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Auteur Fil de discussion: Vive la poésie, vive la littérature !  (Lu 4196 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #345 le: Samedi 26 Juin 2010, 15:36 »


ODE A L'ETE

Le regard éperdu dans les gris quotidiens
Je rêve de ciel pur et de bleus océans
Et du sable doré fuyant entre mes mains
De mauve et d'incarnat, de rouges du couchant…

Latitudes lointaines où l'on vit les pieds nus
Les cheveux décoiffés, la peau toujours dorée
Epurée des brouillards qui nous tiennent vêtus
La tête dans l'azur et la mer embrassés

Des vils oripeaux que la décence impose
Je me vois libérée et enfin retournée
A l'éden d'un jardin parfumé de roses
De lys, de giroflées et de bougainvillées

Lorsque le jour s'éteint j'en rêve les senteurs
Créant une alchimie d'effluves odorants
Et au cœur de la nuit, j'en ressens la douceur
Et le suave parfum tellement envoûtant

Je recrée des étés et l'ivresse des jours
Où la lumière semble ne jamais cesser
Ces doux instants de grâce hélas toujours trop courts
Où l'on oublie un peu les carcans journaliers

Eté, plénitude qui me ravit le cœur
Et me semble toujours si grande fortune
J'aime bien mieux les peaux parées par tes couleurs
Ces ors scintillants dont tu revêts les dunes

Egalisant les teints tu crées en peintre humain
Un éventail de bruns qu'il est bon de porter
A la place d'idées qui reviendront demain
Blafardes et glacées dans l'hiver retrouvé

Si chaque saison sait se parer de charmes
Tu es en mon âme la plus enivrante
Même si hélas tu n'empêches aucun drame
Ta douceur estompe les peines errantes

MystiqueAlbatros
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torche joyeuse
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« Répondre #346 le: Samedi 26 Juin 2010, 15:43 »

Voici que l'or vivant des blés
Sous les faucilles s'amoncelle,
Tandis que l'or des cieux ruisselle
Au front des chênes accablés.
Partout la lumière est en fête :
Dans l'azur rayonnant et sur la moisson faite,
Partout en flots divins s'épanche la clarté.
Gloire à l'été !

Sous la morsure des soleils
Toute sève brise l'écorce
Et vient épanouir sa force
Dans la pourpre des fruits vermeils.
Partout sur les bois, dans la plaine
La vie a débordé comme une coupe pleine
Et le sang de la terre a vers les cieux monté.
Gloire à l'été !
Sous les 2 midis silencieux
De la canicule qui passe,
On dit qu'un baiser dans l'espace
S'échange de la terre aux cieux.
De cette caresse féconde
Naissent les biens sacrés qui font vivre le monde.
En elle est la lumière et la fertilité.
Gloire à l'été !
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torche joyeuse
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« Répondre #347 le: Samedi 26 Juin 2010, 16:38 »

Cantique des cantiques 1
   1. ’’Cantique des cantiques, de Salomon.’’
   2. Qu’il me baise des baisers de sa bouche !
      Car ton amour vaut mieux que le vin,
   3. tes parfums ont une odeur suave ;
      ton nom est un parfum qui se répand ;
      c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.
   4. Entraîne-moi après toi !
      Nous courrons !
      Le roi m’introduit dans ses appartements...
      Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ;
      nous célébrerons ton amour plus que le vin.
      C’est avec raison que l’on t’aime.
   5. Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem,
      comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
   6. Ne prenez pas garde à mon teint noir :
      C’est le soleil qui m’a brûlée.
      Les fils de ma mère se sont irrités contre moi,
      ils m’ont faite gardienne des vignes.
      Ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée.
   7. Dis-moi, ô toi que mon cœur aime,
      où tu fais paître tes brebis,
      où tu les fais reposer à midi ;
      car pourquoi serais-je comme une égarée
      près des troupeaux de tes compagnons ?
   8. Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes,
      sors sur les traces des brebis,
      et fais paître tes chevreaux
      près des demeures des bergers.
   9. À ma jument qu’on attelle aux chars de Pharaon
      je te compare, ô mon amie.
  10. Tes joues sont belles au milieu des colliers,
      ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
  11. Nous te ferons des colliers d’or,
      avec des points d’argent.
  12. - Tandis que le roi est dans son entourage,
      mon nard exhale son parfum.
  13. Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe,
      qui repose entre mes seins.
  14. Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne
      des vignes d’En-Guédi.
  15. - Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
      Tes yeux sont des colombes.
  16. - Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable !
      Notre lit, c’est la verdure.
  17. - Les solives de nos maisons sont des cèdres,
      nos lambris sont des cyprès.
 Cantique des cantiques 2

