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Auteur Fil de discussion: la recherche de la verité  (Lu 233 fois)
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« Répondre #15 le: Mardi 01 Juin 2010, 05:05 »

Horloge astronomique

Hampton Court Palace (GB)

Vu côté cour de l'horloge avec son cadran astronomique

 

Lorsqu'on visite Hampton Court Palace, une demeure royale dans la banlieue Londonienne, une horloge datant de 1528 environ se tient à l'extérieur de la porte principale et une fois parvenu dans la cour intérieure on découvre l'autre face du mécanisme de cette horloge enrichi d'un cadran astronomique. On constate que selon la croyance à l'époque de sa conception, la terre est au centre du système solaire avec le soleil en orbite autour d'elle. Les jours, mois, phases lunaires, signes du zodiaque... sont représentés. Ayant demeuré dans cette région pour raisons professionnelles, j'éprouvais toujours beaucoup de plaisir à me planter quelques minutes devant cette horloge, très représentative de ce que j'ai toujours pensé de certaines théories Evolutionnistes de même acabit et de la vanité humaine en général à vouloir les imposer. Ironiquement et de manière beaucoup plus réjouissante, le doigt de Notre Créateur se tient un peu plus loin avec la présence d'un immense et unique pied de vigne vierge qui couvre la totalité d'une serre sur une aile du château, tout du moins, c'était ainsi il y a 20 ans.

Jusqu'au début du 20e siècle, les scientifiques pensaient que l'univers était statique, existait depuis toujours et pouvait par conséquent se passer d'un Commencement avec un Créateur. Qu'on se penche sur un atome, une molécule, un œuf ou une galaxie, tout y est géré selon des lois en harmonie les unes avec les autres et la moindre dérive de l'une d'entre elles entraînerait le chaos et serait fatale. A notre niveau, la neige tombe selon ces lois d'harmonie mais pourtant aucun flocon ne ressemble à un autre, sa composition fractale le situant entre surface et volume.

Mais lorsqu'en 1927, Sir Edwin Hubble dans l'œil de visée du télescope sur le mont Wilson se rendit compte que l'étoile qu'il observait était en fait une nébuleuse s'éloignant de notre système solaire à une vitesse prodigieuse, il fût amené à vérifier les équations d'Einstein sur la relativité et son hypothèse de l'existence d'un centre et d'un commencement définis par un Dieu Créateur Omnipotent, une super intelligence, puisque l'univers avait une origine, un centre qui n'était pas notre système solaire, et que des galaxies s'en éloignaient selon des vitesses différentes et des paramètres à définir.

Cependant, l'univers apparaît comme étant conçu pour être observé et admiré par l'homme, objet de toutes les attentions divines qui font de lui un miracle prodigieux et permanent à la surface de notre petite orange bleue.

La théorie du Big Bang initial s'impose mais au lieu de s'éloigner dans toutes les directions, des éléments se regroupent et s'agglutinent pour former des amas d'étoiles! Si le ratio d'expansion, une seconde après le Big Bang, avait été inférieur dans une proportion de 1/100000000000e, l'univers se serait comme "recroquevillé" et effondré sur lui-même.

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« Répondre #16 le: Mardi 01 Juin 2010, 05:05 »

Ces paramètres sont multiples et prouvent que la gravité, la radio activité, font partie d'un panel de plus de 100 données vitales pour que l'existence de l'univers se maintienne. Le degré d'affinage et de précision révèle une précision d'une unité sur 10123 !

Tout ce qui est solide existe grâce à l'éjection de matériaux lourds comme le fer, le plomb... lors d'une explosion de supernova, un phénomène plutôt rare. Mais si la fréquence de ces explosions augmentait, la vie serait alors impossible en raison d'une trop grande radioactivité.

Il est difficile d'imaginer que la vitesse de rotation des électrons autour d'un noyau est proche de celui de la lumière. Le volume des données scientifiques et le degré de connaissance doublent tous les deux ans comme l'avait prophétisé Daniel. L'attention de Dieu ne concerne pas seulement notre planète mais l'univers entier. La force électromagnétique qui permet la structuration de l'atome est précisément calibrée et contre balance parfaitement celle de la gravité. Rien que sur notre planète, il est manifeste que la chute d'un insecte ou celle d'un éléphant n'aboutissent pas aux mêmes résultats et pourtant ils coexistent, adaptés à leur milieu. Si les forces d'expansion et de gravité n'étaient pas accordées de manière fine, l'univers s'effondrerait comme un trou noir ou exploserait littéralement.

Mais les Evolutionnistes s'accrochent à leurs théories et le retour annoncé par les prophètes du New Age des "fils de Dieu" se faisant passer pour des extra-terrestres leur donnera raison. Les "fils de Dieu", déployant leur technologie comme une preuve de leur niveau de connaissances bien supérieur au nôtre, pourront alors effacer l'existence du Créateur au profit de leurs théories et autres "révélations", engageant ainsi une grande partie de l'humanité sur la voie de la Rébellion menant à la plus grande Déception de tous les temps.

 

Barre de separation

 

Quelques remarques à propos de la théorie du "Gap" absolument inconciliable avec les données scientifiques sérieuses dont nous disposons.

En clair, il est impossible qu'entre le premier et le deuxième versets de la Genèse se soient écoulés des millions d'années car -->

    Flèche bleue Dans le granite, les traces de la dégradation du Polonium 214, isotope radioactif, démontrent qu’il n’a fallu pas plus de 0.014 secondes pour que cette roche se solidifie

    L’intensité du champ magnétique terrestre diminue exponentiellement et selon ces calculs, l’intensité de ce champ aurait rendu toute vie impossible au-delà de 10'000 ans

    28 milliards de tonnes de sédiments s’ajoutent chaque année au fond des océans. On retrouverait aujourd’hui plus de 160 km de hauteur de sédiments si la Terre était âgée de plusieurs milliards d’années

    Avant que Neil Armstrong ne pose le pied sur la Lune, les scientifiques estimaient la couche de poussières cosmiques entre 2 et 6 mètres d’épaisseur. On sait aujourd’hui qu’on n’en trouve que quelques centimètres.

    Sur la base de calculs mathématiques, en prenant en considération la décroissance naturelle due au guerres, famines et maladies, la population sur Terre serait de 10 à la puissance 89 si notre planète était aussi âgée qu’on nous le fait croire

    La datation au carbone 14 situe l’éruption du Mont St-Helen il y a plusieurs millions d’années dans le temps. On sais pourtant très bien qu’elle s’est déroulée le 18 mai 1980

    Un "Lepidron", plante de près de 4 mètres de haut, a été retrouvé fossilisée à l’intérieur de plusieurs strates supposées distantes de plusieurs milliers d’années. Une plante aurait-elle pu rester intacte au cours d’une si longue période avant d’être fossilisée entièrement ?

    L’emprunte d’Homme retrouvée à l’intérieur d’une empreinte de dinosaure fossilisée, témoigne de la coexistence de ces deux espèces...

 

Barre de separation

 

notes:

   1. Richard DAWKINS, L'Horloger aveugle, éd. Robert Laffont.
   2. Musée britannique d'histoire naturelle
   3. qui avait eu en tête de dédier son livre " Das Kapital " à C. Darwin qui se laissa convaincre par son épouse de refuser cette proposition.

 

____________________________________

Documents : Le Scarabée Bombardier fait sauter le mythe de l'Evolution

La permission de présenter le document qui suit, m'a été gracieusement donnée par le Webmaster du site chrétien "Un poisson dans le net", http://www.asi.fr/cle

 

 

 

 

 

 

 

    En 1961, le professeur Schildknecht, chimiste allemand, fit des recherches sur le Scarabée Bombardier (Brachinus). Il découvrit que cet animal possède deux glandes sécrétant un mélange liquide, deux chambres de stockage communicantes, deux chambres de combustion et deux conduits externes pouvant être dirigés comme des canons orientables à l'arrière d'un bombardier.

    Lorsqu'on analysa le liquide emmagasiné, on découvrit qu'il contenait dix pour cent d'hydroquinone et vingt-trois pour cent de peroxyde d'hydrogène. Dès lors, nous avons un mélange explosif. Si vous et moi nous nous rendions au laboratoire pour mélanger ces deux produits chimiques, le mélange nous exploserait en pleine figure. Mais le Scarabée Bombardier ajoute un inhibiteur qui empêche l'explosion. Et ensuite, lorsqu'un ennemi s'approche de lui, il envoie une giclée de cette solution dans les tubes de combustion jumelés et, juste au bon moment, il ajoute un anti-inhibiteur et... Boum ! Cela explose au visage de l'ennemi.

    Essayons maintenant d'imaginer comment le Scarabée Bombardier est arrivé à cela par évolution. Réfléchissons un peu. Supposons que ce petit scarabée vivait il y a des millions d'années. Un beau jour, sa Maman et son Papa lui offrirent un coffret de chimie pour son anniversaire. Et c'est ainsi que, dans son laboratoire souterrain, il se livra à des expériences. Il mélangea une solution d'hydroquinone avec du peroxyde d'hydrogène et... Boum ! Il se fit exploser et son corps fut éparpillé sur tous les murs de son laboratoire ; voilà comment notre scarabée mit fin à ses jours. Donc, pendant des centaines, des milliers de générations, pendant des dizaines de milliers d'années, ces petits scarabées mélangèrent du peroxyde d'hydrogène et de l'hydroquinone et se firent exploser. Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Pendant des milliers de générations .

 

    Puis, pour une raison bizarre, l'un d'entre eux inventa l'inhibiteur. Voyez-vous, il n'avait besoin de l'inhibiteur que lorsqu'il mélangeait les produits chimiques. A chaque fois qu'il les mélangeait, il se faisait exploser. Si bien qu'il ne pouvait transmettre l'information à sa descendance puisqu'il n'en avait pas... Il n'y avait donc aucun moyen de faire passer cette information. Mais admettons qu'il ait inventé l'inhibiteur.

