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Auteur Fil de discussion: le couple  (Lu 1009 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #30 le: Samedi 17 Avril 2010, 18:30 »

suite M.Aubry :"
Pour commencer à guérir de la dépendance et créer une relation satisfaisante Rappelez-vous : N'évitez pas d'entrer en relation avec quelqu'un qui vous attire par peur de l'inconnu ou par crainte de mettre la barre trop haut.  La dépendance peut vous entraîner à répéter des relations trop faciles mais insatisfaisantes à la longue ! Peut être]vous ne vous faites pas suffisamment confiance[pour une nouvelle relation, peut être vous avez besoin de vous faire encourager pour cela. Peut-être[redoutez-vous par dessus tout la solitude Il (elle) n'est jamais seul celui qui sait se passionner pour quelque chose et faire partager sa passion.
C'est de la vie qu'il faut tomber amoureux(se) ! C'est elle qui vous tend les bras et vous offre de nombreuses opportunités pour autant que vous y croyez et que vous y répondez par votre dynamisme lorsque vous reprenez confiance en vous.
 L'Amour, c'est la passion de la vie ! 

Organisez-vous de temps en temps une sortie en solitaire car tant que vous attendrez que l'énergie d'entreprendre vous vienne d'un autre, vous serez emprisonné dans des luttes de pouvoir.       
 Traitez vous comme le prince et la princesse que vous êtes ;
dorlotez vous prenez soin de vous et si besoin déchargez vous de vos émotions négatives (dans le cabinet d'un thérapeute).       
 Souriez vous à vous mêmes sans raison. Se nourrir à soi-même c'est comme un bain d'amour.
Mettez de l'ordre dans vos placards ;
redécorez votre maison. Apprenez un art nouveau, une technique nouvelle.       
Rappelez-vous : trop souvent l'on à tendance à démarrer une relation avec l'angoisse du futur.


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torche joyeuse
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« Répondre #31 le: Samedi 17 Avril 2010, 19:08 »

Mais vous avez le droit d'engager une relation sans que cela soit définitif, de prendre votre temps ! 
   En essayant d'étiqueter trop vite et de contrôler nos relations nous les sabotons... Parfois nous sommes conditionnés par un besoin de sécurité trop intense qui nous fait nous interroger un peu trop vite : on se demande "est-ce le bon" ? Parfois conditionné(e)s par les imprécations stressantes de parents trop soucieux de vouloir "caser" au plus vite leur progéniture.       Parfois encore, il peut s'agir de parents qui, parce qu'ils sont angoissés de voir "leur fils" ou "leur fille" prêt(e) à s'émanciper en allant fonder un couple, vont tout faire pour semer le doute et l'inquiétude à propos des qualités humaines du partenaire quel qu'il (ou elle) soit.  Et cette inquiétude vient perturber la relation, vient la dramatiser... .Pourquoi ne pas laisser la relation évoluer et bien vivre aujourd'hui en se préoccupant moins de demain !      Mais c'est aussi un travail thérapeutique d'apprendre à se déconditionner des sentiments d'insécurité programmés dans l'enfance.
Autre point important : Dans toute relation vous pouvez demander et redemander et même demander tout ce que vous voulez du moment que vous n'exigez rien ! Libre à l'autre de répondre à votre demande, mais demander c'est se respecter...       Demander c'est prendre soin de soi. C'est formuler ses demandes. Etre clair. Le partenaire est libre de répondre. Plus on demande d'Amour, plus on en obtient, mais peut-être pas de celui auquel on s'attendait... Mais pour demander il est important de reconnaître ses besoins, ses émotions.
Il n'y a rien de plus déprimant que de rester dans l'attente, dans l'espoir... Agissez. Dites ce que vous avez à dire.        Trop souvent l'on a peur de reconnaître ses besoins par peur d'être dépendants... Pourtant ce sont vos besoins cachés, déniés, qui à votre insu vous rendent dépendants. Et remarquez : en ne reconnaissant pas vos besoins d'estime, d'attention, d'amour, vous risquez de provoquer la fuite de ceux-là même qui étaient bien disposés à votre égard.   Et surtout :   
Pourquoi ne pas être engagé d'abord avec vos valeurs (ce qui compte pour vous, ce qui est essentiel) et ensuite avec votre partenaire, non l'inverse.
D'ailleurs, les couples qui durent et qui s'aiment sont des couples qui s'entendent sur des valeurs communes essentielles pour eux.
Pour cela peut être vous faut-il mieux découvrir ce que vous voulez vraiment, ce qui compte vraiment pour vous...        "Qu'est-ce qui compte vraiment pour vous?"       On peut dire avec humour : vivez votre vie comme si c'était vraiment la vôtre = n'essayez pas de vous conformer à un modèle (celui de la copine, des média, ou des parents...) 
Un bon partenaire ne pourra vous aimer qu'autant que vous vous aimez vous mêmes. Ne le découragez pas...........!        Il faut donc apprendre à s'aimer mieux, à fréquenter des personnes "nutritives" qui vous apprécient et non des personnes "toxiques" qui vous critiquent sans avoir rien à vous apporter de positif !
 fin C.M. AUBRY

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« Répondre #32 le: Jeudi 22 Avril 2010, 12:45 »

Le mensonge dans un couple
Le mensonge est une tentation qui se présente souvent devant nous. Nous avons l’impression, dans certaines circonstances, que le mensonge nous soulagera de quelques scènes de ménage etc… Cela est faux ! Effectivement, nous nous retrouvons très rapidement entraînées dans un flot de mensonges que nous sommes obligées d’inventer afin de ne pas avouer le premier de la longue liste de nos mensonges.
Le mensonge est un cercle vicieux dans lequel nous pouvons très facilement entrer mais aussi difficilement sortir, il faut avoir conscience de cela avant de vous lancer dans une série de mensonge. Cela ne vous apportera effectivement rien de mentir. Vous serez obligée de vous souvenir de vos mensonges pour maintenir votre version des faits, d’éviter les personnes connaissant la vérité et n’aurez absolument pas la conscience tranquille.
mensonge dans un couple
Bien évidemment s’il s’agit de minuscules mensonges par omission, vous pouvez vous le permettre mais toujours rarement. Vous serez bien obligés d’affronter la réalité un jour ou l’autre, autant donc être sincère et ne pas mentir sur un événement qui prendra d’énormes proportions au fil du temps et sur lequel vous ne pourrez jamais revenir. Le mensonge est une solution de facilité apparent très perverse, vous pouvez en être certains.
Avouez donc plutôt la vérité, même si vous passez un sale quart d’heure. Vous serez alors soulagés d’un lourd fardeau que vous n’auriez pu porter très longtemps et que vous auriez cependant été obligés d’assumer, seuls !
Net femme
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« Répondre #33 le: Vendredi 14 Mai 2010, 18:31 »

Jeux de séduction des premières rencontres
(chronique parue dans la revue Bonne Santé)
Une nouvelle rencontre! Le gars est intéressant et vous aimeriez bien développer une relation avec lui. Mais comment vous y prendre? Vous en parlez à une amie qui vous assure que vous ne devez surtout pas le lui laisser savoir. S’il est intéressé par vous, c’est à lui de faire les premiers pas. De toute façon, rajoute-t-elle, si vous vous montrez intéressée, vous aurez l’air trop facile et il va aussitôt se désintéresser de vous. Ces déclarations de votre amie vous laissent perplexe. Forte de vos réflexions féministes, vous vous demandez bien pourquoi vous devriez attendre qu’il fasse les premiers pas mais comme il vous intéresse, vous ne voudriez pas non plus faire un faux pas. Vous hésitez…

Beaucoup d’hommes et de femmes jouent à un jeu de séduction plutôt que d’être spontanés, lorsqu’il s’agit d’attirer l’attention et les faveurs du sexe opposé. Ils montrent un certain intérêt d’abord, puis font semblant de ne pas être vraiment intéressés et attendent que l’autre fasse les premiers pas : qu’il appelle en premier, par exemple. Ou encore, ils s’interdisent d’appeler avant au moins une semaine. Pourtant, ils se meurent d’envie de reparler et de revoir l’autre au plus vite et n’arrêtent pas d’y penser. Comme si montrer spontanément son intérêt et faire soi-même les premiers pas était un signe de faiblesse...