   1. - Je suis un narcisse de Saron,
      un lis des vallées.
   2. - Comme un lis au milieu des épines,
      telle est mon amie parmi les jeunes filles.
   3. - Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,
      tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
      J’ai désiré m’asseoir à son ombre,
      et son fruit est doux à mon palais.
   4. Il m’a fait entrer dans la maison du vin ;
      et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’amour.
   5. Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins,
      fortifiez-moi avec des pommes ;
      car je suis malade d’amour.
   6. Que sa main gauche soit sous ma tête,
      et que sa droite m’embrasse !
   7. - Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
      par les gazelles et les biches des champs,
      ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour,
      avant qu’elle le veuille.
   8. C’est la voix de mon bien-aimé !
      Le voici, il vient,
      sautant sur les montagnes,
      bondissant sur les collines.
   9. Mon bien-aimé est semblable à la gazelle
      ou au faon des biches.
      Le voici, il est derrière notre mur,
      il regarde par la fenêtre,
      il regarde par le treillis.
  10. Mon bien-aimé parle et me dit :
      Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
  11. Car voici, l’hiver est passé ;
      la pluie a cessé, elle s’en est allée.
  12. Les fleurs paraissent sur la terre,
      le temps de chanter est arrivé,
      et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
  13. Le figuier embaume ses fruits,
      et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
      Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
  14. Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher,
      qui te caches dans les parois escarpées,
      fais-moi voir ta figure,
      fais-moi entendre ta voix ;
      car ta voix est douce, et ta figure est agréable.
  15. Prenez-nous les renards,
      les petits renards qui ravagent les vignes ;
      car nos vignes sont en fleur.
  16. Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ;
      il fait paître son troupeau parmi les lis.
  17. Avant que le jour se rafraîchisse,
      et que les ombres fuient,
      reviens !... sois semblable, mon bien-aimé,
      à la gazelle ou au faon des biches,
      sur les montagnes qui nous séparent.
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torche joyeuse
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« Répondre #348 le: Samedi 26 Juin 2010, 16:40 »

Cantique des cantiques 3

   1. Sur ma couche, pendant les nuits,
      j’ai cherché celui que mon cœur aime ;
      je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé...
   2. Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville,
      dans les rues et sur les places ;
      je chercherai celui que mon cœur aime...
      Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.

   3. Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée :
      Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?

   4. À peine les avais-je passés,
      que j’ai trouvé celui que mon cœur aime ;
      je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché
      jusqu’à ce que je l’aie amené dans la maison de ma mère,
      dans la chambre de celle qui m’a conçue.

   5. Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
      par les gazelles et les biches des champs,
      ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour,
      avant qu’elle le veuille.

   6. Qui est celle qui monte du désert,
      comme des colonnes de fumée,
      au milieu des vapeurs de myrrhe et d’encens
      et de tous les aromates des marchands ?

   7. Voici la litière de Salomon,
      et autour d’elle soixante vaillants hommes,
      des plus vaillants d’Israël.
   8. Tous sont armés de l’épée,
      sont exercés au combat ;
      chacun porte l’épée sur sa hanche,
      en vue des alarmes nocturnes.

   9. Le roi Salomon s’est fait une litière
      de bois du Liban.
  10. Il en a fait les colonnes d’argent,
      le dossier d’or,
      le siège de pourpre ;
      au milieu est une broderie, œuvre d’amour
      des filles de Jérusalem.

  11. Sortez, filles de Sion, regardez
      le roi Salomon,
      avec la couronne dont sa mère l’a couronné
      le jour de ses fiançailles,
      le jour de la joie de son cœur.


