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Auteur Fil de discussion: Vive la poésie, vive la littérature !  (Lu 4171 fois)
maryam7
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« Répondre #390 le: Jeudi 12 Août 2010, 14:45 »

Notre-Dame de Chartres

Je suis noire, mais je suis belle,
Couleur des immenses labours
Dont la Providence éternelle
Nourrit le blé, couleur de jour,

Et, comme la glèbe, je porte,
À l’insu de mes laboureurs,
Le pain secret qui réconforte
Aussi bien que les corps, les cœurs.

Ce bon peuple m’a devinée,
Avant la naissance de Dieu,
Comme divine et désignée
Pour alléger le poids des cieux.

Parmi les divinités sombres
Qui régnaient sur le vieux pays,
Filles de la peur et de l’ombre,
Je fus la seule qui sourît...
Et nul ne se doutait encore,
En ce sourcilleux Occident,
Que je portais en moi l’aurore
En train de poindre à l’Orient.

Je suis noire, mais je suis belle.
Mon peuple a compris ma beauté.
Il fut, avant la foi, fidèle
Et je lui dois fidélité.

Sur la plaine qu’il a fouie,
Je pousserai deux hautes tours,
Pour que ses moissons soient bénies
De leur grande ombre, chaque jour...

Henri GHÉON
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maryam7
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« Répondre #391 le: Jeudi 12 Août 2010, 14:46 »

VIERGE sur nos cités, Vierge, sur nos hameaux,
Élevée au-dessus du doute et du blasphème,
Au-dessus de nos cris, de nos deuils, de nos maux,

Rose mystique, fleur qui dépassez le mur,
Reine qui pouvez plus que notre reine Jeanne,
Azur plus azuré que le plus bel azur.

Votre nom, votre éclat, votre prestige plane
Sur les murailles d’Aix et le pont d’Avignon,
Sur les jardins ayant dans leur coeur un platane,

Sur les filles ayant des rubans au chignon,
Sur Arles, où les tombeaux dorment dans la clémence
Du soleil qui départ à chacun son rayon,

Sur Apt qui pour Sainte Anne a fait une romance,
Et sur Marseille enfin, qui, plus pieusement,
Vous posa sur son front, devant la mer immense

Émile RIPERT

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maryam7
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« Répondre #392 le: Jeudi 12 Août 2010, 20:30 »

Mère des dieux, Déesse Mère. - Divinité féminine de l'Asie Mineure, dont le culte prépondérant en Phrygie constituait la religion principale de ce pays. Il se retrouve également en Thrace et dans le monde hellénique. La déesse était aussi qualifiée de Grande déesse, Grande mère ou désignée sous les noms locaux de Dindymène, Sipylène, grande déesse de l'Ida, et plus généralement de Cybèle lequel apparaît dans Pindare et est fréquemment employé ensuite; il semble se référer à une localité phrygienne dont l'emplacement est inconnu. Les Grecs assimilèrent à la Mère des dieux leur Rhea, mère de Zeus et des principaux dieux olympiens. On confondit les Corybantes, serviteurs de la première, avec les Curètes, serviteurs de Rhea. A l'époque du syncrétisme gréco-romain de l'époque impériale, cette confusion propagée par les Orphiques était complète.
 
La Vénus  de Lespugue, 
une statuette en ivoire
vieille de plus de 20 000 ans.
(Source : Goddess Gallery).

Si haut que nous remontions - et il apparaît que l'on pourrait faire remonter les cultes de la Déesse mère jusqu'aux tréfonds du Néolithique et probablement du Paléolithique, s'il l'on interprète ainsi ces statuettes féminines qui se répandent dans toute l'Europe depuis le Gravettien (30 000 - 20 000 ans) -, la Mère des dieux se présente comme la divinité suprême d'une religion naturaliste, où elle était regardée comme le principe de toute vie. C'est une conception commune à plusieurs des religions de l'Asie occidentale. Elle n'est pas seulement la mère des dieux, mais aussi des humains et des animaux, elle les nourrit, les guérit de la maladie. On se la figure volontiers au milieu des bêtes sauvages, enfant nourrie par elles ou bien escortée de lions. La soumission du roi des animaux symbolise la domination que la déesse exerce sur la nature entière; elle est représentée souvent dans un char attelé de lions. Sa domination est aussi complète sur le monde végétal; le labourage, la viticulture lui sont attribués; comme celle de Dionysos, on taille l'image de Cybèle dans un cep de vigne. On lui consacre les arbres verts, pin au sapin, symbole d'éternelle jeunesse. Le mythe d'Atys développe ce côté de la physionomie de la Mère des dieux. Celle-ci est en rapports directs avec l'élément humide qui féconde la terre; on l'unit au fleuve Sangarius; à Massyas, sur la côte de la Mysie, elle devient même déesse de la mer.

Les montagnes et les forêts sont le domaine préféré de Cybèle; là se multiplient ses sanctuaires; elle y erre avec ses Corybantes, serviteurs mystiques de son culte orgiaque analogue à celui de Dionysos. L'Ida, en particulier, est le théâtre de leurs courses, de leurs danses aux sons d'une affolante musique. C'est dans l'ombre des forêts que la déesse trouble l'esprit des humains ou bien les guérit. Elle exerce aussi la divination; dans son grand oracle de Pessinonte, le procédé favori est celui du rêve.

Souvent la Mère des dieux est considérée spécialement comme déesse de la Terre. On lui érige des temples auprès des fissures d'où s'échappent des gaz, par exemple à Hiérapolis, et plus tard à Tibur. Elle habite volontiers les grottes, telles que celle du Lobrinon, près de Cyzique; en Phrygie beaucoup de chambres souterraines lui sont consacrées. Les trésors de la terre, les mines lui appartiennent; les Dactyles, inventeurs du fer, sont ses serviteurs.

Elle fonde et protège les villes; les principales cités phrygiennes lui attribuent leur origine et pour l'affirmer se parent du nom de métropole; la théocratie de Pessinonte contribue à répandre cette idée; les premières monnaies auraient été frappées par les prêtres de la Mère des dieux.