    N'est-ce pas un formidable succès de l'évolution ? Un triomphe ! Non. Pas tout à fait. Parce que maintenant, il n'a que les deux produits chimiques et l'inhibiteur. Et il les emmagasine. Il lui faut également une chambre de stockage. Et j'ignore comment cela est apparu. Mais de toute façon, admettons que cela s'est produit. Il a ce qu'il faut ; il mélange ses produits chimiques et que se passe-t-il ? Absolument rien. Tout simplement, le mélange reste là et ronge ses entrailles. D'ailleurs, pendant des milliers et des milliers de générations, les scarabées mélangèrent ces produits chimiques avec l'inhibiteur et les emmagasinèrent, rongeant ainsi leurs entrailles. Et ceci continua pendant des milliers de générations.

    Il n'avait donc pas besoin d'un anti-inhibiteur tant qu'il n'avait pas d'inhibiteur. Et il ne lui fallait un inhibiteur que lorsqu'il avait les produits chimiques. Mais admettons que l'un de ces petits scarabées ait inventé un anti-inhibiteur. Formidable succès de l'évolution ? Non, c'est l'échec complet. Vous voyez, il ne possède en tout et pour tout que les chambres de stockage. Il mélange les produits chimiques, ajoute l'inhibiteur, puis l'anti-inhibiteur et... Boum ! Et c'est reparti ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! pendant des milliers de générations, ce fut à nouveau l'auto-destruction.

    Vous voyez bien qu'il faut des chambres de combustion. Mais celles-ci ne lui sont utiles que s'il est en possession des deux produits chimiques, de l'inhibiteur et de l'anti-inhibiteur. Alors comment aurait-il inventé la chambre de combustion sans en avoir la prescience ?

    Bon, d'une manière ou d'une autre et pour je ne sais quelle raison, disons que cela a fini par se faire. Maintenant nous y sommes. Tout est prêt. Nous avons les deux produits chimiques, les chambres de stockage, l'inhibiteur, l'anti-inhibiteur et les chambres de combustion. Tout est en place.

    Non, pas tout à fait. Voyez-vous, il a fallu que le scarabée soit réglé en toute chose. Il devait avoir le bon réseau de communication.

    Pouvez-vous imaginer combien cela devait être embarrassant ? Il possède ce produit chimique, en envoie une giclée dans les chambres de combustion, puis son ami débarque en lui donnant une tape sur le dos et en disant : "Salut, Joe, comment ça va ?" Et Boum ! Cela lui explose à la figure !

    Non, il était obligé de connaître le moment précis où il enverrait le signal. Il lui fallait un réseau de communication. Il devait savoir quand il était menacé et s'il avait affaire à un ennemi ou pas. Il devait posséder toute cette panoplie dès le départ - oui, dès le départ.

    Le Docteur Duane Gish raconta cette anecdote lors de nombreuse conférences qu'il fit dans les établissements universitaires, au cours de sa visite en Grande-Bretagne, à l'automne 1977. Elle est publiée ici avec sa permission.

    La non-évolution du Scarabée Bombardier représente bien plus qu'un exemple classique de satire. Elle est réellement la preuve que le Scarabée Bombardier n'a pas pu évoluer par le fait du hasard et de processus naturels s'étalant dur des générations innombrables et sur des milliers d'années. Il a fallu qu'il soit créé avec ce système de défense remarquable, car, comme nous l'avons vu, il est impossible qu'un système aussi complexe ait pu évoluer. C'est pourquoi le Scarabée Bombardier déboulonne le mythe de l'évolution.

    Le Scarabée Bombardier ne s'est pas fait tout seul (c'est-à-dire par évolution) comme le Docteur Gish l'a démontré sans l'ombre d'un doute. Du simple fait qu'il existe, ce petit Scarabée nécessite un Créateur. De par son système de défense hautement sophistiqué et son réglage parfait, le Scarabée Bombardier rend gloire à Dieu qui le créa.

    Peut-être faut-il de l'humilité pour dire : "Gloire à Dieu pour de telles merveilles". Il semble qu'une telle louange soit tout à fait naturelle devant les multiples exemples de la Création que proclame le comportement instinctif des animaux, agissant malgré tout comme s'ils "savaient" et rendant ainsi témoignage à l'intelligence infinie de leur Créateur.

     

    Louez l'Éternel depuis la terre,
    Animaux et tout le bétail
    Vous, reptiles et oiseaux ailés,
    Qu'ils louent le nom du Seigneur,
    Car son Nom seul est élevé.


    (Psaume 148.10)

     

    Cette anecdote a été écrite par le Dr Duane T.Gish, biochimiste de la CREATION RESEARCH SOCIETY à SAN DIEGO. Le Dr Gish a obtenu son doctorat en biochimie à l'université de BERKELEY en Californie. Il est notamment réputé pour ses conférences et débats sur la Création et l'Évolution. La traduction est de Gérald Leroy, étudiant en anglais à l'université de Dijon. Le texte a été révisé par Philippe Michaut, professeur de biologie à l'université de Dijon.

 

 

Liens:

http://www.creationnisme.ca/

 

Bibliographie

La cosmologie évolutionniste, barrière à l'évangélisation en Europe

http://www.samizdat.qc.ca/publications/fuite_pg.htm
Table des matières

    Avant-propos

    Chapitre I Visions du monde
    La religion réincarnée
    Schizophrénie idéologique
    L'Église invisible
    Faire entendre sa cause

    Chapitre II Vivisection du patient
    Science extrême
    Mirages médiatiques
    Le déclin de l'empire matérialiste
    De nouvelles élites religieuses

    Chapitre III Le credo fantôme
    Infrastructures
    Les instruments du pouvoir
    Comportements médiatiques
    La structure des monopoles scientifiques
    Des fétiches réexaminés

    Chapitre IV Rites de passage
    Les règles du jeu
    Protocoles et nuances fatidiques
    Relativité et relativisme
    Prosélytisme et liberté
    Sur le plan intellectuel…
    Chercher une référence
    Ghettos postmodernes

    Chapitre V Les anthropophages
    L'embarras du soi
    Après soi?
    The ghost in the machine
    L’épreuve ultime
    Gérer le cheptel humain…
    Complémentarités dysfonctionnelles
    L’homme biotech
    Écologie de l’homo sapiens
    La faim

    Postface
    Bibliographie
    Index
    Considérations techniques

     
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« Répondre #17 le: Mardi 01 Juin 2010, 11:41 »

