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Auteur Fil de discussion: Vive la poésie, vive la littérature !  (Lu 4189 fois)
torche joyeuse
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« Répondre #165 le: Mercredi 24 Février 2010, 17:07 »

Poème de Josée Bouffard, Canada

La tolérance,
C'est une chose qui ne s'invente pas.
C'est un morceau de patience qui apprend à pleurer.
Un peu comme la quête d'un secret na se trouvant qu'au fond de toi.
Elle te fait comprendre que tout peut s'accepter.

La tolérance,
Ne se pointe qu'au fil des jours de toute une vie.
C'est ton reflet dans le miroir de l'avenir.
Elle fait de nous tous des êtres attendris.
Allumant encore plus d'étoiles dans chacune de nos nuits.

La tolérance,
C'est la douceur d'une lueur au fin fond de l'incompréhension.
C'est aimer son prochain au pied de toutes les lettres.
Comme une voix dans le désert de la désillusion,
Elle abdique face à l' impatience qui n'a alors plus sa raison d'être.

La tolérance,
C'est le terreau sous estimé,alimenté et engraissé
par des milliers de vermisseaux.
Réunissant toutes les chrysalides de l'univers afin de les voir une à une éclater.
C'est le chant des oiseaux désirant sans cesse voler plus haut.

La tolérance,
C'est le miel de la tempérance.
La fine fleur de toutes les récompenses.
Être tolérant,
C'est oublier totalement sa propre histoire.
Au profit des plus faibles qui passent sous de nombreux soleils sans même les voir.

Ces derniers savent trop qu'on ne peut tolérer une étoile
Qui n'a jamais appris à briller dans aucun ciel.
Parce que les exclus ne possèdent que les défauts de leur vie anormale.
Ils n'osent pas se permettre de devenir méchants ou rebels.

Comment continuer sur cette terre
Sans risquer de la voir un jour exploser?
Comment supporter toutes les peines et du monde les pires misères?
Ma réponse: Tolérer jusqu'à s'entêter et encore s'obstiner à tolérer.
 

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torche joyeuse
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« Répondre #166 le: Mercredi 24 Février 2010, 17:11 »

Tolérance
A ceux se disant "bien-pensant",
Apte et sage en tout jugement:
Je leur glisse un mot; "Tolérance".
Pour éviter bien des souffrances...

Acceptez l’autre simplement,
Si vous l’êtes vraiment, aimant:
Aidez le avec bienveillance,
Traitez le comme une faïence.

Amour et intérêt jamais
pour le bien se sont accordés...
De l’écoute et des bons conseils,
Eux, permettent de longs sommeils.

A rien ne sert de s’emporter,
Tout le monde veut être consolé.
Ecoutez tendrement son coeur,
Effacez simplement ses pleures.

La parole d’argent, elle, demande
Un silence d’or, comme une offrande:
Si votre amitié est Vermeil,
Un jour, vous aurez la pareille.
Galahad
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« Répondre #167 le: Jeudi 25 Février 2010, 20:13 »

