Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Jeudi 09 Février 2012, 16:15
Accueil Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous
Nouvelles: Vous Etes Au Bon Endroit !                                                                                Abonnez-vous au flux rss!


 
   
   
   
   
   
   
   
 

+  Heureux-Ensemble.com/forum
|-+  Tout Pour Votre Epanouissement
| |-+  Poésie et Littérature
| | |-+  Vive la poésie, vive la littérature !
« sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 [15] 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ... 41 Bas de page Envoyer ce fil Imprimer
Auteur Fil de discussion: Vive la poésie, vive la littérature !  (Lu 4184 fois)
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #210 le: Lundi 05 Avril 2010, 13:50 »

Avril tantôt pleure, tantôt rit.
Printemps battant, jardinier courant.
 Arc-en-ciel du Printemps, année belle.
 Une pie au Printemps, annonce le mauvais temps.   
Printemps très pluvieux, été très orageux.
Quand le coucou chante, un jour est mouillé, l'autre sec.
Fleurs de printemps font fruits d'automne.
(dictons)
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #211 le: Lundi 05 Avril 2010, 14:15 »

Regard féériques Forêt de fées et rêves
Confiance ou ... PRENDRE SOIN… (les uns des autres)
Il est bon parfois de revisiter le jardin de ses propres valeurs...
Comme dit ce poète en tout humain (donc en tout artiste) : "J'exprime"...
En créant nos espaces d'expression artistique, nous nous EXPOSONS... beaucoup... beaucoup trop, peut-être... infiniment... et nous trouvons alors en mesure de créer des LIENS entre nous tous qui avons choisi cette même Voie...
Liens qui ne nous font pas honte, bien au contraire,
et que nous laissons croître, que nous soignons aux petits oignons, même,
sur lesquels nous veillons et que nous veillons à entretenir,
exactement comme sur ceux de la "vraie vie"... Oui, nous essayons d'en prendre grand soin, d'autant que nous avons pris ce pli ici de nous tourner vers nous-même pour toucher la sensibilité de l'Autre... Liens généralement construits dans la pudeur et la crainte de l'exhibitionnisme
(denrée que nous fuyons, je crois, à peu près tous)... Limites du temps qui passe, que nous consacrons à nos rêves partagés...
Mais nous montrons à l'Autre ce que nous pensons avoir de meilleur en nous-même (et nous nous trompons rarement à ce sujet) ;
nous le donnons en PARTAGE dans sa pureté et sa naïveté,
et n'est-ce pas le plus beau de l'affaire ?
Ami(e)(s)... Vous êtes l'Autre, certes... ... mais "A" majuscule, par avance, j'y tiens...
Petites graines semées... Se développera qui veut...
Comme je tiens à cette petite majuscule de l'Apostrophe : " Ami(e)(s)... !!! "
Des gens vont se connaître qui n'étaient pas préparés à se connaître...
Des mondes (parfois si différents) vont enfin se parler...
Presque naturellement... apprendre à s'écouter, se respecter, s'apprécier...
Bien sûr, il y a "le risque" de toute relation qui se construit... Nous sommes des personnes réelles derrière nos écrans...Avec nos mille "défauts" et faiblesses, mille ressources et mille rêves...... mais qui n'ose rien n'a rien...
PRENONS TOUJOURS CE PLUS GRAND SOIN LES UNS DES AUTRES ... sur scène comme en coulisses, ne transgressons jamais cette règle d'or ! Et oui... 24 heures sur 24... 365 jours sur 365...
car, bien sûr, en ce domaine aussi, nos actes ou nos manques
en diront infiniment plus long sur nous-mêmes
que nos pauvres intentions, toujours par avance brodées d'or et d'argent... REALISONS QUELQUES-UNS DE NOS REVES LES PLUS CHERS et partageons-les en toute naïveté, puérilité et immaturité !
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #212 le: Lundi 05 Avril 2010, 14:19 »