Le créationnisme

A l'aube du troisième millénaire, malgré les progrès de la science et l'évolution des mentalités, de nombreuses religions persistent à afficher leur soutien aux théories créationnistes.
1° Définition du créationnisme – Mais qu'est ce que le créationnisme ? Par définition, il s'agit d'une doctrine selon laquelle Dieu, et non le simple hasard, aurait entraîné la création de l'univers et l'apparition de la vie sur Terre.
a) Les différents courant de pensée : à noter toutefois que la notion de créationnisme regroupe plusieurs courants de pensée, chacun tentant de mettre en avant sa vision de la création de l'humanité.
Ainsi, les créationnistes les plus radicaux rejettent la théorie de l'évolution et considèrent que l'être humain fut créé par Dieu. Cette vision de la genèse se divise toutefois en deux branches distinctes : le mouvement Jeune Terre considère donc que notre planète fut créée il y a 6000 ans de cela, conformément aux textes sacrés. Les créationnistes Vieille Terre, quant à eux, reconnaissent que notre planète date de plusieurs milliards d'années ; toutefois, ces derniers avancent l'hypothèse selon laquelle les être humains n'auraient connu aucune évolution en plusieurs millions d'années. Il existe enfin une troisième théorie créationniste, le dessein intelligent. Ainsi, afin de ne pas s'attirer les foudres des scientifiques, et soucieux d'assurer une plus grande diffusion de leurs idées, les partisans du dessein intelligent acceptent la théorie de l'évolution et la datation de la Terre, mais avancent la thèse selon laquelle l'évolution n'est pas le fruit du hasard mais suit un chemin déterminé par Dieu.
b) Le créationnisme et les trois grandes religions monothéistes : aujourd'hui, il est difficile de préciser avec exactitude à quel courant de pensée adhèrent les fidèles de telle ou telle religion. En règle générale, protestants et musulmans sont souvent favorables au créationnisme, lisant les textes sacrés de façon littérale. A noter cependant le dessein intelligent fait de plus en plus d'adeptes au sein des cultes protestants.
L'Eglise catholique, quant à elle, reconnait en l'évolution plus qu'une théorie, accordant au livre de la Genèse une portée symbolique plutôt que scientifique.
Enfin, de nombreux croyants de confessions juive (et même les plus orthodoxes.) acceptent la théorie de l'évolution et ne lisent pas la Torah de façon littérale. Certains Juifs tentent toutefois de mettre en place une corrélation entre science et textes sacrés.
2° L'argumentaire du créationnisme – Le créationnisme, comme nous venons de l'expliquer, n'est pas une doctrine monolithique, mais constitue au contraire un mouvement théologique regroupant de nombreux courants de pensée.
C'est toutefois à cette branche "dure" du créationnisme que nous allons à présent nous intéresser.
La principale caractéristique des mouvances Jeune Terre et Vieille Terre est un rejet absolu de la théorie de l'évolution. Ainsi, comme nous l'avons vu précédemment, les partisans du mouvement Jeune Terre considèrent que notre planète, conformément aux textes sacrés, fut créée par Dieu en six jours, il y a 6000 ans de cela. Dans un même ordre d'idées, ces derniers considèrent comme un fait historique l'existence du jardin d'Eden, d'Adam et Eve, ainsi que du déluge. Ici, les récits de la création sont lus au pied de la lettre.
Les partisans de la mouvance Vieille Terre, au contraire, ne pouvant faire l'impasse sur la datation de nombreux fossiles, reconnaissent que notre planète date de plusieurs milliards d'années. Ils considèrent toutefois que les être humains n'auraient connu aucune évolution en plusieurs millions d'années.
a) L'homme préhistorique n'a jamais existé : les créationnistes Jeune Terre, considérant la Bible, le Coran et la Torah comme des livres d'histoire infaillibles et intemporels, ne reconnaissent pas la validité des recherches archéologiques. A leurs yeux, les dinosaures n'ont jamais existé, pas plus que les espèces disparues et les hommes préhistoriques. Les fossiles retrouvés par les paléontologues sont ainsi considérés, au mieux, comme des artefacts entreposés ici et là par Dieu afin de tromper l'esprit des humains, au pire, comme des mensonges élaborés par les scientifiques (à noter que certains créationnistes Jeune Terre considèrent qu'humains et dinosaures vécurent au même moment.).Très souvent, les créationnistes prennent en exemple les ossements présentés comme des squelettes d'hommes préhistoriques au cours du XIX° siècle, mais qui s'avérèrent être des faux au siècle suivant. Les créationnistes expliquent donc que si l'humanité put se tromper au siècle dernier, c'est qu'elle se trompe aujourd'hui (et qu'elle reconnaitra plus tard ses erreurs.). Dans un même ordre d'idées, les créationnistes Vieille Terre  jouent souvent sur l'ignorance de nombreux fidèles, afin de démontrer la véracité de leurs théories. Un de leurs argumentaires consiste à présenter un objet (par exemple un fer de lance.), et à lui donner une datation fantaisiste (100 000 avant Jésus Christ.). Les créationnistes expliquent alors que l'âge de fer (débutant selon les scientifiques en 1100 avant notre ère.) n'est qu'un mensonge inventé par les évolutionnistes, et que l'homme eut la maîtrise du fer depuis la création de l'humanité.
b) Les religions monothéistes existent depuis toujours : si le judaïsme fit son apparition vers 1000 avant notre ère, l'islam, au contraire, n'apparut qu'au début du VII° siècle après Jésus Christ. Ainsi, afin de palier ce handicap historique, les créationnistes musulmans n'hésitent pas à expliquer que la vraie religion (c'est à dire l'islam.) a toujours existé. Ainsi, Aztèques, Egyptiens, Gaulois, Grecs, Incas, Mésopotamiens et Romains, souscrivant à une religion polythéiste, vénérèrent non pas des divinités, mais seulement des partenaires qu'ils associèrent à Dieu en toute connaissance de cause.
c) Les civilisations avancent et régressent, preuve que la théorie de l'évolution est erronée : un des arguments les plus employés par les créationnistes consiste à mettre en exergue l'avancée technologique des peuples de l'Antiquité.
Ainsi, les partisans du mouvement Vieille Terre prennent souvent la civilisation égyptienne en exemple, admirant la médecine, les techniques de momification, l'architecture (pyramide, palais, obélisques.) et la métallurgie (bijoux, armes, décorations, etc.) développés par les Egyptiens de l'Antiquité.
Les créationnistes expliquent ainsi qu'il est impossible que des êtres si développés puissent descendre du singe. Par ailleurs, mettant en avant la disparition des civilisations de l'Antiquité lors des invasions barbares, les créationnistes expliquent que les sociétés peuvent évoluer et régresser, preuve patente que la théorie de l'évolution est un mensonge.
Dans un même ordre d'idée, les partisans du mouvement Vieille Terre comparent l'avancée technologique des Etats Unis et de la Papouasie. Ces derniers expliquent alors qu'un Américain et qu'un Papou sont dotés d'un cerveau similaire, preuve que les deux hommes sont identiques, malgré une évolution technologique très différente. les créationnistes expliquent ainsi que la théorie de l'évolution ne tient pas, tous les hommes étant les même depuis la création.
d) Les artefacts mystérieux, preuve de l'avancée technologique des anciennes civilisations : une autre technique, très prisée par les créationnistes, consiste à présenter un artefact ancien, ressemblant à un objet inventé au XX° siècle, et à expliquer les hommes vivant plusieurs millénaires avant Jésus Christ possédaient une technologie avancée.
Nous pouvons citer en exemple l'avion-oiseau de Saqqarah (II° siècle avant Jésus Christ.), preuve selon les créationnistes que les Egyptiens connaissaient l'aviation (il s'agit en réalité d'une maquette d'oiseau stylisée.) ; ou les hiéroglyphes d'Abydos, démontrant qu'outre l'avion, les Egyptiens avaient aussi découvert l'hélicoptère et le sous-marin (il semblerait qu'il s'agissent de hiéroglyphes  vraisemblablement mal gravés et abimés par l'usure du temps.).Costauds, les Egyptiens : outre l'avion, ils avaient inventé l'hélicoptère le sous marin , l'avion à réaction et le planeur (en bas à droite) !
Encore plus fort ! L'invention de l'ampoule électrique ! (en réalité une fresque en l'honneur d'une divinité serpent)
Autre objet souvent mis en exergue, la pile de Bagdad. Cet objet, datant du III° siècle avant notre ère, fut retrouvé en 1936 dans un village situé non loin de la capitale irakienne. L'artefact fut alors rapidement nommé pile de Bagdad en raison de son apparence : il s'agit d'un petit vase de 15 cm de haut, fermé par un bouchon de bitume. A l'intérieur, l'on trouve une tige de fer, enroulée d'un cylindre de cuivre.Bien que le dispositif ne comporte pas de fils de connexion, la pile de Bagdad peut donner un courant électrique entre 0.5 et 1.5 volts, en utilisant un jus de fruit en tant qu'acide. Les créationnistes voient en cet objet la preuve que les Mésopotamiens de l'Antiquité connaissaient l'électricité, et supposent donc qu'ils utilisaient une grande quantité d'appareils électriques faisant appel à cette technologie.
En réalité, si rien ne laisse supposer que les Mésopotamiens connaissaient déjà le MP3 numérique et le téléphone portable, il semblerait en réalité que la pile de Bagdad fut utilisé afin de réaliser des dorures par catalyse.
Les civilisations précolombiennes, dont les structures nous sont encore méconnues, sont souvent mises en exergue par les créationnistes. Ainsi, ces derniers présentent les sculptures mayas comme la preuve que les cosmonautes existaient dès cette époque ; par ailleurs, une fresque représentant le roi Maya Pacal laisse à penser, selon les créationnistes, que cette civilisation utilisait une moto futuriste.
Dans un même ordre d'idée, les partisans de la mouvance Vieille Terre présentent souvent les lignes de Nazca comme des pistes d'atterrissage pour les aviateurs mayas de l'Antiquité ; en outre, ces derniers évoquent souvent le cas des crânes de cristal.Ces artefacts composés de quartz pur furent confectionnés par les Mayas il y a plusieurs milliers d'années. Toutefois, il est impossible de préciser leur datation (leur cristal ne vieillit pas.), en outre, les scientifiques ont estimé qu'il fallait une année de travail avec notre technologie moderne pour reproduire un crâne (l'aspect extérieur uniquement.). Ces objets, aux yeux des créationnistes, sont la preuve que les civilisations du passé étaient plus développées qu'aujourd'hui (et donc que la théorie de l'évolution est erronée.).
e) Conclusion - le temps n'existe pas : les créationnistes considèrent que le temps n'est qu'une notion abstraite, une illusion. En effet, si l'homme connait le passé, c'est parce qu'il fait appel à sa mémoire ; Dieu, au contraire, connait le passé et le futur, étant le "réalisateur" du film de l'histoire humaine. Ce dernier voit donc l'érection de pyramides, le règne de Napoléon et la seconde guerre mondiale au même moment, vu que le temps n'existe pas.
3° Critique du créationnisme – Comme nous venons de le voir, les créationnistes, qu'ils adhèrent au mouvement Jeune Terre ou Vieille Terre, ne reculent devant rien afin d'étayer leurs thèses.
a) Les arguments infondés du créationnisme : ainsi, au vu des arguments énoncés précédemment, il apparait clairement que les créationnistes font une lecture erronée de la théorie de l'évolution. Ainsi, ces derniers commettent un amalgame flagrant entre évolution biologique et évolution civilisationnelle.
Les partisans du mouvement Vieille Terre, plutôt que de s'intéresser aux modifications physique de l'Homme depuis son apparition sur la planète bleue, mettent en avant les errements de la civilisation humaine. Toutefois, gageons que la chute de l'Empire romain n'empêchera pas nos lointains descendants d'évoluer d'ici plusieurs milliers (voire millions ?) d'années.
Par ailleurs, alors que les créationnistes n'hésitent pas à s'attaquer aux paléontologues du XIX° siècle, qui firent parfois d'importantes erreurs (et permettent aux partisans du mouvement Vieille Terre de prouver que les dinosaures n'existent pas.), ces derniers ne cessent de formuler des critiques à l'égard du darwinisme, théorie conçue par Charles Darwin.Toutefois, les créationnistes semblent omettre que ce dernier, bien qu'il fut un des grands scientifiques de son époque, reste un homme doté d'une mentalité typique du XIX° siècle. Ainsi, si le darwinisme donna naissance à la théorie du l'évolution, cette dernière évolua considérablement jusqu'à nos jour.
Au final, l'on ne peut que constater les ressemblances entre les créationnistes d'aujourd'hui et le clergé du Moyen âge. Mouvement bien plus politique plus que scientifique, les partisans du mouvement Jeune Terre et Vieille Terre sont aussi intolérants que ceux qui, 500 ans plus tôt, affirmaient, Bible à l'appui, que le soleil tournait autour d'une Terre plate située au centre de l'univers.

 
b) Le créationnisme aujourd'hui : de nos jours, malgré les progrès de la science, le créationnisme reste toujours aussi présent dans de nombreux pays. 
Aux Etats Unis, pays très marqué par le protestantisme rigoriste, 10 % seulement des Américains pensent que Dieu n'a joué aucun rôle dans l'évolution de l'humanité ; au contraire, près de la moitié d'entre eux sont favorables aux thèses créationnistes.
A noter toutefois que de nombreux protestants ont abandonné les idées Jeune Terre afin de défendre la théorie du dessein intelligent.
En Europe, le créationnisme est moins bien implanté qu'outre Atlantique, mais il gagne du terrain dans les pays de l'est (Bulgarie, Lettonie, Pologne, Allemagne, etc.).
C'est finalement en terre d'islam que le créationnisme est particulièrement présent, même s'il est difficile de mesurer son ampleur.En Turquie, même si le gouvernement reste opposé aux créationnistes, 75 % des lycéens turcs disent ne pas croire à la théorie de l'évolution ; par ailleurs, des revues et sites internet consacrés au darwinisme ont été censurés à plusieurs reprises. 
Espérons qu'au cours des siècles à venir, les créationnistes, dans leur grande mansuétude, ne condamnerons pas au bûcher ou à la lapidation les savants ayant osé démontrer l'impossibilité scientifique du déluge biblique.
 2004-2010 Histoire-fr.com
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« Répondre #18 le: Mardi 01 Juin 2010, 11:58 »