Parabole de la vraie science de la vie
On raconte que dans une ville d'entre les villes, où l'on enseignait toutes les sciences, vivait un jeune homme beau et studieux. Bien que rien ne lui manquât, il était possédé du désir de toujours apprendre d'avantage. Il lui fut un jour révélé, grâce au récit d'un marchand voyageur, qu'il existait dans un pays fort éloigné, un savant qui était l'homme le plus saint  et qui possédait à lui seul autant de science, de sagesse et de vertu, que tous les savants du siècle réunis. Malgré sa renommée, ce savant exerçait le simple métier de forgeron, comme son père avant lui et son grand-père avant son père.
Ayant entendu ces paroles, le jeune homme rentra chez lui, prit ses sandales, sa besace et son bâton, et quitta la ville et ses amis sur le champ. Il marcha pendant quarante jours et quarante nuits. Enfin il arriva dans la ville du forgeron. Il alla directement au souk et se présenta à celui dont tous les passants lui avaient indiqué la boutique. Il baisa le pan de la robe du forgeron et se tint devant lui avec déférence. Le forgeron qui était un homme d'âge au visage marqué par la bénédiction lui demanda :
_ Que désires-tu, mon fils ?
_ Apprendre la science. répondit le jeune homme.
Pour toute réponse le forgeron lui mit dans les mains la corde du soufflet de la forge et lui dit de tirer. Le nouveau disciple répondit par l'obéissance et se mit aussitôt à tirer et à relâcher la corde sans discontinuer, depuis le moment de son arrivée jusqu'au coucher du soleil. Le lendemain il s'acquitta du même travail, ainsi que les jours suivants, pendant des semaines, pendant des mois et ainsi toute une année, sans que personne dans la forge, ni le maître, ni les nombreux disciples qui avaient chacun un travail tout aussi rigoureux, ne lui adressât une seule fois la parole, sans que personne ne se plaignît ou seulement murmurât.
Cinq années passèrent de la sorte. Le disciple, un jour, se hasarda timidement à ouvrir la bouche :
_ Maître...
Le forgeron s'arrêta dans son travail. Tous les disciples, à la limite de l'anxiété, firent de même. Dans le silence il se tourna vers le jeune homme et demanda :
_ Que veux-tu ?
_ La science !
Le forgeron dit :
_ Tire la corde !
Sans un mot de plus tout le monde reprit le travail. Cinq autres années s'écoulèrent durant lesquelles, du matin au soir, sans répit, le disciple tira la corde du soufflet, sans que personne ne lui adressât la parole. Mais si quelqu'un avait besoin d'être éclairé sur une question de n'importe quel domaine, il lui était loisible d'écrire la demande et de la présenter au Maître le matin en entrant dans la forge. Le Maître ne lisait jamais l'écrit. S'il jetait le papier au feu, c'est sans doute que la demande ne valait pas la réponse. S'il plaçait le papier dans son turban, le disciple qui l'avait présenté trouvait le soir la réponse du Maître écrite en caractères d'or sur le mur de sa cellule.
Lorsque dix années furent écoulées, le forgeron s'approcha du jeune homme et lui toucha l'épaule. Le jeune homme, pour la première fois depuis des années, lâcha la corde du soufflet de forge. Une grande joie descendit en lui. Le Maître dit :
_ Mon fils, tu peux retourner vers ton pays et ta demeure, avec toute la science du monde et de la vie dans ton coeur. Car tout cela tu l'a acquis en acquérant la vertu de la patience !
Et il lui donna le baiser de paix. Le disciple s'en retourna illuminé dans son pays, au milieu de ses amis. Et il vit clair dans la vie
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« Répondre #168 le: Vendredi 26 Février 2010, 13:55 »

La différence

Un simple jeu d’échec que l’on a reproduit
À l’honneur des blancs d’ouvrir ce si beau bal
Echec et mat! J’ai pris votre roi, c’est fini
Cette bataille difficile, nous fait tous mal

Ces propos si injustes, ne visent que vous
Cette différence a t-elle un si large écart ?
Etrangers, immigrés, nos visions sont si floues
Respectons-nous avant qu’il ne soit trop tard

Aidons ceux, qui sont nés dans cet enfer
Ceux, qui ont survécu à ces inutiles guerres
Et le racisme, qu’allons nous y faire ?
Nous sommes égoïstes, soyons au moins réalistes...

L’envie, passe t-il au delà de la raison ?
Cette envie de tuer, ceux qui te sont différents
La raison, tu l’as oublié, je le sens
L’homme se dirige vers sa propre destruction

Nous somme tous différents, nous sommes tous égaux
Nos origines, nos religions, nos couleurs de peau
Ne sont point des raisons pour toutes ces violences
Nous pouvons vivre, ne gâchez pas toutes ces chances.

Je voudrais vous parler, j’hausse ma petite voix
Devant ces personnes perdues, qui n’entendent plus

Hugoaker
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« Répondre #169 le: Vendredi 26 Février 2010, 14:05 »

LA  DIFFERENCE 

La différence, c’est tout d’abord, de longs  silences.

Puis la parole invite le lien, donne du sens.

Les noms, les verbes conjugués font connaissance,

Puis l’attirance se condense en récompense. 

La différence devient troublante dans les regards

Les rires, les pleurs s’entrecroisent dans le hasard

De ces premiers échanges légers nés du langage

L’émotion vraie surgit joyeuse sur les visages . 

