Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Dimanche 05 Février 2012, 08:14
Accueil Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous
Nouvelles: Vous Etes Au Bon Endroit !                                                                                Abonnez-vous au flux rss!


 
   
   
   
   
   
   
   
 

+  Heureux-Ensemble.com/forum
|-+  Tout Pour Votre Epanouissement
| |-+  Défouloir Sans Banissement
| | |-+  Marre de la Société, du Monde, de Vous, de Moi ? C'est ici que ça se passe !
« sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: 1 2 3 4 5 6 [7] 8 9 10 11 12 13 Bas de page Envoyer ce fil Imprimer
Auteur Fil de discussion: Marre de la Société, du Monde, de Vous, de Moi ? C'est ici que ça se passe !  (Lu 1471 fois)
Bernard Raquin
Administrator
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 1 628


www.bernard-raquin.fr


WWW
« Répondre #90 le: Lundi 23 Août 2010, 11:38 »

Il y a beaucoup plus de drogués quand la drogue est légalisée : En Hollande, on interdit le tabac dans les lieux publics, et on vous fourgue de l'héroïne dans la rue... Car le haschich et les champignons hallucinogènes sont en vente libre dans les boutiques de la drogue.
En Suisse, ils avaient réservé un parc pour les drogués, et ont dû le fermer car ils contaminaient la population.
Ibiza : drogue en vente libre, les jeunes qui y passent leurs vacances deviennent souvent consommateurs. Et de consommateur à dealer, le pas est souvent franchi.
Afghanistan : comme ils cultivent le pavot, il y a de très nombreux drogués. S'ils sont pauvres on les tue, s'ils sont riches on ne leur dit rien...
En Afrique, le khat en vente libre : ainsi les gens se droguent pour oublier la faim, se font maltraiter par leurs gouvernements dictatoriaux, sans avoir la force de réagir. C'est ça le programme des Verts ?
La drogue est bien plus destructrice que le tabac ou l'alcool.
Comment peut-on se dire écologiste en augmentant une des pires pollutions humaines et sociales ? Sans compter que les paysans qui cultivent de la drogue sont dépendants des trafiquants pour l'écoulement de leur production, avec tous les crimes qui l'accompagnent.
Je préfère des gens comme la chanteuse Régine, qui, parce qu'elle connaît bien le problème de l'exemple du show business, a lutté contre la drogue.
Légaliser la drogue ? Autant dire, remettre du vin dans les cantines, distribuer l'alcool dans les lycées et laisser les collégiens fumer dans la cour du collège... en un million de fois pire.
Mais derrière la drogue, il y a de gros intérêts. D'où mes "suspicions légitimes" sur les propagandistes de la drogue...
Signaler au modérateur   Journalisée

http://www.bernard-raquin.fr
marie-louise
VIP STAR
Membre Senior Indispensable
******
Sexe: Femme
Messages: 349



« Répondre #91 le: Mercredi 25 Août 2010, 18:17 »

Bonjour,
et quoi faire face à des comploteurs, qui cherchent à nuire et empêcher de travailler et de rester artiste...
les portes se ferment, bien sur d'autres s'ouvrent,
là tout de suite je n'ai pas la ressource d'aller vers les portes qui s'ouvrent ...
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #92 le: Mercredi 25 Août 2010, 19:29 »

DIFFERENCISME OU RACISME, C'EST TOUT COMME  Clin d'oeil
La France, ellle n'est pas le seul pays, a un long et lourd passé
de délation et de raçisme : L'inquisition, les anciennes colonies, la guerre entre catholiques et protestants, les convois de juifs, homosexuels, tziganes, certains prêtres sous la période nazie et de Vichy, la guerre d'algérie, etc...
Article :
"Si la surenchère xénophobe  actuelle de Sarkozy – avec ses hommes de main du gouvernement, Hortefeux (condamné pour injures raciales) et Besson – déchaîne les critiques de la presse internationale, de l’ONU et de la Commission européenne, il en est qui applaudissent à tout rompre : l'extrême droite italienne, la Ligue du Nord italienne.

Son député Claudio d’Amico a en effet estimé que les actuelles expulsions de Roms étaient la « ligne juste à suivre » et devraient servir d’exemple à l’Italie : « Nous devons intervenir au plus vite, dans la mesure où le risque est que les Roms expulsés de France se dirigent aussitôt vers l’Italie. Il faut donner un signal fort pour éviter que cela se produise. Qu’il soit clair pour tous, Roms et non-Roms, que dans notre pays, ceux qui vivent d’expédients et de violations de la loi ne sont pas tolérés et ne doivent plus remettre les pieds sur notre territoire. » C’est beau comme du Estrosi et son désormais fameux : « Français ou voyou, il faut choisir« . Pour bien mesurer la « qualité » de ce soutien à la politique sarkozyste, il faut savoir ce qu’est exactement la Ligue du Nord. Extrait de notre billet du 31 mars dernier, juste après son « triomphe » aux élections régionales, Vent mauvais sur l’Italie, lui-même reprenant en partie un article de 2006 : « ce n’est pas d’hier que Berlusconi montre sa sympathie envers l’extrême droite. Lorsqu’elle remporte les législatives de 2001, sa coalition s’appuie entre autres sur la Ligue du Nord d’Umberto Bossi, ce dernier étant nommé ministre de la Réforme du premier gouvernement Berlusconi de l’histoire, poste qu’il occupera jusqu’en juillet 2004, lorqu’il est victime d’un accident cardiaque. La Ligue du Nord revendique l’autonomie régionale d’une région mythique baptisée Padanie, pour éviter que ne soient versées des aides au Sud du pays, qualifié de « véritable Tiers-Monde italien« . Xénophobe obsédé par l’immigration, Bossi a proposé l’érection d’un mur le long des côtes italiennes, pour empêcher les clandestins d’arriver. Ses troupes en chemises vertes, la « garde nationale padane », diffusent des tracts au contenu sans équivoque : « Usines de la Padanie, n’embauchez pas de Méridionaux« . Bossi lui-même vitupère le « nazisme rouge né de l’alliance entre banquiers et francs-maçons [qui] tient l’Europe avec le lobby des gays« . Marqué par un nouveau souci de santé, un accident cérébral, il a pourtant fait son retour sur la scène politique à la fin de la campagne, pour tenter d’apporter à Berlusconi les 4% de voix que peut mobiliser la Ligue, ce qui lui vaudrait de conserver des ministères. »

Parenthèse avant de poursuivre la citation de notre billet d’avril 2006 : notons que les 4% sont aujourd’hui devenus 12,7% ! Où s’arrêtera une formation capable de plus que tripler son score en quatre ans ? En s’alliant à l’extrême droite dès 2001, Berlusconi n’a-t-il pas joué à l’apprenti sorcier ?