 Cantique des cantiques 4

   1. Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
      Tes yeux sont des colombes,
      derrière ton voile.
      Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
      suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.
   2. Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues,
      qui remontent de l’abreuvoir ;
      toutes portent des jumeaux,
      aucune d’elles n’est stérile.
   3. Tes lèvres sont comme un fil cramoisi,
      et ta bouche est charmante ;
      ta joue est comme une moitié de grenade,
      derrière ton voile.
   4. Ton cou est comme la tour de David,
      bâtie pour être un arsenal ;
      mille boucliers y sont suspendus,
      tous les boucliers des héros.
   5. Tes deux seins sont comme deux faons,
      comme les jumeaux d’une gazelle,
      qui paissent au milieu des lis.

   6. Avant que le jour se rafraîchisse,
      et que les ombres fuient,
      j’irai à la montagne de la myrrhe
      et à la colline de l’encens.

   7. Tu es toute belle, mon amie,
      et il n’y a point en toi de défaut.

   8. Viens avec moi du Liban, ma fiancée,
      viens avec moi du Liban !
      Regarde du sommet de l’Amana,
      du sommet du Senir et de l’Hermon,
      des tanières des lions,
      des montagnes des léopards.

   9. Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée,
      tu me ravis le cœur par l’un de tes regards,
      par l’un des colliers de ton cou.
  10. Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !
      Comme ton amour vaut mieux que le vin,
      et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !
  11. Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;
      il y a sous ta langue du miel et du lait,
      et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.

  12. Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,
      une source fermée, une fontaine scellée.
  13. Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers,
      avec les fruits les plus excellents,
      les troënes avec le nard ;
  14. Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome,
      avec tous les arbres qui donnent l’encens ;
      la myrrhe et l’aloès,
      avec tous les principaux aromates ;
  15. Une fontaine des jardins,
      une source d’eaux vives,
      des ruisseaux du Liban.

  16. Lève-toi, aquilon ! viens, autan !
      Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent !
      Que mon bien-aimé entre dans son jardin,
      et qu’il mange de ses fruits excellents !

Cantique des cantiques 5

   1. J’entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée ;
      je cueille ma myrrhe avec mes aromates,
      je mange mon rayon de miel avec mon miel,
      je bois mon vin avec mon lait...

      Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour !

   2. J’étais endormie, mais mon cœur veillait...
      C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe :
      Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,
      ma colombe, ma parfaite !
      Car ma tête est couverte de rosée,
      mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.

   3. - J’ai ôté ma tunique ; comment la remettrais-je ?
      J’ai lavé mes pieds ; comment les salirais-je ?
   4. Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre,
      et mes entrailles se sont émues pour lui.
   5. Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé ;
      et de mes mains a dégoutté la myrrhe,
      de mes doigts, la myrrhe répandue
      sur la poignée du verrou.

   6. J’ai ouvert à mon bien-aimé ;
      mais mon bien-aimé s’en était allé, il avait disparu.
      J’étais hors de moi, quand il me parlait.
      Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé ;
      je l’ai appelé, et il ne m’a point répondu.
   7. Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée ;
      ils m’ont frappée, ils m’ont blessée ;
      ils m’ont enlevé mon voile, les gardes des murs.

   8. Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
      si vous trouvez mon bien-aimé,
      que lui direz-vous ?...
      Que je suis malade d’amour.

   9. Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre,
      ô la plus belle des femmes ?
      Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre,
      pour que tu nous conjures ainsi ?

  10. Mon bien-aimé est blanc et vermeil ;
      il se distingue entre dix mille.
  11. Sa tête est de l’or pur ;
      ses boucles sont flottantes,
      noires comme le corbeau.
  12. Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux,
      se baignant dans le lait,
      reposant au sein de l’abondance.
  13. Ses joues sont comme un parterre d’aromates,
      une couche de plantes odorantes ;
      ses lèvres sont des lis,
      d’où découle la myrrhe.
  14. Ses mains sont des anneaux d’or,
      garnis de chrysolithes ;
      son corps est de l’ivoire poli,
      couvert de saphirs ;
  15. Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc,
      posées sur des bases d’or pur.
      Son aspect est comme le Liban,
      distingué comme les cèdres.
  16. Son palais n’est que douceur,
      et toute sa personne est pleine de charme.
      Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami,
      filles de Jérusalem !


