieu, dit le Renard, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est Invisible pour les yeux."
Ce qui est intéressant, c'est que le Renard SAIT cela sans jamais l'avoir éprouvé, de même le Petit Prince l'a éprouve mais SANS LE SAVOIR !
Une fois le Renard apprivoisé et Aimé, il sait et SENT, en regardant seulement les blés d'or, son Petit Prince parti. que ces blés SONT sa présence dorée et que l'Amour est partout puisque ressenti, donc Vivant.
Mais il fallait le faire naître, mais il fallait aussi le faire apprécier et comprendre au Petit Prince.
Aussi le Renard pleurera pour la première fois de sa vie à leur séparation. Les pleurs symbolisent toute la sensibilité du cœur éveillé. Mais ces pleurs sont de Tendresse !
Rien n'est responsable de rien tant qu'un lien ne réunit pas deux éléments. Le Petit Prince est responsable de sa rose parce que l'Amour les réunit à travers le temps l' espace. Celui qui offre l'Amour est responsable de son objet. Faut-il que l'objet se laisse apprivoiser. sinon aucun lien n'implique alors une responsabilité. "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé..."
Tout autre intelligence qui n'est pas liée à l'Amour est inéluctablement faussée, incomplète et dangereuse. "Le Renard" ne reste alors à l'affût que de "ripailles". Le Petit Prince dans son Amour naïf fait deux miracles : la réparation du moteur de l'avion et le puits dans le désert. En l'homme, dès que la bonne volonté du cœur se met en oeuvre, les éléments obéissent à l'amour. Le Petit Prince est l'âme. il se fait mourir dans l'apparence par le serpent pour se déplacer à travers l'Espace : "J'aurai l'air d'avoir mal - j'aurai l'air de mourir - J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai. Je ne peux pas emporter ce corps-là !, Le Renard n'est que de la matière programmée, instinctive, intelligente mais fruste, alors que le Petit Prince est le Germe de Vie qui va ensemencer cette Matière... De la pensée mécanique doit naître la Vie à l'aide de l'Amour, Ainsi est "exhumé, l'Homme de la poussière de son désert et " périt " pour d'autres Cieux comme l'indique les symboles de Saint-Exu-péry.
C'est une RESURRECTION, la vie "animale" : animée, PERIssable est EXHUmée de la Matière par l'Amour et devient "SAINTe ". Autrement dit l'Homme-Anime-Mal devient un dieu.
"Le mouton, oui ou non, a-t-il mangé la fleur ?". Posez la question c'est que l'homme du désert doute encore de ce que peuvent réaliser l'Amour ET l'intelligence.
Que la muselière soit trop grande ? Le mouton devenu "un apprivoisé " de la Rose ou du Petit Prince enlève tout souci de cette sorte ; encore faut-il que le Petit Prince transmute le "dessin" du mouton en nature viande équivalente à la Rose...
"Si tu m'apprivoises, dit le Renard, nous aurons besoin l'un de l'autre." Que craindre dès lors où la Raison Intelligente est liée à l'Amour ? Ils ont besoin l'une de l'autre et : "tu seras pour mol unique au monde, je serai pour toi unique au monde ! " (= l'Androgyne.)
Cette vie moderne exclusivement intellectuelle représente la Raison insatisfaite, malade d'un déséquilibré plus ou moins conscient, elle a besoin de l'Amour pour VOIR clair.
"Le Renard se tut et regarda longtemps le Petit Prince :
- S'il te plaît... apprivoise-moi, dit-il !,
- A toi, l'Amour !... " Bisou
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« Répondre #19 le: Dimanche 31 Janvier 2010, 14:55 »

« La glace fait tomber le chasseur,
le soleil fait fondre la glace,
le nuage cache le soleil,
le vent emporte les nuages,
la pluie fait cesser le vent,
la rivière emporte la pluie,
la berge fait tourner la rivière,
la racine de l’arbre fait écrouler la berge,
le rat ronge la racine,
le chien fait fuir le chat,
le chasseur laisse son chien faire n’importe quoi,
et la glace fait tomber le chasseur… »
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« Répondre #20 le: Samedi 06 Février 2010, 18:41 »

(contes. biz)
Il était une fois un Petit Coeur
qui cherchait l'antre du bonheur.
Il décida de se rendre au Pays des Roses
car on disait y trouver des choses grandioses.

Arrivé dans ce pays,il découvrit que les roses vivaient en clans,
il décida de faire le tour de ses groupes différents.


