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Auteur Fil de discussion: Marre de la grippe A !  (Lu 2240 fois)
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« Répondre #240 le: Samedi 20 Mars 2010, 14:12 »

ah ah c'est bien ce qu'il me semblait pour gagner du fric sur nos peurs et sur notre ignorance ils sont prêt à inventer n'importe quel grippe et aussi les musulmans qui se servent de la grippe porcine pour endoctriné les gens et dire que leur religion c'est la meilleur alors que tout le monde c'est que c'est faux
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« Répondre #241 le: Mercredi 24 Mars 2010, 22:55 »

Merde je me suis trompé la religion musulman est la meilleur religion  la meilleur pour se séparer l'homme de Dieu que Diable me pardonne
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« Répondre #242 le: Jeudi 22 Avril 2010, 02:13 »

tiens ils prévoient son retour mais de façon saisonnière version les épisodes de mimi mathy l'été la série à suivre l'été

Regardez comme c'est beau

Pierre Saliou: «Le virus H1N1 reviendra sous la forme d'une grippe saisonnière»
Créé le 21.04.10 à 14h03
Mis à jour le 21.04.10 à 14h15  |
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Article : Grippe A (H1N1): le virus pourrait finalement ne pas muter
SANTE - A l'occasion de l'anniversaire de la grippe H1N1, 20minutes.fr interroge ce professeur agrégé du Val-de-Grâce et président de la Société de pathologie exotique...

Le H1N1, dont on a beaucoup entendu parlé l’hiver dernier, fête ce mercredi son premier anniversaire. La grippe d’origine porcine n’a pas fait les ravages redoutés. L’occasion de s’intéresser à l’état de santé du virus un an après. Le professeur Pierre Saliou, agrégé du Val de Grâce et président de la Société de pathologie exotique, se penche sur la question.
 

Où en est le virus H1N1?
Le virus H1N1 existe et, cela, encore pour longtemps. Pour le moment, on est en inter-saison. Il n’est plus tellement actif dans l’hémisphère nord et il existe des cas sporadiques en zone tropicale. Il va très vraisemblablement réapparaître dans l’hémisphère sud cet été. En France, il faut s’attendre à ce qu’il revienne l’hiver prochain. Mais nul ne peut prévoir l’épidémiologie de la grippe. Si elle sera virulente ou non.
 

Peut-on au moins penser qu’elle sera de même virulence que celle de cet hiver?
Il n’y a pas de raison qu’elle soit plus grave. Car elle n’a vraiment pas l’air méchante, mais comme je vous dis, on ne peut pas prévoir. Elle reviendra comme une grippe saisonnière. Par ailleurs, il faut noter que l’OMS a préconisé la souche H1N1 pour élaborer les prochains vaccins contre la grippe saisonnière.
 
Pourquoi ne peut-on pas connaître la virulence d’une grippe?
Les virus grippaux sont mystérieux car ils s’adaptent. Ils ont une propension à muter qui rend la prévision impossible. Chaque année, les vaccins tentent de suivre au mieux leur évolution, on l’espère en tout cas. Celui-là, a priori, n’a pas de virulence extrême. Le seul problème, c’est qu’il a surtout touché les jeunes.
 
Pourquoi, d’ailleurs?
Parce que les jeunes n’avaient jamais rencontré auparavant la souche H1N1, alors que les personnes plus âgées l’ont déjà rencontré depuis la grippe espagnole, que ce soit en l’attrapant ou à travers les vaccins. Le H1N1 est un virus d’origine porcine, il est différent des autres pandémies, 80% de différences, mais il partage tout de même 20%. Les jeunes n’étaient pas immunisés contre le virus.

Peut-on penser que les jeunes le sont maintenant?
Désormais, beaucoup sont immunisés, mais il en reste qui ne le sont pas. Le virus H1N1 ne sera plus pandémique, puisqu’il a déjà fait sa pandémie en parcourant le monde entier. Il resurgira l’hiver prochain en épidémie grippale saisonnière. Il faut savoir que quand un virus apparaît, il ne disparaît plus.
 