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« Répondre #349 le: Samedi 26 Juin 2010, 16:42 »

Cantique des cantiques 6

   1. Où est allé ton bien-aimé,
      ô la plus belle des femmes ?
      De quel côté ton bien-aimé s’est-il dirigé ?
      Nous le chercherons avec toi.

   2. Mon bien-aimé est descendu à son jardin,
      au parterre d’aromates,
      pour faire paître son troupeau dans les jardins,
      et pour cueillir des lis.
   3. Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ;
      il fait paître son troupeau parmi les lis.

   4. Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa,
      agréable comme Jérusalem,
      mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.
   5. Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent.
      Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
      suspendues aux flancs de Galaad.
   6. Tes dents sont comme un troupeau de brebis,
      qui remontent de l’abreuvoir ;
      toutes portent des jumeaux,
      aucune d’elles n’est stérile.
   7. Ta joue est comme une moitié de grenade,
      derrière ton voile...

   8. Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines,
      et des jeunes filles sans nombre.
   9. Une seule est ma colombe, ma parfaite ;
      elle est l’unique de sa mère,
      la préférée de celle qui lui donna le jour.
      Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse ;
      les reines et les concubines aussi, et elles la louent.
  10. Qui est celle qui apparaît comme l’aurore,
      belle comme la lune, pure comme le soleil,
      mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ?

  11. Je suis descendue au jardin des noyers,
      pour voir la verdure de la vallée,
      pour voir si la vigne pousse,
      si les grenadiers fleurissent.
  12. Je ne sais, mais mon désir m’a rendue semblable
      aux chars de mon noble peuple.


 Cantique des cantiques 7

   1. Reviens, reviens, Sulamithe !
      Reviens, reviens, afin que nous te regardions.
      Qu’avez-vous à regarder la Sulamithe
      comme une danse de deux chœurs ?

   2. Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince !
      Les contours de ta hanche sont comme des colliers,
      œuvre des mains d’un artiste.
   3. Ton sein est une coupe arrondie,
      Où le vin parfumé ne manque pas ;
      ton corps est un tas de froment,
      entouré de lis.
   4. Tes deux seins sont comme deux faons,
      comme les jumeaux d’une gazelle.
   5. Ton cou est comme une tour d’ivoire ;
      tes yeux sont comme les étangs de Hesbon,
      près de la porte de Bath-Rabbim ;
      ton nez est comme la tour du Liban,
      qui regarde du côté de Damas.
   6. Ta tête est élevée comme le Carmel,
      et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre ;
      un roi est enchaîné par des boucles !...

   7. Que tu es belle, que tu es agréable,
      ô mon amour, au milieu des délices !
   8. Ta taille ressemble au palmier,
      et tes seins à des grappes.
   9. Je me dis : Je monterai sur le palmier,
      j’en saisirai les rameaux !
      Que tes seins soient comme les grappes de la vigne,
      le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
  10. et ta bouche comme un vin excellent,...

      Qui coule aisément pour mon bien-aimé,
      et glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment !
  11. Je suis à mon bien-aimé,
      et ses désirs se portent vers moi.

  12. Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs,
      demeurons dans les villages !
  13. Dès le matin nous irons aux vignes,
      nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s’ouvre,
      si les grenadiers fleurissent.
      Là je te donnerai mon amour.
  14. Les mandragores répandent leur parfum,
      et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits,
      nouveaux et anciens :
      Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.


 Cantique des cantiques 8

   1. Oh ! que n’es-tu mon frère,
      allaité des mamelles de ma mère !
      Je te rencontrerais dehors, je t’embrasserais,
      et l’on ne me mépriserait pas.
   2. Je veux te conduire, t’amener à la maison de ma mère ;
      tu me donneras tes instructions,
      et je te ferai boire du vin parfumé,
      du moût de mes grenades.

   3. Que sa main gauche soit sous ma tête,
      et que sa droite m’embrasse !

   4. Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
      ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour,
      avant qu’elle le veuille.

   5. Qui est celle qui monte du désert,
      appuyée sur son bien-aimé ?

      Je t’ai réveillée sous le pommier ;
      là ta mère t’a enfantée,
      c’est là qu’elle t’a enfantée, qu’elle t’a donné le jour.

