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Auteur Fil de discussion: la méditation  (Lu 2238 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #105 le: Samedi 03 Avril 2010, 17:05 »

Nous portons tous en nous les germes du bonheur, de la paix et de la joie.
Il nous appartient de les arroser afin que leur parfum puisse se répandre dans tout notre être.
Cela ne peut se produire qu'à l'intérieur de nous même et ne dépend d'aucune circonstance extérieure.
Evidemment pour la majorité, ce serait tellement plus facile d'être heureux si le monde change
(si les autres changent, je pourrai enfin être heureux car la cause de mes souffrances ce sont les autres) .
La spiritualité se vit dans la simplicité, dans l'ici et maintenant,
dans l'instant présent, dans chaque geste que l'on fait en conscience.
Lorsque nous sommes en paix avec nous-même alors nous regardons le monde avec les yeux de l'amour, de la compassion et de la compréhension.
Lorsque vous entamez une pratique quel qu'elle soit,
il est essentiel d’être patient, la patience est primordiale.
L'impatience ne fait pas bon ménage avec le lâcher-prise, la paix,
l'instant présent ou l'éveil de la conscience.
Combien de personnes cessent leur pratique parce qu’elles ne ressentent rien de particulier, parce qu’elles ne voient pas de lumière, qu’elles ne développent pas de dons en trois jours ou que les anges ne viennent pas leur faire un coucou au bout de la deuxième séance ?
Il faut laisser le temps à la nature pour que germe la graine.
La persévérance et la patience seront pour vous ce que sont le soleil et la pluie pour la graine.
Lorsque quelqu’un choisit d’étudier la musique, il fait le choix d’un instrument, d’une méthode d’apprentissage et d’un professeur. Il est bien conscient qu’il ne jouera pas une symphonie au bout d’une semaine. S’il pratique deux a trois fois par mois,il est conscient qu’il apprendra moins vite que s’il pratique tous les jours et s’il change d’instrument sans cesse alors il ne fera que survoler la musique sans jamais la connaître en profondeur.Ceci est valable pour toutes les disciplines, qu’elles soient sportives, artistiques ou spirituelles. 
Un autre point très important sur le chemin de l’éveil est celui ou certains
voudraient commencer par gravir l’Everest avant même d’avoir fait une simple marche en montagne. En aucun cas il ne convient de brûler les étapes, cela ne peut que conduire à l’échec. Entamez votre pratique avec beaucoup d’humilité, avec des techniques les plus simples possibles et vous progresserez à votre rythme. Ne vous découragez pas et prenez plaisir à faire ce que vous faites. La pratique doit être quotidienne, régulière et sur le long terme, ne cherchez pas à obtenir quelque chose. N’attendez rien, ne vous laissez pas éblouir par les beautés de toutes sortes qui se présenteront à vous, par des sensations, par des lumières, des paillettes dorées, par un don particulier qui se développerait, par des visions et
toutes ces sortes de choses, restez détachés de tout cela
car si vous vous laissez éblouir alors vous ne verrez plus là-bas,
de l’autre coté, le rivage de l’Essentiel.
La plus merveilleuse des expériences est lorsqu’il ne se passe rien,
absolument rien, c’est la cessation totale des pensées,
le silence sacré de la conscience pure où les concepts d’être et de non-être,
de dualité et d’unité n’existent plus.
Dans notre société la pratique de la méditation a perdu son véritable sens.
Nous sommes dans une société de consommation et la plupart des gens
qui entament une pratique sont désireux d’obtenir quelque chose
et le plus vite possible par le biais de cette pratique.
Hors le sens de la méditation est bien de nous amener à nous débarrasser
de tout ce qui nous encombre et non pas d’obtenir quelque chose de plus,
un gain, un don, une belle image de soi ou quoi que ce soit d’autre.
Rien ne presse, vous avez simplement à goûter pleinement au voyage
que vous avez entrepris, d'instant en instant, de lieu en lieu, de vie en vie.
Réjouissez-vous d'être là en cet instant, en cet instant unique de votre voyage, tel que vous êtes, tout cela est merveilleux et nouveau à chaque instant.
De pas en pas, Dieu expérimente sa création à travers vous
et tout ce qui vient vers vous n'est autre que Dieu.
Au fil de notre vie nous traversons tous des moments difficiles ou douloureux.
Chacun s'accorde à dire que ces moments sont là pour nous faire grandir.
C'est l'apprentissage de la vie, nous apprenons et parfois nous comprenons.
Lorsque nous grandissons à travers une épreuve douloureuse
(ou toute autre leçon de la vie, qu'elle soit "agréable" ou "désagréable"),
notre âme atteint des niveaux plus élevés de conscience.
C'est pour ça que nous parlons de grandir. A partir de ces niveaux plus élevés, notre âme peut faire passer plus de lumière vers le plan physique,
éclairant ainsi notre chemin et nous permettant d'avoir une compréhension des choses, des événements et des êtres, bien plus profonde qu'auparavant.
Le pardon est essentiel à notre bien être, il est comme un souffle purificateur
qui parcoure l'ensemble de notre corps énergétique.
Lorsque nous entretenons un climat intérieur de rancune, de ressentiment,
de haine, de vengeance ou de culpabilité, nous alimentons des pensées
très nocives pour nous-même et notre environnement.
Certains peuvent penser que ça leur fait du bien d’en vouloir à quelqu’un,
mais si nous y regardons d’un peu plus près, si nous nous mettons à ressentir ce qui se passe dans notre corps lorsque nous émettons des pensées négatives, alors nous pouvons ressentir un mal être, un état intérieur pesant et lourd, comme si un nuage sombre venait cacher notre soleil intérieur.
Cela vient du fait que chaque pensée teintée de négativisme crée une pollution dans notre corps énergétique. Il se forme des micro-bulles sombres dans les nadis qui sont les conduits par lesquels circule le Prâna ou énergie vitale.
Cela a pour conséquences de freiner la circulation énergétique,
voire de la bloquer totalement à certains endroits ouvrant la porte
aux disfonctionnements et nous menant tout droit vers la maladie.
Prenez donc soin de vous en accordant le pardon à tous ceux envers qui
vous entretenez une charge émotionnelle. Prenez donc soin de vous, en vous pardonnant à vous-même et à votre passé. Pardonnez en conscience de tout votre cœur, totalement et sincèrement. Ce pardon là, vous libèrera instantanément d’un fardeau bien trop lourd à porter.
Prenez conscience de vos pensées, observez-les sereinement sans les juger et sans vous juger.
Les pensées font partie intégrante de votre vie, elles conditionnent votre vie et elles sont là en permanence chez la plus grande majorité des gens. Observez-les simplement afin qu’elles ne dirigent pas votre vie mais que ce soit vous qui dirigiez vos pensées.
Que peut-il bien vous arriver à vous qui êtes éternel ?
Un autre jour se lèvera.
Un autre rêve vous vivrez.
D'autres chemins, d'autres sentiers vous parcourrez.
Vous n’avez rien à craindre car ce que vous êtes en réalité n'est jamais né et ne mourra jamais.
Si vous avez peur et que vous ne savez pas encore totalement d'où provient cette peur, alors je vous propose de vous asseoir, de fermer les yeux et de contempler votre peur, laissez-vous vous envahir par elle et acceptez-la totalement.
Que ressentez-vous ?
A-t-elle une forme, une couleur, une odeur ?
Où ressentez-vous cette peur ?
Quelles images vous viennent ?
Ressentez-vous de la chaleur, du froid, une lourdeur, des picotements ?
Placez-vous simplement en observateur témoin, un témoin qui observe
simplement une sensation sans l'analyser, surtout sans chercher à analyser,
laissez le mental au repos et ressentez.
Ensuite prenez conscience que cette peur n'est pas vous mais que c'est vous qui êtes en train de la créer, c'est votre création, à ce moment là détachez-vous d'elle et observez-là comme si c'était une forme extérieure à vous, envoyez-lui tout votre amour et permettez-lui de se décréer.
Tant que vous nourrirez cette peur, vous lui insufflerez de l'énergie
et lui permettrez d'exister. Vous êtes le créateur de cette création que vous
nommez "peur", étant le créateur vous pouvez cesser de la créer à tout instant.
Si vous vous sentez bloqué, acceptez d'être bloqué en cet instant de votre vie.
Vous êtes bloqué et ce n'est pas grave.
Vous-même avez créé ce blocage et si vous l'avez créé c'est que vous aviez
une bonne raison de le créer. Ce blocage correspondait à un besoin à un moment donné de votre vie. Le jour ou ce besoin disparaîtra, le blocage disparaîtra de lui-même car vous lui permettrez de disparaître, c'est magique, c'est la magie de la Vie.
On se crée un blocage parce qu'on en a besoin à un certain moment de notre vie et ensuite on voudrait qu'il s'en aille, mais non, si ce blocage est présent c'est qu'on en a encore besoin et il ne sert à rien de forcer pour s'en débarrasser. Lorsqu'on réalise que ces blocages sont nos outils les plus précieux et qu'ils nous aident à ne pas avancer plus vite que ce que notre âme est capable de supporter, alors ces blocages deviennent nos fidèles amis et on les aiment parce qu'ils nous accompagnent pendant tout le temps qu'on a besoin d'eux. Tout cela est la merveille de la Vie.
Soyez patient avec vous-même, autorisez-vous à prendre le temps
dont vous avez besoin pour grandir. Soyez affectueux, tendre et aimant
envers vous-même, de cette façon vous prendrez bien soin de vous.
La Lumière de la Vie Eternelle trouve parfois de drôles de chemins
pour s'insinuer de la profondeur de l'Etre jusqu'à la surface de notre conscient.
Puissiez-vous rayonner avec douceur l'Amour qui émane de votre cœur.
Puisse la Lumière de la Conscience éclairer votre âme
afin qu'elle vous guide sur le sentier de la Vie.
Puissiez-vous vivre vos rêves et réaliser tout ce qui vous tient à cœur.
L'Univers entier vous soutient, ne l'oubliez pas.
- Totem -
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« Répondre #106 le: Lundi 05 Avril 2010, 16:06 »