Le premier clan était celui des "Roses Sauvages"
on y cultivait les épines de "violence et de rage".
Leur devise était "Pique avant d'être piqué".
Petit Coeur comprit que ces roses là agissaient ainsi pour ne pas être piétinée
mais il s"apercut que leurs attitudes n'étaient pas du tout appréciées.

Petit Coeur ne s'attarda pas dans cette communauté.
En effet, comme il n'avait ni épines ni griffes
on le considerait comme un chétif.
C'est sûr que ce n'était pas là l'antre du bonheur
on y cultivait plutot le malheur et la froideur.

Il visita ensuite la communauté des "Roses Imperiales",
on y développait la perfection des feuilles et des pétales .
Leur devise était "Cultive ta beauté pour exister",
Petit Coeur saisit que ces roses là cherchaient à être admirée;
mais il s'apercut qu'a force de vouloir ainsi être acceptée,
en ne pensant plus qu'à leur beauté ,ces roses s'étaient fermées aux autres réalités.

Petit coeur ne s'attarda pas dans ce groupe
où tout son physique avait été passé à la loupe.
C'est sûr que ne se trouvait pas là l'antre du bonheur
car on ne cultivait que l'aspect exterieur ,sans plus voir la beauté interieure.

Le troisième clan était celui des"Roses Pensées"
On y développait les connaissances pour se sentir exister.
Leur devise était :
"Cultive les connaissances pour retrouver ton essence"
Petit coeur comprit que ces roses là cherchaient à leur vie un sens.

Mais,il s'apercut qu'a force de trop rechercher et se rechercher,
ces roses étaient perçues comme des êtres très compliqués.
Petit Coeur ne s'attarda pas non plus parmi ce clan d'érudits
où on analysait et comparait en détail tout ce qu'il avait dit.
C'est sûr que ce n'est pas là qu'il trouverait l'antre du bonheur
car c'est seulement à force de connaissance qu'on prouvait sa valeur.

Décu,Petit Coeur s'apprêtait à quitter le Pays des Roses,
lorsqu'il croisa le chemin d'une étrange fée papillon qui écouta sa cause.
La fée papillon lui dit qu'il n'avait pas encore assez écouté et observé
et l'invita à s'agripper à ses ailes pleines de majesté.
Alors,ils s'envolèrent très haut dans le ciel
et Petit Coeur découvrit au loin un arc en ciel.

La fée papillon lui fit remarquer qu' ,après avoir découvert tout ce qui de grand éblouit,
il fallait maintenant observer tout ce qui semblait petit.
Petit coeur fut dépose au pied de l'arc en ciel
mais en scrutant l'horizon,il ne vit rien d'exceptionnnel.

Soudain sous ses pieds,il entendit une petite mais ferme voix
qui lui demandait de bien vouloir retirer ses pas,
car il empechait les roses de profiter de la lumière
en piétinant leur plate bandes de terre.

Il découvrit ainsi le clan des "Roses Primordiales".
On y cultivait des efflorescences joviales et cordiales.
Leur devise était "Profite de chaque instant, là est ta force et ton essence"

Petit Coeur comprit qu'ici la plus petite des expériences était vue comme un fer de lance.
Il pensa qu' enfin ,il avait trouvé l'antre du bonheur
et une profonde lumière inonda son coeur.
Au contact de ses minuscules fleurs,
Petit Coeur se remplit de couleurs.

Il observa quelques temps ces roses
et découvrit dans ce pays ce qui était grandiose:
C'était de petits gestes minuscules mais quotidiens
grâce auxquels on se sentait toujours bien.

En observant ces petites fleurs,
qui s'aimaient ,en respectant la croissance de chacun et sans peur,
Petit Coeur comprit que lui même avait en lui le bonheur
chaque fois qu'il laissait transparaitre dans sa vie certaines valeurs
qui le remplissaient lui et son entourage de chaleur.
Ainsi ,Petit Coeur devînt peu à peu un Grand Coeur
qui répandit autour de lui des coeurs de bonheur.


