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Auteur Fil de discussion: la méditation  (Lu 2223 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #75 le: Samedi 06 Février 2010, 13:32 »

L’écoute du coeur
S’asseoir confortablement
Respirer profondement, inspirer par le nez, expirer par la bouche.
Fermer les yeux et se détendre
Poser le bout des doigts de la main gauche à l'emplacement du coeur. La main droite repose sur la cuisse, la paume tournée vers le ciel.
Compter les battements du coeur : 1,2,3,4,5,6,7,8,9...1,2,3,4,5,6,7,8,9...
Ceci permet a l'esprit de se concentrer et d'entrer dans la meditation. On arrete de compter a 9, car continuer a compter peut provoquer l'endormissement. Il y a meme un jeu de mots possible avec le "neuf" qui provoque a chaque fois un nouveau depart.
Imaginer que le coeur se gonfle à l'inspir et se dégonfle à l'expir, comme une fleur eclot et se referme
Retirer la main gauche et la poser sur la cuisse, paume tournee vers le ciel. Continuer à écouter le coeur battre
Donner de l'espace au coeur dans votre poitrine (dans les premiers temps, il est possible que de petites douleurs se manifestent au niveau du sternum). Le coeur est un comme un enfant dans la prison qu'est la cage thoracique. Il a besoin d'espace pour s'exprimer et jouer, il veut qu'on ecoute ses emotions.
Imaginer que le coeur se baigne dans une mer chaude et s'ébat à son aise, comme un bebe joyeux au bain.
*continuer à respirer profondement et à ecouter le coeur. Entrouvrer les yeux, refermez-les. Ne vous endormez pas. Reprenez a volonte les 3 etapes de la meditation : comptez les battements ; donner de l'espace au coeur ; visualiser un bebe joyeux se baignant.
Au bout de 5 ou 10 minutes, un léger sourire peut apparaître sur votre visage. C'est le signe que votre coeur et votre cerveau ont établi une relation sympathique et sont en phase.
Continuez quelques minutes, puis revenez à vos occupations habituelles.
Conseils : Si vous perdez le contact avec le coeur, posez à nouveau la pointe de vos doigts sur le sternum ; Ne forcez pas le temps de la méditation. Moins de 15 minutes suffisent en general.
Effets : Au bout de quelques jours, on peut être de meilleure humeur, plus calme, plus serein, mieux dormir, être en meilleure forme, avoir l'esprit plus clair. Par la suite, en cas de questionnement, le coeur peut se transformer en véritable conseiller : il suffit d'écouter sa réponse.
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« Répondre #76 le: Mercredi 10 Février 2010, 12:12 »

Laisse cet esprit, le tien,
dans la détente, sans artifice.
Dans cet état, regarde le mouvement des pensées,
Etablis-toi sur ce mouvement, sans forcer.
Dans cet état se révèle un calme.
Pas d'attachement au calme,
Pas de peur du mouvement.
Pas de différence entre le calme et l'activité.
Reconnais ces deux états comme des phénomènes mentaux s'élevant de l'esprit.
Dans cet état, repose...
Sans saisie, sans attachement, dans l'essence naturelle.
Dans cet état, l'essence de ton propre esprit,
Sagesse, vacuité radieuse, va s'élever,
Et tu n'auras pas de mots...
Dans cet état, poindra une stabilité naturelle.
Ne tiens pas la stabilité pour quelque chose,
Mais sois spontané, naturel et libre.
Ne t'attache pas, ne rejette pas les créations mentales,
Mais, s'il te plaît, demeure.
Lama Guendun

 
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« Répondre #77 le: Samedi 13 Février 2010, 14:05 »

