Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Dimanche 05 Février 2012, 11:21
Accueil Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous
Nouvelles: Vous Etes Au Bon Endroit !                                                                                Abonnez-vous au flux rss!


 
   
   
   
   
   
   
   
 

+  Heureux-Ensemble.com/forum
|-+  Tout Pour Votre Epanouissement
| |-+  Poésie et Littérature
| | |-+  Vive la poésie, vive la littérature !
« sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: 1 ... 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 [23] 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 41 Bas de page Envoyer ce fil Imprimer
Auteur Fil de discussion: Vive la poésie, vive la littérature !  (Lu 4170 fois)
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #330 le: Lundi 21 Juin 2010, 17:14 »

Je rêve éveillé 

Je ne me doutais pas qu’un jour,

même au plus profond de moi,

j’allais rencontrer l’amour,

Et que celui-ci serait avec toi. 

Assise dans mon château,

avec mon cœur en lambeaux,

Je ne cessais d’espérer,

Que tu allais, un jour,

Venir y toucher ma peau. 

La tendresse de ton sourire,

ta voix sensuelle et douce,

Me laisse échapper un soupir,

Que je dépose tendrement sur ta bouche.

Tu m’as charmé de ton baiser,

devant l’âtre du foyer,

maintenant je rêve éveillé,

de pouvoir à jamais  rester,

dans la chaleur de tes pensées.

Christiane Doré
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #331 le: Lundi 21 Juin 2010, 17:17 »

Un rêve éveillé

Le soir en me couchant, j'aime à rêver éveillée
À des choses que j'aimerais qui puissent m'arriver
Justement parce que je sais que jamais je ne les vivrai
Avant de m'endormir j'aime à y penser
Un soir je suis une vedette de cinéma
Et je me fais un scénario avec cela
J'ai l'argent, la gloire et des amoureux
Et je m'endors en pensant à eux
Le lendemain, je décide que je suis en 1900
Et que je vis dans une petite maison en pleins champs
Je n'ai pas le confort d'aujourd'hui mais que le paysage est joli
Regardant le coucher de soleil et les étoiles briller, je m'endors et souris
Puis un soir, j'aime à penser que je suis une princesse tout simplement
Je m'endors en rêvant de mon prince charmant
Si vous ne l'avez jamais fait, il vous faut essayer
Car c'est merveilleux, tout ce que l'on peut imaginer
Vous devez penser elle ne vit pas dans la réalité
Mais oui, je suis réaliste mais 30 minutes par jour on peut l'oublier.
Sophie
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #332 le: Lundi 21 Juin 2010, 17:27 »

Enracinés
ceres Enracinés
fleurs corporelles des humeurs coloniales
à la conquête des soleils
vois le guépard au couchant
d'une envolée féline
l'ombre de la savane
le coeur chaud-froid
des pulsions haletantes
sur les hors-jeu de ces étreintes
frontières belliqueuses
depuis l'exode d'un sourire

Vois le sang qui ne cesse
de grandir en nos désirs
la maturité des nus enfiévrés
la traversée de l'éléphant
impossibles éphémères
le sable pourpre
à la floraison des roses par milliers
safari floral
les terres spoliées
de ses fruits brunis
sous la sueur des regards
2010
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #333 le: Mercredi 23 Juin 2010, 16:55 »

Victor Hugo, lettre à Léonie Biard
Samedi - trois heures du matin.
Je rentre. J'ai ta lettre. Cette douce lettre, je l'avais lue aujourd'hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et qui s'épanouissent comme tu es reine dans mon coeur.
Oui, j'avais lu dans tes yeux ravissants cette lettre exquise, délicate et tendre que je relis ce soir avec tant de bonheur, ce que ta plume écrit si bien, ton regard adorable le dit avec un charme qui m'enivre. Comme j'étais fier en te voyant si belle ! Comme j'étais heureux en te voyant si tendre !
Voici une fleur que j'ai cueillie pour toi. Elle t'arrivera fanée, mais parfumée encore ; doux emblème de l'amour dans la vieillesse. Garde-la ; tu me la montreras dans trente ans.
Dans trente ans tu seras belle encore, dans trente ans je serai encore amoureux. Nous nous aimerons, n'est-ce pas, mon ange, comme aujourd'hui, et nous remercierons Dieu à genoux.
Hélas! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! Tu ne me seras rendue que lundi. Que vais-je faire d'ici là ? Penser à toi, t'aimer, t'envoyer mon coeur et mon âme. Oh ! de ton côté sois à moi ! à lundi ! - à toujours !
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #334 le: Mercredi 23 Juin 2010, 17:21 »