Cultiver la confiance
C'est accepter le regard des autres, mais aussi son propre regard, sans jugement et sans a priori dans l'estime de soi.
Enrichir la confiance de base : celle qui s'approfondit  dans son corps et se sent à l'aise dans un sentiment de sécurité intérieure, dans ses sensations, ses émotions, se percevoir comme digne d'intérêt.
Développer ses pensées propres, comme une force créative et savoir parfois dire  non!
Se sentir exister, accepté, apprécié, avoir trouver dans sa famille sa place  et se construire des ressources, des compétences, des expériences.

Ce peut être da ns l'exercice de l'arbre que  pourra se faire  le contact avec la nature : ce sentiment d'enracinement dans la verticalité pour se connaître dans une foi à soi même,  s'autoriser à s'aimer.
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« Répondre #107 le: Lundi 05 Avril 2010, 16:12 »


Cultiver la confiance
La confiance est plante fragile qui demande
beaucoup de soins et d'attention.
Petite graine qui nous est confiée comme un cadeau
reçu du Créateur lui-même. Mais elle nous a été
transmise par nos parents.
Il faut bien préparer le terrain mais, humble comme
l'humus, elle s'épanouit mieux en plein air qu'en serre
chaude.
Elle pousse lentement et le meilleur sol est celui de
nos relations familiales, professionnelles. Elle apprécie
aussi le voisinage.
Elle s'adapte à tous les climats. Semée largement, on
peut en partager le plant avec des amis.
Il faudra se méfier des maladies : médisance,
mensonge, flatterie, jalousie, peur... La haine est un
poison mortel.
Ne pas hésiter à tailler les gourmands qui
l'épuiseraient, comme l'autosatisfaction et la trop
grande confiance en soi-même. Et mettre des
fertilisants : elle apprécie la prière, l'eau du baptême, le
dynamisme de l'Eucharistie, le renouvellement du
pardon.
Elle a couleur de printemps, de résurrection. La
blancheur de la pureté. Le violet de la simplicité, de la
patience et de l'humilité. Le rouge de la pudeur et de
l'amour.
Les fruits ont goût de vie, de joie, de paix, de
naissance, de promesse.
Clouée sur la croix,
Sortie du tombeau ouvert,
La confiance est fleur de Pâques !
Frère Maurice RIPOCHE.
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« Répondre #108 le: Jeudi 08 Avril 2010, 17:43 »