Déesse de la fécondité, elle correspond à l'Aphrodite et à la Déméter des Grecs; aussi à l'Astarté syrienne et on assimile alors Atys à Adonis. Elle n'est pas divinité lunaire, car les Phrygiens considèrent la Lune comme un dieu masculin, et leur dieu lunaire est Men. Le côté céleste astral est peu développé dans ce culte. La Mère est encore identifiée avec la Nemesis hellénique, puissance qui règle la destinée humaine; toutefois dans ce cas on la désigne plutôt sous le nom d'Adrastée.

Les représentations figurées de la Mère des dieux sont nombreuses. Dans le monde grec, la plus ancienne est la pierre noire de Pessinonte, bétyle informe qui demeura le symbole le plus vénéré. Plus tard, les statues se multiplient; tantôt la déesse est assise, ayant un lion ou une panthère de chaque côté de son trône ou sur ses genoux; tels sont les bas-reliefs du mont Scpyle et de Chios, les statues de Cumes (Asie) et de Marseille. La plupart de celles que nous possédons sont plus récentes et dues à l'art hellénique; le type courant figure une belle femme assise, complètement drapée, la couronne murale sur la tête, drapée d'un voile, tenant le tympanon; citons par exemple la statue du musée Pio-Clementino. L'attribut classique de Cybèle est toujours le lion.

Des mythes du culte de la grande déesse, les principaux sont ceux d'Agdistis et d'Atys, dont la version officielle élaborée à Pessinonte, nous a été transmise, par Arnobe et Pausanias. Agdistis, issue de la terre mère universelle, est androgyne, réunissant toutes les forces fécondantes des deux sexes. Privé des organes virils, Agdistis n'est plus que femme; de ses organes virils naît le grenadier; la fille du Sangarius (fleuve national phrygien), la belle Nana (autre incarnation de Cybèle), mangeant une grenade est fécondée et donne le jour à Atys. Ainsi se fait le passage de la vie animale à la vie végétale, dont Atys symbolise les diverses phases. Atys étant né sans père, sa mère demeure vierge; c'est le point de départ de ce type légendaire de la mère vierge, concevant sans intervention du mâle. Agdistis s'éprend alors du bel Atys, la Terre aime la végétation florale issue de son sein. Atys résiste, se mutile et meurt, symbolisant la mort apparente de la végétation durant l'hiver; en effet, la disparition d'Atys n'est qu'apparente, il continue de vivre dans le pin, toujours verdoyant. Ces mythes, d'un symbolisme assez transparent, mais d'une imagination compliquée, se réfèrent à la religion d'un peuple essentiellement agricole et pasteur. Ils furent plus ou moins amalgamés dans le monde grec avec ceux de Dionysos et Déméter. D'autre part, ils ont bien des traits communs avec ceux de la déesse naturaliste des Sémites. A Babylone, celle-ci était figurée avec deux lions sur ses genoux; à Berytos, la mère des dieux Astronoé avait avec son fils des rapports semblables à ceux de Cybèle et d'Atys. A Hiérapolis de Syrie, le culte d'Atargatis est intermédiaire entre ceux de Phrygie et de Syrie. Dans certains ports, ils se confondent tout à fait; c'était le cas au Pirée.

D'un autre côté, on a identifié la mère des dieux avec la déesse guerrière de Cappadoce, Ma on Ammas, souveraine de l'état théocratique de Commua.

Le centre de la religion de la mère des dieux était la Phrygie, et plus particulièrement Pessinonte, les rives du Gallus (qui traversait la ville) et du Sangarius; puis les monts Agdos et Dindymon, le district des Bérécyntes, dont elle reçut parfois le nom, d'une manière générale toutes les villes de la Phrygie, Hiérapolis, Eumenia, Iconium, Synnada, Cibyra, Cotiéon, Sala, etc. Dans les pays voisins, Cyzique, Pergame, la Troade, la Mysie vénéraient la Mère des dieux sous le vocable de mère de l'Ida.

La Lydie était près la Phrygie le grand centre de ce culte et peut-être est-ce là que s'élabora la légende d'Atys, par le concours d'éléments ido-européens et sémitiques. Le sanctuaire principal était Sardes, puis les monts Timôle et Sipyle, les villes de Magnésie, de Smyrne (Izmir), les cités Ioniennes. Ce culte était répandu en Lycaonie, Pisidie, Lycie, Bithynie, à Byzance, dans les îles; il a sa part dans les mystères de Samothrace. On le retrouve en Achaïe, à Patras et à Dyme, au Pirée, plus tard dans toute la Grèce et dans le monde romain.

La grande fête annuelle de la Mère des dieux commémorait la douleur d'Atys et la joie de sa résurrection; les Corybantes parcouraient les bois en manifestations tumultueuses, afin d'éveiller le dieu endormi, de tirer du sommeil de l'hiver le génie de la végétation. Ils promenaient l'image de la déesse, qu'à la fin ils baignaient dans la rivière Galles. Le plus souvent, c'étaient des prêtresses qui célébraient le culte et prenaient la plus grande part aux cérémonies de l'orgie hystérique, symbolisant la puissance de la déesse s'emparant de l'esprit des hommes : courses et danses éperdues au son d'une musique sauvage, étouffant les cris de douleur qu'arrachaient les blessures que s'infligeaient les adorateurs dans leurs extases. Une quantité de serviteurs des deux sexes desservaient le culte normal de la Mère des dieux dans ses cryptes et ses cavernes. A partir du second siècle av. J.-C. se multiplient les prêtres du sexe masculin, les Gallos; ce sont des eunuques, dont l'usage parait avoir été emprunté aux Sémites, la mutilation ayant lieu dans l'apogée de l'extase orgiaque. Les Métragyrtes, signalés à partir du IVe siècle av. J.-C. sont des prêtres ambulants, portant avec eux un petit temple avec une image de la déesse; parcourant le pays en chantant des hymnes, ils disaient la bonne aventure, guérissaient les malades, etc. Ces charlatans, qui se réclamaient aussi de la déesse syrienne, ont déconsidéré le culte de la Mère des dieux. On sait avec quelle verve Lucien les a mis en scène.