 « Mon cher George,
J'ai quelque chose de bête et de ridicule à vous dire. Je vous l'écris sottement, au lieu de vous l'avoir dit au retour de cette promenade, j'en serai désolé ce soir. Vous allez me rire au nez, me prendre pour un faiseur de phrases dans tous mes rapports avec vous jusqu'ici. Vous me mettrez à la porte et vous croirez que je mens : je suis amoureux de vous, je le suis depuis le premier jour où j'ai été chez vous. J'ai cru que je m'en guérirais, en vous voyant tout simplement à titre d'ami. Il y a beaucoup de choses dans votre caractère qui pouvaient m'en guérir. J'ai tâché de me le persuader tant que j'ai pu ; mais je paye trop cher les moments que je passe avec vous. J'aime mieux vous le dire, et j'ai bien fait, parce que je souffrirai bien moins pour m'en guérir à présent, si vous me fermez votre porte.

Cette nuit j'avais résolu de vous faire dire que j'étais à la campagne ; mais je ne veux pas vous faire de mystères ni avoir l'air de me brouiller sans sujet.

Maintenant George, vous allez dire : « Encore un qui va m'ennuyer », comme vous dîtes. Si je ne suis pas tout à fait le premier venu pour vous, dîtes-moi, comme vous me l'auriez dit hier en me parlant d'un autre, ce qu'il faut que je fasse ; mais, je vous en prie, si vous voulez me dire que vous doutez de ce que je vous écris, ne me répondez plutôt pas du tout. Je sais comme vous pensez de moi, et j'espère rien en vous disant cela. Je ne puis qu'y perdre une amie et les seules heures agréables que j'aie passées depuis un mois. Mais je sais que vous êtes bonne, que vous avez aimé, et je me confie à vous non pas comme à une maîtresse, mais comme un camarade franc et loyal. George, je suis fou de me priver du plaisir de vous voir pendant le peu de temps que vous avez encore à passer à Paris avant votre voyage à la campagne et votre départ pour l'Italie, où nous aurions passé de belles nuits, si j'avais de la force. Mais la vérité est que je souffre et que la force me manque.

Alfred de Musset »
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #335 le: Mercredi 23 Juin 2010, 17:25 »

Martin Luther King - J’ai fait un rêve
Discours prononcé à Washington, le 28 août 1963
Je suis heureux de participer avec vous aujourd’hui à ce rassemblement qui restera dans l’histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.
Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre acte d’émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l’espérance aux yeux de millions d’esclaves noirs marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce fut comme l’aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.
Mais cent ans ont passé et le Noir n’est pas encore libre. Cent ans ont passé et l’existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination ; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l’île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle ; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.
C’est pourquoi nous sommes accourus aujourd’hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d’indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.
Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur ; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu’il n’y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.
Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Il n’est plus temps de se laisser aller au luxe d’attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie ; le moment est venu d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale ; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité ; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d’ignorer qu’il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.
1963 n’est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.
Il n’y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n’aura pas obtenu ses droits de citoyen.
Les tourbillons de la révolte continueront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’au jour où naîtra l’aube brillante de la justice.
Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d’agissements répréhensibles.
Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l’âme à la force matérielle.