« Dans le gouvernement sortant lui appartenaient en effet les portefeuilles du Travail, de la Justice et de la Réforme, du moins jusqu’à la démission du titulaire de ce dernier, Roberto Calderoli. Ce roi de la provocation proposait l’année dernière : « Pour chaque journée de captivité d’un otage italien, il nous faut expulser et renvoyer chez eux mille musulmans vivant en Italie et originaires des États voyous. » Le 16 février, un ultime dérapage entraîne son départ du gouvernement : il ouvre sa chemise pendant le « 20 heures » de la première chaîne de la RAI pour montrer un tee-shirt qu’il s’est fait confectionner, représentant les fameuses caricatures de Mahomet. Le lendemain, en Lybie, se déroule une violente manifestation devant le consulat d’Italie de Benghazi, qui est incendié, et les affrontements entre protestataires et policiers font onze morts. Berlusconi lui demande sa démission le soir-même et il obtempère le 18 février. »

Les sinistres membres de la Ligue du Nord aujourd’hui, qui vont gouverner deux régions italiennes, sont loin de s’être calmés. En témoigne l’opération suivante, à laquelle Celestissima consacrait un billet le 19 mars dernier : « Toujours à l’avant-garde de la xénophobie (et pourtant la concurrence est rude) la Lega Nord a inventé une nouvelle ignominie. Dans la province d’Arezzo, ses militants distribuent aux passants des échantillons de savon liquide en leur recommandant de les utiliser après avoir touché un (ou une) immigré(e). Indigné, à juste titre, Alfio Nicotra, chef de file de la Fédération de gauche et membre de Rifondazione Comunista s’est étonné que Maroni, le ministre de l’Intérieur, n’intervienne pas pour lutter contre cette « apologie du racisme » : « Ce qui se passe dans la Province d’Arezzo est très grave (…) le message délivré est dévastateur : il signifie que, parce qu’ils sont étrangers, des êtres humains sont sales et porteurs de maladies. N’ayant pas la moindre proposition politique pour combattre la crise qui frappe aussi dans notre région et dont le gouvernement Berlusconi est responsable, les dirigeants de la Ligue du Nord, qui appartiennent au gouvernement, préfèrent distraire l’opinion publique en prenant des initiatives répugnantes qui doivent être immédiatement et sans restriction, condamnées par toutes les forces politiques. Qu’attend le ministre de l’Intérieur qui doit appliquer la loi interdisant l’apologie et la diffusion du racisme pour alerter les forces de l’ordre afin de mettre fin à cette honte ? » Un coup d’oeil au journal ou à la propagande électorale de la Ligue du Nord parachève la démonstration : l’extrême droite italienne décomplexée est encore pire que notre Front national ! »

Voilà la formation qui plébiscite les expulsions de Roms opérées par le pouvoir sarkozyste !

Dans son communiqué de Marine Le Pen, le 28 juillet dénonçait quant à elle : « La réunion consacrée aux nomades à l’Elysée est l’occasion pour un Président de la République en grande difficulté de gonfler les biceps devant les caméras, espérant faire croire aux Français qu’il agit. En réalité, comme d’habitude depuis huit années que Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité, il n’y aura que discours, vagues déclarations d’intention et détermination feinte. Comme sur tous les sujets, aucune action concrète ne suivra et la situation continuera de se dégrader, dans nos villes et nos villages où des centaines de camps illicites perturbent gravement la vie de nos concitoyens. La technique de communication sarkozyste est maintenant bien connue et elle trouve dans la gauche et les associations bobos des complices bien commodes. Les cris d’orfraie de ces « idiots utiles » permettent au gouvernement de faire croire à l’opinion qu’il est sur une ligne dure. Que ces professionnels de l’indignation se rassurent : le gouvernement ne fera strictement rien. »

Pour satisfaire l'électorat d’extrême droite, il n’eût pas fallu verser 300 euros par adulte et 150 par enfant à ces Roms « volontaires » pour retourner en Roumanie et en Bulgarie. Car ils reviendront en France de toutes façons... En effet, le FN a demandé "l’assurance qu’elles ne reviendront pas" mais c’est strictement impossible. Et la grande majorité de ces Roms, citoyens européens "
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #93 le: Mercredi 25 Août 2010, 19:31 »

Les hommes d'Eglise critiquent le racisme de Sarkozy
 
Mgr Christophe Dufour, archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles, dans les Bouches-du-Rhône, témoin jeudi d'une expulsion de Roms de leur campement, a appelé aujourd'hui à respecter la "dignité" des personnes et dénoncé les "discours sécuritaires" du gouvernement.

Lors d'une visite jeudi dans un campement à Aix-en-Provence, Mgr Dufour a assisté à l'arrivée d'"un important détachement de policiers". "Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité, dans le cadre de la loi française", déclare-t-il dans un communiqué.

"Ces personnes vivent pour la plupart paisiblement"

"Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici, un certain nombre depuis de longues années", poursuit l'archevêque, qui se dit "prêt à rencontrer les autorités et les élus, pour permettre d'envisager des solutions, voire un possible arbitrage".

Depuis l'annonce fin juillet par le président Nicolas Sarkozy de mesures sécuritaires concernant les gens du voyage et les Roms, une cinquantaine de camps illégaux ont été démantelés et les Roms qui les occupaient sont menacés d'être reconduits en Roumanie ou en Bulgarie après avoir bénéficié d'une aide au retour.

Par ailleurs, le père Arthur, prêtre lillois engagé dans la défense des Roms, a renvoyé aujourd'hui au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux sa médaille de l'Ordre national du Mérite, et s'en est pris violemment au chef de l'Etat devant des journalistes pour dénoncer "la guerre" que subit selon lui la communauté Rom.

"J'ai trouvé à Lille une situation déplorable pour les Roms et leurs enfants. J'ai essayé, comme dit l'Abbé Pierre, de les aimer et de les aider. Et depuis trois mois, c'est une guerre que cette communauté subit", a déclaré à la sortie de la messe le père Arthur, pour justifier son geste. "Il ne me restait plus qu'une dernière balle : la décoration de Chevalier de l'Ordre national du Mérite", a dit, visiblement en proie au désarroi, le père Arthur, qui a envoyé un courrier pour être "radié" de l'Ordre national du Mérite.

"J'ai décidé de renvoyer au ministre de l'Intérieur, la médaille de l'Ordre national du Mérite qu'il m'avait décernée il y a quatre ans, pour protester contre le sort actuellement réservé aux minorités en France, et plus particulièrement aux Roms", avait dit auparavant l'ecclésiastique. "Vu la politique qui est actuellement menée par le gouvernement, je ne peux pas la garder", a-t-il ajouté.

Membre de la communauté assomptionniste, le père Arthur Hervet, 71 ans, s'est engagé depuis son arrivée dans la métropole lilloise dans la défense des communautés Roms du Nord et l'amélioration de leurs conditions de vie.
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #94 le: Mercredi 25 Août 2010, 20:05 »

Les voyageurs, qui sont-ils ?

- Les manouches ou sintis : ils sont installés en France depuis plusieurs siècles. Ils ont longtemps séjourné en Allemagne.
- Les gitans : qu’ils soient Andalous ou Catalans, ils ont connu une influence Espagnole importante. Ils sont connus dans la musique et la danse du Flamenco.
- Les roms : qu’ils soient Kalderas Lavara ou Curana, ils ont vécu en Europe centrale. Ils sont de grands voyageurs.
- Les yéniches : ils sont nombreux sur le département de la Loire. Leurs origines sont encore mal connues. Ils ont adopté le mode de vie des Tsiganes en 1618.
 Les métiers des tsiganes sont saisonniers et variés (métiers du spectacle, cirque, brocantes, marchés, fêtes,...)
Les voyageurs le plus souvent travaillent les matelas, tapis et surtout les chaises.
Les petits métiers comme la vannerie, le rétamage, la chaudronnerie qui font l'originalité du monde tsigane tendent à disparaître. Ils savent cependant très bien s'adapter au monde moderne.