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« Répondre #21 le: Lundi 08 Février 2010, 16:39 »

Valérie Bonenfant Plizz et Pâquerette

Il était une fois dans un pré une grosse vache qui s’appelait Pâquerette, et une petite mouche du nom de Plizz. Toutes deux se tenaient compagnie depuis plusieurs mois et ne se quittaient jamais. Dans le pré, les commentaires allaient bon train.  Deux clans s’étaient formés.
Il y avait ceux qui plaidaient en faveur de la vache. -« Pauvre Pâquerette, toujours à être embêtée par cette peste collante de Plizz… Elle ne la lâche jamais ! » -« Tu as raison, quelle plaie que ce bourdonnement incessant dans les oreilles. Pâquerette ne devrait pas la tolérer… » -«  Oh, elle essaie bien de s’en débarrasser. Je l’ai vue à plusieurs reprises agiter sa queue, mais rien n’y fait pour décourager cette maudite mouche… !
Et puis, il y avait ceux qui défendaient la mouche. -« Plizz est bien bonne de tenir compagnie à cette balourde de Pâquerette. Quelle patience elle a ! » -« Oui, il faut qu’elle ait le cœur bien accroché pour accepter de voir ruminer cette grosse vache à longueur de journée ! » -« C’est pas une vie, ça, pauvre Plizz, il faudrait qu’elle reprenne sa liberté. C’est de l’esclavage que lui impose Pâquerette ! » Bientôt, les deux clans s’opposèrent violemment. Les partisans de Pâquerette commencèrent par un défilé à travers le pré. Ils chantaient : -« La paix pour Pâquerette ! Vive les vaches libres … » -« Sus au harcèlement, à bas les bourdonnements ! »
-« Les mouches sont pots de colle, il faut qu’elles se décollent… »
Voyant cela, les amis de Plizz décidèrent d’agir. Ils organisèrent à leur tour une contre manifestation et clamaient : -« Les gros ne sont pas beaux, les petits sont gentils ! » -« Fini l’esclavage, voici le sauvetage ! »
-« Vive les mouches, aux vaches on dit « pas touche » ! »
Dans le pré, c’était la cacophonie. Chacun voulait crier plus fort que l’autre, et au final, on n’entendait plus rien. Soudain l’un des partisans de Plizz crut recevoir un projectile. Ce fut le déclenchement d’une belle bagarre, d’abord à coups de lancers de cailloux, puis à coups de poings et finalement en corps à corps. Il y eut des yeux pochés, des bosses sur le crâne, des bleus sur les membres… Bref, ce n’était pas beau à voir.
Seules Pâquerette et Plizz restaient en retrait, ne comprenant pas ce qu’il se passait. -«  Mais pourquoi se battent-ils ? » demanda Pâquerette, « il y a encore quelque temps, c’était très calme ici ! »
-« Oui, je ne sais pas, sans doute une vieille histoire de famille qui est ressortie. » supposa Plizz. -« Et bien, en tout cas, ils ont fait de drôles de dégâts ! Regarde le pré, il est tout saccagé, avec des cailloux partout éparpillés, de l’herbe écrasée… » renchérit Pâquerette.
-«  Cela donne presque envie de quitter les lieux. » dit Plizz.
-« Tu as raison, si ça se trouve, ils vont recommencer dans quelques jours, alors il vaut mieux changer de décor et partir vers un endroit plus tranquille… » Et nos deux amies, toujours inséparables, s’en allèrent vers d’autres cieux. Pendant ce temps quelques acharnés rescapés criaient encore : -« Vi-ii-ve Pâ-Pâque-Pâquerette ! » -« Tai-ais-toi, an-andouille, c’est Plizz qui est admirable ! » Et ils rassemblèrent leurs faibles forces pour essayer de s’en mettre un coup derrière les oreilles.
Pendant ce temps, nos compagnes étaient loin et savouraient le calme des nouveaux lieux qu’elles fréquentaient. Elles papotaient gentiment, Plizz dans un léger bourdonnement, tandis que Pâquerette mâchouillait de l’herbe en agitant sa queue pour se rafraîchir.
Mais déjà, les langues parlaient autour d’elles…Et devinez ce qui allait arriver ?
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« Répondre #22 le: Samedi 13 Février 2010, 14:50 »

Petit conte de la Folie et de l'Amour de Sandra Elle
La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle. Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa : * On joue à cache-cache ?
* Cache-cache ? C'est quoi, ça ? - demanda la Curiosité.
* Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
* Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter. Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
1, 2, 3,... la Folie commença à compter. L'Empressement se cacha le premier, n'importe où. La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre. La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher. L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha prés de lui derrière un rocher. La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à quatre-vingt-dix-neuf. * CENT ! cria la Folie. * Je vais commencer à chercher...
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le coté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché. Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité... Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda : * Où est l'Amour ? Personne ne l'avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour. Cherchant de tous cotés,  vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours. L'Amour accepta les excuses.
Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours
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« Répondre #23 le: Lundi 15 Février 2010, 14:49 »