Le merveilleux militantisme qui s’est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l’atteste leur présence aujourd’hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.
Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduits ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine de l’étroite cellule d’une prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les tempêtes de la persécution, secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption.
Retournez au Mississippi ; retournez en Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en Géorgie ; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d’une façon ou d’une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous vautrons pas dans les vallées du désespoir.
Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd’hui et demain, je fais pourtant un rêve. C’est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."
Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que, un jour, l’État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.
Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.
Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d’espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité. Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -"Mon pays c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"- et si l’Amérique doit être une grande nation, il faut qu’il en soit ainsi. Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire.
Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l’État de New York. Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie. Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado. Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie. Mais cela ne suffit pas.
Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie. Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee. Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.
Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."
Martin Luther King - J’ai fait un rêve
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #336 le: Mercredi 23 Juin 2010, 17:32 »

« Ecrire des vers à vingt ans, c’est avoir vingt ans. En écrire à quarante, c’est être poète. » Francis Carco
 mon poète de mari…
Ma nana

Paola c’est ma nana
Mon soleil mon nirvana.
La partager ? n’y compter pas !
Elle est à moi, c’est ma nana.

Elle possède un sourire
A rendre jalouse Mona Lisa
Qui dans son cadre soupire :
« C’est normal, c’est sa nana ».

El la Vénus de Milo
Même si les bras lui en tombent
Résignée, avoue dans un sanglot
« Sa nana, c’est une bombe »

Côté humain j’crois qu’ma nana
N’a rien à envier à Mère Térésa.
Jour après jour, comme une caresse
Elle distille son inépuisable tendresse.

N’allez pas croire que j’en rajoute
Je suis loin du compte sans doute
mes mots sont hélas trop indigents
Et je déclare, sans être grandiloquent :
« Ma nana, si elle devait partir un jour
Alors sans elle, moi, je renierai l’amour ».

Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #337 le: Mercredi 23 Juin 2010, 17:42 »

Votre première fois ?
La mienne ? la voilà...

Pour moi c'était dans mon bureau
Il était là, comme il était beau
Il n'attendait plus que moi
Souriante je presse mes pas
Le caressant partout de mes mains
Je voulais que ça se passe bien
Faire connaissance avec le toucher
Qu'il me donne ce que je demandais
Que le charme agisse entre nous
Que sur lui mes doigts glissent partout
Sourire aux lèvres je me suis installée
A coeur joie je me suis donnée
De toute ma patience en faire usage
Rester, malgré ma nervosité, sage
Ma première émotion dévoilée
De mes doigts le connaitre tout entier
Doucement, fiévreusement le frôler
Toute la soirée, il m'a comblée
J'avais enfin trouvé le bonheur
J'avais entre mes mains, un ordinateur ...

Nandy
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #338 le: Jeudi 24 Juin 2010, 16:22 »

 Dans la chanson de nos pères
Monsieur de Malbrough est mort
Si c'était un pauvre hère
On n'en dirait rien encore
Mais la Dame à sa fenêtre
Pleurant sur son triste sort,
Dans mille ans, deux mille peut-être
Se désolera encore.

File la laine, filent les jours,
Garde ma peine et mon amour,
Livre d'images des rêves lourds
Tourne la page à l'éternel retour

Hennins au ruban de soie,
Chanson bleue des troubadours,
Regret des festins de joie
Ou fleur du joli tambour,
Dans la grande cheminée
S'éteint le feu du bonheur
Car la dame, abandonnée,
Ne retrouvera son coeur.

Croisés des grandes batailles,
Sachez vos lances manier,
Ajustez cottes de mailles,
Armures et boucliers ;
Si l'ennemi vous assaille,
Gardez-vous de trépasser
Car derrière vos murailles
On attend sans se lasser.
Robert Marcy)
Chanson d'apparence moyenâgeuse, qui a été composée en 1949.
 
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #339 le: Jeudi 24 Juin 2010, 17:05 »


Paroles : Roger Pierre et Bourvil
Editions Pathé Marconi
Enregistré le 29 juin 1950


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

En tant que dégueulé, heu, en tant que délégué de la... de la ligue anti-alcoolique, je vous parlerai de... de l'eau
minérale, de l'eau ferrugineuse.