L'EGO
Pour faire face à la vie, nous créons l'ego et la plupart des personnes qui réussissent dans le monde des affaires, en politique ou dans n'importe quel autre domaine se sont crées un ego musclé, une carapace et une personnalité forte.
La réussite provoque une telle enflure de l'ego que celui-ci devient souvent un barrage insurmontable pour être soi-même.
A l'extrême opposé, la sous-alimentation de l'ego crée un sentiment d'infériorité qui est aussi un obstacle pour vivre la vie pleinement.
L'ego-everest est un barrage, l'ego-taupinière tout autant !
Pour être authentique, il faut être prêt à se découvrir de l'intérieur au-delà du social, au de la de votre personnalité. Vous pouvez être chanteur, professeur ou homme politique, cela ne change rien à ce qu'il se passe au fond de vous. Rappelez-vous: adhérer à une certaine description de vous-même facilite la vie en société mais ne vous aide pas pour l'exploration intérieure et ne peut pas vous rendre heureux !
L'ego ne veut pas dire s'aimer soi-même au lieu d'aimer les autres. L'ego est ce qui fait qu'on ne s'aime pas soi-même et c'est parce que on ne s'aime pas soi-même que l'ego subsiste et se maintient.
Le but ultime de la spiritualité est la dissolution de l'ego, ce que les enseignants spirituels ont décrits comme le vide, la compassion ou la lumière.
Quelques exemples:
Quand on vous insulte et que vous êtes blessés, c'est votre ego,
Quand vous êtes jaloux, c'est votre ego,
Quand vous affirmez ne pas avoir d'ego, c'est votre ego,
Quand vous faites quelque chose pour un but, c'est votre ego
Quand vous vous croyez le meilleur, c'est l'ego
Quand vous Vous croyez un raté, c'est l'ego
Petite méditation sur l'ego
(méditation france)
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« Répondre #78 le: Dimanche 14 Février 2010, 13:01 »

Méditation pour ouvrir notre chakra cœur   

Allongé ou assis, détendez-vous faîtes quelques respirations profondes.
Lâchez prise, vous vous sentez apaisé, les pensées partent aussi vite qu'elles arrivent.
Visualisez votre chakra cardiaque. Il est là, devant vous. Vous le voyez qui s'ouvre en même temps qu'une lumière blanche y entre. Vous ressentez cette lumière en vous. Vous ressentez que cette lumière devient amour, vous êtes rempli d'Amour. Vous vous sentez protégé, aimé, vous êtes dans un bien être total, relâché, vous vous sentez complètement apaisé.
Restez dans cet état un moment. Ensuite visualisez votre chakra couronne (en haut de la tête). Vous vous reliez à la lumière cosmique. Elle descend sur vous en cascade. Dites vous que cette lumière harmonise tous les chakras lorsqu'elle descend le long de la colonne vertébrale. Cette lumière passe aussi dans vos bras et vos jambes. Vous n'êtes que lumière. Visualisez votre premier chakra, une couleur rouge qui se relie à la terre.
Restez dans cet état un moment. Sentez que vous êtes en harmonie avec l'univers, que l'énergie qui circule en vous est une énergie d'amour. Vous vous remplissez d'amour, l'amour circule abondamment en vous, vous êtes apaisés, heureux, un bien être total.
Ensuite revenez à vous, revenez dans la pièce, sentez vous allongé ou assis, bougez les doigts. Revisualisez vos chakras, ils sont ouverts et la lumière circule en vous. Dites vous que vous arrêtez la méditation mais que vous serez toujours reliés à l'univers et à la terre et que l'amour circule abondamment en vous toute la journée ou toute la nuit, cela dépend quand vous faîtes la méditation. Renouvelez cette méditation tant que vous sentez le besoin d'avoir davantage d'amour dans votre vie.
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« Répondre #79 le: Lundi 15 Février 2010, 18:08 »