La Confiance
Le "conte" que l'on va lire pose le problème de la confiance donnée.
L'on pourrait formuler ainsi la question morale qui se pose :
Vaut-il mieux prendre le risque de faire confiance à quelqu'un qui ne la mérite pas que celui de la refuser à celui qui la mérite ?
Un thème connexe, lié à la Confiance, est celui de la Vigilance, car la confiance sans la Vigilance c'est comme de s'embarquer, en tant que le seul maître à bord, dans un bateau, sans s'assurer qu'il n'a pas de trou dans la coque, en dessous de la ligne de flottaison...
Ainsi, dans l'Intuition, l'être humain voulant agir juste se doit-il, sans cesse, de soupeser, afin de - sans risquer de la lui refuser - donner, dans la Vigilance, sa confiance uniquement à qui la mérite...
Tirant une petite charrette, Kwai Chang et Ho-Fong, deux jeunes prêtres d’une quinzaine d’années du temple Shaolin, se dirigeaient vers le village, lorsqu'un vieillard, sur le bord de la route, les interpella :- « Bonjour, jeunes prêtres. Où allez-vous donc ? »- « Nous allons acheter à manger pour notre temple », répondit Kwai Chang.- « Ah… je suis bien content que les prêtres aient de l’argent en ces temps difficiles… Mais j’ai entendu dire qu’il y avait des bandits sur la route principale. Il serait bien plus sage d’emprunter la petite route au pied de la colline. » Le vieillard paraissait digne de confiance… Alors Kwai Chang répondit : - « Merci, vénérable monsieur. Nous suivrons votre conseil. » Et c’est ce qu’ils firent…Mais, alors qu’ils avaient quitté la route principale et traversaient un bois, soudain, des voleurs sortirent des fourrés et se jetèrent sur eux.- « Attendez, on vient du monastère. Arrêtez ! », cria Kwai Chang. Cela ne les arrêta pas et ils se firent copieusement rosser, puis piller… 
De retour au monastère Shaolin, les deux jeunes prêtres racontèrent leur mésaventure à maître Kan. - « Ils ont pris notre argent, notre charrette, nos vêtements. Tout ce qui avait de la valeur », expliqua Kwai Chang.- « Sauf ce qui est irremplaçable… », répondit maître Kan. « Vos vies. » Ho-Fong intervint :- « Nous nous sommes faits avoir, nous avons fait confiance à un étranger. »Kwai Chang ajouta :- « C’était un vieil homme avec un doux visage et de bonnes manières… »- « Apportez-leur des vêtements ! » ordonna maître Kan, puis, se tournant vers Ho-Fong, il lui demanda :- « Ho-Fong, quelle leçon as-tu tirée de cette mésaventure ? »- « Ne jamais croire un étranger. »Puis, se tournant vers Kwai Chang :- « Kwai Chang, quelle leçon as-tu tirée de cette mésaventure ? »- « Se préparer à l’imprévu. » Alors, se retournant vers Ho-Fong, maître Kan lui dit : - « Ho-Fong, demain matin, quand tu te seras reposé, tu quitteras le temple. »- « Quand puis-je revenir, maître Kan ? »- « Chez nous, jamais. »Sans un mot, Ho-Fong s’inclina respectueusement devant maître Kan, puis, après un regard d’adieu à Kwai Chang, quitta la pièce. Maître Kan s’adressa alors à Kwai Chang : - « Es-tu troublé à propos de ton ami Ho-Fong ? » - « Je ne comprends pas pourquoi il doit partir et moi pas... », répondit Kwai Chang, « alors que je suis autant responsable d’avoir cru le vieil homme. » - « Nous ne punissons pas la confiance. Si en construisant une maison un charpentier plante un clou et que celui-ci se tord, le charpentier ne fera-t-il plus confiance aux autres clous et arrêtera-t-il de construire sa maison ? » - « Nous devons donc donner notre confiance… même si l’existence du mal nous est souvent rappelée ? » - « Combats le mal par la force. Mais soutiens la bonté de l’homme par la confiance. De cette façon, nous sommes préparés au mal, mais nous encourageons le bien. » - « Et ce bien, c’est la récompense de notre confiance ? »
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« Répondre #109 le: Jeudi 08 Avril 2010, 17:54 »

SUITE - « Lorsqu’on se bat pour un idéal, on ne recherche pas de récompense. Cependant, la confiance apporte parfois une magnifique récompense, plus formidable encore que le bien. »
- « Qu’est-ce que c’est, qui soit ainsi plus grand que le bien ? » demanda, intrigué, Kwai Chang.
Alors, maître Kan répondit :
« L’AMOUR. »
Et il se retira, laissant Kwai Chang méditer cette Perle de Sagesse…
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« Répondre #110 le: Vendredi 09 Avril 2010, 15:56 »