L'extase des serviteurs de la déesse était provoquée et entretenue non seulement par la musique, la danse et la course, mais par certains artifices, tels que le balancement de la tête d'avant en arrière. Les instruments usuels étaient le couteau sacré et les instruments de musique, le tympanon, sorte de tambour de basque, la flûte phrygienne, le cor, les cymbales, les castagnettes. Souvent les fêtes avaient lieu la nuit à la lueur des torches. Elles ont d'ailleurs presque tous les traits communs avec celles du culte de Dionysos; les deux fusionnèrent en maint endroit, par identification d'Atys et de Dionysos.

La déesse grecque Rhea fut identifiée avec la Mère des dieux à une époque relativement tardive. Homère et Hésiode ne connaissent en Rhea que l'épouse de Kronos, mère de Zeus et des antres grands Olympiens. Dans les Hymmes homériques on nomme côte à côte Rhea et une Mère des dieux. Pindare appelle Grande Mère une déesse mère de Pan, des nymphes et divinités naturalistes. Les Scohaites dénomment celle-ci Rhea. Euripide assimile Rhea à la Mère des dieux. Les deux cultes ont persisté côte à côte et sans relations en Arcadie, à Athènes (où le Metrôon est un des principaux sanctuaires), à Olympie. Pausanias distingue un type grec de la Mère des dieux, de celui de la divinité phrygienne et de celui de Rhéa : la première étant mère de Pan, la seconde d'Atys. Mais de plus en plus le type grec se confond avec le type asiatique.

A Rome le culte de la Grande Mère des dieux fut introduit en 204 av. J.-C., conformément à un oracle des livres sibyllins (Sibylle); on amena la pierre noire de Pessinonte, l'expulsion d'Hannibal étant mise au prix de ce transfert. Ce fut une cérémonie considérable bientôt embellie par la légende. Un temple fut bâti sur le Palatin pour la déesse en l'honneur de laquelle on célébrait le 4 avril la fête des Mégalésies et les jeux mégalésiens. Le culte phrygien implanté à Rome y importa tous ses rites et ses fêtes; ses prêtres forent subordonnés aux Quindécemvirs. Une des coutumes qu'il propagea en Italie fut celle des Taurobolies, qui fournit à l'art funéraire plusieurs de ses beaux monuments. Les néoplatoniciens s'attachèrent au symbolisme des mythes de Cybèle et d'Atys qu'ils interprétèrent, et l'empereur Julien fut un des plus illustres dévots de la Mère des dieux. (A.-M. Berthelot).


 
En librairie - Philippe Borgeaud, La mère des dieux, Le Seuil, 1996 . - Du même : Aux origines de l'histoire des religions, Le Seuil . - Ph. Borgeaud, N. Durisch, A. Kolde et G. Sommer, La mythologie du matriarcat, l'atelier de Johann Jakob Bachofen, Droz. 
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maryam7
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« Répondre #393 le: Jeudi 12 Août 2010, 20:36 »

 Les Tsiganes et la Déesse Mère
Une fois par an, des Tsiganes de diverses parties du monde se dirigent vers les Saintes-Maries-de-la-Mer, dans le sud de la France, pour rendre hommage à sainte Sara. Selon la tradition, Sara était une Gitane qui vivait dans une petite ville au bord de la mer quand la tante de Jésus, Marie Salomé, arriva avec d’autres réfugiés pour échapper aux persécutions romaines.

Dans la fête à laquelle j’ai assisté, des morceaux du squelette de deux femmes qui sont enterrées sous l’autel sont retirés d’un reliquaire et emportés pour bénir la foule avec ses vêtements de toutes les couleurs, ses musiques et ses instruments. Ensuite, la statue de Sara, vêtue de très beaux manteaux, est retirée d’un local proche de l’église (puisque le Vatican ne l’a jamais canonisée) et portée en procession jusqu’à la mer à travers des ruelles couvertes de roses. Quatre Gitans, vêtus de costumes traditionnels, placent les reliques dans un bateau plein de fleurs, entrent dans l’eau, répètent l’arrivée des fugitives et la rencontre avec Sara. Dès lors, tout est musique, fête, chants, et démonstration de force devant un taureau.

Il est facile d’identifier Sara à l’une des nombreuses vierges noires que l’on peut rencontrer dans le monde. Sara la Kali, dit la tradition, venait d’un noble lignage et connaissait les secrets du monde. Elle serait, à mon avis, l’une des nombreuses manifestations de ce que l’on appelle la Grande Mère, la Déesse de la Création.

Le festival aux Saintes-Maries-de-la-Mer attire de plus en plus de gens qui n’ont rien à voir avec la communauté tsigane. Pourquoi ? Parce que le Dieu Père est toujours associé à la rigueur et à la discipline du culte. La Déesse Mère, au contraire, montre l’importance de l’amour au-dessus de toutes les prohibitions et de tous les tabous que nous connaissons.

Le phénomène n’est pas nouveau : chaque fois que la religion durcit ses normes, un groupe significatif de personnes tend à rechercher plus de liberté dans le contact spirituel. Cela s’est produit au cours du Moyen Age, quand l’Église catholique se limitait à créer des impôts et construire des couvents débordants de luxe ; en réaction, nous avons assisté au surgissement d’un phénomène appelé « sorcellerie », qui, bien que réprimé à cause de son caractère révolutionnaire, a laissé des racines et des traditions qui ont réussi à survivre pendant tous ces siècles.

Dans les traditions païennes, le culte de la nature est plus important que le respect des livres sacrés ; la Déesse est en tout, et tout fait partie de la Déesse. Le monde est seulement une expression de sa bonté. Il existe de nombreux systèmes philosophiques – comme le taoïsme ou le bouddhisme – qui éliminent l’idée de la distinction entre le créateur et la créature. Les personnes ne tentent plus de déchiffrer le mystère de la vie, mais d’en faire partie.