CONTE 
Le masque de Majak
Il est un marcheur solitaire,
Qui traverse montagnes et océans à la recherche de véritables trésors.
Il va ici et là pour ramener des quatre coins du monde de mystérieux masques.
Mais encore plus précieuses sont les histoires de ces objets envoûtants dont seul lui connaît les secrets.
Alors quand Majak le voyageur arrive avec son immense sac et son sourire malicieux,
Tous les enfants accourent pour écouter les contes des masques magiques.
Regardez celui-ci les enfants ! C’est le masque du lapin. On raconte que l’homme qui porte ce masque devient plus rapide que le vent. Son ancien possesseur m’a conté son histoire. Elle commence avec un petit garçon qui s’amusait à attraper les lapins, en leur courant après. Il avait acquis une rapidité incroyable et il était capable de capturer ces pauvres petites bêtes à mains nues. Mais bientôt le magicien du vent croisa sa route et lui dit : « Petit homme, qui t’autorise à te jouer de créatures plus faibles que toi ? » Le garçon ne répondit rien, mais le magicien furieux lui jeta un sort. Aussitôt, d’énormes oreilles de lapin poussèrent sur la tête de l’enfant. Il avait l’air ridicule et cela lui déplut. Alors comme si sa rapidité lui donnait soudain l’audace du malin, il dit : « Partout où tu iras, je te suivrai vieil homme, jusqu’à ce que tu me libères de ce sortilège ! » Mais à peine avait-il fini de prononcer ces paroles, que déjà le magicien du vent était parti d’un souffle. Le garçon poussé par sa fierté, se lança alors dans une course folle. Il courait comme jamais, pour rattraper le magicien du vent. Toujours plus rapide, l’enfant commençait déjà à rattraper le vent. Alors le vent devint tempête. Le petit garçon courut de plus belle et il se rapprochait à nouveau de la tempête. Alors la tempête devint tornade. Et le garçon qui accélérait toujours plus, atteint une telle vitesse que le sort se brisa. Mais la course continua. Plus tard, on retrouva, à côté de l’enfant évanoui, un étrange masque représentant un lapin. Personne ne sut jamais si le garçon avait dépassé le magicien du vent, mais depuis ce jour l’enfant était condamné à ne plus jamais courir. Pourtant certains racontent, que des années après ils l’auraient vu courir au loin, là où le vent souffle, vêtu de deux grandes oreilles de lapin.

