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Auteur Fil de discussion: Sociopathe Personnalité antisociale  (Lu 339 fois)
iown47
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« le: Mardi 20 Avril 2010, 16:42 »

Une personnalité antisociale est un trouble de la personnalité qui est souvent caractérisé par une tendance générale à l'indifférence vis-à-vis des normes sociales et aux codes culturels ainsi qu'aux émotions  et aux droits des autres, et par un comportement impulsif. Le terme de trouble de la personnalité antisociale est utilisé par le DSM-IV  tandis que l'Organisation mondiale de la santé s'y réfère par le terme de trouble de la personnalité dyssociale. On appelle généralement sociopathes les personnes diagnostiquées avec ce trouble (et parfois abusivement psychopathes, alors que ce trouble de la personnalité est différent).

Par extension, le terme est parfois utilisé voire revendiqué pour désigner des personnes se plaçant volontairement en marge de la société, tels que les punks.
Sommaire
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    * 1 Introduction
    * 2 Diagnostic
          o 2.1 Critères de diagnostic (DSM-IV-TR)
          o 2.2 Critères de diagnostic (ICD-10)
    * 3 Causes
    * 4 Symptômes
    * 5 Fréquence
    * 6 Signes précurseurs potentiels
    * 7 Notes
    * 8 Voir aussi

Introduction [modifier]

La sociopathie est considérée comme un trouble de la personnalité dont le critère principal d'identification est la capacité limitée, pour les personnes montrant les symptômes du trouble, à ressentir les émotions humaines, aussi bien à l'égard d'autrui qu'à leur propre égard. C'est ce qui peut expliquer leur manque d'empathie quand ils sont confrontés à la souffrance des autres, témoignant d'une incapacité à ressentir l'émotion associée à l'empathie ou la souffrance.

Dans l'approche de beaucoup de praticiens de la psychologie, de l'aide sociale ou du droit (côté défense), toute personne adoptant des comportements de prédation et/ou de violence relève de la sociopathie. Il s'agit d'un débat à la fois scientifique, philosophique et politique.

D'autres approches, notamment en éthologie appliquée à l'espèce humaine, certains chercheurs (dont Konrad Lorenz, ainsi que beaucoup de behavioristes états-uniens) estiment que les personnes adoptant des comportements de prédation et/ou de violence ne le font pas forcément par manque d'émotion ou d'empathie (les séducteurs et les manipulateurs n'en manquent pas), mais par choix narcissique, en vertu du principe du plus grand plaisir et/ou de la plus grande facilité ou rentabilité. D'autres spécialistes de l'éthologie humaine, toutefois, tels Boris Cyrulnik, nuancent ces points de vue.

Un comportement de recherche du risque et d'usage de drogues peut aussi être un moyen d'échapper à un vide émotionnel intérieur. La rage dont font preuve certains sociopathes, de même que l'anxiété associée à certaines formes de trouble de personnalité antisociale, peut être vu comme la limite de la capacité à ressentir des émotions. Le diagnostic du trouble de la personnalité antisociale est plus courant chez les hommes que chez les femmes même si on dénombre plusieurs cas chez la femme depuis quelques années.[1]

La recherche sur le sujet a montré que les individus ayant un réel trouble de la personnalité antisociale sont indifférents à la possibilité de leur propre douleur physique ou d'une quelconque punition, et ne montrent aucun signe de crainte quand ils sont menacés de souffrance.
Diagnostic [modifier]

Le trouble de la personnalité antisociale et le concept proche de psychopathie peuvent être évalués et diagnostiqués par l'entretien d'examen, des questionnaires et des témoignages de collègues et de la famille. Le PCL-R est l'une des références pour diagnostiquer la psychopathie parmi la population mâle.
Critères de diagnostic (DSM-IV-TR) [modifier]