CHANSON POUR CHANTER À TUE-TÊTE
ET À CLOCHE-PIED
Un immense brin d'herbe
Une toute petite forêt
Un ciel tout à fait vert
Et des nuages en osier
Une église dans une malle
La malle dans un grenier
Le grenier dans une cave
Sur la tour d'un château
Le château à cheval
A cheval sur un jet d'eau
Le jet d'eau dans un sac
A côté d'une rose
La rose d'un fraisier
Planté dans une armoire
Ouverte sur un champ de blé
Un champ de blé couché
Dans les plis d'un miroir
Sous les ailes d'un tonneau
Le tonneau dans un verre
Dans un verre à Bordeaux
Bordeaux sur une falaise
Où rêve un vieux corbeau
Dans le tiroir d'une chaise
D'une chaise en papier
En beau papier de pierre
Soigneusement taillé
Par un tailleur de verre
Dans un petit gravier
Tout au fond d'une mare
Sous les plumes d'un mouton
Nageant dans un lavoir
A la lueur d'un lampion
Éclairant une mine
Une mine de crayons
Derrière une colline
Gardée par un dindon
Un gros dindon assis
Sur la tête d'un jambon
Un jambon de faïence
Et puis de porcelaine
Qui fait le tour de France
A pied sur une baleine
Au milieu de la lune
Dans un quartier perdu
Perdu dans une carafe
Une carafe d'eau rougie
D'eau rougie à la flamme
A la flamme d'une bougie
Sous la queue d'une horloge
Tendue de velours rouge
Dans la cour d'une école
Au milieu d'un désert
Où de grandes girafes
Et des enfants trouvés
Chantent chantent sans cesse
A tue-tête à cloche-pied
Histoire de s'amuser
Les mots sans queue ni tête
Qui dansent dans leur tête
Sans jamais s'arrêter

Et on recommence
Un immense brin d'herbe
Une toute petite forêt...
................................

etc., etc., etc.
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #213 le: Lundi 05 Avril 2010, 14:21 »

FLEURS ET COURONNE

Homme
Tu as regardé la plus triste
la plus morne de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
Tu l'as appelée Pensée.
Pensée
C'était comme on dit bien observé
Bien pensé
Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais
Tu les as appelées immortelles...
C'était bien fait pour elles...
Mais le lilas tu l'as appelé lilas
Lilas c'était tout à fait ça
Lilas... Lilas...
Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C'est pareil.
L'essentiel c'était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...
Enfin tu as donné les noms simples
à toutes les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
A côté des vieux chiens mouillés
A côte des vieux matelas éventrés
A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés
Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi tu l'as appelée soleil
...Soleil...
Hélas! hélas! hélas et beaucoup de fois hélas!
Qui regarde le soleil hein ?
Qui regarde le soleil ?
Personne ne regarde plus le soleil
Les hommes sont devenus ce qu'ils sont devenus
Des hommes intelligents...
Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière
Ils se promènent en regardant par terre
Et ils pensent au ciel
Ils pensent... Ils pensent... ils n'arrêtent pas de penser...
Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes
Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées
Les immortelles et les pensées
Et ils marchent dans la boue des souvenirs dans la boue des regrets
Ils se traînent
A grand-peine
Dans les marécages du passé
Et ils traînent... ils traînent leurs chaînes
Et ils traînent les pieds au pas cadencé...
Ils avancent à grand-peine
Enlisés dans leurs champs-élysées
Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
Oui ils chantent
A tue-tête
Mais tout ce qui est mort dans leur tête
Pour rien au monde ils ne voudraient l'enlever
Parce que
Dans leur tête
Pousse la fleur sacrée
La sale maigre petite fleur
La fleur malade
La fleur aigr e
La fleur toujours fanée
La fleur personnelle...
...La pensée...

2 poésies de Jacques Prévert
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #214 le: Lundi 05 Avril 2010, 14:23 »

LE CANCRE

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur
J.Prévert
Signaler au modérateur   Journalisée
torche joyeuse
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Messages: 2 292


« Répondre #215 le: Lundi 05 Avril 2010, 14:28 »

Les lucioles

Les lucioles
sont des étoiles
descendues du ciel

et les étoiles
sont des vers luisants
qui n'ont pas pu descendre.

Ils éteignent et allument leur petits braseros
pour avoir de la lumière
toute la nuit.