La méditation du chakra du coeur est un exercice  simple de respiration et de mouvement qui peut aider à enlever des tensions intérieures, permettre à l'énergie du coeur de re-circuler librement.  En même temps, cette méditation calme, rafraîchit et encourage notre être à agir à nouveau à partir de son centre, le coeur.  Le chakra du coeur est au centre de tous les autres chakras.
Quand le chakra du cœur est ouvert, toutes les énergies peuvent circuler librement.  Il n'y a alors aucun blocage intérieur et l'on se sent profondément en unité avec soi-même et toutes les autres créations.  On se sent protégé et l'on irradie de la chaleur, de la satisfaction et du ravissement.  On est en amour seulement à cause de l'amour.
Mais si on pense avoir des blocages internes, on aura tendance à se sentir plutôt faible et même facilement vulnérable, et on est enclin à se fermer par peur d'être rejeté.  Dans cet état on ne peut pas ou ne veut pas participer au flot naturel de la vie.
Connectés au chakra du cœur, sont toutes les variétés de verts, semblables à ce que la nature offre, ainsi qu'un rose tendre.  Correspondant à ces couleurs, toutes les pierres précieuses vertes et roses sont estimées pour harmoniser, telle l'émeraude, le jade et le quartz rose.
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« Répondre #80 le: Samedi 20 Février 2010, 19:06 »

Le miroir
Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n'est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c'est une vie qui s'accomplit dans un regard vers l'autre.
Dès que le regard revient vers soi, tout l'émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s'émerveille, c'est qu'on ne se regarde pas. Quand on prie, c'est qu'on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c'est qu'on est enraciné dans l'intimité d'un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l'on prétendait y trouver son secret.
La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui. Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d'art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d'enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c'est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d'autant plus fort que justement l'événement vous détourne de vous-même. C'est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l'autre et en vous perdant en lui. C'est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence...
Dans ce regard vers l'autre, nous naissons à nous-mêmes. M. Zundel
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« Répondre #81 le: Dimanche 21 Février 2010, 13:38 »

ces proverbes sonttirés de la sagesse  populaire touarègue à méditer.
-   La force se trouve dans nos racines
-  Quand on commence par le dialogue on aboutit à une solution
-   Repousse l'obscurité et déplace toi librement dans la lumière
-  Si Dieu est pour nous qui sera contre nous
-  On entend le fracas des arbres qui tombent, mais pas le murmure de la forêt qui pousse
-  Au bout de la patience il y a le ciel
-  Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera
-  Le monde est du côté de celui qui est debout
-  L'arbre ne s'élève qu'en enfonçant ses racines dans la terre nourricière
-  Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles
-  Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaît toujours
-  Instruire c'est construire
-  Tourne ton visage vers le soleil ainsi l'ombre restera-t-elle derrière toi
-  Le souffle de celui que tu aimes ou qui t'aime rafraîchit l'âme
-   Se cacher dans la parole ? Mieux vaut se cacher dans le silence
-   La tente ne se construit pas avec le mensonge
-  Ton ami d'aujourd'hui sera ton ami dans l'au-delà
-  La bouche a un verrou qui est le silence
-  Mieux vaut passer la nuit avec la colère que de se réveiller avec la haine
-  L'arbre du silence porte les fruits de la paix
-  Le passé prend racine dans l'avenir
-   Il faut creuser les puits aujourd'hui pour étancher les soifs de demain
-   La culture est plus qu'un avoir elle est un être
-   Il vaut mieux se lever sans savoir où l'on va que rester assis sans rien faire …
-   L'ignorance n'instruit pas
-  Qu'importe si le chemin est long, du moment qu'au bout il y a un puits
-  Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres
-  Le courage de la goutte d'eau, c'est qu'elle ose tomber dans le désert
-  Celui qui ne connaît pas le silence du désert, ne sait pas ce que c'est le silence
-  Marche toujours en avant de toi-même comme le premier chameau d'une caravane
-  Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens
-   Si loin que nous portent nos pas, ils nous ramènent toujours à nous-mêmes 
-  L'homme a inventé la montre mais Dieu a inventé le temps
-  Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole
-  Beaucoup de paroles, c'est du vent
-  L'amour ne s'achète pas
-  Le véritable combat, c'est d'être en paix avec soi-même
-  La différence entre un jardin et un désert, ce n'est pas l'eau, c'est l'homme
-  Lorsque quelqu'un te blesse tu devrais l'écrire sur le sable afin que le vent l'efface de ta      mémoire, mais lorsque quelqu'un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l'écrire sur la    pierre afin que le vent ne l'efface jamais
Certains de ces proverbes sont tirés du site de Souéloum Diagho,  magnifique poète touareg . 
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« Répondre #82 le: Jeudi 25 Février 2010, 19:20 »