 

Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #95 le: Mercredi 25 Août 2010, 20:08 »

Paroles d'enfants : Les préjugés (Racisme et Gens du voyage)
Beaucoup de gens ont des préjugés sur les gens du voyage. En voici quelques uns :
Préjugés Réalités
Ce sont des voleurs.
 5 % seulement de délinquance chez les voyageurs.
Ils ne font pas leurs leçons, ils apprennent mal.
 Ils changent souvent d'école, ce n'est pas facile d'apprendre pour eux.
Ils ont tendance à se vanter.
 Ils cherchent à se mettre en valeur, pour que l'on s'intéresse à eux. Ils doivent se refaire des copains dans chaque école.
Ils ne sont jamais contents à l'école.
 Ils trouvent que c'est trop dur pour eux.
Quelques mots en voyageur
Nous ne sommes pas sûrs de l'orthographe de ces mots.
carave ===> se cacher
moucave==> arrêter
nachave==> partir
gavalo==> un jeune garçon
maro ==>du pain
panine==> de l' eau
vardine==> une voiture
tikno==> un enfant
fouille ==> pas bon
dicave==> regarder
 pénave==>dire
quite==> une maison
goudjaro ===> un menteur
gavalie ===> une jeune fille
choucar ===> belle
niglo ===> un hérisson
yokés ===> les yeux
chemite ===> un gendarme
gadgé ===> les sédentaires
raclo ===> un garçon de sédentaire
michto ===> c'est bien
 
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #96 le: Samedi 28 Août 2010, 14:06 »

Délinquance, insécurité, immigration : un beau triangle de Karpman.

Délinquance, insécurité, immigration : un beau triangle de Karpman.Notre exécutif, confronté à de graves problèmes de mises en causes et de manipulations de l'appareil judiciaire, se replie sur ses fondamentaux sécuritaires, à savoir :
Notre pays est confronté à trop de délinquance ; les français se sentent en insécurité ; notre constitution devrait permettre l'expulsion des étrangers occupant des terrains non dédiés et des français issus de l'immigration ayant commis certains actes répréhensibles au regard de la loi.
Il y a là un syllogisme ternaire qu'il convient de regarder de près.
Car en réalité, rien ne peut rapprocher ces trois propositions : la délinquance n'induit pas forcément un sentiment d'insécurité, de même que le sentiment d'insécurité n'a pas de rapport direct avec l'immigration. Quant au lien de cause à effet entre immigration et délinquance, si l'idée consistant à dire que tous nos maux sont la faute de l'Autre est bien pratique, la réalité peut trouver quantité d'autres interprétations. Au risque d'enfoncer quelques portes ouvertes, voici mon analyse... ainsi que le nom du virus qu'on essaie de nous inoculer :
1 – La délinquance est définie par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (en accès direct sur Firefox) comme « l'ensemble des délits et des crimes, commis en un lieu et en un temps donnés ». Si l'on s'en réfère aux événements récents, Mme Bettencourt a admis qu'elle a commis une fraude fiscale, ce qui est au regard de la loi, un acte de délinquance. Est-ce pour autant que cet écart induit de l'insécurité ? Et quel rapport à l'immigration ?
2 – Les français se sentent en insécurité : le CNRTL, toujours, en donne cette définition : « Manque de sécurité ; inquiétude provoquée par l'éventualité d'un danger ». Là aussi, si les français se sentent en insécurité, ce n'est pas forcément ce que l'on sous-entend ici (onglet Résultat). Tout le monde le dit, mais notre exécutif ne veut pas l'entendre : le sentiment principal d'insécurité chez les français porte principalement sur la crainte du chômage, et « la sécurité des biens et des personnes » n'arrive qu'en 13e position selon cette enquête (SOFRES-2009).
3 – Expulser des « gens du voyage » ou des français issus de l'immigration ayant commis des délits serait une panacée à notre problème sociétal. Là, on touche à un problème d'éthique très lourd de conséquences, car qui est concerné et surtout pourquoi ? Et en poussant le bouchon encore plus loin, jusqu'où faudrait-il remonter ? Jeter l’opprobre sur les immigrés, c'est méconnaitre des contraintes historiques qui n'ont rien à voir avec un quelconque angélisme voir ici, et il convient de remarquer avant tout que « L’immigration économique est due au besoin français de main-d’œuvre ». De là à conclure que les besoins d'hier créent la délinquance d'aujourd'hui, faut-il être à ce point machiavélique ? À moins que nos dirigeants décident de s'inspirer des pires heures du stalinisme vis-à-vis des populations nomades (un certain Rocard s'en était arrêté au pétainisme et au nazisme) pour être équanime.


La vérité est à chercher ailleurs, dans un triangle de Karpman, autrement appelé SVP (Sauveur-Victime-Persécuteur) par les analystes transactionnels, qui explique très bien comment, par exemple, un exécutif empêtré dans une quantité indescriptible d'affaires, un exécutif au bord de l'effondrement, peut utiliser ce joker pour, dans un premier temps, se victimiser en montrant du doigt les médias, l'opposition... le Diable ! avant d'adopter, voyant que rien n'y fait, la panoplie bien huilée et toujours efficace du Sauveur, avec cette fois des cibles tellement plus sures : les bons vieux romanos voleur de poules, les polygames, les exciseurs... bref, tout un étalage de cette antifrance vue par Super-Dupont.
Voir ici pour une première approche et une meilleure compréhension de la manipu zizoubazookalation.
 

Signaler au modérateur   Journalisée
Bernard Raquin
Administrator
Etoile du Forum Heureux-Ensemble
*****
Sexe: Homme
Messages: 1 628


www.bernard-raquin.fr


WWW
« Répondre #97 le: Samedi 28 Août 2010, 14:43 »

Il est vrai qu'on est en plein triangle Persécuteur Sauveteur Victime.
Notre peuple européen souffre de manque de vérité. Parce qu'on n'a pas le droit de publier les statistiques sur l'origine ethnique et religieuse des délinquants.
On aurait sans doute des surprises : certains peuples arriveraient bons derniers, d'autres seraient en tête du hit-parade de la délinquance.
La censure qui règne encourage tous les fantasmes, d'autant que quasiment tous les Français ont souffert, ou connaissent quelqu'un qui a souffert, de l'immigration. Y compris les immigrés, qui se font aussi attaquer par les immigrés délinquants.
La vérité permettrait d'agir plus efficacement, et de porter les efforts sur les mentalités de certains groupes à risques.
Il ne s'agit plus de distribuer de l'argent aux délinquants. Il s'agit d'une grande campagne d'éducation, qui durerait plusieurs années.
Surtout, le plus important : si tous les Français ou résidents en France avaient le sentiment qu'on expulse vraiment les clandestins et les délinquants, les immigrés honnêtes respireraient plus librement, car ils n'aiment pas être assimilés aux voyous. Expulser les délinquants permettrait que les immigrés réguliers se sentent plus à l'aise.
L'immigration était prévue pour faire baisser les salaires par Pompidou puis Giscard. Mitterrand y a vu une réserve d'électeurs, car ceux qui ont été naturalisés après 5 ans de présence votaient pour lui.
Je ne pense pas que Sarkozy utilise l'insécurité pour dévier les critiques sur son gouvernement. Il a sans doute organisé sa chute dans les sondages (s'il est intelligent comme je le crois), afin de pouvoir remonter tranquillement en 2012.
Devenir impopulaire est une stratégie de manipulation des masses : à un certain moment, la critique sera si outrancière contre lui, les caricatures si violentes, qu'automatiquement, beaucoup de gens commenceront à prendre sa défense.
Souvenons-nous de Chirac qui commença sa campagne électorale grand perdant face à Balladur, pour finir loin devant.
Pour moi, la gauche se fait piéger en caricaturant Sarkozy, en le transformant en Père Fouettard.
La gauche n'a pas su empêcher le développement de la violence. On entendait des conneries du genre : "Il faut des terrains de basket, il faut repeindre les boîtes aux lettres".
Méconnaissance, aveuglement, ou complicité avec la délinquance ?
Pour une fois Ségolène Royal a raison : la lutte contre la délinquance n'est pas un thème de droite. Aimer son peuple, c'est aussi assurer sa sécurité.
Signaler au modérateur   Journalisée

http://www.bernard-raquin.fr
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #98 le: Samedi 28 Août 2010, 20:37 »