Humberto Ak’abal
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #216 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:23 »

Faut du gazoil dans la bagnole,
La carte bleue dans la chatte,
Faut de la dinde pour noel,
Faut bronzer pendant les vacances
Faut du forfait faut du forfait,
Pour oublier la solitude,
Faut des gonzesses à la télé,
Ouais faut des pilules pour bander,
Faut du gazon dans les tabacs,
Il faudrait arrêter dfumer,
La salle de sport sur des machines,
Faut s'essouffler faut s'entraîner,
Faut marcher dans les clous,
Faut pas boire au volant,
Faut dépenser les ptits sous,
Faut du réseau pour les enfants,
Faut ressembler à des guignols,
Faut que tu passes à la télé,
Pour rentrer dans les farandoles,
De ceux qui ont le blé...
Jme ballade dans les grandes surfaces,
J'ai pas assez mais faut payer,
Je cours au gré des accessoires
Et des conneries illimitées,
Les gens parlent mal les gens sont cons,
Au moins tout aussi cons que moi,
A se faire mettrer à sfaire baiser,
Sûr à sfaire enfanter,
Des bébés par des hologrammes,
Des mots d'amour par satellite,
Mais ces connards ils savent pas lire,
Ils savent même pas se nourrir,
Des OGM dans les bibrons,
Ouais c'est tant mieux ça fra moins con,
Quand ils crèvront en mutation,
Des grippes porcines sur des cochons,

Oh non l'homme descend pas du singe,
Il descend plutôt du mouton,
Oh non l'homme descend pas du singe,
Il descend plutôt du mouton...

Faut marcher dans les clous,
Faut pas boire au volant,
Faut dépenser ses ptits sous,
Faut du réseau pour tes enfants,
Faut ressembler à des guignols,
Faut passer à la télé,
Faut rentrer dans les farandoles
De ceux qui font le blé...

Il parait qu'il faut virer les profs,
Et puis les travailleurs sociaux,
Les fonctionnaires qui servent à rien,
Les infirmières à 1000 euros,
Faut qu'ça rapporte aux actionnaires,
La santé et les hopitaux,
Va tfaire soigner en Angleterre,
Va voir la gueule de leurs métros,
Faut qu'on se fasse une raison,
On a loupé nos transactions,
On s'est laissés prendre le cul,
Par nos besoins nos religions,
Il faut foutre le portables aux chiottes,
Et des coup d'pioche dans la télé,
Faut mettre les menottes
A chaque présentateur du JT...

J'accuse !
Au mégaphone dans l'assemblée !
J'accuse ! J'accuse ! J'accuse !
Au mégaphone dans l'assemblée !

Faut du gazoil dans la bagnole,
La carte bleue dans la chatte,
Faut de la dinde pour noel,
Faut bronzer pendant les vacances
Faut du forfait faut du forfait,
Faudrait de l'herbe dans les tabacs,
La salle de sport sur des machines,
Faut s'essouffler faut s'entraîner,
Jme ballade dans les grandes surfaces,
J'ai pas assez mais faut payer,
Je cours au gré des accessoires,
Et des conneries illimitées,
Jme ballade dans les grandes surfaces,
J'ai pas assez mais faut payer,
Je cours au gré des accessoires,
Et des conneries illimitées...

Eh eh eh...

Saez j'accuse
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #217 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:27 »

Saez – Les anarchitectures

Aux agneaux égorgés au loin
au chant du coq dans le lointain
à l'orée des grands champs de blé
humanités les poings liés
scotché à la lisière du bois
petit poucet cherche pourquoi
ses parents ont capitulés
aux grands vents des communicants
de tous nos temples les églises
n'ont plus le grand des cathédrales
au temps des anarchitectures
et des lances pierres contre les murs
les sacs de billes ont pris le large
et les amours au coin des grives
toutes ces choses d'autrefois
putain je ne vois plus la rive.

Puisqu'il faut accepter du temps
l'évolution toujours plus bas
au vulgaire les concessionnaires
des libertés pour nos enfants
il sera équipé c'est sûr
pour parler à la Terre entière
mais n'aura rien à dire bien sûr
que ce qu'il voit sur les écrans
certains les plus bourgeois toujours
sauront savoir garder leurs plumes
quand le peuple verra ses ailes
blessées sous les coups de l'enclume.