Dans le culte de la Grande Mère, ce que nous appelons « péché », en général une transgression de codes moraux arbitraires, est bien plus souple. Les mœurs sont plus libres, parce qu’elles font partie de la nature et ne peuvent être considérées comme fruits du mal. Si Dieu est mère, alors il n’est nécessaire que de nous joindre aux Tsiganes et de l’adorer à travers des rites qui cherchent à satisfaire son âme féminine – comme la danse, le feu, l’eau, l’air, la terre, les chants, la musique, les fleurs, la beauté.

La tendance se développe énormément ces dernières années. Peut-être sommes-nous devant un moment très important dans l’histoire du monde, où finalement l’Esprit s’intègre à la Matière, les deux s’unissent et se transforment.
PAULO COELHO
 
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« Répondre #394 le: Vendredi 13 Août 2010, 14:47 »

L'inquisition et les femmes

«La poire vaginale», «les griffes à poitrine», «Les araignées espagnoles»,
la ceinture de chasteté, le masque de la honte

Dans l’église dont la structure est patriarcale et profondément masculine, les femmes devaient inévitablement être punies, souvent de manière bien pire encore que les hérétiques de sexe masculin. A l’encontre de celles-ci l'agressivité et la perversion sexuelle des inquisiteurs se déchaînèrent véritablement. Il y avait des instruments de torture spécifiques, conçus tout spécialement pour les femmes, par exemple «la poire vaginale» qui, par l’action rotative d’une vis, élargissait et déchirait l’utérus et les viscères. Il y avait des «griffes à poitrine» qui déchiquetaient les seins; «d'autres griffes» qui, chauffées au rouge, causaient «seulement» une «morsure» à la poitrine des mères célibataires, dont les enfants se tenaient à leurs pieds, arrosés de leur sang. Il y avait ce qu'on appelait les «araignées espagnoles», c.-à-d. des griffes à cinq doigts en ciseaux qui soulevaient la victime par le postérieur, la poitrine, le ventre ou la tête, mais aussi par les yeux et les oreilles à l’aide de deux griffes. «La ceinture de chasteté» contrairement à la mystification qu’il en a été faite, était en réalité également un outil de torture. Naturellement, il y avait aussi «les masques de la honte» pour les femmes, ainsi que les «poires buccales» confectionnées spécialement contre leur prétendu verbiage. Il s'agissait en fait de bâillons en fer, dont l’extrémité aiguisée en pointe avait pour effet de leur trancher la gorge. Mais au besoin des pierres suffisaient aussi pour mener à bien cette œuvre de destruction. Les femmes ayant commis l’adultère, étaient lapidées ou jetées dans une fosse aux serpents …
Jamais il n’y eut une religion qui prêcha autant l'altruisme et l’amour pour le prochain et qui, en même temps, pratiqua autant «la haine du prochain» et la haine des femmes en particulier! C'est en cela que le christianisme catholique et protestant se distingue de toutes les autres religions, à savoir de manière négative. Il ne s'est jamais distingué de manière positive en ce qui concerne l'humanité et la protection des droits de l'homme. Au contraire, il a fallu lutter pour chacun des droits de l'homme à cause de la résistance acharnée de l'église, aussi bien catholique que protestante.

Le pape dans un «souci brulant» lance la chasse aux sorcièreses

Le fait de reconnaître la femme en tant que personne humaine ayant les mêmes droits que l'homme fût de tout temps une chose impossible pour l’église. En fait, les femmes n’avaient nié que rarement les dogmes de la foi en comparaison aux hommes. Celles-ci auraient donc dû être bien moins persécutées que les hommes. Mais en les accusant de sorcellerie, on pouvait ainsi les accuser d'hérésie. La sorcellerie était une hérésie, telle était l’équation. Et ainsi, l'inquisition s'ouvrit elle-même un nouveau champs d'action justifiant son existence, se confirmant elle-même. Les envoyés du pape Grégoire IX (1167-1241, pape à partir de 1227), désignés inquisiteurs par ce dernier, ont annoncé au Pontifex Maximus une explosion du nombre de sorcières ainsi que de pactes terribles avec le diable faits par des femmes de toutes les couches de la société. Grégoire fut le premier pape qui, dans «un souci brûlant», ordonna la chasse aux sorcières. Celle-ci se perpétra jusqu’au 18ème siècle, faisant rage sous toutes ses formes et excès les plus variés.

Les victimes des persécutions

Le pape Innocent VIII (1432-1492, pape à partir de 1484) avait menacé de sentences terribles tous ceux qui s'opposeraient à son décret d’extermination des sorcières. C'est donc sous la menace de la plus haute sanction papale que commença l'extermination quasiment orgiaque des sorcières. Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, au cours duquel un million de personnes, bien souvent des femmes, furent victimes de ce processus d’extermination, l'évêque de Bamberg fit encore brûler 600 femmes, l'évêque de Salzburg 97, l'évêque Philippe Adolf von Ehrenberg de Würzburg fit brûler 219 sorcières et sorciers, dont 18 jeunes garçons en âge d'aller à l'école, une fille aveugle, une enfant de neuf ans et sa petite sœur. Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, l'archevêque Jean de Trèves fit brûlé tant de sorcières que dans deux villages il ne resta plus que deux femmes. Un décan de Mayence fit brûler plus de 300 personnes dans deux villages, dans le seul but de s'accaparer leurs biens. L'esprit orgiaque de l’extermination «des sorcières» fut encore plus excité dans la mesure où les inquisiteurs, mais également les juges et les confesseurs qui, faisant fi sans vergogne du secret de confession, recevaient des primes pour chaque «sorcière exécutée». Un dicton de l’époque disait que le moyen le plus rapide et le plus facile de s'enrichir était de brûler des sorcières.
La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les papes avec leurs inquisiteurs contre «les sorcières» dépassent tout ce que l'on peut imaginer. On estime à environ trois millions les victimes, surtout des femmes, qui furent ainsi bestialement assassinées …