En fait, en n’exprimant pas notre intérêt, il est évident que l’on court moins au-devant d’une possibilité de rejet et c’est ce qui retient beaucoup de personnes, le rejet étant souvent vécu comme une ‘’confirmation’’ que l’on manque de valeur. En réalité, toutefois, un refus signifie simplement que nos qualités ne sont pas celles que cette personne recherche.

En outre, plusieurs personnes ont peur qu’en faisant connaître leurs sentiments trop vite, l’autre ne puisse s’en servir ensuite pour les mieux les manipuler et les blesser. Il est certainement important de se sentir en confiance avant de révéler son moi profond et de révéler la passion que nous ressentons pour l’autre car nous ne connaissons pas encore l’autre suffisamment pour savoir s’il sera respectueux de notre personne et de nos sentiments. Néanmoins, admettre à l’autre qu’il nous intéresse ne révèle que l’intérêt que nous avons pour lui ; il ne nous révèle pas dans tout ce que nous sommes.

Par ailleurs, selon les mythes courants, faire semblant de ne pas être intéressée, quand on est une femme, réveillerait l’instinct chasseur chez l’homme et, en bout de ligne, attiserait son désir. Malheureusement, quand on parle d’instinct chasseur, on parle de désir plus spécifiquement sexuel. Et si le désir éveillé chez lui l’est surtout par notre jeu de ‘’femme difficile à obtenir’’, il aura bien des chances de tomber aussitôt que l’acte aura été consommé, que celui-ci se produise une semaine ou un an après le début du jeu de séduction. Pour que son désir pour nous se maintienne, il est d’abord et avant tout nécessaire qu’il nous apprécie dans ce que nous sommes comme personne et pour cela, il nous faut nous révéler telles que nous sommes.

De plus, c’est bien beau d’attendre que l’autre fasse les premiers pas, mais qu’arrive-t-il si lui aussi a décidé de jouer le même jeu et d’attendre après notre appel? Un malentendu s’installe et nous risquons de ne jamais nous revoir à nouveau. C’est qu’en jouant ce jeu de séduction, l’autre ne sait pas à quoi s’en tenir à notre égard et il risque donc de mal interpréter les messages d’indifférence que nous nous évertuons à lui offrir. Il pourra juger que puisque nous ne sommes pas intéressée, il est mieux de mettre ses efforts ailleurs et de nous oublier. Ainsi, en jouant une ‘’game’’, nous risquons fort de perdre au jeu.

En fait, de plus en plus d’hommes et de femmes n’ont plus envie de jouer à des ‘’games’’ lorsqu’ils rencontrent un ou une partenaire potentiel/e. D’une part, ils préféreraient ne pas avoir à deviner le degré d’intérêt de l’autre, quel geste poser ou ne pas poser. Car avec la devinette, il y a toujours une grande part d’incertitude. D’autre part, en jouant à ce jeu, ils ne peuvent se permettre d’être eux-mêmes.

A long terme, jouer un jeu de séduction plutôt que d’être soi-même dans ses interactions à l’autre, nuit au développement d’une relation saine car celle-ci se bâtit sur une fausse représentation de ce que chacun est réellement comme personne. Chacun se présente à l’autre en fonction de ce qu’il pense que l’autre recherche, plutôt que de se dévoiler tel qu’il est vraiment. Comme chacun se fie sur ce que l’autre montre de lui, il s’imagine l’autre, de même qu’un futur commun, en fonction de cette image. Des attentes se créent et chacun est éventuellement déçu lorsqu’il se rend compte que l’autre n’est pas vraiment conforme à l’image qu’il a donné de lui lors de ces jeux de séduction.

En fin de compte, il est toujours préférable d’être spontané et de se montrer tel que l’on est dès les premiers instants et, en même temps, d’encourager l’autre à se dévoiler. D’éviter de jouer une ‘’game’’. Ainsi, chacun de nous saura plus rapidement si l’autre nous convient réellement et nous nous éviterons le déchirement d’une séparation provoquée par la prise de conscience que, finalement, nous ne serons pas heureux ensemble car chacun est trop différent de ce que l’autre croyait qu’il était.

En étant authentique, nous nous permettons aussi de vivre une plus grande intimité, puisque celle-ci se crée à la mesure de nos capacités respectives de nous dévoiler à l’autre et de recevoir l’autre dans ce qu’il est véritablement. 
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Bernard Raquin
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« Répondre #34 le: Samedi 15 Mai 2010, 04:42 »

Séduction, duperie et amour véritable.
Effectivement on trouve des cours de "séduction", en fait des cours de drague : c'est la mode des coaches en séduction.
On apprend aux hommes à feindre d'être quelqu'un d'autre. Par exemple ils doivent feindre d'être "le mâle dominant".
Les filles sont presque considérées comme des bécasses ou du bétail, avec des préjugés sur leurs réactions supposées.
Le résultat est catastrophique.
Car ce qui est enseigné par ces "coaches en séduction" n'est pas du tout la séduction. Cela ressemble plus à du marketing ou à une préparation à un entretien d'embauche.
Les hommes arrivent à coucher avec quelques femmes. Puis elles voient qu'elles se sont fait avoir, elles s'enfuient.
Cela renforce l'image négative de l'homme : il croit qu'il ne peut pas être aimé dans la durée ; alors qu'il a été abusé par le discours de consommation effrénée de sexe, et qu'il a tenté d'abuser la fille en se faisant passer pour quelqu'un d'autre.
Il y a même autour de ces cours de drague un langage assez répugnant : les filles sont classées selon des critères physiques, chaque approche de femme correspond à une mécanique, avec même les phrases à dire !
Ainsi les hommes deviennent des clones du coach en séduction, comme des singes savants. Ils perdent leur spontanéité et attirent pour de fausses raisons des filles qui ne leur correspondent pas.
Ils perdent ainsi la chance de montrer qui ils sont, et incitent la fille à mentir et à duper aussi : le résultat est la déception et la séparation.
La réalité de l'amour est bien éloignée de ces pseudo-cours de séduction.
Si on est attiré seulement par l'image d'une femme, et si on veut fabriquer une image de soi pour plaire, on ne peut qu'aller vers la déception.
On ne peut attirer une personne qui nous convient qu'en étant nous-même, et non pas en jouant des jeux de séduction de fausseté.
Chacun-e a assez de qualités pour attirer quelqu'un, sans être obligé de devenir quelqu'un d'autre.
Voilà pourquoi d'ici quelque temps, je vais donner de vrais cours de séduction, pour vraiment trouver l'harmonie en soi et avec les autres.
Ici :

http://www.bernard-raquin.com/Interet-pour-Amour-Sexualite.html

Si une femme connaît un homme qui lui plaît, je lui conseillerais de ne pas jouer l'indifférente, au risque de le perdre.
Elle peut lui proposer de participer à  une activité neutre pour entrer en contact : emprunt d'un livre ou d'un CD, lui demander conseil sur quelque chose qu'il connaît, etc.
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« Répondre #35 le: Samedi 15 Mai 2010, 14:10 »

Qui peut oser nous dire comment aimer un autre être humain !
Il n'y a pas de recette pour l'intimité authentique, tout comme pour la prise de conscience du moment présent : c'est un état d'être existant au sein de chaque instant mais qui n'est pas limité par les paramètres d'un moment donné.
Pour pénétrer dans toute expérience authentique, il est nécessaire d'embrasser notre expérience personnelle comme notre maître et non pas ce que le monde nous dit
Il est essentiel d'arriver au point de prendre conscience qu'il n'y a pas de "méthode" ou de "système" spécifique pouvant éveiller l'amour entre deux êtres. Nous commençons à vraiment réaliser cela lorsque nous sommes prêts à nous engager dans une relation intime et authentique avec un autre être humain. Lorsque nous entrons consciemment et volontairement dans l'expérience de l'intimité, il devient alors très clair que nous venons de sauter dans "l'inconnu".
Pour faire l'expérience de l'intimité authentique, nous devons entrer dans un lieu où nous n'avons jamais été. Cela demeure une réalité peu importe à quelle profondeur nous nous fondons dans une telle expérience. Une rencontre avec la véritable intimité est toujours quelque chose de nouveau, de totalement imprévisible et en constante évolution.
(RELATIONS CONSCIENTES   
IL N'EXISTE PAS D'ARCHETYPE POUR LES RELATIONS INTIMES)


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« Répondre #36 le: Dimanche 16 Mai 2010, 15:58 »

Mener l’amour à bon port... jacques salomé.