Les violences faites aux femmes
Jeudi 21 février, l’Insee publiait un rapport sur les violences faites aux femmes. Selon cette étude, les femmes déclarent subir des violences autant dans leur foyer (3,3 % des femmes âgées de 18 à 59 ans) qu’à l’extérieur (3,4 %) et les femmes les plus jeunes sont surexposées aux agressions. Dans celles-ci, il faut comprendre la violence conjuguale, les viols, les injures et menaces…

Cette étude menée en France, fait écho à un rapport (Say no to violence) publié en novembre 2007 par le Fonds de Développement des Nations Unies pour la Femme (UNIFEM) sur les mêmes violences au niveau mondial. On y découvre qu’une femme sur trois a été battue, violée ou subi d’autres formes de sévices au cours de sa vie. Pour la tranche d’âge 15-44 ans, la violence est la principale cause de décès ou d’incapacités, devant le cancer ou les accidents de la route, selon des données de la Banque mondiale de 1993.

Toute cette violence a un coût : pour ne parler que de la violence perpetrée par un intime (qui représente la majorité des cas de violences envers les femmes), et seulement aux Etats-Unis, on l’estime à 5,8 milliards de dollars (4 milliards d’euros) chaque année (Centers for Disease Control et Prevention, 2003). L’American Institute on Domestic Violence estime que les victimes de violence familiale perdent 8 millions de journées de travail par an, soit 32 000 emplois à temps complet.

Parce qu’en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, parce que des efforts considérables au niveau de la prévention de la violence contre les femmes doivent être faits au niveau national, parce que l’aide aux victimes est largement insuffisante et ne les incite pas à porter plainte, le collectif Droits des femmes a lancé une pétition pour que la loi-cadre contre la violence faite aux femmes déposée à l’Assemblée Nationale en décembre 2007 par le Groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine soit votée.
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #99 le: Samedi 28 Août 2010, 20:52 »



Les femmes qui, au cours des deux dernières années, n’ont pas été victimes d’agressions sexuelles hors ménage sont plus nombreuses à penser que l’action de la police n’est pas efficace (37 % contre 32 %). Il est possible que, jugeant la protection de la police insuffisante, elles redoublent de prudence dans leur mode de vie (rythmes et horaires de sortie, évitement de certains lieux publics...).

Opinions des femmes sur la présence et l'efficacité de la police dans le quartier  Champ : femmes âgées de 18 à 59 ans. 
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007. 
en % 
 Femmes victimes  Autres femmes 
d'un viol en dehors du ménage  de violences physiques dans le ménage 
Présence de la police dans le quartier 
Suffisante  59,2  45,3  44,1 
Insuffisante  25,4  30,9  34,2 
Excessive  13,4  20,2  18,7 
Ne sait pas  2,0  3,7  3,1 
Total  100,0  100,0  100,0 
Efficacité de la police dans le quartier 
Plutôt efficace  46,5  45,3  39,4 
Peu ou pas efficace  32,4  39,4  37,5 
Ne sait pas  21,2  15,3  23,1 
Total  100,0  100,0  100,0

Des violences graves qui ne se racontent pas
Les violences intra conjugales sont très mal rapportées : un cinquième des victimes de violences physiques et le tiers des victimes de violences sexuelles n’ont pas porté plainte, ni enregistré de main courante, ni parlé à qui que ce soit (ami, médecin ou association). Et, quand la victime se confie, c’est rarement à la police ; celle-ci ne reçoit que 12 % des victimes (plainte et main courante) pour les violences physiques, 8 % pour les violences sexuelles soit, globalement, à peine une sur dix. Pour les agressions sexuelles à l’extérieur du ménage, toujours difficiles à assumer, les victimes s’en ouvrent un peu plus facilement, quoique toujours peu dans l’absolu : 17,5 % s’adressent à la police (plaintes et mains courantes) et 12 % n’en ont parlé à personne (tableau 6).

Quand les femmes confient l’agression qu’elles ont subie, c’est plus souvent à un proche ou un ami (47 % pour une agression hors ménage, 42 % dans le ménage) ou à un professionnel (19 % dans les deux cas) qu’à la police. Tout se passe comme si elles cherchaient davantage à être comprises et soignées que vengées, ou comme si elles n’avaient pas confiance dans les chances de voir leur agresseur puni.

Enfin, les hommes sont aussi parfois victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles. Moins nombreux que les femmes, ils  taisent ces violences encore plus certainement.

Les recours des femmes victimes en 2005-2006 de violences en dehors ou au sein du ménage  Lecture : parmi les femmes de 18-59 ans ayant subi une agression sexuelle en 2005-2006 en dehors du ménage, 12,1 % ont porté plainte, 5,4 % ont déposé une main courante, 19 % n'ont pas fait de déclaration officielle mais en ont parlé à une association ou à un professionnel, 12,2 % n'en avait parlé à personne avant l'enquête. 
Champ : femmes âgées de 18 à 59 ans. Les résultats de ce tableau ne concernent que les femmes comprenant le français (source). 
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007. 
 Plainte  Main courante  Association ou professionnel  Ami ou proche  N'en avait parlé à personne  Ne sait pas ou refuse de le dire  Total 
Viol en dehors du ménage  12,1  5,4  19,0  47,4  12,2  3,8  100,0 
Violence physique au sein du ménage  9,9  1,9  19,6  43,7  21,1  3,8  100,0 
Viol au sein du ménage  5,6  2,3  25,2  23,7  32,6  10,6  100,0 
Violence physique ou sexuelle au sein du ménage  8,9  2,2  19,4  41,6  23,1  4,7  100,0

Insee Première N°1180 - février 2008
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #100 le: Samedi 28 Août 2010, 20:53 »