L'eau fer... l'eau ferrugineuse, comme son nom l'indique, contient du fer... du fer (rire). Et le
dire, c'est bien, mais le faire, c'est mieux !

L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferrugineuse oui!.

Et je suis fer, heu... heu, et je suis fier, de faire à cheval... sur le principe une conférence contre Hoc, contre l'alcool.

L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferru l'eau ferrugineuse oui.
Et pourquoi y a-t-il du fer dans l'alcool ? Euh, dans l'eau ferru ferrugineuse, hum? Parce que le fer à repasser, heu, pas le
fer,... l'eau, disais-je, l'eau, c'est parce que l'eau a passé et a repassé sur le fer, et le fer a dissout. Il a dissout
le fer (rire). Et le fer a dix sous, c'est pas cher Hoc hein ?

Alors pourquoi boire cet alcool qui plus onéreux que l'eau ferru..., ferrugineuse, ruine la santé et le portefeuille?

L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferru ferrugineuse oui !.
D'ailleurs l'alcool brûle les tissus de l'organisme et vous le sentez quand vous en bouvez, quand vous en buvez, ça pique !
Alors que le vers solitaire, heu, non, pas le vers solitaire, heu, heu, le, heu, le fer est salutaire (rire)
D'ailleurs ne dit-on pas : une santé de fer ? hum ?
Un homme de fer ? hum ?
Un ch'min de fer ? hum ? (un petit peu plus bas)
Un mammifère ? (presque tout bas et hésitant)
Alors suivez-moi et comme disait mon grand fer heu, mon grand père, il faut vivre mais pas s'en faire (Long rire exagéré)

L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferru ferrugineuse oui !
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #340 le: Jeudi 24 Juin 2010, 17:19 »

J'entre à la maison, l'autre nuit, j'avais bu un peu de vin
J'ai vu un ch'val dans l'écurie où je mettais le mien
Alors j'ai dit à ma p'tite femme: " Veux-tu bien m'expliquer
Y a un cheval dans l'écurie à la place de mon bidet ? "

" Mon pauvre ami, tu n'vois pas clair, le vin t'a trop saoulé
Ce n'est rien qu'une vache à lait que ta mère m'a donnée "
Dans la vie, j'ai vu pas mal de choses bizarres et saugrenues,
Mais une selle sur une vache à lait, ça je n'ai jamais vu

La nuit suivante j'entre chez moi, j'avais bu un peu de vin
J'ai vu un chapeau accroché où j'accrochais le mien
Alors j'ai dit à ma p'tite femme: " Veux-tu bien m'expliquer
Qu'est-ce que c'est qu'ce chapeau-là à la place de mon béret ? "

" Mon pauvre ami, tu n'vois pas clair, le vin t'a trop saoulé
Ce n'est rien qu'une vieille casserole que grand-mère m'a donnée "
Dans la vie j'ai vu pas mal de choses bizarres et saugrenues
Mais une vieille casserole en feutre, ça je n'ai jamais vu

Une nuit plus tard j'entre chez moi, j'avais bu un peu de vin
Sur une chaise, j'ai vu un pantalon où je posais le mien
Alors j'ai dit à ma p'tite femme: " Je voudrais bien savoir
Pourquoi ce pantalon est gris, le mien est toujours noir "

" Mon pauvre ami, tu n'vois pas clair, le vin t'a trop saoulé
Ce n'est rien qu'un vieux chiffon que maman m'a donné "
Dans la vie j'ai vu pas mal de choses, mais ça c'est un mystère
Un chiffon avec deux tuyaux et une fermeture éclair

En titubant, j'entre chez moi, je suis resté baba
J'ai vu une tête sur l'oreiller qui n'me ressemblait pas
Alors j'ai dit à ma p'tite femme: " Peux-tu m'expliquer ça
Qu'est-ce que c'est qu'cette tête-là, je n'pense pas qu'c'est moi ! "

" Mon pauvre ami, tu n'vois pas clair, le vin t'a trop saoulé
Ce n'est rien qu'un vieux melon que grand-père m'a donné "
Des prix de concours agricoles, j'peux dire que j'en ai eus
Mais une moustache sur un melon, ça je n'ai jamais vu

