L'important c'est d'échanger des points de vue, même si chacun-e s'exprime à sa façon, et parfois c'est un peu étrange.
Je dirais que c'est parfois exprimé maladroitement...
Les gens qui travaillent ne prennent pas aux autres, mais rapportent aux autres, en impôts directs et indirects (donc infrastructures, routes, écoles, hôpitaux), et par l'enrichissement de la société.
Le vrai problème est peut-être celui-là :
- il y a eu le temps des paysans et des seigneurs ;
- puis le temps des marchands et des bourgeois ;
- puis le temps des industriels qui ne traitaient pas tous mal leur personnel, qui investissaient et créaient de l'emploi.
Aujourd'hui ce sont surtout les financiers qui dirigent. Même si le système est comme ça, il est difficile d'admettre que certains grands patrons et les traders gagnent des millions d'euros, car ils ne créent pas de richesse.
Si une femme ou un homme crée des emplois et s'enrichit, cela ne me choque pas, je n'ai rien contre les riches. Je respecte les riches qui gagnent leur vie honnêtement.
Je ne suis pas choqué que Johnny Hallyday, Jean-Marie-Bigard, ou Zinedine Zidane puissent gagner des millions. Ni même les dirigeants d'entreprises comme Vuitton ou Renault.
Ce qui me gêne, c'est quand les chefs d'entreprises gagnent à tous les coups, et ont des bonus énormes, même en coulant leur entreprise.
Ce qui me choque, c'est que l'État donne de l'argent aux banques, sans contrepartie.
Bien sûr qu'il fallait sauver les banques, pour ne pas provoquer un krash mondial. Mais il aurait fallu, dans ce cas, qu'elles acceptent un administrateur des Finances aux réunions de décision.
Je crois qu'on peut apporter quelque chose aux autres, et non prendre. Pour moi, l'économie n'est pas un gâteau qu'on partage, mais un champ qu'on cultive plus ou moins bien.
Le système des retraites par répartition est peut-être à revoir en partie, mais les retraites par accumulation (capitalisation), à l'américaine, ont provoqué des millions de vieux pauvres, ayant tout perdu.
Quand un système ne marche plus, on en cherche un autre.
Je suis reconnaissant à Sarkozy de chercher des solutions. On le critique pour tout (c'est amusant, j'aime aussi blaguer sur lui

! )
Mais nous sortons, grâce à lui, de 25 ans d'immobilisme réactionnaire et quasi-maffieux.
Souvenons-nous, ce n'est pas loin, des magouilles permanentes et des détournements
de fonds massifs, sous Mitterrand et Chirac.
Jospin, Rocard, Balladur, Juppé, Mitterrand, Chirac, n'ont rien fait du tout, ou ont reculé devant les manifestations, laissant les problèmes aux générations suivantes.
La lâcheté et le manque de vision, voire la malhonnêteté, étaient leur marque de fabrique. Tant pis si cela choque, le résultat est visible.
Nous y sommes. Ce système est à changer, et si quelques politiciens courageux ne le font pas, cela retombera sur la tête de ceux qui sont à la maternelle aujourd'hui.
Bien sûr, il peut y avoir des erreurs, des réactions corporatistes, mais l'important c'est de trouver des solutions pour les 30 ou 50 ans qui viennent.
Pour moi, les bons politiciens, ce sont ceux qui essaient de voir l'avenir, sans penser à leur intérêt immédiat.
Et je pense que travailler, c'est être utile à la société.
Je ne jette pas la pierre à ceux qui ne travaillent pas. Mais de quoi vivent-ils ? Du travail des autres ? Ou d'héritage ?
Comme nous sommes des êtres sociaux, nous vivons tous les uns des autres, nous nous nourrissons les uns des autres, sur le plan matériel, affectif et spirituel.
Travailler, c'est partager... C'est vrai, sans doute aussi enrichir les banques, mais cela est dû au corporatisme des banques. Rien qu'en Europe, on ne peut pas encaisser en France un chèque d'une banque belge ou allemande : les banquiers protègent leurs territoires, au détriment de leurs clients.
Vive la concurrence entre les banques, pour faire baisser les tarifs exorbitants qu'elles pratiquent.
On a fait l'Europe des financiers, bien plus que des citoyens.
Et la mondialisation, c'est surtout le déplacement des capitaux, sans se soucier des humains.
Car la "mondialisation" a toujours existé, Marco Polo, la route de la Soie, la route des épices, les caravanes arabes, les bateaux phéniciens et grecs, puis les flottes espagnoles, portugaises, françaises, anglaises, hollandaises...
Il y a toujours eu échange de marchandises sur terre.
La différence, c'est qu'aujourd'hui la mondialisation, c'est la mondialisation de la finance, et la course effrénée à des bénéfices purement spéculatifs.
Un exemple : les fonds de pension américains (pour financer les retraites de leurs adhérents), exigeaient 15 % de rendement par an. C'est de la folie. Qui peut proposer ça ? Les spéculateurs.
A nous aussi, citoyens, terriens, d'inventer et de partager de nouvelles façons de voir. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes des millions, capables de faire une différence sur cette planète.