"Le cœur trouve une paix quand, blessé ou humilié, il confie à Dieu, sans attendre un instant, ceux qui l'ont heurté, malmené." Taizé
l
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« Répondre #83 le: Jeudi 25 Février 2010, 19:31 »

 "Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se
consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes.
Malgré son âge, on murmurait qu'il était encore capable
d'affronter n'importe quel adversaire.
 Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de
scrupules.
Il était célèbre pour sa technique de provocation :
il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement.
Doué d'une intelligence rare pour profiter des erreurs commises,
il contre-attaquait avec la rapidité de l'éclair. Ce jeune et
 impatient guerrier n'avait jamais perdu un combat.
Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour
le vaincre et accroître sa gloire.
 Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le
vieux Maître accepta le défi.
Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune
guerrier commença à insulter le "vieux Maître".
Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes
les offenses connues - y compris à ses ancêtres.
Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux
resta impassible.
A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l'impétueux
guerrier se retira.
Dépités d'avoir vu le Maître accepter autant d'insultes et
de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :
 - Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ?
 - Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre
sabre, même sachant que vous alliez perdre le combat,
au lieu d'exhiber votre lâcheté devant nous tous ?
 - Si quelqu'un vous tend un cadeau et que vous ne
 l'acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? Demanda le samouraï.
 >  A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.
 >  Cela vaut aussi pour l'envie, la rage et les insultes,
dit le Maître.
 > Lorsqu'elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent
toujours à celui qui les porte dans son coeur."
"Quand on vous injurie, on vous
agresse verbalement, on vous méprise,
la meilleure arme est d'ignorer
comme si vous n'entendez rien,
ne voyez rien de son auteur.
Il sera déstabilisé et recevra
comme un "boomerang" ses paroles
en plein figure."
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« Répondre #84 le: Jeudi 25 Février 2010, 19:40 »

Bouddha a choisi un mot très porteur shunyata vacuité, vide, indifférencié.
Le mot anglais, le mot anglais équivalent no thingness "le rien", n’est pas un mot aussi beau. C’est pour cela que je voudrais l’écrire : no-thingness - "le sans rien" parce que le rien n’est pas seulement rien, il est un tout, il est vibrant de toutes les possibilités. Il est un potentiel, un absolu potentiel. Il est non encore manifesté, mais il contient tout.
Au commencement est la nature, au terme est la nature, aussi pourquoi tant d’agitation à propos de ce qui est entre. Pourquoi, dans ce qui est entre, devenir aussi tourmenté, aussi anxieux, aussi ambitieux, pourquoi créer tant de désespoir à propos de ce qui est entre ? De la vacuité à la vacuité, voilà tout le voyage.
Être "dans un vide" peut être déroutant et même effrayant.
Rien auquel se raccrocher, le sens de l’orientation à disparu, pas même une indication sur les choix ou les possibilités à venir.
Mais c’est exactement cet état de pur potentiel qui existait avant la création de l’univers.
La seule chose que vous puissiez faire maintenant est de vous détendre dans cette vacuité, de vous laisser absorber par le silence entre les mots… Observez ce vide entre l’inspiration et l’expiration et chérissez chacun des moments de cette expérience. Quelque chose de sacré est sur le point de naître.