Zen
La distinction entre la graine et la floraison est identique à celle entre "vous ne sachant pas" que vous êtes un bouddha et l'instant où vous réalisez que "vous êtes" un bouddha. En fait, il n'y a aucune possibilité d'en être autrement. Bouddha est complètement épanoui, entièrement ouvert. Ses lotus, ses pétales, sont arrivés à un épanouissement...
Certainement, être vous-même empli de l'élan du printemps est bien plus beau que la rosée d'automne tombant sur la feuille de lotus. C'est l'une des choses les plus belles à regarder : lorsque la rosée d'automne tombe sur la feuille de lotus et brille au soleil matinal comme de vraies perles. Mais bien sûr c'est une expérience momentanée. Comme le soleil se lève, la rosée d'automne commence à s'évaporer...
Cette beauté provisoire ne peut certainement pas être comparée à un printemps éternel dans votre être. Vous regardez aussi loin que vous pouvez dans le passé et il a toujours été là. Vous regardez aussi loin que vous pouvez dans le futur et vous serez étonnés ; c'est votre être véritable. Partout où vous êtes, il sera là et les fleurs continueront de pleuvoir sur vous. C'est prin-temps spirituel.
Cette silhouette se tient seule, silencieuse et pourtant alerte. L’être intérieur est rempli de fleurs ; il porte en lui la qualité du printemps qui régénère, où qu'il aille. Cette floraison intérieure et la plénitude qu'il ressent offrent une possibilité de mouvement illimité. Il peut se mouvoir dans n'importe quelle direction ; vers l’intérieur comme vers l’extérieur, cela ne fait pas de différence car sa joie et sa maturité ne peuvent être altérées par l’extérieur. Il est centré et en expansion. La lueur blanche qui l’entoure le protège et le guide. Toutes les expériences qu’il a vécues l'ont amené à cette perfection.  sachez bien que ce moment porte un cadeau en récompense d'un travail assidu et bien fait. Votre base est solide maintenant, le succès et la bonne fortune sont les vôtres parce qu’ils sont le fruit de ce qui a déjà été expérimenté en vous-même. tarot
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« Répondre #111 le: Samedi 10 Avril 2010, 11:50 »

"Vous n’êtes pas accidentel, l’existence à besoin de vous. Sans vous quelque chose manquerait dans l’existence et personne ne peut le remplacer. C’est ce qui vous donne votre dignité, le fait que l’existence entière vous regrettera. Les étoiles, le soleil et la lune, les arbres, les oiseaux et la terre, tout dans l’univers ressentira qu’un petit espace est vacant et qu’il ne peut être rempli par personne d’autre que vous.
Cela vous donne une immense joie, un contentement, celui de sentir que vous êtes relié à l’existence et que l’existence se soucie pour vous. Une fois que vous êtes épuré et clair, vous pouvez percevoir l’immense amour qui vient à vous depuis toutes les directions.
Cette figure nue est assise sur la feuille de lotus de la perfection, contemplant la beauté du ciel nocturne. Elle sait que « chez soi » n’est pas un lieu physique mais une qualité intérieure de relaxation et d’acceptation. Les étoiles, les roches, les arbres, les fleurs, poissons et oiseaux – tous sont nos frères et sœurs dans cette danse de la vie. Nous, les êtres humains avons tendance à l’oublier tandis que nous poursuivons nos objectifs personnels et croyons que nous devons nous battre pour obtenir ce dont nous avons besoin. En fait, notre sens de la séparation n’est qu’une illusion engendrée par les étroites préoccupations du mental.
Le moment est maintenant venu de regarder si vous vous permettez d’accepter ce don extraordinaire de vous sentir « à la maison », où que vous soyez. Si vous vous le permettez, assurez-vous de prendre le temps de le savourer afin qu’il puisse s’intensifier et ne plus vous quitter. Si, par contre, vous avez ressenti que le monde est là pour vous posséder, le moment est venu de faire une pause. Sortez ce soir et contemplez les étoiles."
Zen
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« Répondre #112 le: Lundi 12 Avril 2010, 14:14 »

L'étoile et la fleur

Le petit prince s'assit sur une pierre et leva les yeux vers le ciel :
- Je me demande, dit-il, si les étoiles sont éclairées afin que chacun puisse un jour retrouver la sienne. Regarde ma planète. Elle est juste au-dessus de nous… mais comme elle est loin !
- Elle est belle, dit le serpent. Que viens-tu faire ici ?
- J'ai des difficultés avec une fleur, dit le petit prince.
Antoine de Saint-Exupéry (Le petit prince)

La terre nous porte et le ciel nous guide, parfois, si nous levons la tête. Les étoiles sont des fleurs célestes. Et les plantes sont nos étoiles sur terre. Elles nous apportent ce que nous détruisons un peu plus chaque jour : la vie. Nous devons être et rester conscients de ce qui nous entoure, attentifs, attentionnés, avoir à la mémoire que sans elles, nous ne serions pas en vie. Elles nous apprennent l'humilité, sans nous le dire, et nous nous devons d'être humble face à cette immensité merveilleuse. Faut-il vraiment en percer le mystère ? Je ne le crois pas. Gardons ce privilège rare et inestimable qui est de ne pas tout vouloir savoir…

Préservons en nous une infime place pour le songe et les flâneries. Aspirons à la vie, sans souci, sans précision. Laissons-nous rêver, dévoiler parce qu'une fleur vous aura pris le cœur. Offrez-vous des fleurs, offrez-en à l'être ami(e), à l'aimé(e). C'est l'intention qui compte, pas le prix ni la rareté…