Il n’y a pas, me semble-t-il, de lois à l’amour. Ou s’il y en a… je ne les connais pas. Beaucoup, cependant, s’acharnent à les découvrir, voudraient se les approprier pour tenter d’être plus heureux, de moins souffrir, de se faire mieux aimer ou d’apprendre à aimer…

Le cœur ayant des raisons que la raison ignore, nous sommes tous confrontés à ce qui peut ressembler pour certains à l’irruption d’un cataclysme qui bousculera leurs habitudes, pour d’autres à un tremblement de terre qui transformera leurs paysages intimes, pour d’autres encore à un raz-de-marée émotionnel qui emportera leurs certitudes et transformera toutes leurs croyances.

L’amour est un ensemble de sentiments totalement irrationnels, et donc incontrôlables, qui vont surgir en nous sans prévenir, sans précautions particulières, sans préparation…

Ce qui, en revanche, peut être plus médiatisé, plus conscientisé, donc faire l’objet d’un ajustement, ce sont les conduites relationnelles, les comportements, et l’incroyable décalage qui va naître à l’intérieur d’une relation amoureuse, créant un fossé, une faille immense entre les attentes de l’un et les réponses de l’autre.

Ce qui menace le plus l’amour n’est pas l’amour, mais deux phénomènes universels. L’un imprévisible que j’appelle le désamour, c’est-à-dire la mort de l’amour ; l’autre, la mauvaise qualité de la relation proposée par celui ou celle qui aime, par celui ou celle qui est aimée.

Pour le premier phénomène, je sais que je vais irriter, car je vais toucher là à un ensemble de croyances fortes, auxquelles beaucoup s’accrochent, comme « L’amour est éternel » ou « Quand on aime vraiment, c’est pour la vie, c’est pour toujours », ou encore « Cet amour-là, c’est le bon et il est immortel ! » « Je croyais l’aimer pour toujours, dira-t-il, et si quelqu’un avait douté de cet acte de foi, je me serais senti insulté. Huit ans plus tard, je pleurais de rage, habité d’une détresse inouïe de ne plus sentir en moi cet amour, d’être sec, froid et dévitalisé à côté de celle qui avait illuminé ma vie… Je cherchais en aveugle ce qui avait pu détruire, assassiner ou stériliser mes sentiments… »

Nous avons du mal à accepter de n’avoir aucun pouvoir sur l’amour, sur nos sentiments, et surtout sur ceux de l’autre. Nous aimons, nous sommes habités de sentiments forts, émerveillés par des désirs, et un jour, c’est le réveil, une sorte de vide, de manque… Notre amour a disparu. Nous prenons conscience qu’il ne nous habite plus, ne nous dynamise plus, qu’il est mort de sa belle mort. Car nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour.

Quant au deuxième phénomène, si nous avons échappé au premier, il est plus directement accessible, et peut-être un peu plus contrôlable. Ce qui blessera le plus l’amour, au-delà de la trahison, c’est le non-respect de quelques règles d’hygiène relationnelle qui sont la sève avec laquelle un amour se vivifie, s’amplifie et se construit. « Je ne supportais plus, dira-t-elle, quand il prétendait savoir pour moi, quand il pensait à ma place, avec beaucoup de générosité, de ce qui était bon ou pas pour moi, quand il prétendait que je ne savais pas l’aimer, puisque je n’acceptais pas d’avoir l’enfant qu’il désirait plus que tout au monde ! »

Nous découvrons ainsi que l’amour, tel un navire, est trop souvent confié à des mains inexpérimentées, maladroites, et quelquefois même trop brutales…
Ou qu’il y a trop de capitaines pour conduire le navire ; pas assez de rigueur, de cohérence pour affronter les risques de tempêtes inévitables qui maltraiteront une vie à deux ; pas assez de mains fermes et tendres pour guider harmonieusement dans le beau temps ou l’accalmie la succession des jours… Ou encore, qu’il y a une absence de présence dense pour embellir les rencontres avec des partages dynamiques, trop d’aveuglements sincères qui susciteront l’incertitude ou conduiront à sa perte le beau projet d’une relation durable.

Et malgré cela, l’amour garde cette part de mystère qui nous attire tellement et parfois nous égare.

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« Répondre #37 le: Lundi 14 Juin 2010, 13:19 »

Au bonheur des pères 
Le rôle du père
Aujourd'hui, les pères peuvent se permettre d'être plus authentiques dans leur relation avec leurs enfants, et la figure toute puissante et lointaine du pater familias a fait son temps. L'autorité n'est plus le domaine réservé du père, et les câlins celui de la mère.
Si l'on peut envisager la paternité comme repère " sexué " par rapport à la mère, cette vision demeure très réductrice, mais pas inutile pour la construction de l'enfant.
" Je suis étonné de voir à quel point les enfants prennent très tôt conscience de la différence des sexes. C'est à moi que mes filles montraient leur nouvelle robe, même à 2 ans, signe qu'elles me situent bien comme l'homme ! ", acquiesce Eric amusé.
Au plan pratique, les rôles semblent de moins en moins définis, même si, aujourd'hui encore, la mère passe plus de temps à la maison. " A part le week-end, je suis moins présent, confirme Matthieu. Et comme je les vois moins souvent, je ne veux pas d'un rôle cantonné à l'autorité. Je joue beaucoup avec eux et je leur lis des histoires. J'essaie de les ouvrir sur l'extérieur."
En fait, fort est de constater que c'est aussi par rapport à la mère que le père se construit. Si le père est disqualifié par la mère, ou inversement, le résultat est préjudiciable pour l'enfant.
Et Eric de renchérir : " je me définis mieux grâce à ma femme, je me sens père parce qu'elle m'encourage à occuper une place, et que mes filles sont demandeuses de ma présence. Le soir, je ne traîne pas au bureau car je veux participer à la vie de famille, et avec 3 enfants, ma femme a besoin de mon soutien. "
Marie-Lucie VANLERBERGHE
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« Répondre #38 le: Lundi 14 Juin 2010, 13:34 »