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« Répondre #85 le: Lundi 01 Mars 2010, 14:26 »

 S'envoler pour la vie
 Un homme trouve le cocon d'un papillon. Un jour, il voit une petite ouverture apparaître et il passe plusieurs heures à observer le papillon qui essaie de sortir par le petit trou. Puis soudainement, le papillon ne semble plus faire de progrès. C'est comme s'il était à la limite de sa capacité et qu'il ne pouvait pas aller plus loin. L'homme décide donc d'aider le papillon.
Il prend des ciseaux et coupe le reste du cocon. Le papillon en sort ensuite facilement. Mais il se produit quelque chose d'étrange. Le corps du papillon est gonflé et ses ailes sont ratatinées. L'homme continue à observer le papillon et s'attend à ce qu'à tout moment, les ailes grandissent pour soutenir le corps qui se contractera avec le temps. Mais cela ne se produit pas. Le papillon passe en effet le reste de sa vie à se traîner, avec un corps gonflé et des ailes déformées. Il n'arrivera jamais à voler.
Ce que l'homme, dans son empressement et animé par des sentiments de compassion, n'avait pas compris, c'est que la constriction exercée par le cocon et la lutte exigée du papillon pour sortir par la petite ouverture étaient les moyens prévus par Dieu pour pousser le liquide du corps du papillon vers ses ailes pour qu'il soit prêt à prendre son envol une fois sorti du cocon. Parfois, les luttes sont exactement ce dont nous avons besoin dans la vie.
Si l'on nous permettait de traverser la vie sans obstacles, nous deviendrions infirmes. Nous ne serions pas aussi vigoureux que nous aurions pu l'être. De plus, nous ne pourrions jamais prendre notre envol.
J'ai demandéla force... Et jai l'on  m'a donné les difficultés pour me rendre fort.
J'ai demandé la sagesse... Et l'on m'a donné des problèmes à résoudre.
J'ai demandé la prospérité... Et l'on m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J'ai demandé de pouvoir voler... Et l'on m'a donné des obstacles à surmonter.
J'ai demandé l'amour... Et l'on m'a donné des gens à aider dans leurs problèmes.
J'ai demandé des faveurs... Et l'on m'a donné des potentialités.
Je n'ai rien reçu de ce que j'ai demandé...
Mais j'ai reçu tout ce dont j'avais besoin
Brin de sagesse:
"On ne peut donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes".
Proverbe chinois
"Le signe le plus sûr de la présence d'autres formes de vie intelligente dans l'univers est qu'ils n'ont jamais essayé de nous contacter".
Auteur inconnu
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« Répondre #86 le: Lundi 01 Mars 2010, 14:48 »

Quand l'amour vous fait signe, suivez le.
Bien que ses voies soient dures et rudes.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.
Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.
Et quand il vous parle, croyez en lui.
Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.
Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous crucifier.
De même qu'il vous fait croître, il vous élague.
De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,
Ainsi il descendra jusqu'à vos racines et secouera leur emprise à la terre.
Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.
Il vous bat pour vous mettre à nu.
Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.
Il vous broie jusqu'à la blancheur.
Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.
Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.
Toutes ces choses, l'amour l'accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.
Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour.
Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l'amour vous moissonne,
Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.
L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.
L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.
Car l'amour suffit à l'amour.
Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, "Dieu est dans mon cœur", mais plutôt, "Je suis dans le cœur de Dieu".
Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirige votre cours.
L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu'ils soient ainsi :
Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
Connaître la douleur de trop de tendresse.
Etre blessé par votre propre compréhension de l'amour ;
Et en saigner volontiers et dans la joie.
Se réveiller à l'aube avec un cœur prêt à s'envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d'amour ;
Se reposer au milieu du jour et méditer sur l'extase de l'amour ;
Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;
Et alors s'endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.
Franco
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« Répondre #87 le: Mardi 02 Mars 2010, 12:22 »