Graeme Allwright  "Ça Je Ne L'ai Jamais Vu"
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #341 le: Jeudi 24 Juin 2010, 17:24 »

MA LIBERTÉ
paroles et musique: Georges Moustaki

Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'as aidé
À larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune

Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Tes moindres exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance

Ma liberté
Tu as su désarmer
Toutes mes habitudes
Ma liberté
Toi qui m'as fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures

Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahie pour
Une prison d'amour
Et sa belle geolière

Et je t'ai trahie pour
Une prison d'amour
Et sa belle geolière
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #342 le: Jeudi 24 Juin 2010, 18:13 »

CAMEROUN
L’homme qui te ressemble

J’ai frappé à ta porte
J’ai frappé à ton cœur
pour avoir bon lit
pour avoir bon feu
pourquoi me repousser ?
Ouvre-moi, mon frère… !

Pourquoi me demander
si je suis d’Afrique
si je suis d’Amérique
si je suis d’Europe ?
Ouvre-moi, mon frère… !

Pourquoi me demander
la longueur de mon nez
l’épaisseur de ma bouche
la couleur de ma peau
et le nom de mes dieux ?
Ouvre-moi, mon frère… !

Je ne suis pas un noir
Je ne suis pas un rouge
Je ne suis pas un jaune
Je ne suis pas un blanc
mais je ne suis qu’un homme
Ouvre-moi, mon frère… !

Ouvre-moi ta porte
Ouvre-moi ton cœur
Car je suis un homme
l’homme de tous les temps
l’homme de tous les cieux
l’homme qui te ressemble !...

René  PHILOMBÉ
Petites gouttes de chant pour créer l’homme
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #343 le: Jeudi 24 Juin 2010, 18:19 »

Poème contre le racisme
Cher frère blanc,
Quand je suis né, j'étais noir
Quand j'ai grandi, j'étais noir
Quand je vais au soleil, je suis noir
Quand j'ai peur, je suis noir
Quand je suis malade, je suis noir
Quand je mourrai, je serai noir...
Tandis que toi frère blanc,
Quand tu est né, tu était rose
Quand tu as grandi, tu étais blanc
Quand tu vas au soleil, tu es rouge
Quand tu as froid, tu es bleu
Quand tu as peur, tu es vert
Quand tu est malade, tu est jaune
Quand tu mourras, tu sera gris...
Et après cela tu as le toupet de m'appeller homme de "couleur"
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #344 le: Vendredi 25 Juin 2010, 20:00 »

Mesdames et messieurs ... Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.
Oh ! je sais ! Vous pensez : "S'il n'a rien à dire ... il ferait mieux de se taire !"
Evidemment ! Mais c'est trop facile ! ... c'est trop facile !
Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n'ont rien à dire et qui le gardent pour eux ?

Eh bien non ! Mesdames et messieurs, moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache !
Je veux en faire profiter les autres !
Et si, vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n'avez à rien dire, eh bien, on en parle, on en discute !
Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on en parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ?
Eh bien, de rien ! De rien !
Car rien ... ce n'est pas rien.
La preuve c'est qu'on peut le soustraire.
Exemple : Rien moins rien = moins que rien !
Si l'on peut trouver moins que rien c'est que rien vaut déjà quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !
En le multipliant Une fois rien ... c'est rien
Deux fois rien ... c'est pas beaucoup !
Mais trois fois rien ! ... Pour trois fois rien on peut déjà acheter quelque chose ! ... Et pour pas cher !
Maintenant si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien :
Rien multiplié par rien = rien.
Trois multiplié par trois = neuf.
Cela fait rien de neuf !
Oui ... ce n'est pas la peine d'en parler !

Raymond Devos.
            
      
Signaler au modérateur   Journalisée
Pages: 1 ... 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 [23] 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 41 Haut de page Envoyer ce fil Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à:  


Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.13 | SMF © 2006-2009, Simple Machines LLC XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 1.75 secondes avec 19 requêtes.