Le singe descend de l’homme !
Non ce n’est pas une blague ou une hypothèse philosophique saugrenue. Mais la conséquence d’une découverte scientifique qui a fait le tour du monde sans qu’on ne mesure sa réelle portée.
Qu’est-ce qu’on a découvert ? Une équipe scientifique internationale a mis à jour Ardi, le squelette d’une hominidée vivant en Ethiopie il y a 4,4 millions d’années. Publié dans un dossier spécial de la revue américaine, Science, en date du 2 octobre, le cas Ardi fait aussitôt le tour de la presse mondiale, de l’édito du New York Times à 20 minutes en passant par Al Jazeera (voir les liens infra). Beaucoup plus vieille que Lucy (3,2 millions d’années), Ardi révèle que notre plus vieil ancêtre était déjà bipède : il marchait sur ses deux pieds et non à quatre pattes.
En quoi cela bouleverse-t-il notre vision de origines ? Jusqu’ici on s’imaginait que l’homme, issu de la même branche que les grands singes, s’était différencié, en se dressant sur ses pieds. Si l’ancêtre commun de l’homme et des singes, que l’on se représentait comme un grand singe, était déjà debout, alors, il faut inverser le schéma de l’évolution.
La découverte d’Ardi réfute-t-elle la théorie de l’évolution de Darwin ?
Les créationnistes américains et musulmans se sont déjà emparés du cas de Ardi pour clamer que Dieu avait créé l’homme à son image – debout. En réalité, si Ardi bouleverse le schéma de l’évolution, il confirme le principe darwinien d’une origine animale de l’humanité et d’une différenciation des espèces s’adaptant à la modification de leur milieu.
En quoi cela nous concerne-t-il directement ? Ardi nous prive du grand événement qui permettait de penser l’émergence de l’humanité. Si la station droite – associée au développement de l’outil et du cerveau – ne suffit plus à distinguer l’homme et l’animal, alors il faut se forger une nouvelle idée du propre de l’homme sur la base d’un partage de l’ensemble de ses compétences avec les grands singes. En mettant en perspective la cas de Ardi, Philosophie magazine montre que c’est toute notre vision des origines qui est bouleversée et interroge les spécialistes (paléontologues, éthologues et philosophes) sur leur conception renouvelée du propre de l’homme. Avec Yves Coppens, Franz de Waal, Dominique Lestel, Peter Singer, Etienne Bimbenet, Robert Legros et Pascal Engel.
Sommaire du dossier Le singe descend de l'homme !
Philosophie Magazine n°35
ARDI UNE DECOUVERTE RENVERSANTE p. 40
ARDI vient de révèler son secret : elle est bipède et vieille de 4,4 millions d’années ! Bien plus vieille que Lucy…Elle que l’on représentait comme un singe nous ressemble davantage… Le croquis p 49 permet de comprendre comment passer de l’idée de l’homme qui descend du singe… à celle du singe descendant de l’homme !
LA GLOIRE DE NOS PIEDS p. 42
Etre debout sur ses deux jambes plutôt qu’à quatre pattes a toujours été un motif de fierté pour l’homme. Aristote, Hegel, Montaigne ou Rousseau ont pris « leurs pieds » pour sujet… Chez les philosophes, c’est la tête et les jambes !
« J’EN APPELLE A UN REEXAMEN DE NOTRE HUMANITE » MARC GROENEN p. 44
Qu’est-ce qui constitue notre humanité ? Faut-il repenser le schéma de l’évolution ? Assurément, pour le préhistorien Marc Groenen.
EXCLUSIF ! ENTRETIENS AVEC LES DECOUVREURS D’ARDI
« A de nombreux égards, les humains sont plus primitifs que les chimpanzés » Owen LOVEJOY, anatomiste.
« C’est un nouveau chapitre du livre de l’évolution humaine qui s’ouvre » Tim WHITE, paléontologue.
PETITE HISTOIRE DE NOTRE EXCEPTION p. 50
Qu’est-ce qui fait de moi un homme ? De Platon à Marx en passant par Rousseau, les philosophes se disputent encore la réponse : parler ? travailler ? se transformer ? avoir une conscience ?
MAIS ALORS QUI SOMMES-NOUS ? p. 52
Comment l’homme est-il devenu ce qu’il est aujourd’hui ? 7 spécialistes donnent leurs nouvelles définitions de l’homme pour Philosophie Magazine.
Le résultat d’un bouleversement climatique par Yves COPPENS
Des êtres de culture par Robert LEGROS
Un animal exceptionnel car prématuré par Etienne BIMBENET
Une espèce formée par le contact avec les animaux par Dominique LESTEL
Une accumulation de petites différences par Pascal ENGEL
C’est un problème moral, pas anthropologique par Peter SINGER
Des singes bipolaires par Frans de WAAL
Un extrait de l'interview de Marc Groenen pour Philisophie Magazine
Notre vision de l’origine ne s’est pas seulement élargie, elle a été, selon vous, complètement renversée. En quoi ?
La vision des origines, que tout le monde a en tête, met en scène l’avènement de l’humanité comme une conquête progressive de la station érigée – ce qu’on appelle la bipédie. L’homme advient en se redressant et en se déplaçant sur ses seules pattes arrière. Pourquoi ce geste est-il jugé décisif ? André Leroi-Gourhan, préhistorien et philosophe, a montré comment l’acquisition de la bipédie a entraîné une « pneumatisation » du crâne et une augmentation consécutive du volume cérébral. Dans le même temps, comme la locomotion est gérée par les membres inférieurs, les membres supérieurs ont été libérés : l’outil et la technique ont pu se mettre en place. La bipédie est donc le socle morphoanatomique rendant possibles toutes les compétences proprement humaines (intelligence, technique et langage). Cela n’avait pas échappé aux philosophes. On l’oublie trop souvent, mais d’Aristote à Hegel en passant par Rousseau et Herder, tous ont fait de la station verticale le socle de notre humanité, et ce, bien avant que la théorie de l’évolution et la paléontologie ne viennent étayer leurs thèses (lire p. 42). Sous le coup des dernières découvertes, ce schéma philosophique et scientifique a éclaté.
Pour quelles raisons ?
Deux grandes découvertes ont fait chavirer notre représentation des origines : celle d’Orrorin et celle de Toumaï. Orrorin, « l’être originel », appelé aussi « fossile du millénaire », a été retrouvé par Brigitte Senut, au Kenya en 2000. Bien qu’il relève d’un nouveau genre d’homininés,
il nous a fait faire un prodigieux bond dans le temps : Orrorin date de 6 millions d’années, alors que Lucy, dans laquelle on voyait jusqu’alors notre plus vieil ancêtre, ne date « que » de 3,2 millions d’années. Avec Toumaï (« espoir de vie »), découvert par Michel Brunet, au Tchad en 2001, on remonte encore plus loin dans le temps, autour de 7 millions d’années. Mais le point le plus important est qu’Orrorin et Toumaï sont bipèdes. Sans doute ne marchaient-ils pas exactement comme nous, d’autant qu’ils grimpaient aussi dans les arbres, mais ils présentaient une bipédie étonnamment évoluée. La conséquence de ce constat est énorme : la station érigée, dans laquelle on voyait le terme tardif d’une évolution conduisant du singe à l’homme, doit être posée au point de départ ! La bipédie est première. Et l’évolution peut être considérée comme un lent processus de spécialisation des genres et des espèces à partir de cette bipédie initiale. Tout se passe comme si l’on avait, dès le départ, un ou plusieurs êtres (qui viennent d’un ancêtre commun) présentant une bipédie relativement dérivée, et que, depuis ces êtres, il y avait eu des rameaux divergents avec d’autres modes de bipédie....
Textes reproduits avec l'autorisation de Philisophie Magazine
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« Répondre #19 le: Mercredi 04 Août 2010, 12:55 »

«L'INQUISITION»
texte de Laurent Albaret

Le traité de Meaux-Paris (1229)
Une capitulation ruineuse et l’origine languedocienne de l’Inquisition

Par la signature du traité de Meaux-Paris entre Raymond VII de Toulouse et le Roi de France Louis IX, la capitulation du comté de Toulouse est définitivement décidée. Le 12 avril 1229, au pied des tours de Notre-Dame de Paris, en présence du roi, de nombreux dignitaires de l’Eglise et de la cour, Raymond VII, en chemise et en chausses, implore le pardon, promet fidélité au roi et son engagement sans retenue contre les dissidents cathares. Si la démilitarisation de la région, le démantèlement des fortifications de la cité toulousaine et de lourdes sanctions pécuniaires marquent profondément la noblesse languedocienne, cette dernière conserve néanmoins ses terres malgré la promesse de mariage de Jeanne, fille de Raymond VII, avec Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX. Cette union, profondément voulue par la Couronne, s’inscrira surtout comme la sombre promesse d’un rattachement futur des terres toulousaines aux possessions capétiennes, une grande partie du Languedoc entrant déjà officiellement sous administration royale. La dure capitulation de 1229, tout en installant dans un apaisement relatif le pouvoir royal en Languedoc, contraint dans un même temps le comte de Toulouse à s’intéresser au problème du catharisme. Ce dernier se voit en effet obligé de poursuivre les hérétiques sur ses terres, de les priver de leurs biens et de les anéantir sous peine d’en payer le prix fort vis-à-vis du roi de France. Il est admis comme un fait acquis pour la Couronne que la défense de l’orthodoxie et le soutien aux ordres mendiants - installés à Toulouse depuis 1216 - sont des impératifs en Languedoc sur lesquels aucune concession ne peut être faite. La lutte contre l’hérésie cathare - encore bien vivante dans les contrées languedociennes - devient donc non seulement une nécessité mais un impératif politique pour Raymond VII.