"Beaucoup de gens cherchent dorénavant autre chose que des buts matériels. Ils ne cherchent plus non plus un nouveau système de croyances mais simplement à découvrir la vérité de leur propre conscience. Ils cherchent une spiritualité tolérante, ouverte et non sérieuse qui puisse les aider à sortir de la souffrance quotidienne.
Et rappelez-vous la souffrance ne vient pas du capitalisme ou de la mondialisation...  La souffrance est créée par l’homme lui-même. Nous la créons nous-mêmes : c’est notre identification au mental, notre inconscience qui créent nos souffrances. Et c’est pourquoi la méditation me semble si utile car elle permet par la simple observation des pensées et des émotions de se désidentifier du mental et de se reconnecter à notre être profond, là où le calme et le bonheur n’ont jamais cessé d’exister.
Emmanuel Moulin
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« Répondre #88 le: Mardi 02 Mars 2010, 12:39 »

Vivre au présent, c’est mourir au passé
Est-il possible de vivre au présent, sans y introduire le temps, c’est-à-dire le passé ? On ne peut vivre, c’est certain, dans ce présent absolu qu’en comprenant le passé dans son intégralité globale. Mourir au temps, c’est vivre dans le présent, et vous ne pouvez vivre dans le présent que si vous avez compris le passé, ce qui suppose de comprendre votre propre esprit - et non seulement l’esprit conscient qui vous accompagne chaque jour au bureau, acquiert un savoir et de l’expérience, a des réactions superficielles, et ainsi de suite, mais aussi l’esprit inconscient, dans lequel sont enfouies les traditions accumulées de la famille, du groupe, de l’espèce. De même, sont enfouies dans l’inconscient l’immense souffrance de l’humanité, et la peur de la mort. Tout cela, c’est le passé, c’est-à-dire vous-même, et vous devez le comprendre. Si vous ne comprenez pas cela, si vous n’avez pas exploré les voies qui sont celles de votre esprit et de votre coeur, exploré votre avidité et votre souffrance, si vous ne vous connaissez pas vous-même complètement, alors vous ne pouvez vivre au présent. Vivre au présent, c’est mourir au passé. Ce processus de compréhension de vous-même vous permet d’échapper à l’emprise du passé, c’est-à-dire à votre conditionnement(...)
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« Répondre #89 le: Jeudi 04 Mars 2010, 18:13 »

L'ombre d'un papillon dans les montagnes bleues
« C’est mon lac intérieur / Dans l’ombre rôde un tigre noir »
Haneko 