Le voyageur Majak, assis sur son gros sac devant une dizaine de petits enfants, continua ainsi à raconter des histoires merveilleuses sur ses masques. La bouche béante et les yeux grand ouverts, ils l’écoutaient avec fascination comme sous l’emprise d’un charme magique. De toutes couleurs et de toutes matières, les masques défilèrent, toujours plus beaux, toujours plus mystérieux. Il y avait le masque de la vérité qui permettait à celui qui le portait de voir clair dans le cœur des hommes. Il y avait aussi le masque de la reine des fées qui se mettait à briller lorsque qu’une petite fée était proche de vous. Le masque de pierre rendait aussi invisible qu’un rocher sur une montagne. Et les enfants écoutaient émerveillées par tant de beauté et de magie. Mais parmi eux, Thöm n’écoutait plus. Il était absorbé dans la contemplation d’un autre masque aux couleurs écarlates. Ou bien était-ce les deux yeux émeraudes de cet objet qui contemplaient Thöm. Il en émanait une force étrange et Thöm, la ressentait. Elle venait à lui. Il n’aurait pas su expliquer pourquoi, mais il voulait à tout prix posséder ce masque.
Alors quand tout le monde s’en fut aller et que Majak le voyageur avait enfin pu rejoindre la taverne des marcheurs, laissant ses affaires sans surveillance, Thöm se faufila discrètement devant l’énorme sac. Il était presque plus grand que Thöm et beaucoup plus large que lui. Des dizaines de masques étaient accrochés dessus et il devait sûrement y en avoir encore plus à l‘intérieur pensait Thöm. Mais ce petit garçon n’oublia pas pourquoi il s’était rendu ici à ses risques et périls. Il se mit immédiatement à la recherche du masque qui l’avait envoûté. Il ne mit pas longtemps à le trouver, à croire que l’étrange objet lui-même, l’appelait par on ne sait quel artifice. Quand Thöm le prit dans ses mains une sensation inconnue le parcourut comme un frisson. Le masque brillait légèrement entre ses mains et ses yeux émeraudes dégageaient une sorte de poussière d’étoiles. Instant magique. Alors comme agissant par la volonté du masque, Thöm le porta à son visage.
Un tourbillon lumineux, puissance fabuleuse, entoura l’enfant. Le soulevant du sol le pouvoir du masque le pénétra. La scène qui lui sembla durer une éternité s’arrêta au bout de quelques secondes laissant Thöm debout, avec le masque sur le visage et un incroyable sentiment de légèreté et de liberté parcourant son esprit encore sous le choc. Thöm eut alors envi de sauter et de courir dans tous les sens. Et bondissant à une hauteur incroyable, il partit à toute vitesse, libre comme l’air, dans les plaines environnantes.
Portant le masque Thöm était libre. Il pouvait dépasser les limites que la nature impose. Il courait sur les rivières, sautait par-dessus les montagnes, déplaçait la matière d’une simple pensée. Il se jouait d’elle et trop téméraire il croyait la maîtriser. La force de ce masque était grande mais obscur son pouvoir était. Et Thöm devenait toujours plus audacieux.
Thöm était maintenant assis au sommet de l’arbre majestueux, qui trônait au centre du village depuis des âges lointains. Il regardait le soleil qui dans sa course rejoignait l’horizon, laissant place à l’obscurité et sa reine lune. Thöm se souvint alors de son rêve le plus cher. Il voulait aller plus loin que nul autre voyageur et de ses pieds fouler le sol de ce cercle argenté qui de là-haut nous observe. Mais avec le masque ce rêve n’en était plus un, il pouvait le faire.
Enlève le masque. Ne vois-tu pas la lune gigantesque cacher le ciel ? Ne sens-tu pas qu’elle va inévitablement s’écraser sur nos terres et réduire à néant tout ce qui t’entoure ? Enlève le masque. Il ne peut plus rien pour nous. Son pouvoir, assez fort pour attirer la lune, ne pourra pas la renvoyer à sa place dans les cieux. Ne pleure pas. C’est le masque qui l’a fait. Ce masque recèle un pouvoir bien trop grand pour un enfant comme toi. Enlève le masque. Ne comprends-tu pas que ce voyage vers la lune sera le dernier ?
Majak se tenait en bas de l’arbre. C’était un petit homme à l’aspect mystérieux. Il avait un petit sourire en coin qui avec ses petits yeux brillants lui conférait un air malicieux. Il tendait son bras, la main ouverte, en direction de Thöm. L’enfant perché sur l’arbre regardait la lune horrifié. Elle était immense et toujours plus proche. Il aurait presque put la toucher. Mais il retira brusquement le masque de son visage couvert de larmes et le lança à Majak.
Une lumière blanche l’aveugla dans l’instant. Recouvrant peu à peu la vue, il vit qu’il était allongé au sol. C’était le soleil qui l’éblouissait et la lune semblait bien lointaine. Il vit enfin Majak qui tenait le masque. Il faisait jour et Thöm était allongé devant l’énorme sac du voyageur. « Je vois que tu l’as enfin retiré. Le masque du rêveur. Il suffit de le mettre pour partir au loin et de l’enlever pour revenir. Mais n’oublie jamais que certains rêveurs solitaires se sont perdus en route et ne sont jamais revenus. »

Il est un marcheur solitaire,
Qui traverse montagnes et océans à la recherche de véritables trésors.
Il va ici et là pour ramener des quatre coins du monde de mystérieux masques.
Mais encore plus précieuses sont les histoires de ces objets fabuleux dont seul lui connaît les secrets.
Alors quand Majak le voyageur repart avec son immense sac et son sourire malicieux,
Tous les enfants accourent pour regarder une dernière fois les masques magiques.
contes et chansons
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« Répondre #24 le: Samedi 20 Février 2010, 19:54 »