Le concile de Toulouse, réuni la même année au mois de novembre, prit acte de cette volonté, décrétant dix-huit canons concernant la lutte contre les hérétiques. Quant au catharisme, son recul à Toulouse et dans les environs à partir de 1229 - les parfaits quittant la cité dès les lendemains de la signature du traité - résultera de ce manque de sécurité, renforcé par la présence dominicaine et la construction des églises des Jacobins et des Cordeliers. Les cathares, devenus clandestins mais soutenus par des seigneurs dépossédés et hors-la-loi, les faydits, n’auront qu’une seule solution : organiser des réseaux, une résistance et trouver des soutiens parmi les seigneurs rebelles encore maîtres de leurs châteaux. Si la paix avec la Couronne semblait définitivement faite, la paix de l’Eglise devenait une autre affaire ...

Les années charnières (1229-1271)
Les débuts de l’Inquisition
La répression de l’hérésie et le rappel d’une méthode

La fondation de l’université de Toulouse, sur l’initiative du cardinal Romain de Saint-Ange mais financée par Raymond VII pour une période de dix ans, est décidée pour contribuer à cette lutte anti-hérétique, en se chargeant de la formation de prédicateurs professionnels issus de l’ordre dominicain. Dans cette orientation répressive, le concile de Toulouse de 1229 avait entrepris de régler les détails des enquêtes contre les suspectés d’hérésie, reprenant les décrétales de la conférence de Vérone de 1184 et les canons anti-hérétiques du IVe concile œcuménique de Latran de 1215. L’Inquisition dite épiscopale en est son aboutissement avec l’élaboration d’une procédure accusatoire appelée procédure d’office. Mise progressivement en place dans le Toulousain, elle est appliquée par l’évêque ou le juge ecclésiastique, secondé en théorie par le pouvoir civil. Fondée sur la délation, le soupçon et rumeur notoire - la fama publica -, cette procédure permet dans un second temps de provoquer un procès sans que l’accusé soit l’objet d’accusations précises, le juge procédant lui-même à la recherche et à la preuve du délit. Les sanctions prévues par les juges ecclésiastiques se veulent en général sévères et sans appel : arrestation des suspects et de leurs proches, destruction des maisons ayant abrité des hérétiques, confiscation des biens des hérétiques et de leurs protecteurs au profit de la Couronne, exclusion des hérétiques arrêtés de toute fonction civile.

Si l’ordonnance royale Cupientes reprend et confirme ces décisions judiciaires, et si un climat de crainte s’installe sur les terres languedociennes menacées par ces premières actions inquisitoriales, il faut attendre les bulles du pape Grégoire IX (1227-1241) pour voir la création officielle de l’Inquisition pontificale en avril 1233 par les bulles Ille humani generis. Cet instrument, confié dans un premier temps à l’Ordre des Frères Prêcheurs de Dominique de Guzman, est en fait une mise en pratique des nouvelles techniques judiciaires forgées depuis Latran IV dans un contexte d’urgence, doublée d’un contrôle bureaucratique nouveau et systématique des populations languedociennes. Chargés de "l’affaire de la foi", les nouveaux inquisiteurs disposent rapidement de pouvoirs spéciaux. Ils sont choisis par le pape et ne rendent compte qu’à celui-ci, tout en détenant un pouvoir dit d’exception délégué par ce dernier. Un tribunal d’Inquisition se crée, ayant en charge de juger souverainement les crimes d’hérésie, sans appel possible et sans contrôle du pouvoir temporel. Un véritable code pénal appuie cette décision par la bulle Excommunicamus de Grégoire IX de 1231, bulle prévoyant l’abandon de l’accusé au bras séculier, la prison perpétuelle et l’interdiction pour le déposant de recourir aux services d’un notaire ou d’un avocat. Dès 1234, des tribunaux fixes s’installent à Toulouse et à Carcassonne dans l’hostilité générale, tribunaux auxquels sont rattachés des inquisiteurs dominicains, dont Guillaume Arnaud, puis franciscains comme Etienne de Saint-Thibéry, associés à cette date avant d’être définitivement intégrés dans l’institution en 1242.

Par cette toute puissance pontificale, les pouvoirs des notables et des religieux locaux -les évêques jugés peu compétents ne conservent que leur pouvoir ordinaire - sont brutalement bridés ; l’Inquisition devenant dans un même temps très impopulaire. La nouvelle institution adopte de plus des méthodes et des moyens contestables, avec notamment les exhumations de cadavres des suspects de catharisme afin de les brûler, zèle provocateur ne pouvant attirer que la vindicte populaire. Dans un même temps, elle outrepasse les franchises urbaines par une souveraineté qui dérange de plus en plus, allant jusqu’à demander au concile de Béziers, présidé par l’évêque de Tournai, le concours des curés pour établir des listes de suspects. Contre les inquisiteurs parfois maladroits et un activisme frénétique des Dominicains et de leurs maîtres, les révoltes urbaines plus ou moins provoquées par les élites citadines ne tardent guère. Narbonne en 1233, Albi en 1234, Toulouse en 1235 sont les principales cités qui prennent parti contre l’Inquisition. Leurs populations conspuent et malmènent les hommes du Saint-Office, chassent l’ordre dominicain de leurs murs et détruisent les premiers dépôts d’archives constitués. Ces réserves de registres de déposition, documents compromettants pour des familles entières, seront assez souvent et dans les années suivantes la cible des insurgés, que ce soit à Narbonne ou encore à Caunes en Minervois en 1236. Les premiers conflits avec l’Inquisition sont d’une grande violence selon les sources. Dans la cité d’Albi, les excès de l’inquisiteur Arnaud Cathala provoquent des troubles dans lesquels ce dernier échappe de peu à la mort. À Cordes, on affirme à qui veut l’entendre que trois inquisiteurs ont été massacrés par la populace. Dans Toulouse, l’hostilité contre les dominicains et contre l’inquisiteur Pierre Sellan amènera Grégoire IX à intervenir auprès du comte de Toulouse afin qu’ils rétablisse ces derniers dans leurs couvents. À Narbonne, ce furent les populations du bourg qui se soulevèrent contre l’inquisiteur Ferrer et les Dominicains. Ces mouvements hostiles à l’Inquisition restent cependant éphémères . De nouvelles enquêtes sont lancées par l’institution dès l’année 1237. Désignés par l’archevêque de Narbonne et légat du pape Jean de Bernin, les inquisiteurs du Toulousain Guillaume Arnaud, ancien vaudois de Montpellier, et Jean de Saint-Thibéry, franciscain de Narbonne, condamnent ainsi sans retenue les suspectés d’hérésie et leurs protecteurs dans leur première campagne inquisitoriale (1237-1238). En juillet 1237, le viguier et les consuls de Toulouse seront même excommuniés par les inquisiteurs, tout comme l’avaient été des habitants de Toulouse quelques mois auparavant. Mais les sentences restent légères et leur application peu suivie d’effets. La majorité des punitions inquisitoriales concernent en fait des hérétiques décédés et connus dans les années précédant la création de l’Inquisition, hérétiques qui seront exhumés et brûlés. Quant aux croyants cathares, ils ne sont pas véritablement inquiétés par les inquisiteurs qui craignent par-dessus tout les représailles populaires. Un des dignitaires cathares, Guilhabert de Castres, a cependant compris la nécessité d’organiser un repère fort pour leur dissidence, sanctuaire qui serait à la fois religieux et militaire. La forteresse redoutable de Montségur s’impose et sera choisie par les dignitaires cathares dès 1232.
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« Répondre #20 le: Mercredi 04 Août 2010, 13:01 »



Les révoltes des Trencavel (1240) et de Raimond VII (1242)
La rébellion occitane et le massacre d’Avignonet

Les événements déclencheurs de cette rébellion contre l’Inquisition et le pouvoir royal sont en fait provoqués et contrôlés par la noblesse languedocienne. Si la politique versatile de Raymond VII, qui a abandonné le parti de l’Empereur Frédéric II et qui s’est rallié à Grégoire IX, provoque l’arrêt de l’activité inquisitoriale en Languedoc en 1238, le Languedoc n’en reste pas pour autant calme. Les révoltes épisodiques des seigneurs languedociens, la brève excommunication de Raymond VII en 1240 mais surtout l’insurrection et le siège de Raymond Trencavel devant Carcassonne la même année, amènent l’Inquisition à relancer d’anciennes procédures à partir de mai 1241. Une grande enquête "sur la perversité hérétique" dans le Castrais, le Lauragais et le Vaurais se déclenche ainsi dès 1241 avec Guillaume Arnaud et Jean de Saint-Thibéry. Dans le Quercy, c’est l’inquisiteur Pierre Sellan, ancien prieur de Toulouse, qui enquête en 1241-1242, prononce des pénitences mais condamne à des peines relativement peu sévères, freiné semble-t-il par les interventions du comte de Toulouse y mandatant son bayle. Pierre Sellan n’en rassemble pas moins à lors de cette campagne plus de six cent soixante-dix dépositions – dont une majorité concernant des suspects vaudois - entreprenant, fort de cette expérience, la rédaction du premier livre de sentences que connaît l’Inquisition. Durant cette période, les documents que les inquisiteurs archivent prennent progressivement une importance capitale dans la procédure, notamment pour tous les suspectés d’hérésie. Dans la majorité des cas, une convocation ou une arrestation entraînait désormais une inquisitio très serrée de la part des juges pontificaux. Des dépositions parfois anciennes permettaient de rechercher des preuves de culpabilité antérieures, confondant ainsi plusieurs années après des suspects ou leurs héritiers qui se croyaient oubliés par l’institution. Les livres contenant les dépositions, conservés avec soin dans les dépôts d’archives, contenaient de fait toutes les informations nécessaires aux poursuites et aux condamnations, informations restant résolument secrètes sous peine d’excommunication en cas de divulgation.