   6. Mets-moi comme un sceau sur ton cœur,
      comme un sceau sur ton bras ;
      car l’amour est fort comme la mort,
      la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ;
      ses ardeurs sont des ardeurs de feu,
      une flamme de l’Éternel.
   7. Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour,
      et les fleuves ne le submergeraient pas ;
      quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour,
      il ne s’attirerait que le mépris.

   8. Nous avons une petite sœur, qui n’a point encore de mamelles ; que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la recherchera ?
   9. - Si elle est un mur, nous bâtirons sur elle des créneaux d’argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
  10. - Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; j’ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.

  11. Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il remit la vigne à des gardiens ; chacun apportait pour son fruit mille sicles d’argent.
  12. Ma vigne, qui est à moi, je la garde. À toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents à ceux qui gardent le fruit !

  13. Habitante des jardins ! Des amis prêtent l’oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre !
  14. Fuis, mon bien-aimé !
      Sois semblable à la gazelle
      ou au faon des biches,
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« Répondre #350 le: Samedi 26 Juin 2010, 17:39 »

VACANCES
               
Ce nom vient de vacant, du latin vacans, participe passé du verbe vacare :
- être libre, inoccupé, vacant (par exemple une place, une maison...)
- être inoccupé, oisif (avoir du temps libre)
vacuus (adjectif) : vide, inoccupé, libre
vacui dies : jours de loisirs
vacatio(-onis) : exemption, dispense
vacuitas : espace vide ; absence de quelque chose, d'où : vacuité
La vacance d'une charge, c'est une charge sans titulaire (un poste vacant)
Les vacances désignent à l'origine la période pendant laquelle les élèves cessent leurs études, puis les jours de vacances désignent les jours où l'on interrompt le travail pour se détendre.

Le latin vacare a donné en français vaquer :
vaquer (à), c'est s'occuper à faire quelque chose : je vais vaquer à peindre (je vais occuper mon temps libre, week-end, RTT, congés..., à peindre)
vaquer, c'est aussi suspendre ses fonctions, être en vacances : je vais vaquer tout le mois d'août !

En ancien français, un vacant désigne un oisif, une personne en vacances (ce sens a aujourd'hui disparu). Aujourd'hui, un vacancier désigne l'estivant : le vacant estival !

Les vacances ont remplacé les vacations : cependant ce terme subsiste aujourd'hui dans le domaine du droit : les vacations désignent les vacances judiciaires, c'est à dire la période pendant laquelle les tribunaux interrompent leurs travaux.
Quel bonheur d'être "en vacations" !
C'est ce terme qu'emploie l'espagnol : estar de vacaciones.
   
               
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« Répondre #351 le: Samedi 24 Juillet 2010, 00:46 »

Saint-Georges


Jour de fête: le 23 avril
Patron de l'Angleterre et la Catalogne

Photos de Saint- George montrent généralement tuer un dragon pour sauver une belle dame. Le dragon représente la méchanceté. La dame se tient pour la sainte vérité de Dieu. Saint- George était un brave martyr qui a été victorieux sur le diable.

Il était soldat dans l'armée de l'empereur romain Dioclétien, et il a été l'un des soldats favori de l'empereur. Maintenant Dioclétien était un païen et un ennemi acharné des chrétiens. Il a mis à mort tous les chrétiens qu'il pouvait trouver. George était un brave chrétien, un vrai soldat du Christ. Sans peur, il se rendit à l'empereur et sévèrement grondé d'avoir été si cruel. Puis il a renoncé à sa position dans l'armée romaine. Pour cela, il a été torturé de nombreuses manières terribles et finalement décapité.

Si hardiment d'audace et de si bonne humeur était Saint- George en déclarant sa foi et en mourant pour cela que les chrétiens senti le courage quand ils ont entendu à ce sujet. Beaucoup de chansons et poèmes ont été écrits au sujet de ce martyr. Les soldats, en particulier, ont toujours été consacré à lui.