Les violences faites aux femmes
Lorraine Tournyol du Clos, Institut national des hautes études de sécurité, Thomas Le Jeannic, division Conditions de vie des ménages, Insee
Les violences envers les femmes sont multiples : sans compter les agressions subies dans leur cadre familial actuel, 6 % des femmes ayant entre 18 et 59 ans ont été l’objet d’injures sexistes en 2005 ou 2006, 2,5 % ont été agressées physiquement et 1,5 % a déclaré avoir subi un viol ou une tentative de viol. Dans ce dernier cas, un sur cinq est perpétré par l’ex-conjoint et la moitié des victimes connaissaient leur agresseur. Les violences sexuelles sont moins fréquentes au sein du ménage, mais c’est l’inverse pour les violences physiques. Les femmes sans diplôme sont trois fois plus nombreuses à subir des violences domestiques que les plus diplômées. Les caresses, baisers et autres gestes déplacés sont les agressions sexuelles les plus fréquentes et ont pour cadre le lieu de travail dans un quart des cas.
Autant de violence envers les femmes dans le ménage qu’en dehors
Être femme expose, être femme et jeune surexpose
L’agresseur est souvent un proche de la victime
Un faible niveau scolaire chez les agresseurs et chez les victimes
Les victimes font confiance à la police
Des violences graves qui ne se racontent pas
Publication
Autant de violence envers les femmes dans le ménage qu’en dehors
Selon l’enquête « Cadre de vie et sécurité » menée début 2007, les femmes sont autant exposées à la violence dans leur ménage qu’en dehors : 3,3 % des femmes âgées de 18 à 59 ans ont déclaré avoir subi en 2005 ou 2006 au moins une agression physique ou sexuelle de la part d’une personne vivant avec elles ; elles sont 3,4 % à en avoir subi en dehors de leur ménage (tableau 1). Les violences sexuelles (définition) restent néanmoins moins fréquentes à l’intérieur qu’à l’extérieur du ménage.
Les premières violences auxquelles les femmes sont confrontées sont les violences verbales telles que les injures (16,9 %) et les menaces (5,5 %) ; viennent ensuite les violences physiques, au sein du ménage (3 %) ou à l’extérieur (2,5 %) ; et enfin, les agressions sexuelles à l’extérieur (1,5 %) et dans le ménage (0,7 %). Les  vols avec violence ou sans violence ont touché 4 % des femmes. En dehors du ménage, la proportion de femmes violées est deux fois supérieure à celle des femmes qui se sont faites dévaliser avec violence.
Dans le ménage, la violence physique est nettement plus fréquente que la violence sexuelle. Parmi les femmes qui reçoivent des coups chez elles, 12 % sont aussi abusées sexuellement alors que 50 % des femmes qui ont été violées par un homme qui partage leur logement sont également agressées physiquement. De plus deux femmes sur cinq, victimes de violence sexuelle au sein de leur ménage, ont été également agressées sexuellement en dehors.
Les victimes de violences selon le sexe  Lecture : 3  % des femmes de 18-59 ans ont subi en 2005-2006 des violences physiques de la part d'un membre du ménage contre 1,6  % des hommes. 
Champ : individus de 18-59 ans. 
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007. 
en % 
 Femmes  Hommes 
Violences au sein du ménage   
Violences physiques  3,0  1,6 
Viol  0,7  0,2 
Violences physiques ou viol  3,3  1,7 
Violences en dehors du ménage   
Agressions physiques  2,5  3,3 
Viol  1,5  0,5 
Agressions physiques ou viol  3,4  3,5 
Autres agressions sexuelles   
Baisers, caresses ou autres gestes déplacés  5,9  1,3 
Exhibition sexuelle  3,6  1,6 
Vols   
Vols avec violence  0,8  1,4 
Vols sans violence  3,3  3,6 
Agressions verbales   
Menaces  5,5  6,9 
Injures  16,9  14,6 
Être femme expose, être femme et jeune surexpose
Par rapport aux hommes, les femmes sont deux fois plus souvent agressées physiquement au sein du ménage, et trois fois plus souvent victimes d’attouchements ou de rapports sexuels forcés à l’extérieur comme à l’intérieur du ménage. En revanche, elles sont moins souvent victimes d’agressions physiques à caractère non sexuel en dehors du ménage, et près de deux fois moins souvent victimes de vols avec violence. Les injures proférées contre les femmes ont la particularité d’être de nature sexiste une fois sur trois contre moins d’une fois sur vingt chez les hommes.
Les jeunes femmes sont les plus vulnérables. Hors du ménage, en 2005 ou 2006, une femme sur cinq âgée de 18 à 29 ans a essuyé des injures, une sur dix a subi des caresses et des baisers non désirés et autant des menaces. Pour les délits plus graves, 3,5 % de ces femmes ont subi une agression physique (contre 3 % en moyenne) 2,2 % un viol (contre 0,7 % en moyenne) et 1 % des vols avec violence. Au cours des deux années, à l’intérieur du foyer, 3,8 % des plus jeunes femmes ont été victimes de violences physiques, contre 3 % en moyenne. Les viols au domicile semblent obéir à une logique différente puisque le pic d’agressions se situe entre 30 et 39 ans et que les jeunes femmes sont un peu moins victimes que leurs aînées (graphiques 1 et 2).Graphique 1 - Vols et agressions physiques ou verbales en dehors du ménage, en 2005 ou 2006 
Champ : femmes de 18-59 ans.
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.
Graphique 2 - Violences sexuelles selon l'âge, en 2005 ou 2006 
Champ : femmes de 18-59 ans. Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.
L’agresseur est souvent un proche de la victime
Une fois sur deux, c’est le conjoint qui est l’auteur des violences envers la femme à l’intérieur du ménage. C’est même le cas trois fois sur quatre quand il s’agit de violences sexuelles.
Pour les agressions sexuelles commises à l’extérieur du ménage, 70 % des victimes disent en connaître l’auteur. La moitié le connaissent personnellement : il est leur ex-conjoint plus d'une fois sur cinq ou un « ami » pour 16 % des victimes. De plus, une fois sur deux, le viol a eu lieu dans le quartier de résidence de la victime, une fois sur trois pour les gestes déplacés (tableau 2).
Aussi, il n’est pas étonnant de constater que ces femmes vivent moins souvent avec un conjoint que les autres femmes. Notamment, les femmes ayant été violées au cours des deux dernières années par une personne qui ne vit pas avec elles actuellement sont deux fois plus nombreuses à élever seules leurs enfants, les faits ayant pu les inciter à se séparer du conjoint violent.
Le viol hors de chez soi commis par un inconnu n’est ainsi pas la règle et ne concerne qu’un petit tiers des victimes. Toujours à l’extérieur, le hasard tient également moins de place que dans les cas d’agressions physiques : une fois sur deux, l’agressée connaît personnellement son agresseur qui se trouve être généralement l’ex-conjoint ou un membre de la famille. Trois fois sur quatre, le viol commis hors ménage est le fait d’un seul agresseur. Une fois sur quatre, le ou les auteurs étaient sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue (la fréquence est la même à l’intérieur du ménage). Même quand l’auteur ne fait pas ou plus partie du ménage, les viols sont souvent un phénomène privatif puisqu’ils sont commis une fois sur trois au domicile de la victime, puis dans une moindre mesure dans un autre logement (14 %). Seulement 12 % ont lieu dans la rue, 4,7 % au travail.
Les caresses, baisers et autres gestes déplacés non désirés, qui sont les agressions sexuelles les plus fréquentes, ne se sont pas reproduits pour la moitié des femmes, mais 40 % en ont toutefois souffert « quelques fois ». Pour une victime sur quatre, les faits se sont déroulés sur son lieu de travail, pour 15 % dans son logement ou dans le logement de quelqu’un d’autre. Reste un acte sur cinq de ce type qui est perpétré dans un lieu public : 13,4 % dans la rue, 6,3 % dans les transports.
Auteurs de vols ou d'agressions physiques ou verbales commis en dehors du ménage sur des femmes  Lecture : lors de la dernière agression physique commise contre une femme en 2005-2006, l'auteur était un ex-conjoint dans 27,9 % des cas, un membre de la famille dans 13,1 %, un inconnu dans 40,1%. 
1. Il s'agit de l'auteur de la dernière agression pour un type d'agression donné durant la période. 
2. Les résultats de cette colonne ne concernent que les femmes comprenant le français (source). 
Champ : femmes de 18-59 ans victimes en 2005-2006. 
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007. 
en % 
Auteurs1 Vol avec violence  Vol sans violence  Agression physique  Menaces  Injures  Viol2
Ex-conjoint  1,7  0,6  27,9  9,9  3,3  22,6 
Membre de la famille  1,1  1,3  13,1  4,3  3,2  2,1 
Ami  0,0  4,1  1,8  3,8  2,7  16,1 
Connaissance du travail ou des études  0,0  5,4  4,6  7,0  4,2  0,0 
Autre personne connue personnellement  0,0  2,1  1,8  5,7  5,0  10,5 
Autre personne connue seulement de vue  4,8  4,2  10,8  16,4  13,4  18,5 
Inconnu  92,4  82,3  40,1  52,9  68,3  30,1 
Total  100,0  100,0  100,0  100,0  100,0  100,0 
Un faible niveau scolaire chez les agresseurs et chez les victimes
L’enquête apporte quelques précisions sur les auteurs appartenant au ménage : ils ont le plus souvent au moins 45 ans, sont faiblement diplômés, plutôt chômeurs ou retraités, ouvriers mais aussi parfois cadres.
Les agressions sexuelles et les violences domestiques envers les femmes se rencontrent dans tous les milieux sociaux, mais sont plus fréquentes dans les milieux à faible niveau scolaire. Parmi les femmes sans diplôme, il y a près de cinq fois plus de victimes d’agressions sexuelles en dehors du ménage que chez les plus diplômées, et trois fois plus pour les violences domestiques (tableau 3).