Dans la nuit du 28 mai au 29 mai 1242, un brutal coup d’arrêt - en lien avec les rébellions récentes des aristocrates languedociens - est mis au zèle inquisitorial dans le Languedoc. Les inquisiteurs Guillaume Arnaud et Jean de Saint-Thibéry, lors d’une enquête qui les mène à Avignonet, sont assassinés, ainsi que leur suite, par un commando venu de Montségur. L’assassinat, bien préparé, aurait été commis avec l’accord de Toulouse et avait pour objectif d’enrayer l’action inquisitoriale dans la région. Afin de contrer les enquêtes en cours, les registres récupérés par les membres du commando seront remis à des parfaits cathares. La réponse de Rome est cinglante : le pape prononce l’excommunication du comte de Toulouse Raymond VII et de tous ses alliés parmi lesquels figurent les comtes de Comminges et de Rodez, Raymond Trencavel et Olivier de Termes. Si les Dominicains restent dans leur ensemble effrayés par cet acte – refusant même un temps de poursuivre leur mission - la prise de position du souverain pontife les rassure. Dans un même temps, les défaites du roi d’Angleterre Henri III à Taillebourg et à Saintes devant les armées royales ruinent les espoirs du comte de Toulouse qui avait mis la main sur Albi et Narbonne. La paix de Lorris de janvier 1243 oblige en effet Raymond VII à se soumettre définitivement au Roi de France. Non seulement le comte s’engage à faire prêter serment au roi par tous ses barons, châtelains, chevaliers, et aux consulats mais il livre aussi au roi, pour cinq ans, différentes villes dont Penne d’Agenais, Najac, Laurac et Penne d’Albigeois. De Lorris, Raymond VII écrivit à Blanche de Castille et lui promit de purger ses états de la dissidence cathare. Cette paix permet aux Frères Prêcheurs de répondre à l’attentat et de relancer avec détermination les enquêtes inquisitoriales en Languedoc, avec le soutien du nouveau pape Innocent IV (1243-1254). En novembre 1243, malgré l’hostilité de l’évêque d’Agen et du comte de Toulouse, Bernard de Caux et Jean de Saint-Pierre prennent ainsi en charge les diocèses d’Agen et Cahors, ainsi que la partie Nord du Toulousain, organisant des enquêtes jusqu’en 1247. Guillaume Raimond et Pierre Durand les rejoignent l’année suivante, avec l’inquisiteur de Carcassonne Ferrer qui se chargera en partie des interrogatoires des assiégés de Montségur. Ce dernier avait déjà sévi dès 1242 dans le Lauragais où les interrogatoires qu’il avait laissés apportaient les informations les plus complètes sur le catharisme connues à cette époque. L’assassinat d’Avignonet n’a pas servi la dissidence cathare comme beaucoup l’auraient souhaité. L’Inquisition quadrille désormais les diocèses languedociens, les derniers nids d’hérétiques sont connus par l’Eglise, ainsi que ses défenseurs. Isolés, ils ne reste désormais plus qu’à les détruire. Le sénéchal de Carcassonne en est conscient : le danger vient de Montségur ; c’est donc cette forteresse, considérée par Rome comme le grand sanctuaire de l’hérésie, qui doit être réduite de force.


La grande offensive anti-cathare
Le drame de Montségur

Noyau hérétique identifié, Montségur devient alors le principal objectif des armées d’Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne, appuyées par les hommes de l’archevêque de Narbonne et de l’évêque Durand d’Albi. Commencé en avril-mai 1243, le siège de la forteresse, marqué surtout par de brefs combats et embuscades puis poursuivi par de longues négociations, s’achève en février 1244 après l’occupation d’une crête voisine du château. La reddition de la forteresse le 15 mars 1244 met fin à un long siège et se solde par la disparition du principal refuge de la hiérarchie cathare. Seuls ceux qui feront profession de foi catholique pourront sortir libres de la place forte. Quant aux autres, ils seront condamnés à mourir. Plus de deux cents cathares seront ainsi brûlés le 16 mars 1244 au pied des remparts tandis que les inquisiteurs, sous la direction du dominicain Ferrer, devenu officiellement inquisiteur de Toulouse après les événements d’Avignonet, interrogent les otages et les survivants selon une procédure inquisitoire originale rapportée dans les dépositions de Montségur qui nous sont parvenues. Ce registre que laisse Ferrer sera le premier registre d’inquisition qui adopte un style dans la forme et l’organisation des dépositions. Ce sera cette norme de rédaction que Rome approuvera dans les années suivantes. C’est aussi le premier document qui, en marge des dénonciations et des accusations diverses habituellement rencontrées dans les dépositions, apporte les informations les plus intéressantes sur la vie quotidienne des cathares à Montségur, leurs rites religieux et les événements marquants de l’histoire du mouvement dissident durant les précédentes années.


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« Répondre #21 le: Mercredi 04 Août 2010, 13:10 »

Un catharisme résistant
Les dernières solidarités familiales

À la suite de la chute de Montségur, le Lauragais subit de nouveau la présence inquisitoriale avec Bernard de Caux et Jean de Saint-Pierre. L’enquête menée par l’Inquisition conclue paradoxalement à une présence hérétique relative qui ne touche plus que 10 à 15 % de la population, dans une région pourtant fortement cathare dans les premières années du XIIIe siècle. Plus de 5 000 personnes seront interrogées par les inquisiteurs dans une centaine de localités de la région. Décapité par la chute de Montségur, le catharisme subit un quadrillage serré de la part de l’Institution qui se professionnalise. Les cathares clandestins et leur hiérarchie émigrent par vagues successives vers la Lombardie. Par ailleurs, la procédure inquisitoriale, construite et codifiée par les conciles provinciaux successifs, de Narbonne en 1235 à Valence en 1248, se normalise au travers des manuels rédigés par des inquisiteurs pour leurs collègues. Fort de la série d’enquêtes sur Cahors, Agen, Toulouse et le Lauraguais entre 1243 et 1247, l’inquisiteur Bernard de Caux élabore en 1249 un système de procédure inquisitoriale qu’il présente sous la forme d’un manuel, le Processus Inquisitionis. Dans cet ouvrage, à la demande du pape Innocent IV, l’inquisiteur précisera les usages et les règles suivis par l’Inquisition dans le midi de la France et proposera un processus type, procès-verbal d’interrogatoire basé sur une énumération de visiones détaillées, permettant d’établir par le tribunal la liste précise des délits du déposant. Les dépôts d’archives et les tribunaux annexes de l’Inquisition jouent progressivement un rôle déterminant dans la poursuite et l’arrestation des communautés hérétiques, malgré les attaques contre l’Inquisition. Les dissidents en sont conscients. En 1248, on apprend ainsi par une bulle pontificale qu’un clerc et qu’un courrier de l’Inquisition ont été assassinés à Caunes et leurs registres détruits.

La recherche de l’aveu devient une priorité pour l’inquisiteur qui, plutôt que la preuve par témoin, préfère utiliser la détention, devenue une pénitence canonique pour la participation active à l’hérésie. Ce sont les "mur large" (cellule commune) et "mur étroit" (cellule plus petite et chaînes pour le prisonnier) que l’on retrouve dans les prisons inquisitoriales carcassonnaises à la fin du XIIIe siècle. La pratique de la torture, autorisée en mai 1252 par le pape Innocent IV est modérée et le personnel inquisitorial sincèrement peu convaincu de ses résultats. Outils non négligés par l'Inquisition, les informateurs jouent leur rôle dans la traque de l’hérétique. Ce sont parfois d’anciens Cathares "retournés" par les inquisiteurs, tristes personnages comme Arnaud Sicre, proche de l’Inquisition dès 1274, Arnaud Pradier, ancien diacre cathare, Bernard de Lagarrigue, ancien fils majeur de la secte en l’Albigeois ou encore Sicard de Lunel, qui feront tomber jusqu’au début du XIVe siècle les principaux dignitaires hérétiques, infiltrant les communautés clandestines et les réseaux de la diaspora cathare. Le premier, notaire et témoin, cathare converti, sera un des plus constants informateurs de Jacques Fournier et sera félicité en 1322 par les inquisiteurs Jean de Beaune et Bernard Gui. Le dernier cité, ancien cathare de l’Albigeois, converti et résidant à Toulouse aux frais de l’Inquisition, apparaîtra à plusieurs reprises dans les dépositions comme informateur et conseiller pour l’institution jusqu’en 1284.


Ce n’est plus le temps des comtes, c’est le temps du roi

Si les évêques obtiennent momentanément le contrôle des enquêtes inquisitoriales après 1251, leur incompétence fait revenir les Dominicains dans le giron de l’institution répressive, avec le soutien du pape Alexandre IV. Les évêques sont en effet trop occupés par leur charge pour gérer avec sérieux l’outil inquisitorial. Preuve en est leur gestion bien légère des dépôts d’archives : consultés sur le sujet en 1251 au concile de l’Isle-sur-Sorgue, ils décident de faire des doubles des registres inquisitoriaux lors du concile d’Albi de 1255 mais ne donnent aucune suite concrète à cette décision. En 1255, les Prêcheurs récupèrent logiquement l’outil inquisitorial devenu efficace et professionnel. Les consultations juridiques des années 1253 et 1255 ont renforcé le pouvoir de l’inquisiteur. Celui-ci dispose d’une codification précise pour mener à bien les enquêtes et élaborer une procédure inquisitoriale type. Les enquêtes inquisitoriales reprennent en 1273 avec les inquisiteurs Ranulphe de Plassac et Pons de Parnac dans le Toulousain, en lien avec la venue du roi de France Philippe III le Hardi en Languedoc. Ce dernier, à la suite des disparitions successives d’Alphonse de Poitiers et de Jeanne de Toulouse en 1271, a récupéré les territoires du Poitou, de la Saintonge, du Toulousain, de l’Agenais, du Quercy, du Rouergue et du marquisat de Provence. Quéribus, le dernier château favorable aux dissidents et tenu par Chabert de Barbaira, s’est rendu au sénéchal de Carcassonne en 1255. Tous les seigneurs du Midi prêtent hommage aux représentants du roi. Tous ? Non , le comte Roger-Bernard III de Foix défie l’autorité française et se tourne vers Pierre III d’Aragon. Ne pouvant laisser une rébellion se former dans un territoire hostile aux "français", le roi de France réunit l’ost et descend en Languedoc. La mise au pas du rebelle et son pardon permettent aux inquisiteurs de remettre à jour leurs dossiers sur la région et sur les réseaux d’échanges avec la Lombardie. Leur enquête, cernant une présence vaudoise en Rouergue, s’intéressera principalement au Toulousain, dernier foyer actif du catharisme dont la hiérarchie a justement fuit en Lombardie. Outre le démantèlement de ces réseaux, les inquisiteurs tenteront de briser le système de transferts des fonds destinés à la résistance des dissidents et à l’organisation de baptêmes de nouveaux parfaits. Le catharisme marque le pas à cette période. Minoritaire, il est devenu en majorité urbain, hérésie de notables, recrutant dans les franges supérieures des classes moyennes, voire dans les classes les plus riches des villes. Ce sont les exemples d’Albi, de Carcassonne ou de Castres, révélés par les archives inquisitoriales.