9 conseils pour être un meilleur papa
Le rôle du père a considérablement changé. Il a de plus en plus importance dans l'éducation et la garde de son enfant. Voici 9 conseils pour être un meilleur papa:
1. Donner du temps à votre enfant
Bien sur le travail prend beaucoup de temps et d'énergie. Mais vous n'avez qu'une seule chance de passer du temps avec votre enfant. Trouvez des activités à la maison ou dans les loisirs. Votre enfant saura si vous l'aimez en fonction des efforts que vous mettez à l'inclure dans votre vie.
2. Opter pour la discipline positive
Les punitions ne sont pas efficaces. Elles entraînent des comportements uniquement négatifs comme la peur, la rébellion ou la haine. Mettez plutôt l'enfant face à ses responsabilités en lui donnant un choix. Un choix logique et adapté à la situation. Exemple: si tu ne ranges pas des jouets, ils vont aller dans un placard fermé à double-tour pour un moment. La discipline positive permet à l'enfant de comprendre ce qu'on attend de lui, d'évaluer le choix et de prendre des responsabilités. La punition permet à l'enfant de savoir pourquoi il vous déteste.
3. Votre enfant est capable de bien faire
L'erreur de beaucoup de pères est de croire que l'enfant est un incapable. Votre enfant le ressent. Ce qui entraîne un complexe, un manque de confiance, un blocage et finalement vous êtes la cause de ce que vous ne voulez pas qu'il soit. Des encouragements, des félicitations et des conseils motivent votre enfant à faire encore mieux.
4. Montrer son amour
N'ayez pas honte de prendre votre enfant dans les bras, de l'embrasser et de lui dire: je t'aime. Il est très bon à la fois pour le garçon et pour la fille de chahuter un peu avec son papa. Les enfants on besoin de sentir le coté doux de leur père. Il s'agit de le montrer et de ne pas se cacher.
5. Ecouter son enfant
Laissez tomber ce que vous faites quelques secondes et regardez dans les yeux l'enfant lorsqu'il vous parle. Autrement il vous prendra de plus en plus un étranger à son monde puisque vous ne vous intéressez pas à lui. Si vous voulez que voter enfant vous écoute il faut aussi faire l'effort d'en faire de même.
6. Prendre conscience des envies de l'enfant
Qu'est ce que vous savez vraiment de votre enfant ? Est ce que vous connaissez ses désirs et ses rêves ? Qu'est ce qu'il aime faire dans sa vie ? Et qu'est ce qu'il n'aime pas faire ? S'il y a des choses que vous ne connaissez pas encore, vous pouvez toujours demander. L'enfant sera heureux de partager un bout de sa vie avec vous.
7. Penser à la relation avec votre père
Une relation décevante avec votre père affecte la relation avec votre enfant. Y-a-t'il une chose que vous voulez dire à votre père et que vous n'avez jamais osé dire ? C'est le moment. Pardonner à votre père fera de vous assurément un meilleur père pour votre enfant.
8. Prendre soin de soi
C'est difficile de prétendre être un bon père si on n'est pas bon avec soi même. La conséquence est bien sur la nervosité, l'impatience et le détachement. Bref tout ce qui fait un mauvais père. Trouvez un moyen de vous relaxer, de réduire le stress en pratiquant des exercices, du sport, des ballades. Utilisez votre famille et les amis pour vous aider. Ils apprécieront.
9. Contrôler sa colère
Les hommes ont beaucoup de difficultés à contrôler les émotions qu'une famille engendre obligatoirement. Le résultat est souvent de la colère, qui par écho suscite de la colère autour de vos proches. Essayez de comprendre comment canaliser ses émotions. Où diffuser votre colère ailleurs que sur votre femme et votre enfant ? Vous savez qu'une seule colère de votre part peut traumatiser votre enfant pour un moment.
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« Répondre #39 le: Vendredi 24 Septembre 2010, 17:00 »

Fantasmer sur un autre, est-ce du désamour ?
L’idée reçue. Malgré l’abondance d’informations sur la sexualité, nous sommes encore victimes de préjugés qui peuvent compliquer notre vie sexuelle. Chaque mois, Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste, remet à sa place l’une de ces croyances.
10 Sep 2010
« De quels fantasmes parle cette idée reçue ? Le plus souvent, de scénarios conscients destinés à procurer une excitation sexuelle. Pour la psychanalyse, les fantasmes ne se réduisent pas à cela. Ils sont avant tout une production imaginaire inconsciente, exprimant des désirs tout aussi inconscients, qui racontent notre volonté de pouvoir sur l’autre, notre agressivité, notre soumission… Et ils se traduisent, ou pas, selon l’autorisation que l’on se donne, en scénarios conscients. Mais qui dit conscience ne dit pas réalisation dans la vie ! Prenons le cas, fréquent, du fantasme d’un inconnu qui se glisse dans le lit d’une femme pour lui faire l’amour. Que raconte- t-il d’elle ? J’ai du désir, je ne le sais pas, mais l’autre le sait. Il me le révèle, donc je n’en ai pas la responsabilité et je jouis à mon insu. Dans le réel, cette femme n’aurait aucune envie d’une telle situation, mais cette mise en scène imaginaire la dédouane de la culpabilité de son désir. Les fantasmes préexistent à l’acte sexuel. C’est pourquoi ils restent les mêmes, quel que soit notre partenaire.

Nos pensées n’appartiennent qu’à nous. D’où vient alors notre culpabilité ? De l’amour fusionnel que nous ressentions envers notre mère lorsque nous étions bébé, de ce sentiment qu’elle savait mieux que nous ce qui se passait en nous. Peu à peu, nous avons gagné en autonomie, expérimenté la distance, notamment dans le secret de nos pensées. Quelle jouissance merveilleuse d’échapper à cette mère perçue comme toute-puissante ! Nous avons pu commencer à nous appartenir et à accepter qu’elle ne soit pas essentiellement au service de nos besoins. Seulement, avec cette prise de distance, nous avons craint le désamour, la fin des bons soins dont nous dépendions. C’est ce qui explique notre peur de trahir l’autre en fantasmant ailleurs. Toute relation amoureuse est traversée par cette tension entre envie d’être soi et désir de fusion pour combler nos besoins. » (...)
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« Répondre #40 le: Mardi 19 Octobre 2010, 11:57 »



" Et pas tant de la sexualité, précise-t-il, mais de désir de l'autre. Il y a problème à harmoniser la question chimique avec l'investissement psychologique, et tout le changement social qui fait que le désir a changé de camp. Les rôles se sont inversés, et c'est présentement la femme qui possède le monopole du désir, alors que les hommes sont plutôt en attente. "

" Auparavant, ajoute-t-il, l'homme désirait, et la femme était contente d'être désirée. Il n'y avait pas de démocratie du désir : les rôles étaient bien définis. Et donc, il y a encore des hommes qui pensent comme ça, qui se disent : "Moi, si j'en ai envie, il faut qu'elle me suive." Et ça ne marche plus, parce que la femme revendique son droit au désir. "

Nous sommes donc passés de la misère sexuelle à la misère affective.

Bien sûr, le temps qui manque, le stress, le travail, les difficultés économiques, sont tous des facteurs qui minent la capacité du désir à s'exprimer. Pour Jacques Salomé, toutefois, si aujourd'hui six hommes sur dix, et à peu près l'équivalent chez les femmes, ont des difficultés sexuelles (peu d'appétence, impuissance, tentative de fuite vers des fantasmes), c'est du côté de l'intimité qu'il faut regarder :

" On ne peut pas s'abandonner sans intimité, et l'intimité est sans arrêt violentée, remarque-t-il. Il y a une sorte d'hémorragie vers le virtuel, l'imaginaire : les Français regardent la télé en moyenne quatre heures trente par jour! On laisse donc un autre corps étranger envahir la chambre, hier le téléphone, aujourd'hui l'ordinateur... "

Dès lors, une des conditions essentielles à la construction et au maintient d'une relation vivante et vivifiante n'est plus remplie; s'ensuit un manque de confiance, d'abandon, de partage et de sécurité. Mais une des grandes causes de cette crise, dit Salomé, réside surtout dans le " décalage entre les hommes et les femmes ".
 
Du décalage à l'engagement
D'un ton admiratif, Jacques Salomé parle des femmes qui se sont enfin donné le droit au plaisir et à la jouissance :

" Moi je vois les femmes bouger, m'explique-t-il. C'est vrai qu'il y a encore des femmes soumises, qui acceptent de se faire tabasser. Mais de plus en plus les femmes se définissent, s'affirment, se positionnent; 70 % des divorces sont demandés par des femmes, tout en sachant que leur situation économique en souffrira grandement. Elles paient très cher pour le respect d'elles-mêmes. Et actuellement, les femmes sentent qu'en restant dans le couple, elles ne sont pas fidèles à elles-mêmes. Dans ma génération, 60 % des femmes ont le ventre plein de cicatrices! "

Si ce sont les femmes qui, par respect d'elles-mêmes, ont enclenché le mouvement, une des conséquences en est aujourd'hui le désengagement des hommes.