La différence apprivoisée prendra du temps

Il lui faudra de la confiance comme ciment

Et si on laisse, les années s’accumuler.

La différence pourra rimer avec aimer.
poèmes à la carte
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« Répondre #170 le: Lundi 01 Mars 2010, 02:06 »

PARLEZ-MOI D’AMOUR
Paroles et Musique de Jean LENOIR, 1930


REFRAIN :
Parlez-moi d’amour,
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n’est pas las de l’entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes :
"Je vous aime".

Vous savez bien
Que dans le fond, je n’en crois rien
Mais cependant je veux encore
Ecouter ce mot que j’adore
Votre voix aux sons caressants
Qui le murmure en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire...

REFRAIN

Il est si doux
Mon cher trésor, d’être un peu fou
La vie est parfois trop amère
Si l’on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d’un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure...

REFRAIN
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« Répondre #171 le: Lundi 01 Mars 2010, 13:33 »

L'amour vient des anges.

Si tu ne pouvais pas me toucher
Alors je te laisserais me désirer
Me frôler la pointe des ailes
Et puis me prouver que tu m'aimes

Mais qui cherche l'amour le perd
Mais qui trouve l'amour s'en sert
Mais qui aime l'amour se meure
Mais qui aime l'amour en pleure

Si tu ne pouvais pas me voir
De tes mains je te ferais croire
Que mon âme est si blanche
Et que je ne suis qu'un ange

Mais qui vit l'amour se brûle
Mais qui vit l'amour se consume
Mais qui y croit s'en amusera
Mais qui y croit s'en détruira

Si tu ne pouvais m'écouter
Je ne saurai comment parler
Et les cieux nous expliqueront
Ce que l'amour a de bon

Mais qui fuit l'amour le subit
Mais qui fuit l'amour s'enfuit
Mais qui s'envole vers l'amour
Le trouve pour toujours

Destroy London.
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« Répondre #172 le: Lundi 01 Mars 2010, 15:36 »

Ne pas être serait être sans que tu sois,
Sans que tu passes au coeur du midi traversé
Pareille à la fleur bleue, et sans que tu chemines
Plus tard à travers les briques et le brouillard,
Sans cette lumière que tu portes en ta main
Lumière d'or que nul autre ne saurait voir,
et dont nul n'a su peut-être qu'elle croissait
Comme le commencement rouge de la rose,
Sans que tu sois enfin, sans que tu sois venue
Brusque, stimulante, pour connaître ma vie,
Rafale de rosée, et froment dans le vent,
Et dès lors moi je suis parce que toi tu es,
Et dès lors toi tu es, moi je suis et nous sommes,
Et par amour je serai, et tu seras, nous serons.
Pablo Neruda
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« Répondre #173 le: Mardi 02 Mars 2010, 12:31 »

  Les Maux d'Ange Heureux ..., vivre c'est mourir un peu chaque jour
Sourire... c'est prendre le risque de paraître ridicule.
Pleurer... c'est prendre le risque de paraître sentimental
Tendre la main vers l'autre... c'est prendre le risque de s'impliquer.
Faire voir ses sentiments... c'est prendre le risque de montrer son véritable soi.
Étaler ses idées, ses rêves devant la foule...  C’est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre, c'est risquer de mourir. Espérer, c'est risquer le désespoir.
Essayer, c'est risquer l'échec.
Mais les risques doivent être courus, parce que le plus grand risque dans la vie, c'est de ne rien risquer.
La personne qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien.
Quelqu'un peut éviter la souffrance et le chagrin, mais ne peut alors apprendre à ressentir, à changer, à grandir, à aimer, à vivre.
 Enchaîné par les certitudes, l'individu est un esclave qui a renoncé à la liberté. Seul l'individu qui risque est vraiment libre.
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« Répondre #174 le: Mercredi 03 Mars 2010, 18:59 »

Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !

Mais non, - ma jeunesse est finie ...
Gérard de Nerval
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !
Gérard de Nerval
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« Répondre #175 le: Mercredi 03 Mars 2010, 19:05 »

A El. Lamartine
Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J'abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j'oublie;
Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n'adorer que toi;
Lorsqu'enfin, plus heureux, ton front charmant repose
Sur mon genou tremblant qui lui sert de soutien,
Et que mes doux regards sont suspendus au tien
Comme l'abeille avide aux feuilles de la rose;
Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur
Pénètre comme un trait une vague terreur;
Tu me vois tressaillir; je pâlis, je frissonne,
Et troublé tout à coup dans le sein du bonheur,
Je sens couler des pleurs dont mon âme s'étonne.
Tu me presses soudain dans tes bras caressants,
Tu m'interroges, tu t'alarmes,
Et je vois de tes yeux s'échapper quelques larmes
Qui viennent se mêler aux pleurs que je répands.
" De quel ennui secret ton âme est-elle atteinte?
Me dis-tu : cher amour, épanche ta douleur;
J'adoucirai ta peine en écoutant ta plainte,
Et mon coeur versera le baume dans ton coeur. "
Ne m'interroge plus, à moitié de moi-même!
Enlacé dans tes bras, quand tu me dis : Je t'aime;
Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi,
Nul mortel sous les cieux n'est plus heureux que moi?
Mais jusque dans le sein des heures fortunées
Je ne sais quelle voix que j'entends retentir
Me poursuit, et vient m'avertir
Que le bonheur s'enfuit sur l'aile des années,
Et que de nos amours le flambeau doit mourir!
D'un vol épouvanté, dans le sombre avenir
Mon âme avec effroi se plonge,
Et je me dis : Ce n'est qu'un songe
Que le bonheur qui doit finir.
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Bernard Raquin
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« Répondre #176 le: Mercredi 03 Mars 2010, 19:10 »

A une jeune fille (Goethe)

O jeune fille, jeune fille
Combien je t'aime !
Comme ton regard luit
Comme tu m'aimes !

Comme l'alouette aime
L'air et les champs,
Les fleurs du matin
Et la rosée du ciel,

Ainsi je t'aime
D'un sang plein de vie,
Toi qui m'offres
Jeunesse et joie, et désir

De chants nouveaux
Et de danses nouvelles.
Eternellement sois heureuse
Comme tu m'aimes.
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« Répondre #177 le: Dimanche 07 Mars 2010, 11:27 »

Calogero Passage Des Cyclones...

Du supplice des souvenirs.
Et ma douleur aphone
Ne peut plus me promettre
Une vie contre la fenêtre
Une vie contre la fenêtre
A voir passer les cyclones
A voir passer les cyclones
Les cyclones...


J'ai oublié ta voix
Tes baisers de velours
Et le son de tes pas
Et ton parfum trop lourd.
Je n'ai plus l'amour
Qui te demandait l'aumône.
Tout ça c'est évanoui
Tout ça c'est évanoui
Au passage des cyclones
Au passage des cyclones


On les voyait de loin
Un par un alignés
Échappé de tes mains
Ciel et terre inversé
L’un faisait tout voler
En éclat que déjà
Le suivant arrivait
Pour parfaire les dégâts.


Mais je m'en suis remis
Mon amour, des cyclones.
Et le ciel et la terre
Sont à nouveau en ordre
Comme un roi rêve la nuit
De perdre sa couronne
Tu craignais trop l'amour
Pour ne pas le vouer
Au passage des cyclones

Au passage des cyclones

Des cyclones...
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« Répondre #178 le: Dimanche 07 Mars 2010, 13:12 »


Mystère de l'amour
Par tous les mots d'amour restés inexprimés
Par ma bouche hésitante et pourtant "imprimés"
Au livre de mon coeur, bien avant ma naissance
Caressant cette crainte, en pleine connaissance
Mais qu'en est-il mon coeur, du long cheminement
Du cortège des mots, intérieurement
Attends-tu qu'un miroir te renvoie autre chose
Qu'un visage sombre et constamment morose
De ce qui fit ma joie au delà du verni
Conduisant l'être humain vers une vie heureuse
Il me reste des yeux, une main, un appui
Des mots en partage, de douceur généreuse
Aux franges du chemin, accroche-toi mon coeur
Dans la joie d'accueillir, l'aube d'un nouveau jour
Reste sourd à la voix fredonnant le malheur
Se terre au fond de toi, mystère de l'amour
Marie-France
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« Répondre #179 le: Dimanche 07 Mars 2010, 14:28 »


Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu, par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.
Francis James
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