Plantes de légendes, elles font partie de notre inconscient culturel ; elles participent à rendre présent et actuel nos univers mythologiques, elles n'ont pas quitté nos contes de campagne. Chacun de nous a en soi une plante-remède issue de son histoire familiale. Nous avons tous en nous, dans un coin camouflé de notre mémoire, la souvenance d'une fleur qui est venue à nos mains et à notre bouche ravie. Fleurs de l'intangible, elles viennent nous parler avec émotion dans un langage floral que nous ne comprenons pas toujours. Qui se souvient encore du langage des fleurs ? ces petits messages fleuris et parfumés envoyés à l'amante, à l'amant, à l'âme tant chérie… "je vous apporte le bonheur" dit l'armoise, "l'espérance" murmure l'aubépine, "l'inspiration" chante l'angélique ; "je vous dis merci" danse la gentiane ; "je tâcherais" pense le genévrier ; "n'oubliez pas ma solitude sans vous" chuchote la bruyère ; "je résiste" clame le buis ; "je suis puissant" affirme le pin ; "je suis droit" rétorque le géranium ; "souvenez-vous de mon déplaisir lorsque vous n'êtes pas là" susurre l'ortie ; "ma pensée n'est que pour vous" fredonne la pensée….
Fleurs du souvenir, les plantes sont de sublimes visages qui vous regardent passer : arrêtez-vous un instant, un simple instant ; suspendez-vous dans le temps qui court ; et rappelez-vous que vous êtes un être libre, libre d'éveil, libre d'amour. Ne laissez plus votre jardin intérieur en friche, ne laissez plus vos jardins à l'abandon. Il n'est pas plus douloureux que de voir l'être aimé se faner, perdre l'éclat de son regard, perdre les petites étoiles qui pétillaient dans le clair de ses yeux : si vous ne pouvez lui redonner espoir, si vous ne savez pas quels mots lui dire : offrez-lui une fleur… avec votre cœur.

Plantes de santé, elles peuvent guérir car elles ont en elles tout ce qu'il faut pour cela. Elles sont aptes à soigner bien mieux que nous sommes en droit de le penser. Elles sont guérisseuse, nous offrant sans compter leurs bienfaits. Resplendissantes, elles partagent leur abondance naturelle. Déjà, simplement, par leur présence, elles sont "médecine". Nous ne les connaissons pas suffisamment, nous avons oublié, nous avons perdu beaucoup des savoirs anciens. Nous avons encore à découvrir, à apprendre d'elles. acceptons de reconnaître que nous en sommes toujours aux balbutiements de nos connaissances du monde végétal. Et je suis pas persuadée que les disséquer sous la lentille des microscopes apportera davantage. Si, cela viendra infirmer ce que les thérapeutes des premiers millénaires avant notre ère savaient déjà, avaient déjà écrit. Les recherches fondamentales ne peuvent que continuer à tâtonner si nous effaçons l'esprit de la plante.

Plantes de vie, il existe entre elles et nous une alliance invisible. Les elles sont le lien entre nous et la vie, entre nous et notre âme. Elles sont nos meilleurs "médecins". Elles sont salvatrices. Elle nous font poètes… inspirés, légers, joyeux. Les regarder peut enflammer les cœurs. Elles parfument notre vie. Prenez le temps de vous promener, seul(e). les échappées buissonnières ont du bon. Laissez-vous succomber au charme secret que seuls vos yeux seront voir. Parcourir le sentier des plantes est un chemin initiatique et solitaire. Il ne peut se vivre qu'entre vous et elles. Toute cueillette se fait seul, tout parcours intérieur se vit dans la solitude ; c'est dans le silence que nous pouvons percevoir l'indicible. Il nous faut ne plus seulement regarder, mais VOIR, d'âme à âme, dans une communion silencieuse et heureuse. Les fleurs sont les étoiles de nos jours.

Les plantes sont inoubliables. Elles nous montrent que notre vie nous appartient ; à chacun de nous de vivre que ce nous avons choisi de vivre en venant dans ce monde. Les plantes sont un engagement à être ce que nous sommes, et ne n'autorisent pas (plus) à tricher avec notre nature. Sans discours, sans mot de trop, elles sont loin de nos superficialités mondaines. Elles nous sont précieuses, bien davantage que vous ne puissiez l'imaginer. C'est seulement lorsque nous ne les voyons plus, lorsqu'elles sont chassées de notre vie, qu'elles sont estompées par nos villes, que nous ressentons comme un manque. Mais dites-vous qu'elles vous attendent. Il vous suffit de sortir des sentiers communs, osez votre différence. Cherchez au bord des chemins, le long des talus, au creux des vieux murs, dans l'ombre des sous-bois, sous un grain de sable… Délicate, fragile, modeste, il y aura toujours une fleur, une plante pour vous, qui n'attendait que vous. Laissez-vous apprivoiser…
Herbes magiciennes, les plantes ont du génie. Elles sont un cadeau inestimable de la nature. Tout ce qui est donné gracieusement est inestimable…

Alors, chut !
Faisons silence. Faites silence. Cessons nos bavardages. Et refermons ce livre. Abandonnez à la vie…
Ecoutez le cœur des plantes palpiter.
Elles sont là, pour vous, en vous. Elles sont votre âme.

Et si, il vous arrive un jour de ne plus retrouver le chemin de votre vie, rappelez-vous que les plantes sont là. A l'ombre douce du frêne, les déesses de la destinée veillent pour vous.

Copyright Sylvie Verbois

(Extrait de "Les plantes qui guérissent le corps et l'esprit" (Editions Trajectoire, 2002)
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torche joyeuse
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« Répondre #113 le: Vendredi 23 Avril 2010, 13:33 »