C'est fini le temps des instruits
le temps des populaires aussi
fini le temps des littéraires
au-dessus des comptes bancaires
et des lilas dans les bouquets
oublié le temps des muguets
je ne vois que les chrysanthèmes
des orthographes dans les poèmes
finies les latines les racines
au bon dos de nos origines
finie la parole sacrée
bonjour la parole au plus con
finis les ni bon dieu ni maître
l'heure est aux clients du paraître
fini le temps de nos jeunesses
fini le chant des rossignols
fini salut à toi mon frère
l'heure est aux champs des électrons
abonnez-vous peuple de cons
par satellite à d'autres cons
au libre échange du néant
à chacun son bon mot bien sûr
c'est la liberté d'être con
la liberté d'être ignorant
tous égaux dans le carnaval
je sais mon ami ça fait mal
c'est la liberté d'expression
c'est la liberté d'expression
pour clamer à tous les faubourgs
surtout à tous les râteliers
nos faiblesses et puis nos discours
sur nos tristes identités.

Salut toi mon frère de faubourg
salut à toi le Bérurier
je ne vois rien aux alentours
que des tristesses à bon marché
salut à toi frère de banlieue
toi qu'on voudrait laisser pourrir
dans le ghetto des consommants
dans le ghetto des illettrés
salut à toi femme au combat
toi dont la lutte a pris la rouille
comment te dire mais de nos jours
les féminismes manquent de couilles.

Salut à toi mon étoile au loin
l'illuminé de nos chemins
s'éclairera bientôt je sais
si l'on n'en perd pas le parfum
vigilance à tous nos esprits
et feu de tous les journalismes
puisque toujours il faut combattre
des nouveaux temples
les fascismes.
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #218 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:28 »

Saez – Les printemps

Une maison, un jardin, un pot d'fleurs, un p'tit copain, un boulot qui sert à personne et puis des pilules pour ton chien.
T'as vu c'qu'on a prévu pour toi, sûr t'auras tout le nécessaire, un chemin qui va droit tracer pour la maison de retraite.
Dans ma bagnole, dans le trafic faudrait oublier la panique, paranoïa dans les cerveaux, paranoïa dans les métros.
Paris toute nue sous les étoiles, qui ressemble à rien.
Qu'à se faire la malle, de l'autre côté de l'Atlantide histoire d'aller défier le vide.
Funambule entre les grattes ciels, je défie les mirages, les avions d'chasse et les soleils, l'accoutrement est l'apanage.
Des sociétés sous-vides, des amours de supermarchés mais la meute est avide, du rien qu'on lui promet.

Est-ce que tu vois le printemps ? Moi je ne vois rien venir.
Dis moi, est-ce que tu l'entends, la grande dépression qui arrive ?

J'vois des champignons sur la mer, des araignées sur l'hémisphère, la lune est blues et les surfeurs ont les trajectoires du bonheur. Bali, Paris on se ressemble, pas vu, pas pris dans l'ambulance, les filles ont les gueules de traversières.
Étendez moi dans vos campagnes, crucifiez l'être et le paraître.
Dis où l'on va, toi, le sais-tu ? Sûr, sur des océans perdus.
Navigateur au gré des vents, je marche nu sur les torrents, les pirates ne me font pas peur depuis que je t'ai dans le cœur.

Moi tu sais je vois des printemps à chaque môme qui crie sa rage, à chaque bagnole qu'on brûle, à chaque mot tendre qu'on dit, à chaque idiot du village qui trouvera sa Marguerite, à chaque fois qu'un bout de pierre parvient à sortir de l'éclipse.

Est-ce que tu vois le printemps ? Celui qui met nos terres au soleil.
Dis moi, est-ce que tu l'entends ? Du bourgeon, oui la fleur qui sommeille.
Est-ce que tu vois le printemps ? Celui qui fait couler les ruisseaux dans les flots des océans, faut remettre les compteurs à zéro.

Plus l'droit d'rouler à 55, plus l'droit d'fumer dans les cafés, plus l'droit d'être bourrer à la rue, plus l'droit de se balader tout nu, plus l'droit de passer la frontière, plus l'droit de boire dans les rivières.
A chaque coin de rue un péage, à chaque merde son emballage.
Plus l'droit de faire l'amour dehors, plus l'droit des feux sur la plage, plus l'droit de chanter les métros, plus l'droit de s'trouver un boulot, plus l'droit d'aimer les filles des rues, plus le droit que de fermer sa gueule, plus le droit que de finir tout seul, tout droit dans le cercueil.