La nationalité des femmes a un impact fort. Ainsi, les femmes étrangères hors Union européenne sont nettement plus souvent que les autres victimes de violences spécifiquement féminines, en premier lieu d’agressions sexuelles en dehors du ménage, mais aussi de violences domestiques et de vols avec ou sans violence. En revanche elles ne sont pas plus victimes de violences sexuelles dans leur ménage. Et elles sont un peu moins souvent victimes d’agressions physiques à l’extérieur. Les Françaises, qui ne sont pas à l’abri de tous ces types de violences, sont plus fréquemment la cible d’injures et de menaces, à moins qu’elles y soient plus sensibles (tableau 4).
Proportion de femmes victimes en 2005 ou 2006 selon le niveau de diplôme  Champ : femmes de 18 à 59 ans. 
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007. 
en % 
Diplôme de la victime  Viol en dehors du ménage  Baisers, caresses ou autres gestes déplacés  Violence physique au sein du ménage  Viol au sein du ménage 
Diplôme de 2e ou 3e cycle universitaire 0,6  7,7  1,6  0,3 
Diplôme de 1er cycle universitaire, BTS, DUT 1,2  6,3  3,2  0,9 
Baccalauréat, Brevet pro. ou de technicien  1,5  8,0  2,8  0,7 
CAP, BEP  1,6  3,8  2,4  0,7 
Brevet des collèges, BEPC  1,0  4,3  2,8  0,9 
CEP ou aucun diplôme  2,6  5,2  5,3  0,7 
Total  1,5  5,9  3,0  0,7 
Proportion de femmes victimes selon leur nationalité  Champ : femmes de 18 à 59 ans. 
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007. 
en % 
Nationalité  Viol en dehors du ménage  Baisers, caresses ou autres gestes déplacés  Violence physique au sein du ménage  Viol au sein du ménage  Vol avec violence  Vol sans violence  Agression physique  Menaces  Injures 
Françaises de naissance  1,3  5,8  2,9  0,6  0,7  3,3  2,5  5,8  17,3 
Naturalisée  1,6  4,2  2,3  1,5  1,6  2,0  2,8  3,8  12,8 
Union européenne  0,9  5,1  3,7  1,0  0,7  1,6  5,7  4,7  18,7 
Reste du monde  8,0  11,7  4,7  0,5  2,4  7,2  1,9  1,5  9,8 
Total  1,5  5,9  3,0  0,7  0,8  3,3  2,5  5,5  16,9 


Les victimes font confiance à la police
Paradoxalement, ces femmes battues ou violées ont une image plutôt positive de l’action de la police dans leur quartier. 59 % des femmes ayant subi des agressions sexuelles à l’extérieur pensent ainsi que la présence de la police dans leur quartier est suffisante. Et près de la moitié des femmes battues ou violées jugent efficace l’action de la police dans le quartier contre 39 % des autres femmes  (tableau 5). Le caractère souvent intime de ces violences peut expliquer la résignation des victimes, qui peuvent penser que rien d’extérieur ne parviendra à changer leur situation personnelle.
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #101 le: Dimanche 29 Août 2010, 15:33 »

Charte adoptée le 23 janvier 2009
Cette charte s’inspire notamment des textes de l’ONU (plateforme de Pékin, convention Cedaw (Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes) – Convention de 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui).


La violence envers les femmes résulte directement d’un système patriarcal, historique et structuré de domination des femmes par les hommes.
La violence à l’égard des femmes quels que soient leur âge, milieu social, orientation sexuelle, origine, découle donc essentiellement des inégalités dans les rapports sociaux entre les sexes.

L’expression «violence à l’égard des femmes » désigne tous les actes de violence dirigés contre les femmes en tant que telles et causant, ou pouvant causer, aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, dans tous les aspects de la vie en société.

L’expression « violence à l’égard des femmes » désigne également tous les actes de violences résultant des intégrismes et obscurantismes culturels, religieux et ethniques. En conséquence, la violence à l’égard des femmes s’entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violence énumérées ci-après :

La violence physique, sexuelle, psychologique, économique et administrative exercée au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin, le viol conjugal et autres pratiques traditionnelles archaïques (les mutilations sexuelles féminines, les crimes dits «d’honneur », les mariages forcés, les violences liées à la dot, la polygamie) ; la violence non conjugale et la violence liée à l’oppression des femmes.

La violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la société, y compris le viol, les sévices sexuels, le harcèlement sexuel sur le lieu du travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, la prostitution et la traite qui en découle.

La violence physique, sexuelle et psychologique perpétrée ou tolérée par l’Etat où qu’elle s’exerce.


Un certain nombre de ces violences constituent d’ores et déjà des infractions délictuelles et criminelles. Leurs auteurs sont passibles de poursuites et de sanctions. Que ces violences soient exercées au sein du couple, dans la famille, dans l’espace social, le consentement de la personne ne peut être opposable. Les références au relativisme culturel, aux coutumes, aux traditions ou aux religions, ne peuvent en aucun cas constituer des circonstances atténuantes.
Les violences faites aux femmes ont des conséquences multiples sur le plan socio-économique, juridique et sur la santé globale des femmes concernées, voire celle des enfants exposés à ces violences.

 
Ce constat appelle notamment :

à un engagement aux côtés des femmes pour leurs droits à la liberté, l’égalité, l’intégrité et pour la laïcité ;

à un soutien spécialisé pour leur reconstruction et leurs démarches ;

à des actions de prévention et de sensibilisation de l’ensemble des acteurs de la société civile ;
et en conséquence à un ensemble de moyens cohérents et d’envergure pour lutter contre les violences sexistes.
Par son approche, son analyse et ses propositions, le féminisme a rendu visible une réalité structurelle et fondamentale de société. Il a notamment mis en évidence le fonctionnement et les stratégies du système de domination sexiste fondé sur un principe d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Ce système réduit gravement la liberté de choix des femmes.