Nous avons tous des «dragons» que nous avons à conquérir. Il serait peut-être l'orgueil, ou la colère, la paresse, ou la gourmandise, ou autre chose. Assurons-nous que nous lutter contre ces «dragons», avec l'aide de Dieu. Ensuite, nous pouvons dire que nous sommes de vrais soldats du Christ. .
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iown47
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« Répondre #352 le: Samedi 24 Juillet 2010, 00:50 »

Pour lire toute l'histoire de Saint Georges allez sur ce site

http://mythologica.fr/demon/georges.htm
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« Répondre #353 le: Samedi 31 Juillet 2010, 11:44 »

Hoobastank the reason

I'm not a perfect person
There's many things I wish I didn't do
But I continue learning
I never meant to do those things to you
And so I have to say before I go
That I just want you to know

I've found a reason for me
To change who I used to be
A reason to start over new
and the reason is you

I'm sorry that I hurt you
It's something I must live with everyday
And all the pain I put you through
I wish that I could take it all away
And be the one who catches all your tears
Thats why i need you to hear

I've found a reason for me
To change who I used to be
A reason to start over new
and the reason is you [x4]

I'm not a perfect person
I never meant to do those things to you
And so I have to say before I go
That I just want you to know

I've found a reason for me
To change who I used to be
A reason to start over new
and the reason is you

I've found a reason to show
A side of me you didn't know
A reason for all that I do
And the reason is you

The Reason (La Raison)
 
Je ne suis pas une personne parfaite
Il y a de nombreuses choses que je regrette d'avoir fait
Mais je continue d'apprendre
Je n'ai jamais voulu te faire toutes ces choses
Donc je dois te dire avant de partir
Que je veux juste que tu saches
 
[Refrain]
Je me suis trouvé une raison
De changer celui que j'étais autrefois
Une raison de recommencer à zéro
Et la raison c'est toi
 
Je suis désolé de t'avoir blessée
C'est une chose avec laquelle je dois vivre tous les jours
Et toute la douleur que je t'ai fait subir
J'espère que je pourrai l'effacer
Et être celui qui sèche tes larmes
C'est pourquoi j'ai besoin que tu entendes
 
[Refrain]
Et la raison c'est toi (X3)
 
Je ne suis pas une personne parfaite
Je n'ai jamais voulu te faire toutes ces choses
Donc je dois te dire avant de partir
Que je veux juste que tu saches
 
[Refrain]
 
Je me suis trouvé une raison de montrer
Une partie de moi que tu ne connaissais pas
Une raison pour tout ce que je fais
Et la raison c'est toi
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« Répondre #354 le: Samedi 31 Juillet 2010, 11:47 »

Saez Yellow Tricycle

Voice in my head
Under the bed
I know they're waiting for me
Out of the window
I'll jump
Maybe I'll crash
Maybe
Where I'm going ?
Where I'm from ?
On my yellow tricycle
The nights have been looking for
For a way back home
The things that I'm going through
The fear just to talk to you
The friends I don't understand
And you
Like a nail in my hand
You don't know
The lies that I took for truth
The day is running after you
My heart is beating fast
If only a moment could last
The nights that I spent with you
It don't remember
Do you ?
The pain that will never end
Cause you're like a nail in my hand
You don't know
For you
I'll make it all blue
For you
It's all blue
It's all blue
For you
Making all blue
My yellow tricycle
With your two broken wheels
Run
Around
And round
Down
My yellow tricycle
You make the world all blue
For you
Making all blue
Voice in my head
Under the bed
I know they're waiting for me
Out of the window
Maybe I'll jump
And you will rescue maybe
My only friend
My only you
Maybe you will rescue me
Making all blue
For you

Des voix dans ma tête
Et...
Je sais qu'ils m'attendent
Hors de la fenetre
Je vais sauter
Peut-être que je vais m'écraser
Peut etre
Ou vais-je ?
D'ou suis-je ?
Et un tricycle jaune
Les nuits ont été passées à chercher
Un chemin pour retourner chez moi
Les choses à travers lesquelles je passe
La peur uniquement de te parler
Les amis que je ne comprends pas
Et toi
Comme une aiguille dans ma main
Tu ne connais pas
Les mensonges que j'ai pris pour verité
Le jour court après toi
Mon coeur bat vite
Si seulement le moment pouvait durer
Les nuits que j'ai passé en ta présence
Tu ne t'en souviens pas
N'est-ce pas ?
La souffrance que j'ai eut n'en finit pas
Car tu es comme une aiguille au creux de ma main
Tu ne sais pas
Pour toi
Rendre tout bleu
Pour toi
C'est tout nouveau
C'est tout nouveau
Pour toi
Rendre tout bleu
Mon tricycle jaune
Tes deux ailes brisées
Cours
Et cours
Et cours
Et descent
Mon tricycle jaune
Tu rends le monde tout bleu
Pour toi
Rendre tout bleu
Des voix dans ma tête
Et...
Je sais qu'ils attendent apres moi
Hors de la fenêtre
Peut etre vais je sauter
Et peut-être vas tu me porter secours
Mon unique ami(e)
Mon unique toi
Peut-être vas tu me secourir
En rendant tout bleu
Pour toi
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« Répondre #355 le: Mardi 03 Août 2010, 15:21 »

Aimé Césaire
Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?