"  Il ne faut compter que sur soi-même, et encore, pas beaucoup.
  J’ai vu la mer sauvage et démontée; je l’ai vu calme et sereine;
  je l’ai vu sombre et maussade. Et dans toutes ces humeurs, je me
  suis reconnu.
  J’entre en moi-même pour retrouver ma joie d’enfant.
  Je consens à être étonné.   
  Je deviens terriblement moi-même. Peut-être par réaction contre
  tout ce qui me contraint de plus en plus à être un autre.
  Je me suis mis d’accord avec moi-même, ce qui est bien la plus
  grande victoire que nous puissions remporter sur l’impossible.
  L'amour de la nature, de la solitude, de la tranquillité sont des portes
  sur la recherche intérieure, la recherche de Soi...   de Dieu.
  L'amour de soi naît de la fierté de ce qu'on accomplit.
  La connaissance de soi est bonheur, le refus de soi est douleur.
  La conscience de soi est bonheur, le refus de soi est douleur.
  La loyauté c’est d’être fidèle à soi-même.
  La meilleure chose que vous puissiez donner à un ennemi est:
  le pardon; à un adversaire,la tolérance;
  à un ami, votre oreille;
  à votre enfant, le bon exemple;
  à votre père, la vénération;
  à votre mère, une conduite qui la rende fière de vous;
  à vous-même, le respect de vous
  à tous, la charité.
  La plus importante et la plus négligée des conversations, c’est la   
  conversation avec soi-même.
  La vie intérieure est un bain dans lequel on se plonge.
  Le bonheur et le malheur ne viennent que de nous-mêmes.
  Le difficile n’est pas de monter, mais en montant, de rester soi.
  Le manque de confiance en soi est un cancer
  Le plus difficile est de s’approcher de l’autre sans s’éloigner de soi.
  Le plus difficile n’est pas de monter, mais en montant, de rester soi.
  Le plus grand atout dans la vie est de croire en soi. C’est ainsi que
  vous pourrez affronter vos problèmes avec confiance et avec une
  attitude de réussite.
  Le premier ennemi à combattre est à l'intérieur de soi; souvent,
  c'est le seul
  Les gens qui se sentent bien dans leur peau produisent de bons   
  résultats. -
  Les relations sont sûrement le miroir dans lesquelles on se découvre
  soi-même.
  Lorsqu’une peur non fondée se manifeste en moi, je recherche   
  confiance et sécurité auprès de ma puissance supérieure.
  Lorsque vous vous sentez rejeté, acceptez-vous. Ensuite, allez vous
  promener et acceptez quelqu’un d’autre.
  Ne comparez pas votre intérieur avec l’extérieur des autres.
  Ne faites rien pour prouver quoi que ce soit aux autres.   
  Faites-les pour vous-même,
  Notre intérieur, notre vrai moi, ne se fatigue jamais; il sent, il rétablit
  tout.   Il est en relation avec tous les organes et les cellules. Il peut
  guérir.
  Notre salut et notre perte sont en nous-même.
  Nous portons tous un masque, c’est bien connu. Et vient un moment
  où nous ne pouvons l’enlever sans nous arracher la peau.
  Nous sommes prêts à tout faire pour ceux que nous aimons, sauf à   
  les prendre tels qu’ils sont.
  Nous sommes responsables de ce que nous sommes et nous avons
  le pouvoir de faire nous-même tout ce que nous désirons être.
  Nous sommes tous parfaitement imparfaits et nous devons nous
  accepter comme tels.
  On doit apprendre à devenir son meilleur ami. On a que trop
  tendance à être son pire ennemi.
  On doit être conscient de notre image car l’estime de soi ne nous
  vient jamais des autres.
  On donne à soi-même en donnant aux autres.
  On est quelqu’un dans la mesure où l’on est maître de soi, dans la
  mesure où l’on se gouverne soi-même.
  On est rarement maître de se faire aimer; on l’est toujours de se   
  faire estimer.
  On est vraiment soi-même lorsqu'il y a une harmonie entre ce qu'on
  pense, ce qu'on dit et ce qu'on fait.
  On ne devient ni meilleur, ni pire en vieillissant; on se rapproche
  seulement de plus en plus de soi-même.
  On ne peut trouver ailleurs ce que l’on possède en soi.
  On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est.
  Oser être toi-même, c’est exister pleinement à tes propres yeux et
  aux yeux des autres.
  Où que vous alliez, restez comme vous êtes.
  Parce que je ne pouvais rien changer autour de moi, j’ai décidé de
  changer ce qui est en moi.
  Pensez aussi grand que vous l'êtes vraiment, surtout, ne vous
  dépréciez jamais
  Pour parler de soi, il faut parler de tout le reste.
  Pour pouvoir se donner à plein, il faut d'abord se posséder
  soi-même.
  Pour savoir si l’autre peut nous accepter tel qu’on est, il faut
  simplement lui dire ce qu’on pense.
  Pour se connaître, et connaître les autres, il faut en prendre le
  temps.
  Prends conscience en toi, tu reconnaîtras tes limites, et si tu
  reconnais tes limites, tu te disposeras à accueillir les autres pour te
  compléter et t’enrichir.
  Quand on a passé l’âge des aventures passagères et qu’on cesse
  d’attendre l’amour de tous côtés, on est prêt à s’aimer soi-même.
  Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l’on
  va.
  Quelqu'un qui est soi-même est toujours quelqu'un d'important
  puisqu'il est unique et vrai.
  Rien ne s’obtient sans l’effort de soi-même.
  Si nous ressentons tant de frustration à nous faire dire «non» c'est
  que nous n'avons pas appris à le dire nous-même.
  Si on ne s'accepte pas comme on est, on va toujours se demander
  pourquoi les autres ne nous acceptent pas.
  Tous mes talents servent à ma réalisation personnelle.
  Tous nous serions transformés si nous avions le courage d'être ce   
  que nous sommes.
  Tout ce que vous faites trouve un sens dans ce que vous êtes.
  Tout changement, toute situation de crise, est occasion d’évoluer et
  de se révéler à soi-même.
  Toute notre vie, avec notre beau code moral et notre précieuse
  liberté, ne consiste en rien d’autre qu’à s’accepter tel qu’on est.
  Tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même.   Nulle
  retraite n'est plus tranquille ni moins troublée pour l'homme que
  celle qu'il trouve en son âme.
  Tu te dois de rêver, d’espérer, d’éprouver
  Tu te dois de croire, de chercher, de trouver
  Tu te dois d’être toi-même
  Une bonne opinion de soi améliore la qualité de notre vie et pousse à
  l'action.
  Vas-y, pense à toi, ne t’oublie pas. Comment veux-tu exister aux
  yeux des autres si tu n’es rien pour toi-même?
  Vos limites résident en vous.
  Vous avez le pouvoir de choisir comment vous vous sentez en ce
  moment.   C'est le grand secret des rapports humains, c'est le don le
  plus extraordinaire et le plus merveilleux outil.
  Vous êtes la seule personne que vous côtoierez toute votre vie,
  de la naissance jusqu’à la mort. Vous avez donc tout intérêt à vous
  aimer, à vous estimer à votre juste valeur, et à devenir votre
  meilleur ami. "  L'atelier de Denise
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« Répondre #114 le: Samedi 24 Avril 2010, 11:34 »