Dans cette insignifiance autour, dans ce marché aux idioties, dans les travers de qui on est, dans le pervers des libertés, dans la thèse et dans l'antithèse, dans la chaleur rouge des braises, dis moi quand tu regardes au fond des horizons du mauvais temps,

Est-ce que tu vois le printemps ? Celui qui met nos terres au soleil.
Dis moi, est-ce que tu l'entends ? De la fleur y a l'épine qui sommeille.
Est-ce que tu vois le printemps ? Celui qui fait couler les ruisseaux entre les doigts des torrents, oui c'est sûr qu'ils sont ivres nos bateaux.
Est-ce que tu vois le printemps ? Nos amours que l'on jette en pâture. Dans les flots des océans les lettres restent mortes, littérature.
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #219 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:29 »

 Saez - Tricycle jaune

Au gré des vents sur mon tricycle jaune,
dans les couloirs du métro je tourne
et le vent peut souffler lui et moi nous sommes comme une flamme indestructible.

Autour du monde j'irai avec toi, si tu veux derrière moi en amazone,
moi j'ai pas besoin de Harley Davidson sur mon tricycle jaune.

Refrain :
Sur mon tricycle jaune,
sur mon tricycle jaune,
viens je t'emmène,
viens je t'emmène,
viens je t'emmène sur mon tricycle jaune.

Quand la nuit tombe sur les autoroutes,
que tous les gens sans poésie se marrent
de me voir pédaler comme un galérien sur mon tricycle jaune.
Moi je pense aux gens dans le fond des métros,
qui s'enterrent dans leur propre tombe.
Quand au-dessus des villes nous, nous volons sur les ailes du tricycle jaune.

Refrain :
Sur mon tricycle jaune,
sur mon tricycle jaune,
viens je t'emmène,
viens je t'emmène,
viens je t'emmène sur mon tricycle jaune.

Quand l'apocalypse sonnera la fin,
que le trafic sera bloqué au péage,
il y en aura un que tu verras passer,
ce sera le tricycle jaune.

Refrain :
Sur mon tricycle jaune,
sur mon tricycle jaune,
viens je t'emmène,
viens je t'emmène,
viens je t'emmène sur mon tricycle jaune.
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #220 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:30 »

Saez – Marguerite

Quand j'ai vu Marguerite, j'me suis dis quel prénom étrange, puis c'est pas vraiment la saison à faire l'amour dans les champs.
Moi mon cœur est chrysanthème et mon âme est triste.
Quand j'ai vu Marguerite, Marguerite m'a dit « t'approche pas trop de moi »
moi j'ai pas écouté tu vois, et j'suis là comme un con à effeuiller les pétales de Tulipe, de Camélia, de Rose et puis de Lila.
Quand j'ai vu Marguerite j'me suis dit elle sort d'où celle-la puis c'est quoi c'prénom à la con sorti du fond d'un autre temps et puis moi j'aime pas bien les fleurs et puis j'aime pas ce qui sent bon.
J'préfère les pétards aux pétales et un peu la boisson.

Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues, c'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans l'mille à tous les coups.
C'est comme un parfum de nocturnes qui auraient l'goût des levers du jour, parce qu'elle elle dit jamais « je t'aime », parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.

Marguerite, la Marguerite, la Marguerite, la Marguerite..

Quand j'ai vu Marguerite, ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit « je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit », comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.
Quand on va pointer à sa porte, sûr qu'on est tous un peu chômeur, et moi qui suis là comme un con à effeuiller les pétales de Tulipe, de Camélia, de Rose et puis de Lila.
Marguerite elle est belle comme un accident d'bagnole, comme un poids lourd qui a plus les freins, Marguerite elle est folle et c'est vrai que moi j'aime bien quand elle fait voler les assiettes, quand elle me fait péter les plombs, qu'elle dit qu'elle aime pas mes chansons.

Marguerite c'est mes coups d'jus,, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues, c'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans l'mille à tous les coups. C'est la luciole au fond des nuits oui sur la joue source la pluie. Marguerite c'est mes nuits noires, c'est mes nuits rouges, c'est mes nuits blanches. C'est comme un train, oui, qui s'égare mais qui s'arrête pas dans les gares. C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.