Malgré le soutien royal, Philippe III Le Hardi concédant à l’Inquisition une des tours de la cité de Carcassonne en 1280, le fichage systématique des populations languedociennes provoque des troubles, en raison de la trop grande rigueur des inquisiteurs. À partir de 1283, les arrestations arbitraires décidées par l’inquisiteur de Carcassonne Jean Galand, soutenu par l’évêque d’Albi Bernard de Castanet, entraînent une mobilisation des autorités de la cité et des appels auprès du roi de France. Une enquête de l’inquisiteur, qui débute en 1283 et s’achève en 1286, lui a permis d’obtenir des dénonciations pour hérésie de près de neuf cents personnes dont une grande majorité de dignitaires ecclésiastiques, de nobles et de personnalités de premier plan pour Carcassonne et sa région. Les premières arrestations provoquent un grand émoi chez la population. Un appel est transmis au pape Honorius IV, au prieur des Dominicains de Paris et au roi de France. Les consuls de la cité se mêlent alors de la situation insurrectionnelle que connaît Carcassonne. Les archives de l’Inquisition manquent d’être détruites à cette occasion ; un familier des inquisiteurs ayant été soudoyé pour mettre le feu aux dépôts. Son aveu déclenchera une nouvelle action des carcassonnais qui tenteront, en vain, de détruire la salle des archives en 1285. La révocation de l'inquisiteur ne calme en rien les esprits ; son successeur Guillaume de Saint-Seine confirme les résultats des enquêtes passées ainsi que les détentions prononcées en menant de nouveaux interrogatoires en 1289. La liste des hérétiques présumés tend à s’allonger sous son mandat mais le roi de France, craignant une forte agitation dans la région, fera bloquer les procédures en interdisant au sénéchal de Carcassonne d’obéir aux inquisiteurs pour toute arrestation. En 1293, Guillaume de Saint-Seine se retire, provisoirement remplacé par l’inquisiteur de Toulouse, Bernard de Clermont. Son successeur désigné, Nicolas d’Abeville, poursuit les enquêtes engagées sans tenir compte des avertissements royaux qui dénoncent les arrestations et les procédures engagées. Forte de ce soutien, une insurrection menace une nouvelle fois le pouvoir de l’inquisiteur. Lors de ces troubles, les prisonniers des cachots de l’Inquisition sont libérés par la foule, les archives de l’Inquisition partiellement détruites et le couvent dominicain pillé malgré l’intervention du Commissaire du roi. L’Inquisition ne peut que se replier dans ses bâtiments. Le revirement de Philippe IV le Bel, qui a besoin du soutien de Rome, permet aux inquisiteurs de reprendre le contrôle de la situation. En 1298, le sénéchal de Carcassonne reçoit l’ordre du roi d’apporter une aide sans limites aux inquisiteurs pour l’arrestation des suspectés d’hérésie. En avril 1299, une réunion solennelle tente de trouver un compromis à la situation tendue entre l’Inquisition et les carcassonnais. L’excommunication contre la ville est finalement levée mais la cité doit financer la construction d’une chapelle dédiée à Saint-Louis dans le couvent des Prêcheurs. Les procédures et les enquêtes se poursuivent. Plusieurs notables d’Albi sont arrêtés en 1299. Une nouvelle enquête à Carcassonne en 1300 déclenche de nouveaux troubles. L’entrée dans le conflit des Franciscains et de leur lecteur Bernard Délicieux, puis le soulèvement des populations d’Albi et de Carcassonne contre l’Inquisition, n’entame en rien l’action de Nicolas d’Abbeville. Les interventions de Bernard Délicieux auprès du roi de France en 1301 auront cependant pour effet l’envoi d’une mission royale . Cette mission aboutit en 1302 à la révocation de l’inquisiteur de Toulouse puis, en 1303, à la nomination d’un nouvel inquisiteur à Carcassonne. La situation reste tendue, la maison des anciens consuls favorables à l’Office est détruite la même année. En négociation avec Rome, Philippe IV donne des garanties aux prisonniers de l’Inquisition sur les traitements des dossiers mais refuse leur libération, craignant de nouveaux troubles politiques et une rébellion possible. Le roi de France a encore à l’esprit l’affaire de Bernard de Saisset, évêque de Pamiers, qui, inquiet pour sa juridiction, formait en 1295 un complot contre le roi, mettant en cause sa légitimité. Bien qu’arrêté et jugé, la papauté s’immisça dans le conflit, réaffirmant son droit à être seul juge d’un évêque, et obtint du roi l’exil pour le religieux.

Le soutien politique royal aux inquisiteurs entraîne les notables à se chercher un maître, se tournant logiquement vers le royaume de Majorque. Cette trahison, découverte par le roi, provoquera une répression brutale de la part de Philippe le Bel, les exécutions de quarante bourgeois à Limoux en 1304 et de quatorze carcassonnais en 1305. Désormais soutenu par le roi, le théologien Geoffroy d’Ablis, devenu inquisiteur de Carcassonne, aura pour mission de calmer les esprits et la "rage carcassonnaise", de ménager les susceptibilités locales et de mettre au pas les Franciscains, Bernard Délicieux, et tout opposant à l’action de l’Inquisition. Excommunié publiquement en septembre 1303, le vidame Jean de Pecquigny, enquêteur réformateur, devra partir pour Rome pour plaider sa cause auprès du pape Benoît XI. Sa mort en chemin, peu après la disparition du pontife, conduira à sa réhabilitation en 1308 sous le pape Clément V. Sous l’impulsion de l’inquisiteur Geoffroy d’Ablis, ce seront les parfaits cathares Jacques Authié et Prades Tavernier qui sont arrêtés, démantelant un peu plus la hiérarchie cathare agonisante. Geoffroy d’Ablis parvient aussi à mettre en marge des affaires languedociennes le turbulent Bernard Délicieux. Convoqué en 1304 à Rome, ce dernier ne fera reparler de lui qu’en 1317, en prenant une nouvelle fois la défense des Spirituels de Narbonne et de Béziers. Si une commission pontificale s’intéresse aux prisons inquisitoriales en 1306, après l’intervention des villes d’Albi, Cordes et Carcassonne, l’action menée par Geoffroy d’Ablis se poursuit malgré la mise en retraite en 1308 d’un de ses fidèles partisans, l’évêque d’Albi Bernard de Castanet. Le procès de l’évêque, provoqué en 1306 par l’hostilité croissante de la population d’Albi et les plaintes déposées auprès du pape Benoît XI, révèlera des fraudes et des emprisonnements injustifiés. Suspendu de ses fonctions sous Clément V, Bernard de Castanet sera cependant réhabilité par le pape mais déplacé du Languedoc. L’ardeur de l’inquisiteur de Carcassonne n’en sera pas seulement tiédie. Geoffroy d’Ablis débutera la rédaction d’un recueil de documents utiles pour l’Inquisition, imposant dans un même temps ses connaissances juridiques aux décisions du tribunal jusqu’en 1316, date de sa disparition à Lyon. Il y avait trouvé un court refuge lors d’un nouveau conflit avec Carcassonne et Albi.
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« Répondre #22 le: Mercredi 04 Août 2010, 13:12 »

L’impact des procès de l’inquisition
Entre efficacité et propagande

En ce début de XIVe siècle, notamment avec Geoffroy d’Ablis, le personnel de l’Inquisition devient de plus en plus compétent. Notaires, clercs et évêques inquisiteurs - intégrés dans l’institution à partir de 1312 par la contestable décrétale Multorum querela - organisent une véritable recherche de l’hérétique. L’inquisition de Carcassonne, forte à cette période de 17 diocèses, entraîne la création de succursales de l’Inquisition, notamment à Albi, Pamiers ou encore Montpellier. Des charges de lieutenants de l’Inquisition sont créées vers 1305, avec les nominations de dominicains comme Jean de Faugoux ou encore Géraut de Blomac. Des personnages comme Bernard Gui, inquisiteur de Toulouse en 1306, ou encore Jacques Fournier - futur pape sous le nom de Benoît XII en 1334 -, évêque inquisiteur délégué à Pamiers en 1317, marqueront profondément la profession d’inquisiteur. Car c’est désormais une administration organisée, une pratique établie, une procédure inquisitoire officielle, que défendent les inquisiteurs. La supplique et les revendications qu’ils envoient au pape Jean XXII en 1312 pour maintenir l’exclusivité de l’inquisition pontificale, le refus d’une redéfinition des modalités de l’activité inquisitoriale et la non-ingérence des évêques dans leurs dossiers en sont des preuves réelles. En 1312, le concile de Vienne qui décide d’un droit de regard des évêques sur les travaux des inquisiteurs et précise les nouvelles modalités de l’activité inquisitoriale, mettant en place une réforme du droit inquisitorial, provoquera durant plusieurs années la colère des inquisiteurs, Bernard Gui en particulier, qui dénonceront cette ingérence épiscopale dans les affaires de l’Inquisition.

En lien avec cette forte professionnalisation de la charge, des documents utiles aux inquisiteurs et à l’activité inquisitoriale seront rédigés et diffusés dans les tribunaux. Si Jean de Beaune, inquisiteur en 1316, réalise pour Carcassonne un livre des privilèges inquisitoriaux afin de diriger un interrogatoire, ce sont les travaux de Bernard Gui qui s’imposent dans ce XIVe siècle. Ce dernier rédige entre les années 1314-1324 la Practica officii Inquisitionis heretice pravitatis. Traité complet pour la pratique de l’Inquisition, cet exposé très dense consigne les règles pratiques de l’exercice de l’Inquisition présente la procédure très moderne de l’enregistrement des dépositions et propose une lutte rationnelle contre le catharisme mais aussi contre toutes les formes de dissidences religieuses rencontrées par l’Inquisition en Languedoc. Fort de son expérience dans l’Office, disposant des archives de ses prédécesseurs, cet homme de métier réalisera un ouvrage exemplaire et précis, le premier du genre, qui affirmera pleinement les pouvoirs inquisitoriaux. Dans sa suite, Jacques Fournier marquera l’activité de l’Office par la précision et l’ampleur de ses enquêtes, révélant la maîtrise d’une procédure, la puissance d’une institution capable d’explorer tous les champs religieux dissidents et de faire dire l’indicible aux déposants, dans le cadre même de la procédure inquisitoire.