Propos recueillis par Laure Beaudonnet

Source 20minutes.fr le 22/04/2010
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« Répondre #243 le: Jeudi 22 Avril 2010, 02:18 »

tiens maintenant ce sont les jeunes qui y sont plus sensible plus facilement manipulable sans doute maintenant il faut vraiment arrêter de prendre les jeunes pour des cons parce que quand on va se foutre de la gueule des vieux cons qui raconte tout et n'importe quoi on va le nous reprocher et on va dire de nous qu'on est des petits cons qui ne connaissent rien à la vie
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« Répondre #244 le: Lundi 26 Avril 2010, 16:08 »

La facture salée de la grippe H1N1met l'OMS sur la sellette

lundi 26.04.2010, 05:04 - La Voix du Nord
Des vaccins qui peuvent rapporter gros... Des vaccins qui peuvent rapporter gros...
|  UN AN APRÈS L'ALERTE |

L'apparition de la grippe H1N1 a réveillé en avril 2009 le spectre d'une pandémie meurtrière ...

à l'échelle planétaire, mais un an plus tard, les critiques fusent contre une dramatisation jugée excessive et les milliards dépensés.

« Des sommes énormes ont été dépensées par beaucoup de pays pour acheter des antiviraux et vaccins qui n'ont jamais été utilisés », a expliqué le parlementaire britannique Paul Flynn, qui dirige une commission d'enquête du Conseil de l'Europe sur le sujet.

Avec d'autres, M. Flynn accuse l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires nationales d'avoir « crié au loup » sous la pression des laboratoires.

En Grande-Bretagne, 110 millions de doses, permettant de vacciner deux fois 80 % de la population, ont été acquises pour 1,13 milliard d'euros, selon le parlementaire britannique. L'achat de millions de vaccins a coûté 600 millions d'euros à la France, 1,4 milliard d'euros aux États-Unis, 283 millions d'euros à l'Allemagne et 93 millions d'euros à l'Espagne.

« C'est un gâchis », s'indigne la sénatrice nordiste Marie-Christine Blandin, rapporteur d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la grippe. De fait, moins de 10 % de la population, réticente, s'est laissé vacciner.

Devant la menace du virus d'origine porcine transmissible à l'homme découvert au Mexique et aux États-Unis, le comité d'urgence de l'OMS avait sonné l'alarme dès le 25 avril.

Un mois et demi plus tard, le 11 juin, la grippe H1N1, qui s'étendait très rapidement dans le monde, était déclarée première pandémie du XXIe siècle. L'OMS recommandait aux gens de se laver les mains, de rester à distance des personnes infectées et d'éternuer dans le creux du coude. Les malades devaient rester chez eux et éviter si possible tout contact avec des personnes saines.
Scientifiques : pression !

La communication de l'organisation est contradictoire : rassurante sur la faible virulence du virus, et brandissant en même temps le spectre de la grippe espagnole qui fit 40 millions de morts en 1918. Un vent de panique se mit à souffler dans le monde. Mais Le H1N1 s'est avéré moins meurtrier qu'une grippe saisonnière. En pleine crise économique, c'est une aubaine pour les groupes pharmaceutiques.

« Il y a souvent de la pression (sur les scientifiques conseillant l'OMS) pour exagérer les problèmes, cela signifie plus de contrats, plus de bourses, plus d'argent pour faire de la recherche sur la grippe », accuse M. Flynn, s'inquiétant : « Si à l'avenir il y avait un virus très dangereux, plus personne ne pourrait croire à ses avertissements ».