Fable malgache
Un jour, un serpent et une grenouille se rencontrèrent.
- Où allez-vous ainsi, vénérable frère ? demanda la grenouille.
Le serpent répondit avec colère :
- Je vais tout droit mon chemin.
Le serpent n'ajouta rien, mais la grenouille, qui était très curieuse et très bavarde, demanda encore :
- Pourquoi changez-vous de peau de temps en temps ?
- Pour me faire beau, grogna le serpent.
- Et pourquoi remuez-vous la queue comme si vous étiez en colère ? reprit l'imprudente grenouille. Pourquoi votre langue s'allonge-t-elle comme une flèche ? Pourquoi jetez-vous la tête en avant, comme pour effrayer les gens ? Et pourquoi rampez-vous sur le ventre tout le long de l'année ?
Le serpent trouva ces questions fort impertinentes. Il se tourna vers la grenouille en disant :
- Et vous, pourquoi vos yeux sont-ils à fleur de tête ?
- Parce que je suis une grenouille de la plus belle espèce, dit-elle.
- Et pourquoi tenez-vous la bouche si grande ouverte ?
- Parce que j'ai toujours des messages à porter, et que je prends part à beaucoup de conversations.
- Et que faites-vous tout le long du jour ?
- Le soir je chante. A minuit j'appelle : " Qui va là ? ". Le matin, je crie : " Qui êtes-vous ? "
- Eh bien ! je vais vous faire voir qui je suis! dit le serpent et, ouvrant la bouche, il avala la pauvre grenouille.
Et c’est depuis ce temps-là que les serpents poursuivent les grenouilles et les mangent.
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« Répondre #25 le: Samedi 27 Mars 2010, 18:42 »

LE SOLEIL, LES NUAGES ET LES ETOILES
By Caroline Sedgwick
Il était une fois, sur une planète très, très lointaine, il y avait un pays où il était tout le temps en train de pleuvoir, pleuvoir et pleuvoir, avec des pluies torrentielles toute la journée, tous les jours, des années et des années durant. Et là-bas, vivait une toute petite fille, dans une chaumière dans la montagne, avec son papa et son petit chien.
Elle avait neuf ans, et tous les jours de sa vie, il avait plu et plu durant toute la journée et toute la nuit.
Peux-tu t’imaginer qu’il pleuve tout le temps et que se soit toujours humide ?
Les gens disaient tout le temps qu’avant qu’elle naisse, il avait eut une chose étrange qui s’appelait Soleil. Le soleil était une chose grande, ronde et jaune, qui donnait chaleur et lumière à tout et à tous. Et il avait toujours un sourire sur sa face grande, ronde et jaune. Et, en voyant ce sourire sur le soleil, les gens le regardaient et lui rendait un sourire.
La toute petite fille ne pouvait imaginer dans son esprit l’idée d’une chose grande, ronde, jaune et souriante. Et elle ne pouvait pas croire que les gens avaient pu le regarder et sourire, parce que dans son village, personne ne se souriait, et tous avaient l’air très triste.
Un jour, les gens commencèrent à commenter comment le ciel paraissait un peu plus clair. Il était toujours en train de pleuvoir et les nuages noirs étaient encore dans le ciel, mais c’était sûr, il paraissait plus clair.
Le jour suivant, les gens commencèrent à commenter en plus que, ce jour-là, il pleuvait moins.
Le jour d’après, il plut seulement la moitié de la journée.
Le suivant, il eut seulement un peu de bruine, et les fenêtres gouttaient de temps en temps.
Et le suivant, il arrêta de pleuvoir ; encore un après, tous les nuages étaient blancs. Un jour de plus et apparurent des morceaux de ciel bleu.
Et tout d’un coup, il n’eut plus un seul nuage et une chose grande, ronde et jaune flottait dans le ciel, donnant chaleur et lumière à tous.
Et les gens regardaient en haut et souriaient de le voir, car il avait un énorme et irradiant sourire.
Et la petite fille, s’assit sur son lit et vit, à travers la fenêtre, une chose dont elle avait seulement entendu parler dans des histoires qui pouvaient être des contes : une chose grande, ronde et jaune dans le ciel avec un grand sourire sur son visage. « Ça doit être le soleil » dit l’enfant, en lui rendant un sourire. Et elle courut à travers les rues, voyant que tout le monde souriait.
Et maintenant…AU DODO !
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« Répondre #26 le: Jeudi 01 Avril 2010, 17:52 »

  "Le poisson d'avril ne tient qu'à un fil
papier ou carton deux grands yeux tout ronds
- Celui qui l'accrochera au dos de sa cavalière
pendant une année entière
beaucoup de chance il aura
Refrain:
le poisson d'avril...
- Celui qui se fâchera aura
mauvais caractère pendant une année entière
de lui on se moquera"
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« Répondre #27 le: Jeudi 01 Avril 2010, 19:59 »