réponse à iown 47 :  Sourire
La conscience est fractionnée en huit parties :
 une partie non manifestée, sans corps, sans support, hors de la matière
 et sept parties manifestées, dans des corps, des supports, dans la matière.
 Selon le Kundalini yoga, il y a sept plans, pour le Raja yoga ces sept plans sont ramenés à cinq. Ces deux aspects (matière, non-matière) sont les deux faces de notre être "conscience, énergie".
 Les sept parties découlent du plan non manifesté d'abord, puis du plan le plus subtil au plan le plus grossier, à la manière d'une pyramide inversée, la partie haute recelant le plus de conscience, et la pointe le moins. La conscience, en descendant dans la matière se pare d'éléments, d'attributs, de capacités nécessaires à son incarnation. Plus elle descend, plus les éléments sont denses et nombreux. A cause de ce pouvoir d'identification avec ces éléments, la conscience « s'alourdit » et oublie son centre et son origine.
 Nous sommes dans la partie la plus basse, la pointe de la pyramide, là où la conscience est la plus ténue. La connaissance que nous avons de nous-même (corps, sens, mental,...) est très limitée. Selon le yoga, l'homme est le jouet de ses peurs, ses fantasmes, ses frustrations et de son ego. Ces éléments l'attachent et créent son karma et sa souffrance.
 Tous ces éléments ont une origine commune :
l'ignorance de soi, c'est elle qui fait naître la peur dont tout le reste découle. L'ignorance de soi se détruit uniquement grâce à la connaissance (cinq voies mènent au yoga : la connaissance, la puissance, l'amour, la joie et la beauté). La connaissance de soi est obtenue lorsque la conscience est réunifiée, sur le plan le plus subtil de la matière d'abord, puis sur le plan non manifesté, cette connaissance permet d'accéder á mukti*, la liberté.
 La liberté : ce terme comporte bien plus que le simple fait de s'autoriser à faire n'importe quoi comme nous le verrons. La liberté n'est ni une récompense, ni un dû, personne ne nous donne la liberté, on la prend soi-même, quand on est prêts, c'est une question de connaissance et de maturité de conscience.
Pour atteindre la connaissance de soi et la liberté,
le yoga structure la méditation sur trois niveaux selon un ordre chronologique
 La méditation avec support (avec attribut) C'est la quasi-totalité des méditations proposées avec des buts divers, selon les symboles utilisés. C'est par ce type de méditation qu'il faut commencer. On utilise un support, un symbole, un mantra, un objet, une forme ou une image. Les grandes étapes du yoga ont déjà leurs symboles, répertoriés et précis ; on ne médite pas sur n'importe quoi.
 La méditation avec support concerne les sept parties manifestées de la conscience. De plan en plan, de symbole en symbole, la méditation permet de réunir la conscience jusqu'au plan le plus subtil. Chaque passage de plan équivaut à un type de samadhi. Chaque samadhi a un effet extraordinaire, mais ce n'est pas le nirvana, celui-ci se situe sur le plan le plus haut, anandanamaya kosha, le corps de félicité, ou le corps causal, à ce niveau on comprend le pourquoi de toutes choses. Le point culminant de ces méditations est appelé sabija samadhi, c'est la connaissance totale de la première face de notre être.
A noter, tous les systèmes de yoga ne peuvent pas amener une réunification totale de la conscience sur le plan le plus haut. Certains systèmes ne s'occupent que de quelques plans et en laissent volontairement de côté.

 La méditation sans supports (sans attribut) Il y a une grande controverse dans le monde du yoga à propos du symbole. Certains ne voient pas la méditation sans supports, d'autres s'insurgent contre toute représentation, toute idole. Ces deux points de vue se défendent. Aucun ne peut prétendre à la perfection de la connaissance de soi telle que le yoga la voit. Il y a un ordre dans le yoga, d'abord on utilise un symbole, un support pour atteindre le plan le plus haut, celui de l'ananda, puis, après, on peut supprimer le symbole et passer á la méditation sans support et pas avant!
 Tous les grands maîtres sont en accord sur cette question. La méditation sans support est extrêmement dangereuse pour la structure de la personnalité, si celle-ci n'a pas été préalablement affinée et développée grâce à l'expérience antérieure du sabija samadhi. Dans cette méditation, nous cherchons à maintenir la vacuité en éliminant tout symbole, c'est un exercice très difficile. La vacuité doit être maintenue plusieurs dizaines de minutes, voire plus d'une heure pour atteindre les premiers niveaux du point culminant: nibija samadhi (il y a plusieurs degrés dans les deux types de samadhi que nous ne pouvons détailler ici). C'est le saut vers l'inconnu, plus de symbole pour s'identifier, plus rien pour altérer la conscience, même le sens de l'individualité a disparu (ce n'est pas l'ego déjà dépassé, c'est notre Moi, notre vraie personnalité). Hors de tous symboles ou supports, de toutes manières limitatifs, la conscience peut se voir telle qu'elle est. On ne peut pas dire grand chose sur cet état, on peut simplement dire ce qu'il n'est pas. Il n'est rien de ce que l'on connaît, ni de ce que l'on peut imaginer, ce n'est pas l'androgyne, ni l'opposé de ce que l'on connaît. Nous ne sommes plus dans la dualité, tous ces domaines appartiennent au monde des formes. Dans cette méditation il n'y a pas de forme, donc pas de mots, c'est pour cela que le Bouddha l'a appelé « le vide ».
 « Le vide » ce n'est pas le néant, il n'y a rien de connu, mais il y a quelque chose ; quand la conscience du Moi, le sens de l'individualité, s'évanouit, apparaît la pure conscience : le purusha ou l'Esprit. C'est la deuxième face de notre être, le plan originel, nous sommes remontés à la source. Dans ce sens, nous pouvons dire que le yoga est un système involutif, nous sommes revenus au point de départ. C'est pourquoi certains maîtres disent que nous sommes déjà libres, mais que nous n'en sommes pas conscients, devenus ignorants sous le voile de la maya, l'illusion.
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« Répondre #115 le: Samedi 24 Avril 2010, 15:17 »

Sois éveillé jour et nuit
comme une flamme qui brûle continuellement
sans jamais s'éteindre
Dès qu'il y a des mots, il n'y a pas de sens véritable.
Pourtant voici des mots. Que faire ?
Lis entre les lignes ou bien, lis ce qui est dit et non écrit,
ou bien, vois ce qui est montré et non dit,
ou encore comprends le sens de ce qui n'est même pas montré.
C'est-à-dire regarde en Toi.
Les mots sont à l'extérieur, mais la signification est à l'intérieur.