Ah on s'ennuit pas en France
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« Répondre #245 le: Dimanche 13 Juin 2010, 00:26 »

Exclusif : les labos ont poussé à l’overdose de vaccins H1N1
Clotilde Cadu - Marianne | Samedi 12 Juin 2010 à 07:01 | Lu 6869 fois
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Le 29 avril 2009, l’OMS déclenchait la phase 5 de l’alerte à la pandémie grippale. A peine quelques jours plus tard, le directeur de la Santé, Didier Houssin, cédait aux pressions des labos, poussant le gouvernement à acheter des vaccins par dizaines de millions.



kodomut (Flickr - cc)
es armoires à pharmacie du gouvernement sont encore pleines à craquer : 20 à 25 millions de doses de vaccins contre la grippe A/H1N1 y sont toujours stockés… La faute à une population réticente à se faire immuniser (pas plus de 6 millions de Français ont reçu la fameuse piqûre). Mais surtout à des décisions prises à toute vitesse, sous la pression des labos. Selon une note que nous nous sommes procurés, c’est bien Didier Houssin, le directeur général de la Santé, qui a poussé le gouvernement a commander 94 millions de doses de vaccins.

Alors même que les experts du Comité de lutte contre la grippe (CLCG) se prononçaient pour une vaccination limitée à quelques groupes de personnes, dès le 11 mai 2009, Houssin engageait vivement Roselyne Bachelot à mettre le paquet sur les commandes, histoire de vacciner au mieux toute la population, au pire presque toute la population. « Selon la stratégie de vaccination qui sera retenue, les quantités nécessaires en vaccins A/H1N1 pourront varier de 53 millions de traitements (106 millions de doses) pour couvrir la population de 6 mois à 65 ans, à 64 millions de traitements (128 millions de doses) pour vacciner la totalité de la population française », explique le document.
Loué soit le bon Didier Houssin, qui veut tous nous protéger (sauf les étrangers apparemment, puisque le document précise que  « la question se posera de la vaccination des étrangers vivant habituellement sur le territoire national » !) Reste que les motivations du professeur Houssin, toujours selon la note qu’il a adressée à la ministre, que nous reproduisons ci-dessous, sont loin d’être uniquement sanitaire. Il semblerait que les laboratoires, et en particulier l’Anglais GSK, ait mis Didier Houssin sous pression, faisant jouer à mort la concurrence entre pays. « Si des interrogations subsistent encore, notamment du fait de manque de connaissance sur le virus et sur les orientations de l’OMS, la capacité de production mondiale étant limitée et de nombreux Etats voulant acheter des vaccins, il est nécessaire de prendre des décisions rapidement en matière de stratégie d’acquisition afin d’obtenir une bonne place dans le calendrier de livraison », assure la note de Didier Houssin.
Autrement dit, on ne sait pas grand chose sur ce virus mais tant pis, il nous faut plus de vaccins que nos voisins ! Pas prêt à se faire griller la priorité, Houssin insiste dans sa note : « il apparaît d’ores et déjà que plusieurs pays ont signé ou vont signer des Advanced purchase agreements ou des commandes fermes, notamment avec  GSK ». Une course dont la France ne saurait être exclue ! D’ailleurs, celle-ci est justement en train de discuter avec GSK, qui lui fait un pont en or : une « offre de réservation » à hauteur de 50 millions de doses ! Reste que le labo exige que le deal soit scellé avant le 12 mai, minuit… soit le lendemain de la note de Didier Houssin. Le directeur de la Santé insiste en écrivant de sa plume en fin de document qu’il « (lui) semble que la proposition faite par GSK doit être acceptée car elle est à même d’offrir la solution de vaccination la plus précoce dans l’éventualité d’une vague pandémique à l’automne ». De fait, sur les 94 millions de doses finalement commandées par le gouvernement, 50 millions proviennent de chez GSK… Principe de précaution, quand tu nous tiens !