Le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), un manuel très utilisé pour le diagnostic de divers troubles du comportement et maladies mentales, définit le trouble de la personnalité antisociale comme un motif pervasif d'indifférence et d'invasion des droits de l'autre depuis l'âge mental de 15 ans, indiqué par trois ou plus des signes suivants :

   1. incapacité à se conformer aux normes sociales quant aux comportements licites, avec des arrestations répétées ;
   2. impulsivité, ou incapacité à prévoir ;
   3. irritabilité et agressivité, indiquée par des conflits et agressions physiques ;
   4. dédain complet pour la sécurité de soi ou des autres ;
   5. irresponsabilité chronique, indiquée par l'incapacité à tenir des engagements soutenus ou d'honorer des obligations financières ;
   6. absence de remords ou de culpabilité, indiquée par l'indifférence ou la recherche systématique d'excuses plausibles pour avoir blessé, maltraité, trompé ou volé autrui.

Le manuel liste également les critères nécessaires suivants :

    * Il y a trace de désordres comportementaux remontant à avant l'âge de 15 ans ;
    * La fréquence du comportement antisocial n'est pas limitée à des épisodes de manie ou de schizophrénie.

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Voir « pervasif » sur le Wiktionnaire.
Critères de diagnostic (ICD-10) [modifier]

Le chapitre V de la dixième révision de l'ICD offre un ensemble de critères pour diagnostiquer le trouble de la personnalité dyssociale.

Trouble de la personnalité dyssociale (F60.2), habituellement remarqué à cause d'une disparité flagrante entre le comportement et les normes sociales usuelles, caractérisé par :

    * dédain froid envers les sentiments des autres,
    * attitude flagrante d'irresponsabilité et d'irrespect des règles, normes sociales et engagements pris,
    * tolérance très faible à la frustration et seuil faible à la décharge de l'agressivité, y compris par la violence,
    * incapacité à ressentir la culpabilité ou à profiter de l'expérience, en particulier des punitions,
    * tendance marquée à rejeter la faute sur les autres, ou à rationaliser des excuses plausibles, pour des comportements amenant le sujet en conflit avec la société.

Il peut aussi y avoir une irritabilité permanente associée. Un désordre comportemental pendant l'enfance et l'adolescence, quoique parfois absent, peut renforcer le diagnostic.
Causes [modifier]

La cause du trouble n'est pas connue, mais des facteurs biologiques et génétiques[réf. nécessaire] pourraient être en cause. La maltraitance pendant l'enfance ou l'exposition à la violence en bas âge peut aussi compter. Des antécédents de ce trouble du comportement dans la famille augmentent la probabilité de développer le trouble. Un nombre de facteurs environnementaux présents au domicile, à l'école et dans les lieux de vie, comme une atmosphère très stricte à la maison ou à l'école, peuvent aussi y contribuer.

Robbins (1996) a découvert une incidence plus élevée des caractéristiques sociopathiques et de l'alcoolisme chez les pères d'individus atteints du trouble de la personnalité antisociale. Il a aussi découvert que, dans une même famille, les hommes avaient une incidence plus élevée, tandis que les femmes montraient une incidence plus élevée du trouble de somatisation à la place.

Bowlby (1944) a observé une relation entre le trouble de la personnalité antisociale et la distanciation maternelle pendant les cinq premières années de la vie. Les Glueck (1968) ont observé que les mères d'enfants développant le trouble montraient généralement une absence de discipline cohérente et d'affection, et une tendance anormale à l'alcoolisme et à l'impulsivité. Ces facteurs contribuent tous à l'échec de la création et du maintien d'une relation familiale stable établissant une structure et des limites au comportement.