Les deux églises, catholique et évangélique, portent une dette énorme et indélébile envers les femmes, à cause de leur diabolisation, diffamation, persécution et exécution en masse. Pensons en cela aussi aux inventions perverses dont le seul et unique but était de punir «les mauvaises femmes» avec les méthodes les plus diverses …

Le supplice des femmes soupçonnées de «sorcellerie»

… Souvent, elles agonisaient pendant des années dans des cachots souterrains froids et humides, sombres et fourmillants de rats, de souris et autre vermines. Les plus jeunes femmes étaient en outre exposées aux viols par les ecclésiastiques et les gardiens de prison. On attachait de nombreuses «sorcières» sur des croix de bois ou on les fixait à un mur, on les laissait pendre en l'air à des chaînes par leurs membres déjà torturés, accrochées dans la tour à sorcière, où elles mourraient à petit feu de faim et de soif. Les supplices infligés aux sorcières par «la religion de l’amour» étaient inimaginables.

«Le marteau des sorcières» de l'église

Un livre ayant joué un rôle particulièrement effrayant dans la persécution des femmes est Le Marteau des sorcières (Malleus Maleficarum) qui a fait l'objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème siècle. Il a servi de manuel de référence pour déterminer les caractéristiques des «sorcières», comment les dépister et quels châtiments leur imposer, et est sans doute l’ouvrage qui a causé le plus de préjudices aux femmes de toute l'histoire. Le Marteau des sorcières traite de manière complète de tout ce qui concerne la persécution des sorcières, que ce soit au niveau théorique ou pratique. Cet ouvrage prouve de manière impressionnante que l'on peut faire de n’importe quelle idiotie une théologie des plus sérieuse, pour autant que l’on soit suffisamment pervers … Le sort des femmes sous l'inquisition, comme nous l'avons décrit ici de façon élémentaire, n'a d'égal que le sort réservé aux juifs par les inquisiteurs. (p. 45f.48f.51.53.58).



 
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« Répondre #395 le: Vendredi 13 Août 2010, 15:11 »

P.O.D. - Alive lyrics

Everyday is a new day
I'm thankful for
Every breath I take
I won't take you for granted (I won't take you for granted)
So I learn from my mistakes
It's beyond my control
Sometimes it's best to let go
Whatever happens
In this lifetime
So I trust in love (so I trust in love)
You have given me
Peace of mind

Chorus:
I feel so alive
For the very first time
I can't deny you
I feel so alive
I feel so alive
For the very first time
And I think I can fly (fly)

Sunshine upon my face (sunshine upon my face)
A new song for me to sing
Tell the world
How I feel inside (Tell the world how I feel inside)
Even though it might
Cost me everything
Now that I know this
So beyond, I can't hold this
I can never
Turn my back away
Now that I've seen you (Now that I've seen you)
I can neva look away

Repeat chorus

Now that I know you
(I could never
Turn my back away)
Now that I see you
(I could neva look away)
Now that I know you
(I could neva
Turn my back away)
Now that I see you
(I believe no matta
What they say!)

Repeat chorus twice


Alive (Vivant)
 
Chaque jour est un jour nouveau
Je suis reconnaissant pour chacune de mes inspirations
Je ne considèrerai pas ça comme acquis
Donc j'apprend de mes fautes
Je n'y peux rien, parfois c'est mieux de laisser tomber
Peu importe ce qui m'arrive dans cette vie
Si j'ai confiance en l'amour
Tu m'a donné la paix dans mon esprit
 
[Refrain]
 
Je me sens vraiment vivant pour la toute première fois
Je ne peux pas te le nier
Je me sens tellement vivant
Je me sens vraiment vivant pour la toute première fois
Et je pense que je peux voler
 
Le soleil sur mon visage
Une nouvelle chanson à chanter pour moi
Dire au monde comment je me sens à l'interieur
Même si cela doit tout me coûter
Maintenant que je sais ça, tellement au dessus, Je ne peux plus supporter ça
Je ne peux plus repartir
Maintenant que je t'ai vu
Je ne pourrai plus détourner mon regard (de toi)
 
[Refrain]
 
[Pont]
Maintenant que je te connais (Je ne peux plus repartir)
Maintenant que je te vois (Je ne pourrai plus détourner mon regard)
Maintenant que je te connais ( Je ne peux plus repartir)
Maintenant que je te vois (je crois peu importe ce qu'ils disent)
 
[Refrain](X2)
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« Répondre #396 le: Samedi 14 Août 2010, 20:27 »

Paroles Andrea Bocelli Ave Maria

Ave Maria




Partager Clip Ave Maria
REGARDER LE CLIP+ de parolesVivo per leiCon Te PartiroAve MariaJe Vis Pour ElleBesame MuchoSomos NoviosSanta LuciaCarusoLa Voce Del SilenzioCuando Me Enamoro (Quando M'Innamoro)
Gratia plena
Maria, gratia plena
Maria, gratia plena
Ave, ave dominus
Dominus tecum
Benedicta tu in mulieribus
Et benedictus
Et benedictus fructus ventris
Ventris tuae, Jesus.
Ave Maria

Ave Maria
Mater Dei
Ora pro nobis peccatoribus
Ora pro nobis
Ora, ora pro nobis peccatoribus
Nunc et in hora mortis
Et in hora mortis nostrae
Et in hora mortis nostrae
Et in hora mortis nostrae
Ave Maria


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« Répondre #397 le: Samedi 14 Août 2010, 20:28 »

Clip Charles Aznavour - Ave Maria Ave Maria
Ave Maria
Ceux qui souffrent viennent à toi
Toi qui as tant souffert
Tu comprends leurs misères
Et les partages
Marie courage
Ave Maria
Ave Maria
Ceux qui pleurent sont tes enfants
Toi qui donnas le tien
Pour laver les humains
De leurs souillures
Marie la pure