LA NOTE DE DIDIER HOUSSIN

Et qu'est ce qu'on avait dit les voilà face à leur faute maintenant

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Re : Marre de la Société, du Monde, de Vous, de Moi ? C'est ici que ça se passe !
« Répondre #53 le: Aujourd'hui à 12:15 »      
http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-labos-ont-pousse-a-l-overdose-de-vaccins-H1N1_a193903.html

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Re : Marre de la Société, du Monde, de Vous, de Moi ? C'est ici que ça se passe !
« Répondre #54 le: Aujourd'hui à 12:18 »      
source marianne2.fr une lettre spéciale sur le lancement de la campagne lutte anti grippe A

http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-labos-ont-pousse-a-l-overdose-de-vaccins-H1N1_a193903.html

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Re : Marre de la Société, du Monde, de Vous, de Moi ? C'est ici que ça se passe !
« Répondre #55 le: Aujourd'hui à 12:24 »      
10 juin 2010
Grippe A, un an après : des millions d’euros et de médicaments perdus

11 Juin 2009 : l’OMS qualifie la grippe A(H1N1) de « pandémie » ; La France a déjà son stock de masques et de 33 millions de doses d’antiviraux
11 Juin 2010 : la menace d’une pandémie grippale n’est qu’un lointain souvenir et la facture totale est de plusieurs millions d’euros
En l’espace d’un an, le danger d’une épidémie de grippe “porcine” a été réduit à néant. Les stock d’antiviraux, de vaccins et de masques accumulés par une France terrorisée à l’idée d’une pandémie commencent à se périmer. En comptant la campagne de vaccination, le coût global pourrait atteindre 2 milliards d’euros.


L’ORIGINE :
La peur
En 2003, après le SRAS, la grippe “aviaire” est la pandémie qui inquiète. Selon les pires pronostics, elle pourrait tuer des centaines de millions de personnes dans le monde (en 2008, l’OMS fera état de 245 morts). 

A défaut de vaccin, la France achète masques et antiviraux et en possède, début 2007, un stock de 33 millions de doses (24 millions de Tamiflu et 9 millions de Relenza). Mais les mois passent et l’épidémie tant crainte n’arrive pas.

En novembre 2005, le président du laboratoire Roche (qui produit le Tamiflu) expliquait que « les gélules qui sortent de l’usine ont un délai de péremption de cinq ans ». A consommer de préférence avant 2010 donc.

LA METHODE :
Surcommuniquer pour écouler les stocks
Début 2009, la grippe A(H1N1) dite “porcine” apparaît au Mexique. En France, avant même les premiers cas, le ministère de la santé surcommunique sur le sujet et Roselyne Bachelot assure que, dans le stock, « il y a très, très peu de produits périmés ».

Le 11 juin, l’OMS passe au niveau maximum d’alerte et l’Union européenne autorise le rallongement des délais de péremption (pdf).

Pendant l’été, la France achète 94 millions de vaccins puis lance, à la rentrée, une grande campagne de prévention.



En décembre, elle autorise la vente d’antiviraux en pharmacie. Une « opportunité d’écouler le trop plein des stocks », selon le médecin et député PS Jean-Marie Le Guen. « Le ministère veut s’en débarraser », estime Bernard Debré, médecin et député UMP.

Mais le 13 janvier 2010, le ministère est bien obligé de reconnaître la fin de l’épidémie. Au stock de Tamiflu à peine entamé s’ajoutent désormais les millions de vaccins commandés.

LA CONSEQUENCE :
Un coût de plusieurs millions d’euros
Le coût global des opérations, après annulation de commandes et vente de vaccins, serait de 700 millions d’euros, d’après le ministère de la santé. M. Le Guen parle lui de 1,5 milliard d’euros et le professeur Debré de « deux milliards d’euros, soit plus que tous les déficits cumulés de tous les hôpitaux ».

Selon le directeur général de la santé, il reste aujourd’hui entre 20 et 25 millions de vaccins en stock. Fabriqués à l’automne dernier, ils ont eux une durée de vie d’environ un an : dix millions d’entre eux sont utilisables jusqu’à fin 2010, les autres se périmeront avant.

Si les délais de péremption ne sont pas encore rallongés, les premières doses d’antiviraux devraient eux se périmer en 2011. Quant aux masques, certains sont déjà périmés.