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« Répondre #116 le: Samedi 24 Avril 2010, 15:22 »

La précieuse étoile
Il était une fois une petite étoile tombée du ciel, égarée en plein champ sur la planète terre. Comment ne pas être repérée quand on scintille de la sorte!
Survient une femme, toute occupée à ramasser des branches mortes pour chauffer sa maison. La femme doucement s'approche, de ses mains délicates elle écarte la terre qui écrase la malheureuse étoile. Peu à peu celle-ci revit, elle brille bientôt de tous ses feux.
Oh, se dit la femme, je vais l'emporter dans ma maison, elle éclairera mon mari quand il reviendra du travail. Abandonnant ses branches mortes, dans ses deux mains ouvertes, rapprochées en forme de coupe, la femme recueille la petite étoile, et toute joyeuse regagne sa maison. Arrivée chez elle, sur un socle près de la porte, elle dépose sa précieuse découverte.
De retour le soir, le mari est étonné par la vive clarté qui l'accueille en franchissant la porte. "Qu'est-ce que cette chose brillante" demande l'homme? La femme raconte. "Elle nous est précieuse cette étoile, dit l'homme. Gardons-la pour nous." "Non, dit la femme, mettons-la dehors, elle éclairera tous ceux qui passeront près de notre maison".
Plus l'homme disait "gardons-la pour nous", plus la clarté de l'étoile diminuait. Plus la femme disait "Mettons-la dehors", plus l'étoile brillait. L'homme prépara une place sur le rebord de la fenêtre et y déposa le brillant trésor.
Depuis ce jour, la petite étoile n'a pas quitté sa fenêtre et sa clarté est de plus en plus vive.
Tagore
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« Répondre #117 le: Samedi 24 Avril 2010, 15:27 »

L'arbre qui voulait rester nu
Il était une fois un arbre. Au beau milieu d'un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l'entourait, les fleurs qui s'ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents…   
Ah!, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie. Une année s'écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu'il n'était pas un brin d'herbe comme il l'avait crû tout d'abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.
Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs.
Il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais…
Mais, se regardant, il s'aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillaient, que ses branches n'avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n'être pas assez grand, peur de n'être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers… n'acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.
C'est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s'épaississait, s'allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais… ni feuille, ni fleur, ni fruit.
Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s'était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d'une beauté qui n'était pas la sienne.
Le jardinier plus d'une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d'une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l'arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu'une fois de plus, il remit l'abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.
Il ne restait plus de l'arbre au milieu du verger qu'un tronc et des branches : il ne restait plus que l'arbre au milieu du verger.
S'apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d'un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage
Le paysan, sur ces entrefaites, revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s'était produit.
Depuis ce jour, l'arbre vit heureux au milieu du verger, il n'est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l'écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n'ont d'importance : seuls importent les fruits qu'il porte et que nul autre que lui ne peut porter.
Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s'éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.
N'ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter,
car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s'en nourrir.
N'ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.
Car chaque fois que nous les refuserons,
il manquera quelque chose dans le monde.
N'ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter,
car chacun d'eux permettra de faire grandir
la Vie et l'Amour qui nous ont été donnés en partage.   
Conte Peul
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« Répondre #118 le: Vendredi 30 Avril 2010, 20:07 »

C'est si juste... Merci de tous ces partages et ces éveils sur la méditation...
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« Répondre #119 le: Dimanche 02 Mai 2010, 17:10 »

merci à vous, Bernard, c'est pour moi un plaisir de partager ces expériences diverses,  et c'est le vrai sens de votre forum, le partage !  Sourire
"On ne révolutionne pas sa vie du jour au lendemain (sauf en cas de grosse, grosse crise). Je crois beaucoup aux petits changements, aux habitudes simples et faciles à mettre en place.
Il en est de même pour la méditation : passer du statut de superwoman speedée à celui de méditante nécessite des étapes. Et un apprentissage progressif pour ne pas se décourager, ni s'ennuyer.
Je vous invite, chaque matin, à mettre votre réveil 5 minutes plus tôt (et en tout état de cause avant le lever de votre smala!). Réglez un minuteur ou votre portable sur 5 minutes, ainsi vous n'avez plus à fixer votre montre, le temps se gère tout seul.
Installez vous en tailleur dans un endroit tranquille. Ne cherchez pas pour l'instant de position sophistiquée. Les yeux mi-clos (fermés, vous seriez tentée de vous rendormir) tentez de faire le vide pendant 5 minutes. C'est tout. Assiégée par le flux de vos pensées, laissez-les juste passer, ou observez-les comme des objets, sans critiques, ni jugements.
Tentez de pratiquer pendant 21 jours (c'est le temps nécessaire pour "fixer" une habitude), sans jamais dépasser 5 minutes.
Progressivement - et si vous en avez envie - augmentez vers 10 ou 15 mn.
Vous apprendrez à être de plus en plus consciente, tout en laissant une partie de votre stress, avant même de commencer votre journée.
Et une activité (apparemment) inutile, pour une femme, est presque un mode de rééducation au lâcher-prise"
sophrologie au féminin
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