Les études sur les adoptions confirment le rôle des facteurs génétiques comme environnementaux dans le développement du trouble. Les études sur les jumeaux indiquent aussi une part d'héritabilité du comportement antisocial et ont montré que les facteurs génétiques sont plus importants chez les adultes que chez les enfants ou les adolescents antisociaux, pour lesquels les facteurs environnementaux sont prédominants.
Symptômes [modifier]

Les caractéristiques communes aux personnes atteintes du trouble de la personnalité antisociale incluent:

    * Des démêlés récurrents avec la justice
    * La tendance à violer les droits d'autrui (propriété, intégrité physique, sexuelle, émotionnelle ou légale)
    * Un comportement agressif, souvent violent
    * Des difficultés à garder un emploi
    * Un sentiment permanent d'agitation ou de dépression (dysphorie)
    * Une incapacité à supporter l'ennui
    * L'indifférence envers la sécurité de soi ou des autres
    * Une enfance montrant des désordres comportementaux
    * Un comportement superficiel de séduction
    * L'impulsivité
    * L'absence de culpabilité

Les gens atteints du trouble de la personnalité antisociale ont souvent des problèmes avec les figures d'autorité.
Fréquence [modifier]

Une enquête nationale utilisant les critères du DSM-III-R a montré que 5,8% des hommes et 1,2% des femmes risquaient de développer le trouble à n'importe quel moment de leur vie. Dans les établissements pénitentiaires, le pourcentage est estimé à un maximum de 75%. Les estimations de fréquence calculées d'après les critères de diagnostic clinique donnent des résultats variant entre 3 et 30% suivant les caractères prédominants des populations étudiées, comme les populations carcérales (qui incluent des criminels violents). De même la fréquence du trouble est plus élevée chez les sujets suivant un traitement de sevrage de l'alcool ou d'autres drogues que dans le reste de la population, ce qui suggère un lien entre la dépendance et le trouble.
Signes précurseurs potentiels [modifier]

Bien que le trouble ne puisse être diagnostiqué formellement avant l'âge adulte, il existe trois signes précurseurs du trouble, connus sous le nom de Triade MacDonald, qui peuvent être détectés chez certains enfants. Ces signes sont des périodes inhabituellement longues d'énurésie, la cruauté envers les animaux, et la pyromanie. On ne sait pas quelle proportion d'enfants montrant ces signes développent plus tard le trouble de la personnalité antisociale, mais ces signes sont souvent trouvés dans le passé des adultes diagnostiqués.

La valeur prédictive de ces signes ne peut pas être établie sans évaluation du nombre d'enfants qui ne développent pas le trouble. Ces signes sont aujourd'hui inclus dans le DSM-IV sous la rubrique du désordre comportemental. Un enfant qui montre les signes précurseurs du trouble de la personnalité antisociale peut être diagnostiqué comme ayant un désordre comportemental ou un trouble de défiance oppositionnel. Tous ces enfants ne développent pas le trouble.
Notes [modifier]
Signaler au modérateur   Journalisée
Bernard Raquin
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« Répondre #1 le: Mardi 27 Avril 2010, 22:21 »

Je ne mettrais pas les punks parmi les sociopathes !
Ce sont des gens qui cherchent l'originalité, mais la plupart du temps ce sont, ou c'étaient, des gens inoffensifs.
D'autres groupes cultivent la violence. Parfois elle était réelle et en opposition avec la société, comme le Klu Klux Klan ou les Hell's Angels. Parfois la violence est canalisée, comme les milices américaines.
Mais même des groupes marginaux, qui veulent se séparer de la société, en font partie, même "en marge". Toutes les sociétés humaines ont des minorités marginales.
Avant, on envoyait les violents à la guerre. Et je pense que des individus violents peuvent s'intégrer, par exemple par les sports de combat, ou des activités violentes et indispensables, comme le GIGN ou les commandos.
La violence contrôlée par la société peut être saine.
La vraie question est : que faire des individus violents ? Pourquoi ne pas les intégrer dans des sortes de commandos civils pour lutter... contre la violence des gangs, par exemple ?
Concernant le diagnostic des enfants, prudence... Évitons autant que possible de les enfermer dans des définitions qui risquent de devenir leur identité...
Signaler au modérateur   Journalisée

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