Hélène Bekmezian.

No comment

Source monde.fr

http://droitdesuite.blog.lemonde.fr/2010/06/10/il-y-a-quatre-ans-la-france-recevait-30-millions-de-tamiflu-perissables-en-cinq-ans/#more-40
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« Répondre #246 le: Dimanche 13 Juin 2010, 20:51 »

H1N1 : Elie Arié critique Marianne2 et défend les labos
Elie Arié - Tribune | Dimanche 13 Juin 2010 à 17:01 | Lu 1091 fois
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Nous publions ici la tribune de notre ami Elie Arié auquel l'article de Clotilde Cadu, journaliste à Marianne, a visiblement déplu. Peut-être parce qu'il se méprend sur le sens de cet article : Clotilde Cau n'a voulu donné de leçon à personne, mais seulement montrer à quelles pressions des laboratoires étaient soumis les décideurs en matière de santé. Ce qui ne nous empêche nullement de publier son article.



miamism (Flickr - cc)
 EXCLUSIF : LES LABOS ONT POUSSÉ À L’OVERDOSE DE VACCINS H1N1
 PIERRE BACHELOT NOMMÉ À LA TÊTE D'UN ORGANISME QUI DÉPEND DE… ROSELYNE!
 LAISSONS RIBÉRY TRANQUILLE!
tonnant article dans Marianne 2fr, sous le titre non moins étonnant : « Exclusif : les labos ont poussé à l’overdose de vaccins H1N1 » et qui mérite une réponse.

Je ne vois pas ce qui étonne dans cette décision de Didier Houssin, et il me semble qu'à sa place,n'importe qui aurait pris la même...et prendra la même lorsque cette situation se reproduira.

Ce titre et cet article de Marianne2f tombent dans la classique erreur d'anachronisme (juger les décisions d'hier avec les éléments que nous connaissons aujourd'hui mais que nous ignorions au moment où il fallait prendre une décision: à savoir quelles seraient la gravité et la contagiosité de cette épidémie): il fallait prendre une décision au moment où on ignorait ce que serait cette grippe; bien entendu, si on savait alors qu'elle aurait été bénigne, la question de la vaccination ne se serait pas posée.

À quoi s'ajoute la seule information qu'apporte cet article: la limite des possibilités de fabrication du vaccin par les labos, qui ont posé un ultimatum logique « Vous en voulez, ou pas? Si vous hésitez, la priorité ira à ceux qui ont passé des commandes fermes, et nous ne pourrons pas produire de quoi servir tout le monde » -ce qui, notons-le, aurait été leur intérêt financier.

Dès lors, compte tenu de ces deux éléments:

- ignorance de ce que seraient la gravité et la contagiosité de cette épidémie,
- obligation de prendre une décision tout de suite, au risque de manquer de vaccins si ceux-ci venaient à se montrer indispensables,

les propos de Didier Houssin sont parfaitement logiques:

« Si des interrogations subsistent encore, notamment du fait de manque de connaissance sur le virus et sur les orientations de l’OMS, la capacité de production mondiale étant limitée et de nombreux États voulant acheter des vaccins, il est nécessaire de prendre des décisions rapidement en matière de stratégie d’acquisition afin d’obtenir une bonne place dans le calendrier de livraison ».

Si on veut bien prendre en considération chaque terme de cette phrase, je ne vois pas ce qu'on aurait pu dire d'autre.

Je me permets de rappeler ce que j'écrivais ici même, dès le mois de Juillet, et avant que le gouvernement ait pris toute décision, et qui rend parfaitement compte du débat d'aujourd'hui, qu'il annonçait:

Je ne vois pas ce que ce faux scoop apporte de plus, sinon l'argument qui n'en est pas un: "Maintenant que nous savons que l'épidémie n'a pas été pas grave, nous savons qu'il n'était pas utile de vacciner": oui, et alors? Une fois que je connais les numéros qui sont sortis au tirage du loto, je sais quels numéros il aurait fallu jouer...