" J'entends toujours les femmes ici (au Québec) dire qu'il n'y a plus d'hommes, qu'ils ne veulent pas s'engager ", dit Pasini.

Mais la tendance est au changement...

Alors que les femmes ont assumé leur principe masculin, le côté féminin des hommes émerge lentement. En amour comme en économie, le mot clé, de force qu'il était, devient flexibilité. Surgit alors le paradoxe propre aux moments de transition : de même que nous importons la lenteur orientale et que nous exportons la rapidité et l'agressivité occidentale, les femmes ont importé l'agressivité masculine, et les hommes, certaines caractéristiques féminines.

" Mais les femmes n'ont pas compris qu'elles doivent rassurer l'homme pour le séduire, qu'elles doivent rester accueillantes, fait remarquer Pasini. Et l'homme a une rigidité de fond qu'il ne comprend pas : il réagit donc en fuyant, ou en étant violent. Il s'agit donc maintenant de savoir comment faire coexister masculin et féminin à l'intérieur de l'homme et de la femme. "

Pour Salomé, si les hommes sont en retrait depuis 30 ans, c'est aussi qu'ils sont enfermés dans le silence, dans l'angoisse, dans l'insécurité.

" Il y a, à mon avis, une souffrance, une très grande détresse chez les hommes, dit-il. Il faut leur permettre de retrouver, d'accepter leur féminitude. Il y a des réajustements à faire : pour l'instant, ce sont les femmes qui font bouger le concept du couple, mais les hommes vont se réveiller et apporter aussi leurs solutions. "

Si, aujourd'hui, l'expansion se fait par la séparation, les trois spécialistes sont confiants que dans l'avenir l'expansion se fera par l'invention d'un couple nouveau. Et " cette difficile démocratie à deux ", comme la nomme Pasini, passera donc éventuellement au stade de la confrontation. Car il ne fait plus de doute que les hommes commencent à apprendre à parler et à s'intéresser aux aspects proposés par les femmes.

" Il fut un temps où les demandes d'aide en psychothérapie et dans les services sociaux venaient à 90 % des femmes, remarque Liliane Spector. Aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'hommes qui appellent et qui disent : "J'AI un problème." "
 
 

Le nouveau couple

Une chose est certaine, le nouveau couple devra négocier au quotidien et se définir de l'intérieur, par ses propres forces de cohésion internes, n'ayant plus ni soutien social ou religieux, ni rôles assignés aux partenaires. En l'occurrence, la solidarité pour les causes sociales et l'intérêt grandissant pour la spiritualité pourrait être son nouveau cocon. D'ailleurs, Jacques Salomé prévoit que le phénomène de la créativité devrait s'accentuer, avec l'ouverture au cerveau droit, siège de l'intuition et du lâcher-prise.

" Présentement, dit-il, on affronte globalement tous les problèmes avec le cerveau gauche, et donc avec un handicap incroyable. Or, il n'y a jamais eu autant de yoga, de méditation, de toute cette prise en compte de la relation au divin. C'est certainement une ressource. "

Encore là, tout dépendra de notre capacité à contrer l'influence extérieur et à réinventer l'intimité. Le couple du 21e siècle vivra donc peut-être sur deux territoires, comme le pense Jacques Salomé, ce qui permettrait aux partenaires de conserver, en même temps qu'un espace commun bien défini, un espace individuel. " Mais, ajoute-t-il, les partenaires de l'avenir devront apprendre à mieux définir leurs attentes, leurs apports, et surtout, leurs zones d'intolérance ".

Pour sa part, Willy Pasini voient dans les transformations actuelles la possibilité de réconcilier temps social, temps biologique et temps affectif, en réduisant le temps de travail, mais sans se laisser convaincre de consommer encore plus et en optimalisant les ressources grâce au système tribal ou communautaire. Une meilleure liberté de gestion de l'espace commun en somme.

" Le 21e siècle, dit-il, sera la rencontre de deux désirs, et le couple aura pris le train de la privatisation et de la spiritualité ", prédit-il.

Une condition essentielle à cette rencontre demeure pourtant : l'individu doit se responsabiliser, conclut Liliane Spector.

" Si j'avais des changements à apporter, dit-elle, je rendrais le mariage beaucoup plus difficile, et le divorce beaucoup plus facile, en amenant les jeunes à mieux saisir la valeur de l'engagement. On accuse la société occidentale, et nord-américaine surtout, de pousser l'individualisme à outrance. Il faut, bien sûr, que l'individu se développe et soit en accord avec lui-même. Mais il faut aussi qu'il apprenne à s'ouvrir à un autre Je. 
 
© Stéphanie Adam Le Roch/Tous droits réservés pour tous pays
Ce texte est paru dans le magazine Guide Ressources, février 1998.
 
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« Répondre #41 le: Mardi 19 Octobre 2010, 11:57 »

Le couple du 21e siècle
La rencontre de deux désirs

Séparations, divorces, familles monoparentales ou recomposées qui augmentent, mariages qui diminuent, sur fond de culture socio-économique qui incite au narcissisme. Le couple est en crise? On peut désormais difficilement nier la situation sociale et l'épreuve humaine. Mais l'espoir n'est pas vain, disent certains spécialistes. Jacques Salomé, Liliane Spector et Willy Pasini nous parlent d'un bonheur qui nous reste à inventer.
Par Stéphanie Adam Le Roch
 
Marc Chagall
Les fiancés de la tour Eiffel  Le couple...
Il n'y a qu'à regarder autour de soi pour savoir les gens seuls, fatigués de travailler, malades de consommer, globalement insatisfaits de leur vie et assoiffés de relations humaines harmonieuses.

Le couple est en crise : des spécialistes le confirment.
 
Sommes-nous célibataire, que nous cherchons à rencontrer cet autre, dont la seule pensée nous fait espérer la fin de nos soucis. Et l'avons-nous à peine croisé, senti le frisson magique de l'amour naissant, et du grand amour possible que, devant les conflits inhérents à toute relation véritable, nous abandonnons en cours de route ce rêve de bonheur, prétextant que ce n'était pas la bonne personne, qu'on s'était trompé. Tout au moins tente-t-on d'y croire...

Et nous voilà reparti à la recherche de cet autre soi qui, nécessairement, réveillera à nouveau l'enfant blessé que nous sommes encore, pour nous retrouver immanquablement devant les mêmes conflits, nos mêmes vieux mécanismes de protection... Consommateurs, nous cherchons l'âme sœur comme nous magasinons, c'est-à-dire à la recherche d'un produit clé en main, avec un livret d'instruction et une garantie, ou tout au moins une promesse d'échange, voire de remboursement! Bref, nous refusons d'affronter le véritable ennemi, Soi-même, et d'entrer dans ce que John Welwood — dans une entrevue publiée dans le Guide Ressources en 1996 — appelait " le combat sacré de l'amour ", cette lutte inéluctable à la création d'un Nous commun et durable. " Alors que le couple est un creuset de mutation, de maturation et d'expansion, rappelle Jacques Salomé, ce psycho-sociologue et auteur désormais célèbre, aujourd'hui, l'expansion se fait par la séparation." Que se passe-t-il donc?
 


État du Nous

Si certains ont réussi à donner un sens à leur relation conjugale, c'est souvent au prix d'interminables discussions et de négociations ardues, à travers lesquelles les partenaires ont trouvé un terrain d'entente et se sont engagés, l'un envers l'autre, à cheminer dans une même direction. " Et ils sont rares les couples qui ont dépassé le stade de la différenciation ", observe encore Salomé.