Peuvent être membres du « Collectif pour la grande cause nationale 2010 contre les violences faites aux femmes » les associations qui se reconnaissent dans cette approche féministe, adhèrent à la charte, s’engagent à la promouvoir et à respecter le règlement intérieur du collectif.
Violences Femmes Info0 800 05 95 95Viols Femmes
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #102 le: Dimanche 29 Août 2010, 15:43 »

   
" Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes "
PRESENTATION
Introduction
Le collectif est composé d'associations qui ont toutes apporté leur expertise, leurs convictions et se sont inscrites dans l'objectif d'obtenir, avec la mobilisation de l'Etat, la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes.
Il est nécessaire de poursuivre et de renforcer les politiques publiques et les moyens dédiés pour la prévention et l'accompagnement des femmes ainsi que le soutien aux associations engagées dans la lutte contre ces violences, en particulier celles qui exercent auprès des femmes sur l'ensemble du territoire français.
Historique
Faisant suite à une mobilisation des associations, le Premier Ministre a décidé de désigner la lutte contre les violences faites aux femmes, Campagne d'intérêt général 2009.
Durant deux mois, à partir de mi-décembre 2008, les associations fondatrices se sont réunies pour élaborer des textes fondateurs :
une charte basée sur une analyse commune des violences faites aux femmes et des engagements ;
un règlement intérieur ;
un projet d'actions.
Ce travail préalable sur la définition des violences (origine, singularité, multiples aspects, compréhension du phénomène par le public) a nécessité une coordination et une concertation avec les associations des réseaux basées dans d'autres régions que l'Ile de France.
Le collectif, qui ne dispose pas de financement spécifique, a également rencontré des partenaires extérieurs (agences de communication, réalisatrices, photographes…) ayant accepté de soutenir l'initiative.
Fondements du collectif
Les points essentiels qui nous ont réunis :
l'analyse féministe des violences, sur l'importance de mettre en relief le " continuum des violences ", résultat d'une relation inégalitaire et d'un système de domination des femmes. Le rejet de toute justification culturelle, religieuse, coutumière ou traditionnelle pour la promotion de la liberté, l'égalité et la laïcité.
sur les différentes formes de violences : violences conjugales, violences dans les relations amoureuses, violences contre les jeunes filles au sein de la famille, viol et autres agressions sexuelles, mariage forcé, mutilations sexuelles, violences sexistes et sexuelles au travail, prostitution, harcèlement sexiste dans les lieux publics
le souhait de ne pas faire de campagne victimaire, de ne pas culpabiliser les victimes mais d'appuyer le changement des mentalités, des inégalités, de la construction des rôles sexués, du système patriarcal qui conduisent à l'usage de ces violences ;
le rappel que les violences faites aux femmes sont inacceptables ;
la nécessité d'impliquer l'ensemble de la société et d'insister sur la responsabilité citoyenne de la population ;
Présentation de la charte
Adoptée le 23 janvier 2009 cette charte s'inspire notamment des textes de l'ONU (plateforme de Pékin, Convention sur l'Elimination de toutes les formes de Discriminations à l'Egard des Femmes, Convention de1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui).
Extrait de la plate-forme d'action de Pékin: "la violence envers les femmes est une manifestation des rapports de force historiques qui ont abouti à la domination des femmes par les hommes et à la discrimination et qui ont freiné la promotion des femmes."
1 paragraphe 118
La charte sera la base utilisable pour toutes les déclinaisons du plan d'action.
Associations membres du collectif
Chaque association, à travers ses statuts, est engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle se reconnaît dans l'approche féministe des violences, adhère à la charte, s'engage à la promouvoir. Elle a conduit des actions contre les violences durant les 3 dernières années. L'ensemble des associations appartenant à des réseaux nationaux et répondant à ces critères sont membres de fait du collectif. Les associations n'appartenant pas à une fédération, un réseau ou une association d'envergure nationale se rattacheront à l'un de ceux-ci.
Association de Femmes Euro-Méditerranéenne Contre les Intégrismes (AFEMCI)
Association Française des Femmes Médecins (AFFM)
Alliance des Femmes pour la Démocratie
Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates (ASFAD)
Association européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail (AVFT Libres et Egales)
Commission pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles
Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF)
Centre National d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF)
Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV)
Conseil National des Femmes Françaises (CNFF)
Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF)
Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF)
Femmes Solidaires
Fondation Jean et Jeanne SCELLES
Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants (Fédération Nationale GAMS)
Les Mariannes de la diversité
Mouvement Jeunes Femmes
Mouvement du Nid
Mouvement Ni Putes Ni Soumises (NPNS)
Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF)
Regards de Femmes France
Union Européenne Féminine (UEF)
Vivent les femmes
Voix de Femmes
Zonta Clubs de France
Année 2010 " Grande Cause Nationale "
Un esprit de travail collectif et pluraliste a réuni les associations fondatrices.
Des actions mettront en valeur tous les relais locaux et thématiques :
colloques, séminaires, initiés par les têtes de réseaux avec un évènement national autour du 25 novembre
campagne de communication (spot télévisé, site internet….). Le collectif s'appuiera sur les compétences d'une agence spécialisée pour réaliser des actions à travers les médias.
Il s'agira de faire connaître les fondements qui ont permis la création du collectif, l'analyse de violences telle que décrite dans la charte et d'assurer une meilleure visibilité et la pérennisation des associations.
PLAN D'ACTION
Faisant suite à la mobilisation des associations, le Premier Ministre, comme il s'y est engagé le 25 novembre 2008 devant les associations concernées à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, a choisi comme grande cause nationale 2010 " la lutte contre les violences faites aux femmes ".
OBJECTIFS La campagne Grande cause nationale 2010, à travers diverses actions nationales, territoriales ou locales des membres d'un collectif ad hoc, vise à :
rendre visible les violences faites aux femmes en France,
s'attaquer aux inégalités femmes - hommes et donc aux rapports sociaux de sexe, aux relations filles / garçons,
assurer une meilleure visibilité de l'accompagnement des femmes,
renforcer le soutien aux associations engagées dans la lutte contre ces violences, en particulier celles qui exercent auprès des femmes sur l'ensemble du territoire français.
Ce collectif est composé de 25 associations qui ont toutes apporté leur expertise, leurs convictions et se sont inscrites dans l'objectif d'obtenir, avec la mobilisation de l'Etat, la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes.
Chaque association, à travers ses statuts, est engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle se reconnaît dans l'approche féministe de ces violences, adhère à la charte (adoptée le 23 janvier 2009) et s'engage à la promouvoir. Elle a conduit des actions contre ces violences durant les trois dernières années. L'ensemble des associations appartenant aux réseaux nationaux du collectif et répondant à ces critères sont membres de fait du collectif.
Pour participer aux évènements " grande cause nationale 2010 lutte contre les violences faites aux femmes ", les associations non fédérées n'appartenant pas à une fédération, un réseau ou une association d'envergure nationale membre du collectif devront se rattacher à l'un de ceux-ci. Le label grande cause nationale permet à des organismes à but non lucratif d'organiser des campagnes faisant appel à la générosité publique et d'obtenir des diffusions gratuites sur les radios et télévisions publiques.
Les membres du collectif ne bénéficient pas ou peu de services ou budgets communication. Pour mettre en oeuvre un plan d'action conséquent, le collectif s'appuie sur une agence de communication, réalisateurs et photographes qui ont souhaité s'engager gratuitement à ses côtés pour élaborer et construire des outils de communication.
 