Ave Maria
Ave Maria
Ceux qui doutent sont dans la nuit
Maria
Éclaire leur chemin
Et prends-les par la main
Ave Maria
CHARLES AZNAVOUR
 
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« Répondre #398 le: Samedi 14 Août 2010, 20:29 »

Charles Gounod
Chants lyriques         
Ave Maria           
Musique: Charles Gounod
autres interprètes: Jewel
   
Ave Maria
Gratia plena
Maria, gratia plena
Maria, gratia plena
Ave, ave dominus
Dominus tecum
Benedicta tu in mulieribus
Et benedictus
Et benedictus fructus ventris
Ventris tuae, Jesus

Ave Maria
Ave Maria, gratia plena
Maria, gratia plena
Maria, gratia plena
Ave, ave dominus
Dominus tecum

Ave Maria
Mater Dei
Ora pro nobis peccatoribus
Ora pro nobis
Ora, ora pro nobis peccatoribus
Nunc et in hora mortis
Et in hora mortis nostrae
Et in hora mortis nostrae
Et in hora mortis nostrae
Ave Maria

Ave Maria, gratia plena
Maria, gratia plena
Maria, gratia plena
ave, ave dominus
Dominus tecum
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« Répondre #399 le: Samedi 14 Août 2010, 21:08 »

parole Coma White - Marilyn Manson lyrics


There's something cold and blank behind her smile
She's standing on an overpass
In her miracle mile
‘Cause you were from a perfect world
A world that threw me away today
Today
Today to run away

A pill to make you numb
A pill to make you dumb
A pill to make you anybody else
But all the drugs in this world
Won't save her from herself

Her mouth was an empty cut
And she was waiting to fall
Just bleeding like a polaroid that
Lost all her dolls
You were from a perfect world
A world that threw me away today
Today
Today to run away

A pill to make you numb
A pill to make you dumb
A pill to make you anybody else
But all the drugs in this world
Won't save her from herself

A pill to make you numb
A pill to make you dumb
A pill to make you anybody else
But all the drugs in this world
Won't save her from herself

Coma White (Coma Blanc)
 
Quelque chose est froid et vierge dans son sourire
Elle se tient sur une passerelle surélevée
Dans son miraculeux moulin
 
Tu venais d'un monde parfait
Un monde qui m'a rejeté, aujourd'hui
Aujourd'hui, pour s'enfuir
 
[Refrain]
Une pilule pour t'engourdir
Une pilule pour te rendre muette
Une pilule pour te fait devenir quelqu'un d'autre
Mais toutes les drogues de ce monde
Ne la sauveront pas d'elle-même
 
Sa bouche est une coupe vide
Et elle attend de tomber
Simplement saignante comme une photographie
Qui aurait perdu toutes ses poupées
 
Car tu venais d'un monde parfait
Un monde qui m'a rejeté, aujourd'hui
Aujourd'hui, pour s'enfuir
 
[Refrain] (x2)
 
Tu venais d'un monde parfait
Un monde qui m'a rejeté, aujourd'hui
Aujourd'hui, pour s'enfuir
 
[Refrain] (x2)
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« Répondre #400 le: Samedi 14 Août 2010, 21:16 »

MARILYN MANSON LYRICS


"Great Big White World"


In space the stars are no nearer
Just glitters like a morgue
And I dreamed I was a spaceman
Burned like a moth in a flame
And our world was so fucking gone

I'm not attached to your world
Nothing heals and nothing grows

Because it's a great big white world
And we are drained of our colors
We used to love ourselves,
We used to love one another

All my stitches itch
My prescription's low,
I wish you were queen
Just for today

In a world so white what else could I say?

And hell was so cold
All the vases are so broken
And the roses tear our hands all open
Mother Marry miscarry
But we pray just like insects
And the world is so ugly now

Because it's a great big white world
And we are drained of our colors
We used to love ourselves,
We used to love one another

All my stitches itch
My prescription's low,
I wish you were queen
Just for today

All my stitches itch
My prescription's low,
I wish you were queen
Just for today

In a world so white what else could I say?

Because it's a great big white world
And we are drained of our colors
We used to love ourselves,
We used to love one another

All my stitches itch
My prescription's low,
I wish you were queen
Just for today

All my stitches itch
My prescription's low,
I wish you were queen
Just for today

In a world so white what else could I say?

Great Big White World (Le Bon Grand Monde Blanc)
 
Dans l'espace les étoiles sont loin
Elles frémissent comme la morgue
Et j'ai révé que j'étais un homme de l'espace
Qui brûlait comme un papillon de nuit dans une flamme
Et ton monde est parti
 
Mais je ne suis pas attaché à ton monde
Rien ne guérit et rien ne pousse
 
[Refrain]
 
Parce que c'est le merveilleux monde blanc
Et nous sommes vidés de toutes nos couleurs
On avait l'habitude de s'aimer soi même
On avait l'habitude de s'aimer les uns les autres
Mes points de suture me démangent
Mes prescriptions diminuent
J'aimerais que tu sois reine juste pour un aujourd'hui
Dans un monde si blanc, quoi d'autre pourrais-je dire ?
 