Dans les trois stades de l'évolution interne du couple — fusion, différenciation, confrontation —, le Je+Je suit le Nous fusionnel de la rencontre : il sert à définir ce que l'on attend de l'autre et de la relation et à s'entendre sur ce Nous par la confrontation. En reproduisant ce schéma sur l'évolution sociale du couple actuel, nous serions à l'étape de la différenciation, celle du Je qui s'affirme, ou qui cherche à le faire. Il n'y a qu'à regarder célibataires, couples et divorcés de tous âges courir les conférences et les ateliers, accumuler les consultations chez le psychologue, le psychanalyste, le sexologue... pour voir ce Je en action. En octobre dernier, ils étaient plus de 2000 à aller s'abreuver des paroles de Jacques Salomé sur le couple possible.

Si, au Québec, nous détenons le plus haut taux mondial de divorces, la crise du couple semble s'étendre à tous les pays occidentaux, où les anciens modèles de la famille et les rôles sociaux ont été relégués aux oubliettes.

" Les gens se sont libérés des cadres que la religion et une certaine forme de société nous apportaient, explique Liliane Spector, psychothérapeute et directrice du Programme de formation en thérapie de couple et de famille au Département de psychiatrie de l'Hôpital Général Juif de Montréal. Mais la famille traditionnelle, telle que définie dans les années 50 — le mari, la femme, l'auto, le chien, le jardin, la maison —, est UNE image de ce qu'était le couple. L'histoire du couple nous montre qu'il y a eu des changements, qu'il y a eu d'autre modèles. Avant la révolution industrielle, par exemple, la femme avait une position et un rôle beaucoup plus ouverts que de se cantonner à la maison et aux enfants. "

Mais les actuels changements économiques, socio-économiques et culturels étant tout à fait nouveaux dans l'Histoire, nous n'avons aucun modèle auquel nous rattacher.

" On ne veut plus vivre comme avant, ajoute la psychothérapeute, et les deux partenaires doivent maintenant travailler à l'extérieur. "
 
Un phénomène socio-économique

Ne doit-on pas, en effet, rapporter deux salaires pour s'assurer un minimum de qualité de vie, tout en assumant des impôts faramineux, une consommation consciente et respectueuse, et des soins de santé qui ne sont pas couverts par l'assurance-maladie? Oui, en 1997, nous avons besoin de tout cela, par respect de soi et pour contrer les effets négatifs d'une économie de marché prédatrice, envahissante, stressante. Mais la satisfaction de ces besoins, qui passe par la réussite professionnelle, a eu un effet désastreux sur le couple en nous éloignant de sa fonction.

" Avant, explique Willy Pasini, professeur de psychiatrie et de psychologie à l'université de Genève et fondateur de la Fédération européenne de sexologie, le couple était une étape intermédiaire vers la famille. Le nouveau couple s'est privatisé : il n'est plus procréateur, ou seulement procréateur. Il sert à répondre aux besoins affectifs des individus qui le composent. Un des grands ennemis du couple, c'est la société de consommation qui favorise les besoins individuels. Par contre, les gens sont déçus des espoirs de cette société, comme des grandes idéologies, de la politique, de la religion. Le couple va donc devenir le nouveau point de repère. C'est beaucoup plus riche, mais beaucoup plus fragile aussi. "

En effet, ce narcissisme relationnel nous incite présentement à ne pas investir dans une relation, mais à en multiplier le nombre à l'intérieur d'une vie.

" Sur le quart des gens qui divorcent, environ un tiers se remarient, note Mme Spector. Aujourd'hui, la longévité de la relation est fortement remise en question. Et il y a certainement plus de familles recomposées que de familles intactes. "

Résultat : les couples séparés avec des enfants doivent, dans leur relations subséquentes, composer avec des difficultés plus nombreuses, le système relationnel étant plus complexe.

" Cela demande une grande flexibilité, du temps, et aussi la remise en question d'un tas de mythes, explique la psychothérapeute. Par exemple, les parents s'imaginent à tort que les enfants doivent aimer leur nouveau partenaire. "

Et s'il y a manquement aujourd'hui dans la relation conjugale chez les jeunes, elle n'hésite pas à en accuser l'éducation : il n'y a pas, selon elle, assez de préparation anticipatoire sur le sens de l'engagement et de la relation, et sur ses modes de fonctionnement futur. " On se marie parfois sans même se demander si on veut des enfants! "

Dans ce no man's land où se trouve le couple, la dépendance est un autre phénomène.

" La relation de durée est basée sur la capacité à s'engager, explique Jacques Salomé : cela demande que Je sois délié, soit d'un précédent amour, soit de ma relation à papa-maman. Pour s'allier, il faut se délier. Or la culture socio-économique crée de l'assistanat comme il y en a jamais eu : regardez le nombre de personnes qui vivent sur le Bien-Être social! Je me demande comment ces jeunes de 25 ans, qui vivent encore chez papa-maman, vont apprendre l'autonomie, condition nécessaire à la confrontation. "

Selon ses pronostics, le couple en a encore pour quelque 30 ou 50 ans, avant de se stabiliser. En attendant, le 21e siècle verra de plus en plus de couples et de familles recomposés. Un manque de modèle, donc, une autonomie tardive, mais aussi, une absence de désir pétrifiante!
 
Un problème nommé désir
" Le désir, affirme Willy Pasini, est un phénomène global qui investit la relation homme-femme. Et c'est le dilemme numéro un que posent les couples d'aujourd'hui. "

À l'étude des 9 000 demandes de consultations annuelles que reçoit le service de sexologie de l'université de Genève, Willy Pasini constate que le problème sexuel du couple, d'ordre mécanique qu'il était — éjaculation rapide et trouble d'érection pour l'homme, anorgasmie pour la femme —, est devenu un problème de désir.
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« Répondre #42 le: Lundi 22 Novembre 2010, 20:28 »

Article, dans le Magazine Vivre , 2006
Auteur Patrick Bernard 
La Mission du Nouveau Couple 
 
Une union sacrée. 
 
Lorsque le plus grand poète de tous les temps, l'inoubliable Khalil Gibran, a écrit « Le Prophète », il lui fut demandé d'écrire quelques pensées à propos du couple. Il fit alors allusion aux piliers d'un temple. Pour l'illustre Gibran, deux colonnes de marbre supportant le même portique d'un commun effort est l'image parfaite de deux êtres alliant leur amour et leur action dans une 
 
Édifiante et joyeuse harmonie. Les piliers œuvrent ensemble symboliquement dans une même direction. Toutefois ils se respectent l'un et l'autre à un tel point qu'ils laissent un bel espace entre eux. Le vent y circule librement et les oiseaux viennent y faire leurs nids. Les deux partenaires mangent ensemble mais ne mordent pas dans la même miche, ni ne boivent dans la même coupe. En d'autres mots, chacun demeure un être à part entière. Chacun reste une personne autonome. Le seul fait d'allier ses forces et ses désirs ne signifie pas qu'il faille perdre son indépendance. On s'entraide, on évolue ensemble, on s'aime et on se respecte, mais on a la sagesse de préserver son espace vital. L'un ne devient pas l'esclave de l'autre. On se rend des services, mais cela n'est jamais une obligation. Les faveurs que deux personnes unis ou non par les liens du mariage se rendent sont imprégnées de spontanéité. Aucun calcul ne se cache derrière leurs gestes. Tout est fait de façon indépendante et volontaire. Il n'y a pas d'échange car alors le sentiment qui unit le couple serait automatiquement teinté de commerce, ou d'une sorte de manipulation. C'est dire que les mariages de raison ne forment pas de couples véritables. De même que beaucoup de gens font de la musique mais ne ressentent pas ce qu'est vraiment l'essence de la musique, beaucoup de gens se retrouvent conjoints de fait sans connaître jamais le parfum de l'amour. Or, le nouveau couple est un archétype immortel car il agit par simple et pur amour. Sans cet idéal, l'union finira tôt ou tard par une séparation ou un divorce. 
 
Encore une chanson d'amour. 
 