Marguerite c'est pas la bonne mais putain qu'elle est bonne ! Presque aussi bonne que Marie, en un peu moins putain aussi. J'en ferais bien ma religion, j'en ferais bien mon horizon, c'est sûr que j'peux mourir demain, tant qu'elle m'habite entre ses reins.

Elle est comme un bateau d'pirates, comme un chien qui a mal à la patte. Marguerite elle a l'goût d'la mer, elle a la fraîcheur des rivières, elle a l'ivresse de la vodka, la folie de la tequila, elle est un peu Mexicaine, un peu Française aussi.
Elle est tout c'qu'on veut qu'elle soit, tous les possibles au bout des doigt. Elle t'emmène d'l'autre côté d'la Terre juste quand elle ouvre les paupières.

Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudres, Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre.

Marguerite c'est mes coups d'jus , c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues. C'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans l'mille à tous les coups. C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis. Marguerite elle est belle comme un accident de bagnole, comme un poids lourd qui a plus les freins, Marguerite elle est folle et c'est vrai que moi j'aime bien quand elle fait péter les assiettes, quand elle me fait péter les plombs, qu'elle dit qu'elle aime pas mes chansons.
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #221 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:31 »

calogero les cyclones

e t'oublie mon amour
Je voulais te le dire.
J'ai je crois fait le tour
Du supplice des souvenirs.
Et ma douleur aphone
Ne peut plus me promettre
Une vie contre la fenêtre
Une vie contre la fenêtre
A voir passer les cyclones
A voir passer les cyclones
Les cyclones...


J'ai oublié ta voix
Tes baisers de velours
Et le son de tes pas
Et ton parfum trop lourd.
Je n'ai plus l'amour
Qui te demandait l'aumône.
Tout ça c'est évanoui
Tout ça c'est évanoui
Au passage des cyclones
Au passage des cyclones


On les voyait de loin
Un par un alignés
Échappé de tes mains
Ciel et terre inversé
L’un faisait tout voler
En éclat que déjà
Le suivant arrivait
Pour parfaire les dégâts.


Mais je m'en suis remis
Mon amour, des cyclones.
Et le ciel et la terre
Sont à nouveau en ordre
Comme un roi rêve la nuit
De perdre sa couronne
Tu craignais trop l'amour
Pour ne pas le vouer
Au passage des cyclones

Au passage des cyclones

Des cyclones...
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #222 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:35 »

Saez – Des p'tits sous

Des p'tits neurones dans les cerveaux qui disparaissent de jours en jours.
Dans les p'tits bois les p'tits discours des petits rois dans les basses-cours.

Des p'tits qui s'cachent, des p'tits qu'on cache, des p'tits qu'on joue à pile ou face.
Des p'tits qui vont grossir les ventres, des p'tits caissiers dans les carrefours.

Des p'tits problèmes de récessions, des p'tits ministres dans les prisons.
Des p'tits pour payer ton loyer, des p'tits pour la communauté.

Tapez, tapez sur les claviers des pompes funèbres aux cours d'école faut voir comme les p'tit sont fringués, y a de la griffe sur les guiboles.

Des p'tits insectes sur les fleurs, des p'tits bugs dans le computeur.
Des p'tits pour l'eau, des p'tits pour l'air, des p'tits pour pourrir l'atmosphère.

Marchez, marchez les p'tits pinçons, les petits rois, les petits cons.
Des p'tits pour vendre qui on est à la criée sur les marchés.

Des p'tits sous, des p'tits sous, qui veut des p'tits sous ?
Des p'tits sous, des p'tits sous, on veut des p'tits sous, allez !
Des p'tits sous, des p'tits sous, qui veut des p'tits sous ? Moi, moi !
Des p'tits sous, des p'tits sous, on veut des p'tits sous.

Dans les rizières les p'tits chinois, la planète a la gueule de bois.
Dans les usines, sur les machines, tandis que le peuple s'échine.
Tapez, tapez sur les claviers, dans la matrix on s'fait violer, oui le peu qu'il reste d'humain contre un karma dans du satin.
Dans les salons les résistants, les dandys et les bien portants, portant la sueur de tous ces autres combattants de moulin à vent.
Les fils de putes, les fils de rois, les fils de rien mon fils à moi, tous à la chasse à la monnaie, aux p'tits pourboires, aux gros billets.