L’esthétique japonaise vaut la peine. Même si on lui reste étranger. Nous sommes toujours les « gaïjins » du Japon, les autres, « étrangers ». Les reflets mouvants de la culture japonaise, forment une mosaïque de silences, un archipel du mi dire. Un univers de signes fantasmés, pour une vérité de l’instant réel. Un plaidoyer esthétique en faveur de l’ombre et des non dits. Un art de vivre les silences ? A travers une mise en scène de la vie quotidienne, mêlant désirs et inquiétudes, beauté et vulgarité, fixations intemporelles et hédonisme détaché, tradition de toujours et modernité ultra.
 La « chose japonaise » ? D’une étrangeté à la fois criante et chuchotante.
Exemples du vif du sujet, les haïkus offrent une source inépuisable de moments poétiques pris sur le vif : «A milieu de la vie / au milieu de la mort / la neige sans répit » (Taneda Santôka )… Comme la vie, ils ne disent pas tout. Les haïkus errent, en se taisant. Ce dont ils parlent s’en va au loin, et ne fait que passer. En marge de toute pensée réflexive. Ils ne se bornent pas à expliquer le monde, mais le reflètent. Ils sont tout, en étant autres. Eux aussi. Invitant à la réflexion, ils représentent à merveille la dynamique tranquille, mais sans ménagement d’une insaisissable esthétique, qui serait japonaise. Fascinante et vaguement effrayante. A la lisère des rêves, des fantasmes, des illusions.
Le Japon des haïkus se déplace ainsi, inanalysable, vaporeux et kaléidoscopique. Une constellation borderline faîte d’objets culturels et de lignes artistiques déréalisantes. Belles figures de rien et de tout, en même temps figées et vibrantes, artificielles et crues. Autant d’apparitions transfigurées, entre la vie et la mort, le souffle d’un souvenir et l’ombre d’un soupir. Formes et figures mystérieuses, jusque dans l’absence supposé de mystère. Mouvements pleins d’immobilité. Espaces manquant du vide dont ils s’originent. Beautés d’une esthétique fuyante, réelles, irréelles, surnaturelles.
Un univers de sensations, d’impressions, de rêveries et de représentations où tout aurait son importance, rien n’étant laissé de côté. Le « cerf-volant qui a égaré son âme » comme « la voix jaune d’un rossignol »… L’existence promise pour chacun, d’un monde partagé ? De la neige qui fond à la manière de la pluie de printemps. Une esthétique où la pisse vaut bien le chant des alouettes, entre la « narine du Bouddha » et les « fientes d’une nuée d’oies »... Du sanglot des grenouilles au nectar des iris... Avec les « journées sans un mot » les « clameurs étouffées « du clair de lune... Des ombres qui rôdent dans nos « lacs intérieurs » au « cœur des mouettes »... De la « pluie qui tombe sur la pluie » comme un « rêve courant sur la lande en friche »... « La crotte du maître abbé » dans le blizzard à côté d’un « traîneau sans lumière » le long des falaises d’un océan d’automne…
Exercices de déplacements et de recomposition d’un espace de culture. Paravents de langages épars. Une ouverture affolante de l’esprit et de la sensibilité, qui finit par imprégner notre perception, nos représentations, la naissance d’une idée, les sensations corporelles, la valse des images. Savoir regarder, sentir, vivre et savoir être. La cérémonie du thé ? S’essayer sans risque majeur à devenir celui que l’on pourrait être. Naître cent fois et disparaître, dans un nuage de fumée, en même temps, le temps d’une gorgée humée.
Etre en n’étant pas. Dire en ne disant pas. Montrer en cachant. Ouvrir en fermant… Encore l’image et le réel du paravent déplacé... Tenter de se maintenir, immobile et en mouvement. Si possible pas trop loin d’un centre virtuel des quatre points cardinaux, quatre directions au moins, comme toujours, ou presque au Japon.
Au seuil de ce qui signe le franchissement des limites et permet de le marquer. Dans un style tout à sa source d’inspiration de l’instant, une esthétique où l’ombre prime sur la lumière. Ni plus ni moins. Une atomisation sans fin du réel où le vide surgirait à chaque respiration du monde, où tout par conséquent, dans la coexistence des contraires, apparaîtrait ici et maintenant. Pour mieux perdre connaissance ? Se voilant et se dévoilant en même temps… « Ils sont sans parole / l’hôte l’invité / et le chrysanthème blanc » (Ryôta)... Là où, tout ayant été dit, resterait absolument à exprimer, au cœur de sentiments esthétiques singuliers, dans le fil d’une énigme mobile. Tissage sans fin de tout et de rien. Fétichisation du vide une étrangeté au quotidien. En marge de toutes les transitions, là où ni la parole ni le silence ne font obstacle. Là où la supposée réalité des choses se mue instantanément en écriture de la vie. Tissages précautionneux d’une harmonie soucieuse de ne pas opposer les contraires. Ni trop, ni trop peu, jusqu’à l’excès dans la mesure. Au risque de l’explosion du cadre, de la perte de maîtrise. A l’image des secousses sismiques qui rythment chaque semaine la terre japonaise, l’existence du collectif japonais.