Extrait de Cahier d’un retour au pays natal.

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« Répondre #356 le: Mardi 03 Août 2010, 16:00 »

Va vite, léger peigneur de comètes!
Les herbes au vent seront tes cheveux;
De ton oeil béant jailliront les feux
Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...

Les fleurs de tombeau qu'on nomme Amourettes
Foisonneront plein ton rire terreux...
Et les myosotis, ces fleurs d'oubliettes...

Ne fais pas le lourd : cercueils de poètes
Pour les croque-morts sont de simples jeux,
Boîtes à violon qui sonnent le creux...
Ils te croiront mort - Les bourgeois sont bêtes -
Va vite, légers peigneur de comètes !
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« Répondre #357 le: Mardi 03 Août 2010, 16:07 »

Il paraît, tout s'éblouit
Il hurle, énerve, envahi
Il apaise, endort, soulage
Plus de soucis, tout est sage
Rire, le rire, son rire
Appartient à l'être du délire.

Rire pour ne pas pleurer
Les jours de brouillard.
Rire pour la beauté
Du soleil qui prend son quart
Rire du méchant démasqué
Pour que sa honte soit imprégnée
Rire de la joie de l'enfant
Devant le jouet captivant
Rire quand ton amour m'emporte
Au delà des limites de notre porte
Rire pour que nos coeurs se comprennent
Et transmettent le bonheur extrème.

Trop souvent nous oublions
Ce rire indispensable à la vie
Et nous devenons ronchons
Tempêtant pour des riens, ahuris.

Rire pour sécher ses larmes
Quand la peur envahi l'âme
Rire pour aider le solitaire
A retrouver un sens à sa sphère
Rire pour tourner en rond
Pour être reconnu, sans nom
Je voudrais savoir rire
Pour vivre mieux, ne pas dire
J'ai peur du noir qui tue
Je voudrais livrer mon coeur nu
Dans un éclat ennivrant
Pour donner à ceux que j'aime cet élan
Joyeux qui manque à nos vies
Tant mises à l'épreuve avec ses soucis.

bajy
 
 
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« Répondre #358 le: Mardi 03 Août 2010, 16:17 »

L’oiseau bleu m’a dit ce matin
Que j’avais un rire enfantin
Merci le piaf, les rires d’enfants
Sont fantastiques et envoûtants.

Enfant de mon pays
Enfant joyeux de ma terre
Enfant heureux et sans soucis
Enfant qui ne connaît pas la guerre

Pense à ton frère, l’enfant meurtri
Pense a celui qui ne connaît
Que les rires saccadés des fusils
Pense à ton frère qui va mourir

Petit enfant des noëls enchantés
Ecoutes et entends le cri de celui
Qui ce soir, la peur au ventre
Les poings serrés, va s’endormir
Dans les ruines d’un village dévasté.

L’oiseau bleu m’a dit ce matin
Que j’avais un rire enfantin
Tu sais le piaf, je voudrais tant
Offrir mon rire a ces enfants.
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« Répondre #359 le: Mardi 03 Août 2010, 16:21 »

ECLAT DE RIRE... ECLAT D'ENFANT

Le jour peut s'achever
Et la nuit se blottir
Dans un rayon de paix,
Je suis éclat de rire.

La feuille peut s'envoler
Au-delà du printemps
Dans une aura dorée
Je suis éclat d'enfant.

Le vent peut bien souffler
Et la pluie m'engloutir
Dans un chemin d'été,
Je reste éclat de rire.

La vie peut me briser
Au-delà des tourments
Dans un monde enchaîné,
Je reste éclat d'enfant.

Nostalgie1987
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