Des p'tits qu'on nous a fait dans l'dos, des p'tits placés sur les marchés, des p'tits, sûr, qui feront des p'tits comme la connerie qui se multiplie.
Ton petit chèque en fin de moi, non lui il se multiplie pas comme le cynisme dans les sourires, des p'tits tartuffes dans les partis.

Des p'tits problèmes de récession, des p'tits ministres dans les prisons.
Des p'tits qui s'cachent, des p'tits qu'on cache, des p'tits qu'on joue à pile ou face.

Des p'tits qui font grossir les gros, qui rendent les p'tits toujours plus p'tit pour que le p'tit n'ait d'autre choix, pauvre de lui que d'faire des p'tits, oui oui !

Des p'tits sous, des p'tits sous, qui veut des p'tits sous ?
Des p'tits sous, des p'tits sous, on veut des p'tits sous, allez !
Des p'tits sous, des p'tits sous, qui veut des p'tits sous ? Moi, moi !
Des p'tits sous, des p'tits sous, moi je veux.

Des p'tits gamines en planche à pain pour aller vendre un p'tit parfum à des gamines qui rêvent de rien que d'shabiller comme des putains.
Des p'tits bébés tout nus, tous beaux, c'est beau dans les publicités, pour vendre à des p'tits culs terreux oui la jouissance des minéraux.
Tapez, tapez sur les claviers, tous à la chasse à la monnaie, des p'tits pour vendre qui on est la criée sur les marchés.

Des p'tits sous, des p'tits sous, qui veut des p'tits sous ?
Des p'tits sous, des p'tits sous, on veut des p'tits sous, allez !
Des p'tits sous, des p'tits sous, qui veut des p'tits sous ? Moi, moi !
Des p'tits sous, des p'tits sous moi je veux des p'tits sous.

Toujours des p'tits sous..
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #223 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:40 »

Saez – Regarder les filles pleurer

Qu'elles soit Florentines ou d'Argentines,
petites Françaises aux bonnes manières,
qu'elles viennent des mers de Chine ou du fond des Angleterres,
qu'elles aient le cheveu roux ou la peau noire,
qu'elles soient indiennes ou filles d'un soir
quand elles ont du christ à l'âme, quand elles sont belles à se pendre.

Qu'elles soient riches de l'âme ou pauvres de l'esprit
de bonne famille ou bien des rues,
qu'elles s'appellent Philomène ou Églantine,
qu'elles aient des allures d'ombres de Marilyn.

Quand elles sont seule au bar qu'on dirait des nonnes
qui ont perdu l'église, qui ont plus rien que des hommes
pour espérer rencontrer Dieu,
pour éponger la bruine à leurs yeux ..
Moi j'aime bien regarder,
regarder les filles pleurer ça me rend gai.

Qu'elles aient le cerveau de pas grand chose,
qu'elles soient littéraires, philosophes à leurs heures,
quand elles prennent l'orage, qu'elles me ressemblent un peu,
quand elles sont toutes fragiles comme une eau qui dort.

Quand elles vendent leur corps pour quelques sous,
quand tu mets la forme qu'elles disent oui à tout,
quand elles croient qu'elles sont libres, quand elles se donnent
dans les bras du Malin, quand elles s'abandonnent.

Qu'elles soient de Bizance ou de Syracuse, de Belgrade
qu'elles soient de celles qui ne pleurent plus,
qu'elles traînent au soleil de Moscou,
qu'elles jouent les marquises des nuits, les filles prêtent à tout.

Qu'elles soient paysannes ou fille du ministre,
ouvrière éperdue dans la fourmilière,
qu'elles travaillent à l'usine, qu'elles soient filles de l'air,
qu'elles aient les mêmes allures de putes que leur mère ..
Moi j'aime bien regarder,
regarder les filles pleurer ça me rend gai.

Dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Moi je suis qu'un pauvre gars, ils m'appellent l'idiot
celui qui fait peur aux bêtes, qui fait mal aux oiseaux.
Mais faut pas croire, tu sais moi j'suis pas méchant
j'ai juste l'air maladroit, je sais juste pas comment
faut leur parler aux filles, faut leur parler aux filles ..
Moi quand je vois les larmes leur tomber la joue,
moi quand je vois les larmes leur tomber la joue,
moi j'voudrais leur dire qu'elles sont belles,
et qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot
puis faut qu'elles arrêtent d'êtres connes
et de tomber toujours amoureuses
de celui qu'il faut pas et que moi, si elles voulaient, moi,
moi j'serais toujours gentil avec elles
mais les filles elles aiment pas qu'on soit gentil, elles aiment pas.

Alors moi dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Oui dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Quand elles sont seules au bar ou sur les trottoirs,
crucifiées par des siècles d'histoires,
quand on regarde un peu plus près,
c'est sûr qu'on peut se dire
que c'est elles qui ont porté
et qui portent la croix du monde .. Sur leurs ailes.
Signaler au modérateur   Journalisée
iown47
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 2 452



« Répondre #224 le: Vendredi 09 Avril 2010, 00:47 »

Saez – Les cours des lycées

Il se lève, il y repense, il ne parle pas à ses vieux, il prend le bus, le mp3 y a du métal dans les oreilles. Il voit les vies de tous ces gens qui s'en vont droit aux abattoirs, cet inutile qui nous surprend parfois qu'on verrait l'espoir.
Les pom-pom girls ont les regards des soleils noirs, elles ont l'odeur des cheeseburgers prêtes à bouffer, elles ont l'odeur de la CB.
Les salles de classes qui se répètent, les profs' qui ont tous l'air défoncés, y a des matrix sur des tableaux, trop d'inconnues dans l'équation.

Dans le bus, le tramway, dans les cours des lycées, dans les fabriques à chômeurs, oui dans les salles des professeurs.
On est foutu, on est cerné, passer l'éponge ou la jeter ?
Prendre les gants, aller boxer dans les manifs', dans les cocktails, dans les soirées, sous le soleil.
Faut voir le niveau des musiques et les modèles de sociétés, faut voir les radios qu'on écoute, de quoi on parle dans les récrés, faut voir les strings en apparence, dans les collèges, la jeunesse, plus c'est vulgaire et plus ça fait mouiller le corps de nos armées.
C'est les Gucci, c'est du goût d'chiottes, c'est le syndrome de nos époques, c'est du Chanel, c'est du Dolce, tu fais la belle et ça te plaît.
C'est du consommable, toujours.
Dis moi c'est quand qu'on fait l'amour à d'autres qu'a des gilets par-balles, qu'a des vérités qui font mal ?

Dans le bus, les tramways, dans les cours des lycées, dans les fabriques à chômeurs, ouais dans les salles des professeurs.
On est foutu, on est cerné, dans les couloirs, dans les allés, dans les manifs, dans les cocktails, dans les soirées, sous le soleil .. dans les manifs, dans les cocktails, dans les soirées, sous le soleil..
Sûr au pays des teenagers c'est du Gucci, c'est du goût d'chiottes. Malheur à qui parle du cœur, c'est pas la mode à nos époques qui coule à flot dans les familles, l'éducation de nos enfants, dans le commerce du textile, il faudra gagner de l' argent.
Les pom-pom girls ont les regards des soleils noirs, elles ont l'odeur des cheeseburgers prêtes à bouffer, elles ont l'odeur de la CB. Se faire un nom pour l'oublier, la vie de merde qu'on a laissé, dans les manifs, dans les cocktails, ouais dans les cours des lycées, sous le soleil. Dans les manifs, dans les cocktails, dans les soirées, sous le soleil, dans les manifs, dans les cocktails, dans les soirées.

Dans le bus, le tramway, dans les cours des lycées, dans les manifs, dans les cocktails, dans les soirées, sous le soleil, dans les fabriques à chômeurs, dans les salles des professeurs, dans les fragiles de nos lueurs, malheur à qui parle du cœur dans le bus, le tramway, dans les cours des lycées, dans les manifs, dans les cocktails, dans les soirées sous le soleil ..
Signaler au modérateur   Journalisée
Pages: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 [15] 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ... 41 Haut de page Envoyer ce fil Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à:  


Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.13 | SMF © 2006-2009, Simple Machines LLC XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 1.059 secondes avec 19 requêtes.