Le catharisme résiduel
Derniers sursauts hérétiques

Le catharisme n’est plus une dissidence active dans la fin du premier quart du XIVe siècle. Les inquisiteurs languedociens en font le constat dans les registres que l’on connaît. Les derniers hérétiques isolés seront d’ailleurs brûlés à Carcassonne en 1325 et en 1329, après la mort sur le bûcher en 1321 à Villerouge-Termenès du dernier parfait Guilhem Bélibaste, dénoncé par un informateur de l’Inquisition, Arnaud Sicre. Les derniers soubresauts réels sont loin, provoqués par les frères Authié, Guilhem et Pierre, qui ne sont guère parvenus à susciter de nouvelles vocations et ont été arrêtés et brûlés en 1310. Les registres ne rapportent plus que la présence d’îlots hérétiques, plus ou moins pourchassés durant les années suivantes. L’Inquisition s’intéresse souvent plus aux événements des années 1283-1300. Mais si les dépositions de la période trouble de l’Inquisition ont été reprises par Geoffroy d’Ablis en 1309, puis par Jean de Beaune en 1320, peu de choses ont été remises en cause, fautes de témoins et de prisonniers survivants.

Jean de Beaune, successeur de Geoffroy d’Ablis, devant l’autorité rétablie de sa charge, réconcilie les habitants d’Albi en 1319, puis les dispense de toute pénitence l’année suivante. Le cas Bernard Délicieux sera réglé durant cette période, dans une presqu’indifférence générale de la part des notables languedociens, la lutte ayant cessé d’être une réalité politique des villes. Arrêté en 1317, le dossier d’accusation du Franciscain sera bouclé en 1319, mettant en avant dans sa condamnation son soutien aux Spirituels et provoquant sa détention à Carcassonne. Sa mort l’année suivante en prison conclura l’époque d’agitation populaire dans la cité carcassonnaise et le triomphe définitif de l’Inquisition sur les dissidences du catharisme et des Spirituels. Jean de Beaune poursuivra son action inquisitoriale, créant des lieutenants, tel Gaillard de Pomiés ; Pierre d’Arzens ou encore Arnaud de Floure, tout en réconciliant des villes, dont Cordes en 1321.

Le normand Jean Duprat, inquisiteur de Carcassonne en 1324, sera une parenthèse dans l’activité inquisitoriale contre les dissidents religieux. Étranger à la région, c’est la gestion interne de l’Office qui est au centre de ses intérêts, notamment en raison des contentieux et des erreurs provoqués par les familiers de l’Inquisition, dont Menet de Robecourt, commissaire de l’Inquisition de Carcassonne. Les dossiers de dissidents clôts par Jean Duprat resteront en majorité des condamnations posthumes.

Henri de Chamayo, inquisiteur de Carcassonne en 1328, qui officie le plus souvent avec son confrère de Toulouse, Pierre Brun, reprend des procédures abandonnées et prononce des sentences d’exhumation. La charge d’inquisiteur pontifical trouve sa pleine utilisation avec Henri de Chamayo, celui-ci bénéficiant du soutien du pape Jean XXII, imposant ainsi son droit à Montpellier et à Narbonne. Mais en novembre 1328, C’est aussi lui qui fait vider les prisons de Carcassonne, libérant une majorité de prisonniers de cette période, qu’il punit par le port de croix ou par des pèlerinages. En 1330, il ouvre de nouveau les dossiers et convoque les héritiers des défunts. Les condamnations qui suivent pour hérétication déclenchent une consultation pontificale de 1331, consultation qui souligne le peu de clarté des registres, les manipulations probables de dépositions mais qui ne prononce pas de conclusion officielle.

Le XIVe siècle voit disparaître les objectifs d’une inquisition languedocienne qui, progressivement, n’aura plus lieu d’être, faute de dissidents religieux. Outil professionnalisé et intégré dans le paysage du Midi, l’Inquisition devient plus l’enjeu de luttes politiques, d’influence sur tel personnage ou telle charge. En 1338, des différents apparaîtront entre les habitants d’Albi, soutenus par leur évêque, et les commissaires de l’Inquisition. En 1371, des litiges entre l’inquisiteur de Carcassonne, Durand Salvan, et les consuls du bourg sont finalement réglés par la signature d’un accord de non-ingérence. En 1423, les serments prêtés par les officiers de l’Inquisition d’Albi à l’insu de leur évêque seront révoqués et les plaintes à Rome n’y feront rien. Les pontifes soutiendront en général leurs officiers, tel l’inquisiteur Pierre Turelure en 1441, en conflit avec les évêques languedociens et recevant l’appui officiel et ferme du pape Eugène IV. Il faudra attendre le XVIe siècle pour voir l’Inquisition relever des tribunaux royaux, le titre d’Inquisiteur dans l’Eglise ne devenant que purement nominal.

Laurent Albaret / C.V.P.M. 


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« Répondre #23 le: Mercredi 04 Août 2010, 13:17 »

26 août 1789

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité
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« Répondre #24 le: Mercredi 04 Août 2010, 13:21 »

Accueil ONU 1948 -2008 60e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme
Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)).
Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.
Photo: Eleanor Roosevelt, Présidente de la Commission des droits de l’homme, regardant la Déclaration universelle des droits de l’homme en espagnol.
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

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Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

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Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

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Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

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Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

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Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

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Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

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Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

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Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

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Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

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Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

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Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

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Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

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Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

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Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

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Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

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Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

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Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

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Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

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Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

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Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

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Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

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Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

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Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

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Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

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Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

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Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

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Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

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Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

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Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

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Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

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iown47
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« Répondre #25 le: Jeudi 05 Août 2010, 14:02 »

Jusqu’à présent, vous pensiez tous que la vie des êtres humains ne pouvait se concevoir sans pouvoir et sans argent. Alors nul ne s’apercevait que ces derniers sont les instruments de Satan qui fascinent et détruisent le monde. Mais aujourd’hui, où vous naissez de Sion, il vous apparaît qu’il en est bien ainsi. C’est pourquoi il faut en débarrasser la terre et les esprits afin que, par leur entière disparition, le royaume devienne réalité. Qu’est-ce que le pouvoir, sinon imposer sa volonté à autrui ? Il est certain que celui qui ne parvient pas à imposer sa volonté à l’homme n’a aucune autorité sur lui. Or, puisqu’on ne peut contraindre l’homme que par la duperie, la menace ou la force, il s’avère que tout pouvoir de l’homme sur l’homme est une infamie. Beaucoup le voient maintenant. Et c’était pour vous en protéger que vous ne cessiez d’évoquer la démocratie, comme étant la guérison des nations et le but qu’elles devaient toutes atteindre... Mais un tel désir ne pouvait être satisfait.

 En effet, lorsque vous faisiez l’éloge de la démocratie, évoquiez-vous un esprit bienveillant, vous délivrant de la servitude, de la rançon et des autres méfaits ? Vous restituait-il les meilleures terres que la classe riche s’était octroyée depuis des siècles ? Empêchait-il l’abattage des forêts, le trafic des animaux et les cruautés commises sur eux au nom de la science des hommes ? Mettait-il un terme à la dévastation de la Terre, aux pollutions, aux immondices, et pouvait-il arrêter le démantèlement de l’ordre originel provoqué par les scientifiques ? Cet esprit démocratique, au-dessus de tout autre pouvoir, interrompait-il la prolifération des pauvres que les nations industrielles ont assujettis et dépouillés ? Etait-il aussi en mesure de dissiper les ténèbres, de chasser les funestes religions, et de faire disparaître à jamais les injustices, la misère, la dissension et la guerre ? Était-ce ce qu’il réalisait ou fallait-il attendre encore un peu ?
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maryam7
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« Répondre #26 le: Samedi 07 Août 2010, 15:55 »

diable  ! Grimaçant Grimaçant Grimaçant Grimaçant Grimaçant Grimaçant

 Ecouter les expressions...
Le diable m'emporte si je n'ai pas raison !
Petit, pauvre, bon, mauvais, grand diable.
Tue-diable.
Oreilles pointues, longue queue, pieds fourchus du diable.
Gesticulations, grimaces, ricanements, cris du diable.
Beauté du diable.
Au diable.
À la diable.
De tous les diables.
En diable.
C'est bien le diable si je ne trouve pas ce que je cherche !
C'est un diable d'homme, une diable d'affaire.
Ce n'est pas le diable de faire cela !
Que diable fait-il ici ?
Que le diable l'emporte !
Il fait un vent, un froid, une chaleur du diable.
Aller au diable.
Avoir le diable au corps.
Chasser le diable.
Crier comme un diable.
Demeurer au diable vauvert (ou vert).
Donner son âme au diable.
Élever des enfants à la diable.
Envoyer quelqu'un au diable, à tous les diables.
Envoyer quelqu'un aux cinq cents diables.
Être situé au diable vauvert (ou vert).
Être paresseux en diable.
Faire le diable à quatre.
Faire un travail à la diable.
Faire un bruit, un vacarme de tous les diables.
Habiter au diable.
Ne connaître ni Dieu ni diable.
Ne craindre ni Dieu ni diable.
Ne croire ni à Dieu ni à diable.
Ne pas être un mauvais diable.
Pactiser avec le diable.
S'agiter comme un (beau) diable.
S'agiter comme un diable dans un bénitier.
Se débattre comme un beau diable.
Se démener comme un (beau) diable.
Se donner un mal du diable pour faire quelque chose.
Se faire l'avocat du diable.
Signer un pacte avec le diable.
Tirer le diable par la queue.
Transformer en diable.
Vendre son âme au diable.
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Bernard Raquin
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www.bernard-raquin.fr


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« Répondre #27 le: Samedi 07 Août 2010, 16:31 »

Ce message est diablement intéressant !  Grimaçant
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http://www.bernard-raquin.fr
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