Quel est le seul pré-requis pour qu'un couple tienne en traversant les épreuves de l'existence? L'amour, c'est évident. Mais quel amour? Une fois passée l'agitation sexuelle de la première année, le couple fait face à sa propre évolution. S'il s'agit de deux êtres qui ont su dépasser l'adolescence psychologique, le couple découvre avec ravissement l'amour-tendresse. La qualité même de cette union devient alors la forteresse du couple nouvellement formé. Les pires conditions y sont transcendées pour le meilleur. Chacun explore alors un bonheur inespéré et ressent dans son for intérieur la montée mystérieuse d'une sève nouvelle. Le prototype du couple éternel est alors réinventé. On se retrouve dans un espace libre. Il n'y a ni jalousie, ni possessivité. À ce niveau, l'union devient quasi mystique et peut être le support d'une démarche intérieure, ferment d'une expansion de conscience. L'âme du couple évolue vers le seul amour qui soit. Et cet amour se suffit à lui-même. Il soigne les blessures de la vie, il guérit tout, pardonne tout, il irradie la joie sans compter car sa source est intarissable. Survolant la destinée sur les ailes de ce sentiment, l'attitude des deux âmes qui se sont accouplées se métamorphose graduellement et le miracle arrive enfin : émerveillés, les membres du couple prennent conscience qu'ils n'ont pas besoin d'être aimé pour aimer… C'est à ce moment seulement qu'ils peuvent vivre cette vie intense dont ils rêvaient depuis toujours. 
 
Quelques outils pour faire le travail. 
 
La vie du couple parfait n'est pas facile, c'est vrai. Il y a des attentes qui sont source de frustrations et donc de colères. Il s'agit encore d'un travail alchimique puisque c'est la transformation de notre propre cœur qui est la clé du succès. Après ces quelques considérations idéalistes, donnons-nous donc des conseils pratico-pratiques : il faut quand même savoir « qui » va faire la vaisselle et « qui » va sortir les vidanges! Alors au travail! 
Ne tenter pas de ne faire qu'un, c'est l'erreur fatale. Communiquez d'âme à âme et non pas de corps à corps uniquement. L'âme du conjoint ou de la conjointe est éternelle alors que le corps perd assez vite la douceur de sa peau, ses sourires sont de moins en moins blancs et son odeur n'est pas toujours aussi fraîche. Le meilleur des conseils est encore de garder le sens de l'humour. Avec le temps qui passe, cela devient même une nécessité absolue. 
Contrôlez vos ardeurs sexuelles. Une trop grande familiarité apporte le mépris rapidement. Si vous prenez l'autre pour un objet sexuel il ou elle vous le fera payer cher. Par contre n'économisez pas vos gestes de tendresse. 
N'enviez pas le succès de l'autre. Au contraire, démontrez lui une sincère admiration. 
Ne sacrifiez jamais le mieux-être du couple en donnant la priorité à la routine quotidienne. L'habitude a tendance à détruire la complicité. 
N'attachez pas d'importance aux choses insignifiantes. Laissez couler. 
Considérez les inévitables problèmes comme des opportunités de se rapprocher l'un de l'autre et de grandir ensemble. 
N'essayez pas de changer l'autre, ça ne fonctionnera pas. Acceptez vous tel quel et, à partir de là, améliorez vous vous-même. Associez vous avec un être possédant les mêmes affinités que vous. Éventuellement, la même manière de méditer, de contempler l'infini, ou bien de ne rien faire de tout cela. 
Faites confiance à l'entendement universel. Gardez une vision lumineuse de votre couple et faites des affirmations positives quotidiennes. Montrez l'exemple au lieu de montrez la faute (c'est plus facile à dire qu'à faire…) 
Ayez un grand projet commun dont le but ultime sera le bien et le bonheur de votre famille, de votre communauté, de votre ville, de votre nation ou de votre planète. 
Ne vous oubliez surtout pas! Sachez conserver coûte que coûte votre espace vital, votre endroit sacré, c'est une question de vie ou de mort du couple. 
Soyez des amis loyaux. Coopérez avec enthousiasme. Ayez l'esprit d'équipe. Souvenez vous que pour diriger l'autre vous devez savoir vous diriger vous-même. 
Écrivez vous des lettres d'amour dans lesquelles vous ouvrez votre cœur, comme si vous étiez en voyage, c'est souverain. 
 
Le couple divin. 
 
Le couple n'est pas un obstacle à une vie spirituelle réussie. Le renoncement à la vie de couple en vue de mener une existence de « grand yogi » dans les grottes de l'Himalaya est toujours un acte artificiel. Le renoncement à l'action est une erreur tragique. Par le passé, il a mené bien des gens qui se pensaient élus vers une sorte d'anéantissement social particulièrement négatif (le scandale mondial des prêtres pédophiles en est un exemple criant). Le couple est au contraire une force positive pour l'élévation de l'âme. La femme n'est pas « sortie de la côte de l'homme »! C'est une erreur (voulue) de traduction. En réalité, le texte biblique originel dit : l'homme et la femme sont « côte à côte ». Toute une nuance… Même la fameuse prière du Notre Père est fausse à ce sujet puisque les manuscrits araméens authentiques disent clairement « Notre Père et Mère qui êtes en nous » (et non quelque part dans le ciel…) Le concept du Couple Divin est en fait une constance dans la plupart des traditions et des révélations de l'histoire humaine. Isis-Osiris en Égypte, Radha-Krishna en Indes, Sita-Rama, Laksmi-Narayan, Shiva-Shakti, etc. Toutes tendances sexuelles confondues, de la particule subatomique jusqu'aux limites de l'univers, toute la création fonctionne en couple. La spirale de l'ADN est couplée. Tout dans la nature se crée à partir de l'union de deux êtres, de deux pôles ou de deux énergies. Aussi, si parfois le doute s'immisce en vous par rapport à votre vie de couple et que vos deux univers se confrontent, ne pensez pas que vous auriez dû attendre avant de faire vie commune, ou que ce sera obligatoirement plus facile ailleurs avec quelqu'un d'autre. Profitez de l'opportunité que vous offre votre partenaire de vous réalisez vous-même. Votre quête silencieuse rayonnera autour de vous et le monde en deviendra meilleur. Votre couple remplira alors sa mission d'être un vecteur de paix et d'harmonie. 
 
Merci la vie. 
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« Répondre #43 le: Mercredi 24 Novembre 2010, 19:43 »

 
Les p'tits noms affectueux..." Mon loup", " ma petite caille ", " mon chou "... Qui n'a pas son p'tit nom dans un couple ? A chacun ses dénominations affectueuses, des plus classiques aux plus insolites. Quelles sont leur origine... et leur signification ?
Des surnoms par milliers

Dresser une liste exhaustive des tendres sobriquets relève de la mission impossible. Certains créent des diminutifs, d'autres piochent dans le répertoire des grands classiques. Pourquoi cet étrange besoin ? " Parce que la relation amoureuse implique une intimité, qui va se traduire dans le langage ", explique le psychologue Jean-Pierre Chartier . L'homo sapiens amoureux invente donc un dialecte, conjugue en duo les mots doux. Mais il ne change pas toujours de formule dans les bras d'un(e) nouveau(velle) partenaire. Ainsi les génériques comme "chéri(e)", "mon coeur", "mon ange", se déclinent-ils facilement dans des relations successives...

Retomber en enfance

Les amoureux croient inventer leur propre langage. En réalité, les petits noms affectueux sortent tout droit du monde de l'enfance. " Devenir amoureux, c'est redevenir enfants ensemble, c'est une régression heureuse ", note Jean-Pierre Chartier. Le couple va donc retrouver le langage de l'enfance ". Les p'tits noms sont bien souvent issus d'un véritable bestiaire : lapin, nounours, poussin... " Toutes les peluches, doudous auxquels on s'attache durant l'enfance, appelés "objets transitionnels" par le psychanalyste anglais Donald Winnicott, nous renvoient directement à ces personnages dont on avait besoin pour s'endormir, se calmer, se sécuriser " commente le psychologue. En l'appelant "Choupinou" ou "Chaton", on laisse l'enfant qui sommeille en nous s'exprimer. Ce qui ne signifie pas pour autant que l'on associe son amour à une vieille peluche !