L’ombre d’un papillon convulsif… De la tentation de l’inanimé aux sources d’une énergie sismique, bien que contenue. Une subtilité vive qui confinerait à la folie ? C’est tout l’intérêt. L’union des contraires sans la confusion. Avec une sorte de maniérisme que nous mirons, et qui nous regarde, au-delà des ridicules. Une sensibilité (japonaise) tendant à familiariser l’inconnu, à explorer l’énigmatique. Un instant de beauté serait en même temps un signe, une trace et une promesse. Difficile de rêver plus belle illusion ! Entre un passé flou et l’incertitude des temps à venir, les pas travaillés du jardinier ne font qu’effleurer le sol. L’instant esthétique du Japon éternel est un flash en cascade, ordonné au-delà des consensus, mais capable de tout.
D’où l’éventail infiniment varié malgré l’unicité apparente d’un style, des figures de cette art de vivre, de cette écriture du moment vécu, de la poétique nippone classique, jusque dans ses outrances modernistes. D’où également les contre attitudes suscitées, entre répulsion et attirance, symptôme et sublimation, fascination et dégoût, crudité et ritualisation.
Dessinant les limites subtiles d’un espace de transitions minutieuses, les arts traditionnels du Japon allient une religiosité fossile et les forces civilisatrices les plus audacieuse. Toujours dans un espace faits d’entre-deux (et ainsi de suite). Une fossilisation vivante… Le bel objet se donne à voir entre la violence de l’actuel, l’animisme et le bouddhisme, les objets rares du quotidien et une fascination héroïque pour la mort, la sauvagerie sauvage et les jaillissements d’hémoglobine, une éthique du geste parfait et un raffinement sans nom. Un univers esthétique hautement sensoriel, à la mesure du trouble qui en émane. Le temps d’un regard qui reviendrait d’avoir vu le néant. Les œuvres aimées du Japon nous touchent, sans qu’on y pense, comme dans un écran de fumée. Des représentations en train de se faire, au moment où on les vit (le thé, un dessin sur un paravent, les fleurs, les objets décoratifs, le sabre, les jardins, l’arc, la calligraphie, etc.). A l’instant où on sent confusément une présence en suspens, absolument libre dans le cadre imposé. Une expérience plus physique, plus sensorielle qu’on imagine. Comme la sublimation naît des perceptions corporelles originelles. Ainsi, la découverte du Japon, intime, produit un trouble qui n’en finit pas. Le « tigre noir » se refuse à toute tentative d’analyse fermée qui comblerait le manque. De là l’usage immodéré des silences par Puccini dans sa Butterfly. Dès lors, comment ne pas se perdre dans ce lac insondable? Les nuances colorées d’une orchidée expriment sans un mot une esthétique qui ne prétendrait rien comprendre, rien n’expliquer. Une représentation de l’irreprésentable. Un mi dire de l’indicible. Un métalangage oscillant entre une sensorialité épurée et une intellectualisation folle, en tout et partout. L’esthétique japonaise transporte, ailleurs, autrement. Transe. Portage. Pointage aussi... Une emprise du non sens, au-delà du sens, en amont des mots. Exprimer pour ne pas le dire. A la place, dans l’absence d’une présence ? Avant que les premières représentations ne viennent. Aux origines de l’originaire ? Après que les mots s’en soient allés. Entre l’apparition, et la disparition, d’un sujet pris sur le vif de son vide. Avant l’espoir d’un hypothétique retour vers des terres étrangement familières. Entre la beauté du vide taoïste et un système de codifications sophistiquées. L’esthétique japonaise évoque aussi, sans le nommer, le mot de la fin, comme un éternel recommencement, une renaissance ravissante, un origine à fonder. La grâce de la vacuité ? Pas seulement. Un seul vers, une syllabe qui dirait tout ? Fuir, là-bas (Mallarmé)… Partir afin de trouver. Un rêve de poète dans un monde inhumain. Une promesse irréalisable… Il faudrait sans doute que tout change pour que rien ne change (Lampedusa). A moins, dirait ironiquement un moine zen, que ce ne soit le contraire. Le moment japonais en esthétique s’apparente aux sensations troubles d’un dormeur qui se réveille, doucement mais sûrement, péniblement même. Entre deux eaux. Un rêveur doutant à moitié d’être en vie, ensommeillé, incapable de s’exprimer, revenant à lui non sans peine, étant et n’étant pas, incarnation de ce qui n’a pas de chair, vide qui se remplit à mesure, distance qui se creuse avec l’antériorité, conscience réflexive qui revient à elle non sans mal…

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