Il était un petit poisson
Qui naquit le premier avril
Jamais personne, paraît-il,
Ne le regarda sans sourire.
Il avait beau dire et redire
Qu'il était vraiment un poisson
Jamais personne, paraît-il,
Ne crut un mot de ses discours.
Et le petit poisson, un jour,
Regarda le ciel bleu d'avril
Et se mit à rêver tout haut
Qu'il était un petit oiseau.
Jean-Louis Vanham
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« Répondre #28 le: Samedi 03 Avril 2010, 15:43 »

 
Flocon et le lapin de Pâques   
Une histoire de Kathrin Siegenthaler et Marcus Pfister
Edition Nord-Sud   
"Flocon est tout pensif au fond de son terrier.
"Dis, Maman, est-ce que je vais rester blanc toute ma vie ?"
Maman lapin éclate de rire. "Mais bien sûr, Flocon ! Tu vas devenir grand et fort, mais tu seras toujours un lapin des neiges."
"Moi, je voudrais bien être quelqu'un d'autre", ronchonne le lapereau en sautant par-dessus le dos de sa maman.
"Un oiseau par exemple. Je pourrais voler dans le ciel.
Ce serait formidable !"
"Oui, Flocon, ce serait sûrement formidable. Mais ce n'est  malheureusement pas possible. Par contre toi, tu fais des  bonds et des crochets comme seuls les lapins savent le faire." L'un près de l'autre, Maman lapin et son petit traversent le haut plateau.
"Dis, Maman, pourquoi est-ce que les lapins de neiges sont tous pareils ? Moi, je ne veux pas être comme tous les autres !"
"Mais, Flocon, tu n'es pas comme tous les autres ! Et la jolie pointe bleutée de ton oreille alors ? Regarde, les lapins qui vivent là-bas dans la vallée, eux, sont marron. Ce sont des  lapins de garenne. Et puis il y a bien sûr encore le lapin de Pâques." "Le lapin de Pâques ?" Flocon dresse ses longues oreilles. 
"Oui. C'est un lapin extraordinaire. On raconte plein de choses incroyables sur lui. On dit qu'il est plus rapide que le vent. Et il paraît que lorsqu'il se cache dans un trou ou sous un buisson, même le faucon aux yeux perçants n'arrive pas à le trouver. 
C'est pour ça que personne ne l'a encore jamais vu.""Oh Maman, s'il te plaît, parle-moi encore du lapin de Pâques !" 
"Il est très courageux et n'a peur ni du renard, ni du loup. 
Chaque année à Pâques, il va de poulailler en poulailler chercher des oeufs qu'il ramène chez lui - sans en casser un seul Là, il les peint de toutes les couleurs puis les cache dans l"Si, Flocon, tu as raison. Dans certaines régions, ce sont les  cloches. Mais dans d'autres pays, c'est le lapin." 
"Magnifique, Maman ! J'ai trouvé, je veux devenir un lapin de Pâques." 
Et hop, le voilà parti d'un bond. es jardins et les forêts. Le dimanche de Pâques, les enfants  partent les ramasser avec leurs petits paniers. Voilà, c'est tout ce que je sais."
 "Et les cloches alors ? Ce ne sont pas elles qui déposent les oeufs de Pâques en revenant de Rome ?"
Un peu plus loin, il s'arrête pour réfléchir. "Euh !... comment on fait pour devenir un lapin de Pâques ? Qu'est-ce qu'elle a dit, Maman ? Ah oui, il faut être courageux et ne pas avoir peur du renard." Alors Flocon s'enfonce dans la forêt pour chercher le renard. Et il finit par le trouver endormi dans un vieux tronc d'arbre creux Le lapereau est très fier de lui.  "Si Maman voyait comme je suis courageux !". Il s'était imaginé le renard bien plus dangereux. A le voir dormir ainsi, il a plutôt l'air gentil.
Mais soudain, le renard bondit et essaie d'attraper Flocon. Il avait flairé le petit lapin depuis longtemps et faisait seulement semblant de dormir. Flocon a juste le temps de sauter sur le côté. Puis il se met à courir de toute la vitesse de ses petites pattes en faisant des crochets, comme Maman le lui a appris.     
Flocon se glisse dans l'herbe haute et ne bouge plus d'un poil.
Il est à bout de souffle. Son coeur bat comme un fou. Non, décidément, il n'est pas encore aussi rapide que le vent.
Mais pour ce qui est de savoir se cacher, ce n'est déjà pas si mal. Le renard, en tout cas, a abandonné ses recherches et repart à pas feutrés. Flocon pousse un gros soupir. "Ouf ! C'est fatigant d'être lapin de Pâques !"
Il ressort prudemment de l'herbe et se met à gambader dans la prairie.
  Et hop ! Le voilà tout à coup nez à nez avec un lapin marron. Flocon n'en revient pas. 
"Bonjour, lapin des neiges", dit le lapin brun. 
"Bonjour", répond Flocon tout timide. "Tu es le lapin de Pâques ?" 
"Le lapin de quoi ? Qui est-ce ? Moi, je suis un lapin de garenne." "Dommage !" dit Flocon déçu. Il lui raconte tout ce qu'il sait et ajoute : "Voilà. Alors moi, j'ai décidé de devenir un lapin de Pâques."
"Formidable !" s'écrie le lapin de garenne. "Viens, on va chercher une basse-cour. Ça ne devrait pas être si difficile que ça de ramener quelques oeufs jusqu'à la maison !"
Ensemble ils se mettent en chemin. Et bientôt, ils découvrent un petit poulailler. Les deux lapins expliquent aux poules qu'ils veulent devenir des lapins de Pâques et que pour cela, il leur faut des oeufs"D'accord", caquette une bonne mère poule. "En voici un pour toi et un pour toi. Mais faites bien attention de ne pas les laisser tomber !""Ne t'inquiète pas, nous serons prudents. Merci beaucoup !"
Les voilà partis à tout petits pas. "Viens !" dit Flocon. "Allons chez moi. Maman sait sûrement comment on peint des oeufs."
Mais remonter jusqu'en haut du plateau est bien plus difficile qu'ils ne l'avaient cru. Juste avant d'arriver au terrier, boum, le malheur arrive : Flocon glisse, son ami culbute sur lui.
Oh là là, quelle omelette ! Les deux oeufs sont cassés. A la maison, Maman lapin console les deux lapereaux.
"Ne soyez pas tristes, mes petits, que voulez-vous ? Il n'existe qu'un seul lapin de Pâques, c'est sûrement pour ça qu'il est extraordinaire. Mais regardez donc qui est passé aujourd'hui, il y a une surprise pour vous."
Flocon et son ami n'en croient pas leurs yeux Un superbe oeuf de Pâques les attend, entouré d'un beau ruban rouge. "Le lapin de Pâques est venu ?" demande Flocon. 
Il bondit de joie. "C'est le plus bel oeuf que j'aie jamais vu !" 
Puis le lapin de garenne se blottit tout contre lui et tous deux s'endorment très, très heureux.
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« Répondre #29 le: Samedi 03 Avril 2010, 16:32 »