A chacun ses références

Les petits noms dans le couple créent une sphère de complicité dont les autres sont exclus, au point que peu dévoilent leurs surnoms. L'imaginaire personnel joue bien sûr un grand rôle. Pour l'une, surnommer son cher et tendre "nounours" évoquera chaleur et douceur, tandis que pour une autre, la dénomination aura une connotation de rondeur et de pilosité. " Les significations sont très individualisées. J'ai connu une jeune fille qui surnommait son ami " mon gros nain ", ce qui, à priori, n'est guère flatteur. Pourtant, dans son esprit, l'appellation était gentille ", explique le psychologue. En est-il autant des " papa ", " maman ", qui fleurissent sur certaines lèvres, parfois même en public ? " Ces cas-là sont l'antidote des premiers, souligne le psychologue, ce sont des mots d'adultes qui vieillissent et qui finissent par nommer leurs partenaires sur le modèle de leurs enfants. On n'est alors plus dans une relation de couple, mais de filiation..."
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« Répondre #44 le: Mardi 07 Décembre 2010, 14:20 »

Etre Homme

Où en sont les hommes aujourd'hui ? Comment vivent-ils leur vie de couple ? Quelle place leur reste-t-il dans la société ?

Dans la société actuelle il n'est pas facile pour les hommes d'intégrer les qualités masculines et féminines !
On rencontre soit des hommes certes "forts" mais aussi durs, rigides voir insensibles et violents, soit des hommes doux, gentils mais pas très masculins et virils.
L'homme dur est un homme à qui on n'a pas donné le droit ou pas appris à être féminin, doux, insouciant, joyeux et sensible. C'est l'homme du passé, sans faire de caricature, nos grands-pères par exemple ont été plus éduqués et conditionnés ainsi !

L'homme ne sait souvent pas être au contact de ses émotions; pleurer est presque une honte; il se doit d'être fort, efficace et autoritaire. Il est prêt à faire une guerre plutôt que d'aller s'inscrire à un cours de danse classique !

L'homme " adolescent " est cet homme dont l'allure est cool, gentille et pas très assurée... ce stéréotype mâle est de plus en plus répandu mais n'est pas plus mature !

L'homme mature est à l'aise avec sa partie masculine; c'est celui qui a le sens de l'aventure. Il est capable de tout risquer pour explorer de nouveaux territoires.

Il sait assumer son agressivité sans la condamner. C'est un guerrier pacifique. Il est capable de se battre pour défendre son intégrité physique et celle de sa femme, de ses enfants et de ses proches. Il éprouve du plaisir à vivre l'effort musculaire, à entraîner son corps et à apprécier ses performances. Il construit, organise et laisse ainsi cette planète embellie de son passage.

Sur le plan intérieur, l'homme équilibré a une vision claire de ce qui se passe en lui, l'exprime et agit en conséquence. Il se dégage des pensées et des émotions pour atteindre directement la réalité du moment présent. Il ne s'égare pas dans les rêves et les promesses du futur. Il reste zen !

Quand l'homme a intégré ses énergies masculines et féminines, il agit avec les autres avec conscience et sensibilité et non comme souvent en cherchant à se prouver, chargé de colère et de revanche !
Il rentre avec courage dans la relation amoureuse, il permet et même aide la femme à être pleinement femme et montre avec vulnérabilité son vrai visage, même là où il est maladroit et inexpérimenté.

Pour en savoir plus sur la question, nous vous conseillons un article - du thérapeute et " spécialiste mondial " des hommes Guy Corneau : La transformation de l'homme dans notre culture
Guy Corneau : La transformation de l'homme dans notre culture

Guy Corneau a reçu sa formation d'analyste à l'institut C. G Jung de Zurich. Il a donné de nombreuses conférences sur la masculinité contemporaine et a écrit plusieurs livres dont Père manquant, fils manqué, il nous donne dans cet article un regard neuf et chaleureux sur les hommes d'aujourd'hui !

Développement de l'homme dans notre culture
" Dans notre culture, en l'absence de modèles paternels adéquats, je veux dire par là de figures paternelles compréhensives et affectueuses, les hommes, au lieu de se développer positivement en rapport avec la sensibilité paternelle, se développent négativement contre l'image maternelle. Ils procèdent ainsi pour ne pas être assimilés aux femmes. " (a, p60) " En rejetant les femmes et leur propre sensibilité féminine, les hommes ont construit un monde où domine la sécheresse. Il n'y a qu'à regarder nos agendas pour s'en convaincre : pas de temps à perdre, pas de temps pour flâner, faire l'amour, poétiser. Nous nous retrouvons tous à la table du roi Pêcheur qui, dans la légende du Graal, règne sur un royaume. " (a, p61)" La crise économique et le chômage sont en train d'achever l'œuvre de remise en question que les femmes ont commencée. Combien d'hommes dépouillés de leur carrière et de leur métier sentent qu'ils ne servent plus à rien, au point que certains en arrivent à envisager le suicide ? Combien d'autres se sentent humiliés de ne plus être les principaux pourvoyeurs d'argent à la maison ? Jusqu'aux comportements troubles par rapport à la sexualité [...] Au fond, c'est la question de l'éros et de la valeur accordée au féminin dans notre société qui est au cœur de cette histoire. " (a, p62/63)

Le patriarcat n'a pas seulement opprimé les femmes
" Le patriarcat n'a pas seulement opprimé les femmes, il a aussi aliéné les hommes d'une large partie d'eux-mêmes en leur proposant un prototype de mâle héroïque et dur, qui ne communique pas ce qu'il ressent. Si bien que nombre de femmes croient que les hommes sont incapables d'éprouver le moindre sentiment et que leur compétence est nulle en matière d'organisation familiale et d'éducation des enfants. Ce qui correspond à l'inverse du parti pris masculin qui voudrait que les femmes ne puissent pas penser. " (b, p27)
Intégration des valeurs associées au féminin
" Les hommes qui bénéficient le plus de la crise sont ceux qui se mettent à intégrer les valeurs associées au féminin : écoute, réceptivité, souplesse, fidélité, authenticité, accueil, attention à la vie ... Il ne s'agit pas ici d'imiter les femmes mais plutôt d'oser incarner les valeurs qu'elles stimulent en nous et qui sont humaines avant d'être féminines. Ca ne donnera ni des hommes roses ni des hommes gris ni des hommes en noir, ça va donner des hommes de cœur. " (a, p63)

Réalité d'un homme multi-dimensionnel
" Nous allons vivre de plus en plus avec la réalité d'un homme multidimensionnel dans sa façon de vivre sa vie et sa carrière hors de la linéarité temporelle des générations précédentes ; mais aussi au niveau psychologique. Dans le parlement psychique, toutes les voix ont désormais droit au chapitre. La conscience doit s'assouplir et apprendre à entrer en relation avec toutes les parties de l'être. " (a, p63)

Nul ne peut éviter la souffrance
" Nul ne peut éviter la souffrance et nous pouvons même la saluer, car elle nous confronte aux questions essentielles de l'existence. Elle constitue sans doute un facteur fondamental de la vie puisque personne n'y échappe. C'est l'aiguillon qui tire les êtres vers une attitude juste. Elle éveille tout autant qu'elle détruit et, devant une telle perspective, il devient mesquin d'accuser les parents de la souffrance de leurs enfants ou à l'inverse d'accuser les enfants de la souffrance de leurs parents. Les êtres ont tellement besoin de la souffrance pour grandir qu'il devient même parfois malsain que des parents essaient de l'épargner à leurs enfants." (b, p67)

(a) Guy Corneau, dossier hommes, psychologies magazine, décembre 1998
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