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #103 le: Dimanche 29 Août 2010, 16:41 »

Après l'immigration choisie, la solidarité choisie ?
Nos frères humains n'ont-ils pas le droit à l'aide internationale, comme dans d'autres catastrophes ? Ces inondations touchent également l'Inde et la Chine....
J'appelle donc à la solidarité toute personne qui se sentira concernée sur ce forum.
Merci ! MARYAM 7

"Monde
Inondations au Pakistan: pourquoi les Français donnent peu?
SOLIDARITE - Malgré les appels aux dons de nombreuses ONG, les fonds restent faibles...
Alors que 20 millions de personnes ont été touchées par les violentes inondations au Pakistan, début août, dans la pire catastrophe naturelle de l’histoire du pays, les ONG ont multiplié les appels aux dons. Des appels qui ne sont pourtant pas suivis par la population. Si l’ONU a réclamé, le 11 août, 460 millions de dollars pour aider les six millions de sinistrés les plus vulnérables, l’organisme international lui-même peine à rassembler la somme.
Jean-François Riffaud, de la Croix Rouge, déplore avoir collecté, en une semaine, un peu moins de 10.000 euros, «ce qui ne permet pas d’engager une action dans la durée», affirme-t-il sur les ondes de France Info. Le constat est semblable chez Handicap International, contacté par 20minutes.fr: «Sur les 15 premiers jours après l’appel, on a reçu sept fois moins de dons que pour Haïti», souligne l’ONG.
Felipe Ribeiro, directeur général de Médecins sans frontières, qui n’a pas fait d’appel au don spécifique, ne constate pas non plus d’augmentation de la mobilisation. «Il n’y a pas eu d’élan de générosité comme sur d’autres catastrophes», souligne-t-il.
«Il y a moins d'empathie»
En cause? «La nature même de la catastrophe», estime Felipe Ribeiro. «Dans ce type de catastrophe, on ne se rend pas compte des conséquences, il y a moins de blessés, surtout des dégâts matériels, donc moins d’empathie». «On ne voit pas les morts», explique Christian Wintenberger, chargé des relations donateurs au Secours Catholique, qui comptabilise moins de 15.000 euros de dons. «Il y a beaucoup de déplacés mais peu de victimes, or malheureusement, les gens réagissent avec des quotas de victimes», déplore-t-il.
Sans compter que les images, peu véhiculées par les médias, ne sont pas aussi impressionnantes que lors d’un tremblement de terre, par exemple. «Les images sont moins dramatiques», explique Christian Wintenberger. Et les médias peu impliqués. «Sur certaines catastrophes, il y a une prescription émotionnelle des médias, qui orientent ensuite la population pour les dons», note le directeur général de Médecins sans frontières.
«Ce pays a plutôt mauvaise presse»
L’image est donc essentielle dans le don. Egalement l’image du pays. «Le Pakistan n’est pas très connu, ce n’est pas un lieu de vacances, pas touristique, pas sexy. On suppose que ça joue également», poursuit Christian Wintenberger. «Ce pays a plutôt mauvaise presse, il y a donc moins d’empathie ou d’identification qu’avec Haïti par exemple», renchérit Felipe Ribeiro. L’image des talibans plane donc au-dessus des porte-monnaie.
Et pour continuer le tableau noir, la période de l’année n’aide pas: «les vacances sont une période de démobilisation», note-t-on chez Handicap International, «les gens ne sont pas chez eux et n’ont pas forcément envie d’entendre parler de choses tristes». Sans oublier qu’ils ont déjà donné pour Haïti et qu’il n’est pas toujours évident de s’impliquer pour plusieurs causes de manière aussi rapprochée dans le temps.
En attendant les dons, les agences humanitaires de l'ONU s'inquiètent de la lenteur de la réponse à l'appel de fonds international et redoutent une «seconde vague» de décès due aux maladies."
Oriane Raffin 
Signaler au modérateur   Journalisée
maryam7
Membre Senior Indispensable
****
Messages: 440


« Répondre #104 le: Mardi 31 Août 2010, 18:22 »

28 août 2010
Sous la rentrée, la grève
 
C'est suffisamment rare pour être mentionné: les enseignants du secondaire sont appelés à faire grève dès la rentrée le 6 septembre, le lundi où les cours commencent vraiment. Comme le 7 est la journée d'action intersyndicale contre la réforme des retraites, cela fera deux jours de grève d'affilée. Du jamais vu lors d'une rentrée, qui illustre le malaise d'une profession après trois ans de réformes sarkozystes.

C'est le Snes-FSU qui a lancé le mot d'ordre du 6. Pour ce syndicat, majoritaire dans le secondaire, la rentrée 2010 dépasse les limites du supportable. "Elle est exceptionnelle car elle cumule tous les défauts, tous les problèmes," a expliqué Frédérique Rolet, co-secrétaire générale lors d'une conférence de presse le 26 août à Paris, "à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle: la grève".


Cette grève est "un appel adressé au ministre et à l'opinion, a-t-elle poursuivi, ça suffit: nous ne sommes plus en mesure d'assurer un enseignement de qualité".

Pour les Snes, les réformes, ajoutées aux suppressions de postes à répétition (40 000 en trois ans), ont abouti au grand bazar d'aujourd'hui, à une déstabilisation et un appauvrissement du service public d'éducation

Voici les grands motifs de mécontentement  soulevés par le Snes:

- la réforme de la formation des enseignants. Sa mise en oeuvre est une catastrophe, estime le syndicat - rejoignant en cela, une fois n'est pas coutume, le syndicat SE-Unsa qui faisait la veille sa conférence de presse.

Les jeunes profs qui viennent de réussir leurs concours sont  affectés dans des classes sans avoir souvent jamais fait de stage ou reçu de formation pédagogique. Avant la réforme, ils suivaient pendant un an une formation en alternance, avec des périodes devant les élèves et des périodes de cours.  Aujourd'hui ils vont directement assurer, selon les Académies,  entre 15 heures de cours et 18 heures de cours par semaine - soit un temps complet pour un prof certifié. Ils auront bien des plages de formation dans le courant de l'année, mais c'est trop peu et trop tard, souligne le Snes.

En plus beaucoup n'auront pas les tuteurs promis - des profs expérimentés de leur établissement qui devaient les rencontrer et les conseiller. Le Snes a donné la consigne à ses adhérents de refuser cette charge. Du coup, les Rectorats n'arrivent pas trouver de tuteurs .

Pour les syndicats comme le SE-Unsa ou le Sgen-CFDT qui ont combattu la réforme dès le début, la position du Snes ne manque pas de sel. A l'origine, le Snes en effet soutenait la réforme, qui demande désormais aux profs d'avoir un master et non plus une licence. Pour le syndicat, cela devait notamment ouvrir la voie à la revalorisation tant attendue. 

- la réforme du lycée. D'après le Snes, on est en plein bricolage. Personne ne sait exactement comment vont s'organiser les deux heures d'accompagnement personnalisé hebdomadaires - une des nouveautés de la réforme - ni les nouveaux "enseignements d'exploration".

- les 16 000 suppressions de postes de 2010. Quoiqu'en dise le ministre, elles vont se faire sentir, prévoit le Snes, avec des gonflements d'effectifs dans les classes. Et 16 000 nouvelles suppressions sont prévues en 2011 alors que l'on attend une augmentation du nombre d'élèves au collège en raison du babyboum.

- des menaces sur l'éducation prioritaire. Selon le Snes, on enlève leur label à certains collèges et l'on prépare là aussi une réforme dans la plus totale opacité. 105 établissements particulièrement sensibles ont été choisis pour tester des mesures très libérales (le programme Clair).

- la revalorisation. "La montagne a accouché d'une souris". Selon le Snes, les hausses de salaires des débutants annoncées à grand renfort de publicité par Luc Chatel équivalent à une augmentation de 50 euros mensuels sur toute la carrière.

La rentrée est un moment très particulier pour les profs comme pour les élèves. Seront-il nombreux à faire grève ? Le Snes en fait le pari: "la lassitude et l'abattement ont fait place à la colère". Réponse le 6 septembre.
Signaler au modérateur   Journalisée
Pages: 1 2 3 4 5 6 [7] 8 9 10 11 12 13 Haut de page Envoyer ce fil Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à:  


Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.13 | SMF © 2006-2009, Simple Machines LLC XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 1.736 secondes avec 19 requêtes.