La fête de Paques est l'occasion idéale pour une activité familiale. Pour occuper agréablement vos journées ainsi que celles de vos enfants, rien de tel que la décoration d'oeufs de Pâques. Facile, économique et amusante, la décoration d'oeufs de Pâques vous réjouira autant qu'elle enchantera vos enfants.
Pour vider un oeuf afin de le décorer, rien de plus facile. Vous n'avez besoin que d'une aiguille, d'un récipient et bien sûr d'oeufs, mais cela va sans dire. Pour commencer, lavez vos oeufs délicatement, en faisant bien attention de ne pas les casser puis laissez-les sécher. Ensuite, prenez une aiguille et percez un trou à chaque extrémité de l'oeuf. Il ne vous reste plus qu'à souffler par un des petits trous pour vider l'oeuf, en n'oubliant pas, bien entendu, de mettre un récipient juste en dessous. Voilà, le tour est joué! Votre oeuf est vidé et vous n'avez plus qu'à recommencer l'opération pour tous les oeufs restants. Surtout, gardez le contenu de votre récipient, vous pourrez réaliser une bonne omelette pour le repas du soir.
Pour ce qui est de la coloration des oeufs, vous pouvez utiliser de la peinture classique pour les colorer, de la peinture en bombe, pour un effet métallisé ou alors les teindre avec des colorants alimentaires que nous avons tous à la maison (par exemple, la betterave pour une couleur rose) ou avec des colorants végétaux que l'on peut trouver en pharmacie (par exemple, de la cochenille pour la couleur violette). Ensuite, pour la décoration à proprement parler, vous n'avez que l'embarras du choix. Vous pouvez utiliser de la peinture à relief pour réaliser de jolis motifs, des gommettes, des perles, du papier de couleur, du ruban, des pâtes alimentaires, de la laine, des paillettes, des plumes.... les idées ne manquent pas, il faut juste laisser libre cours à votre inspiration et à celle de vos enfants!
Joyeuses Pâques et amusez-vous bien!
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