Et l'enfer était si froid
Tous les vases sont cassés
Et les roses déchirent nos mains grandes ouvertes
Et la vierge Marie nous abandonne
Mais nous prions comme des insectes
Et le monde est si laid maintenant
 
[Chorusx2]
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« Répondre #401 le: Samedi 14 Août 2010, 23:30 »

Paroles Saez On meurt de toi

Si nous nous sommes disparus
Comme un marin qui prend les nues
Pour l'océan
Et qui s'enfonce au fond de l'eau
L'amour emporté par les flots
Les flots du temps

Nous aurions pu nous unir mieux
Comme on dit s'unir devant Dieu
La mascarade
Non, moi, ne m'a jamais tenté
Oui, que la sincère amitié
Des camarades

Au diable les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se lient
Des bagues aux doigts
Et si la mienne était poème




Et si la mienne était en bois
Elle était pour toi
Elle était pour toi

Puisqu'ici tout s'évanouit
Nos rires dans la mélancolie
Tout prend le large
Beauté, ne gardons que l'instant
Avant que les mauvais printemps
Ne sonnent la charge

Là où tu échoueras bientôt
Là où on s'est échoué trop
Où il fait froid
Tu verras bien des éclaircies
Tu les prendras pour l'infini
Qui fera gonfler ton ventre

Au diable les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se passent
La mort aux doigts
Pauvres de leur cupidité
Sont ceux qui s'échinent à garder
L'autre pour soi
Au diable les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se lient
Les coeurs en croix
Au diable leur stupidité
Car même à deux nous ne sommes faits
Ouais que de soi, sûr que de soi

Là où tu es, d'autres pays
Dans d'autres hommes, dans d'autres lits
Prends garde au vent
Qui parfois fait gonfler les voiles
Mais qui soudain, quand ça lui prend
S'enrhume un peu

Pour nous laisser seuls au milieu
Quand pour rentrer ne reste que
L'océan à la nage
Quand le voilier devient radeau
Quand le manque devient le trop
Quand la vie a fait rage

Mon amour j'ai pas su tenir
Les promesses du devenir
Un avec toi
J'ai plus que moi-même à qui dire
Qu'il est triste mon triste empire
Qu'il est triste sans toi
Quel océan, vers quel abîme
Dis-moi où mène ce chemin
Où tu n'es pas
Car si l'on ne meurt pas d'amour
Je peux te dire qu'il est certain
Qu'On meurt de toi
Qu'On meurt de toi
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« Répondre #402 le: Samedi 14 Août 2010, 23:31 »

Paroles Saez Les printemps

Une maison, un jardin,
un pot d'fleurs, un p'tit copain.
un boulot qui sert à personne,
et puis des pilules pour ton chien.

T'as vu c'qu'on a prévu pour toi
Sûr t'auras tout le nécessaire.
Un chemin qui va droit tracé
pour la maison d'retraite

Dans ma bagnole, dans le trafic
faudrait oublier la panique.
Paranoïa dans les cerveaux.
Paranoïa dans les métros


Paris toute nue sous les étoiles
qui r'ssemble à rien qu'à s'faire la malle
De l'autre côté de l'Atlantide
histoire d'aller défier le vide

funambule entre les grattes ciel
Je défie les mirages..
les avions d'chasse et les soleils
l'accoutrement et l'apanage
Des sociétés sous vide
Des amours de supermarchés

Mais la meute est avide,
du rien qu'on lui promet..

Est-ce que tu vois le printemps?
Moi je ne vois rien venir..
Dis moi est-ce que tu l'entends?
La grande dépression qui arrive..

J'vois des champignons sur la mer
Des araignées sur l'hémisphère
La lune est blues et les surfeurs
ont les trajectoires du bonheur

Bali, Paris on se ressemble
pas vu pas pris dans l'ambulance
les filles ont les gueules de traversières

Étendez moi dans vos campagnes..
Crucifiez l'être et le paraître..
dis où l'on va, toi le sais-tu?
sûr, sur des océans perdus..
navigateur, au gré des vents,
je marche nu sur les torrents
Les pirates ne me font pas peur
Depuis que je t'ai dans le cœur.

Moi tu sais, je vois des printemps
à chaque môme qui crie la rage,
à chaque bagnole qu'on brûle,
à chaque mot tendre qu'on dit,
à chaque idiot du village,
qui trouvera sa Marguerite
à chaques fois qu'un bout de pierre,
parvient à sortir de l'éclipse.

Est ce que tu vois le printemps..
Celui qui met nos terres, au soleil..
Dis moi est-ce que tu l'entends?
Du bourgeon oui la fleur qui sommeil
Est ce que tu vois le printemps?
Celui qui fait couler les ruisseaux
Dans les flots des océans
faut remettre les compteurs à 0.

Plus le droit d' rouler à 55
Plus le droit de fumer dans les cafés
Plus le droit d'être bourré à la rue
Plus le droit de se balader tout nu


Plus le droit de passer la frontière
Plus le droit de boire dans les rivières

à chaque coin de rue, un péage.
à chaque merde, son emballage.

Plus le droit de faire l'amour dehors
Plus le droit des feux sur la plage
Plus le droit de chanter dans les métros
Plus le droit de se trouver un boulot
Plus le droit d'aimer les filles des rues

Plus le droit que de fermer sa gueule
Plus le droit que de finir tout seul
Tout droit dans le cercueil

Dans cette insignifiance autour
Dans ce marché aux idioties
Dans les travers de qui on est
Dans le pervers des libertés
Dans la thèse et dans l'antithèse
Dans la chaleur rouge des braises

Dis-moi quand tu regardes
au fond des horizons du mauvais temps ..

Est ce que tu vois le printemps..
Celui qui met nos terres, au soleil..
Dis moi est-ce que tu l'entends?
De la fleur, y a l'épine qui sommeille
Est-ce que tu vois le printemps?
Celui qui fait couler les ruisseaux
Entre les doigts des torrents

Oui c'est sûr qu'ils sont ivres nos bateaux
Est-ce que tu vois le printemps?
Nos amours que l'on jette en pâture
Dans les flots des océans
Les lettres restent mortes littératures.
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« Répondre #403 le: Samedi 14 Août 2010, 23:32 »

Paroles Saez Regarder les filles pleurer

Qu'elles soient Florentines ou d'Argentine
Petites Françaises, bonnes manières
Qu'elles viennent des mers de Chine
Ou du fond des Angleterre
Qu'elles aient les cheveux roux ou la peau noire
Qu'elles soient indiennes ou filles d'un soir
Quand elles ont du Christ à l'âme
Elles sont belles à se pendre
Qu'elles soient riches de l'âme ou pauvres de l'esprit
De bonne famille ou bien des rues
Qu'elles s'appellent Philomène ou Églantine
Qu'elles aient des allures d'ombre de Marilyne
Quand elles sont seules au bar, qu'on dirait des nones,
Qui ont perdu leur église, qui ont plus rien que des hommes
Pour espérer rencontrer Dieu
Pour éponger la bruine à leurs yeux
Moi j'aime bien regarder
Regarder les filles pleurer
Ça me rend gai

Qu'elles aient le cerveau de pas grand chose
Qu'elles soient littéraires philosophes à leurs heures
Quand elles prennent leur âge,
Elles me ressemblent un peu
Quand elles sont toute fragiles comme une eau qui dort
Quand elles vendent leur corps pour quelques sous
Quand tu mets la forme qu'elle disent oui à tout
Quand elles croient qu'elles sont libres quand elles se donnent
Dans les bras du malin quand elles s'abandonnent
Qu'elles soient de Byzance ou de Syracuse
De Belgrade qu'elles soient de celles qui ne pleurent plus
Qu'elles trainent au soleil de Moscou
Qu'elles jouent les marquises des nuits
Les filles prêtes à tout
Qu'elles soient paysannes ou filles de ministre
Ouvrières éperdues dans la fourmilière
Qu'elles travaillent à l'usine
Qu'elles soient fille de l'art
Qu'elles aient les mêmes allures de pute que leur mère

Moi j'aime bien regarder,
Regarder les filles pleurer
Ça me rend gai

Mais dans les villes, dans les campagnes



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+ DE PAROLESMargueritePiluleRegarder les filles pleurerCigaretteLulaJ'accuseOn a tous une LulaLes AnarchitecturesDes p'tits sousLes printemps

Moi je vais comme un assassin en campagne
Et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses

Je suis qu'un pauvre gars
Ils m'appellent l'idiot
Celui qui fait peur aux bêtes
Qui fait mal aux oiseaux
Mais faut pas croire tu sais
Moi j'suis pas méchant
J'ai juste l'air maladroit
Je sais juste pas comment, faut leur parler aux filles, faut leur parler aux filles
Moi quand je vois les larmes, leur tomber la joue
Moi quand je vois les larmes leur tomber la joue

Moi j'voudrais leur dire qu'elles sont belles
Puis qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot
Puis qu'il faut qu'elles arrêtent d'être connes
Et de tomber toujours amoureuse
De celui qui faut pas et que moi si elles voulaient moi
Moi j'serais toujours gentil avec elles
Mais les filles elles aiment pas qu'on soit gentil, elles aiment pas

Alors, moi, dans les villes dans les campagnes
Moi je vais comme un assassin en campagne
Et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses
Oui dans les villes, dans les campagnes
Moi je vais comme un assassin en campagne
Et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses

Quand elles sont seules au bar, ou sur les trottoirs
Crucifiées par des siècles d'histoire
Quand on regarde un peu plus près
C'est sur qu'on peut se dire
Que c'est elles qui ont porté
Et qui portent la croix du monde
Sur leurs ailes
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« Répondre #404 le: Samedi 14 Août 2010, 23:33 »

Paroles Saez Les Anarchitectures

Aux agneaux égorgés au loin
Au chant des coqs dans le lointain
A l'orée des grands champs de blés
L'humanité, les poings liés
Scotché à la lisière du bois
Petit poucet cherche pourquoi
Ses parents ont capitulé
Au grand vent des communicants
De tous nos temples les églises
N'ont plus le grand des cathédrales
Au temps des Anarchitectures
Des lance-pierres contre les murs
Les sacs de billes ont pris le large
Et les amours au coin des grives
Toutes ces choses d'autrefois
Putain je ne vois plus leurs rives



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CLIP LES ANARCHITECT

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+ DE PAROLESMargueritePiluleRegarder les filles pleurerCigaretteLulaJ'accuseOn a tous une LulaLes AnarchitecturesDes p'tits sousLes printemps

Puisqu'il faut accepter du temps
L'évolution toujours plus bas
Au vulgaire des concessionnaires
Des libertés pour nos enfants
Il sera équipé c'est sûr
Pour parler à la Terre entière
Mais n'aura rien à dire bien sûr
Que ce qu'il voit sur les écrans
Certains, les plus bourgeois toujours
Saurons savoir garder leurs plumes
Quand le peuple verra ses ailes
Blessées sous les coups de l'enclume
C'est fini le temps des instruits
Le temps des populaires aussi
Fini le temps des littéraires
Au dessus des comptes bancaires
Et des lilas dans les bouquets
Oublié le temps des muguets
Je ne vois que les chrysanthèmes
Des orthographes dans les poèmes
Fini les latines, les racines
Au bon dos de nos origines
Fini la parole sacrée
Bonjour la parole au plus con
Fini les ni bon dieu ni maître
L'heure est aux clients du paraître
Fini le temps de nos jeunesses
Fini le chant des rossignols
Fini salut à toi mon frère
L'heure est au chant des électrons
Abonnez-vous peuple de cons
Par satellite à d'autres cons
Au libre échange du néant
A chacun son bon mot bien sûr
C'est la liberté d'être con
La liberté d'être ignorant
Tous égaux dans le carnaval
Je sais mon ami ça fait mal
C'est la liberté d'expression
C'est la liberté d'expression
Pour clamer à tous les faubourgs
Surtout à tous les râteliers
Nos faiblesses et puis nos discours
Sur nos tristes identités
Salut toi mon frère de Faubourg
Salut à toi le berrurier
Je ne vois rien aux alentours
Que des tristesses à bon marché
Salut à toi frère de banlieue
Toi qu'on voudrait laisser pourrir
Dans le ghetto des consommants
Dans le ghetto des illettrés
Salut à toi femme au combat
Toi dont la lutte à pris la rouille
Comment te dire mais de nos jours
Les féminismes manquent de couilles
Salut toi mon étoile au loin
L'illuminée de nos chemins
S'éclairera bientôt je sais
Si l'on en perd pas le parfum
Vigilance à tous nos esprits
Et feu de tous les journalismes
Puisque toujours il faut combattre
Des nouveaux temples les fascismes
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