Rappelez-vous de la panique lorsqu'on a découvert 5 cas (2 en Norvège, 2 en France, 1 en Italie) d'une mutation toujours mortelle, mais qui, heureusement, ne s'est pas propagée, et a disparu aussi vite qu'elle est apparue: mais ç'aurait pu ne pas être le cas. À noter que cette mutation était résistante aux antiviraux, mais que le vaccin était efficace contre elle.

Conclusion: à suivre...parce que ce cas de figure ( apparition, pour la première fois chez l'homme, d'un virus issu de l'animal, dont on ignore les effets, mais vis-à-vis duquel il faudra prendre des décisions d'achat de vaccins avant de les connaître) se reproduira de plus en plus souvent du fait des élevages d'animaux en batterie...et qu'on sera sans doute amenés à prendre les mêmes décisions.Parce que la grippe dite espagnole de 1918 a bien existé, le SRAS très mortel mais pour l'instant peu contagieux existe bel et bien.

Le retour d'elie arrieré avant la chute finale du mensonge de la grippe A
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« Répondre #247 le: Mardi 03 Août 2010, 12:04 »

ah enfin ca faisais longtemps la confirmation finale et officielle et définitive du mensonge de la grippe A


Grippe A: récit d'une campagne calamiteuse
Emmanuel Lévy- Marianne | Mardi 3 Août 2010 à 05:01 | Lu 1820 fois
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Poussée par les laboratoires pharmaceutiques, Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, a engagé le pays dans une politique sanitaire dispendieuse. Résultat : 2 milliards d'euros, dont une grosse partie dans les poches des labos, et des Français plus défiants que jamais face à des choix mal pensés, mal expliqués et finalement mal implémentés.



Dessin: Louison
 GRIPPE A: DES RAPPORTS ACCABLANTS POUR LA FRANCE ET POUR L'UE
 DOSSIER DE LA SEMAINE : LA GRIPPE A
 POURQUOI LA CAMPAGNE ANTI-GRIPPE A S'EST GRIPPÉE
combien se monte le bilan de la grippe H1N1, ou grippe A, en France? Plusieurs réponses s’imposent. Combien de malades avec une pathologie appelant une hospitalisation ? 1 334 personnes. De morts ? 312. D’argent ? 2 milliards.
6 millions de Français ont subi une vaccination, soit 9% de la population. Ailleurs, ce sont un quart des Américains et trois quarts des Canadiens qui sont passés par la case piquouse.
Cette litanie de chiffres cache mal cependant la question centrale sous-jacente au risque pandémique. Le gouvernement a-t-il fait les bons choix, et sur quels éléments a-t-il précisément élaboré sa stratégie ?

Telle fut la polémique qui agita la France, et pas seulement, tout au long de l’hiver dernier.

Les politiques de santé publique sont au cœur du contrat social, en ce qu’elles visent justement à protéger les citoyens. Aux élites décisionnaires, les politiques, de se renseigner aux meilleures sources, qu’elles soient académiques ou administratives, afin d’élaborer un choix qu’elles devront ensuite expliquer aux citoyens puis implémenter…pour in fine en assumer les lauriers ou le cas échéant les échecs…

C’est cette chaîne qui a failli dans l’affaire de la grippe A.

Pouvait-il en êre autrement alors même que notre constitution intègre désormais le principe de précaution, prônant de facto le mythe du zéro risque? Alors que la mort rôdait, que l’incertitude grandissait, entretenue par des études « scientifiques » dont la partialité n’allait pas tarder à apparaître. Que le souvenir de la gestion calamiteuse de la canicule n'était pas si éloigné. Comment reprocher à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et son administration d’acheter au prix fort une assurance tous risques avec de l’argent public ? Et sa traduction : stock incroyable de Tamiflu, l’antiviral hors de prix, ou encore les achats fermes de quantités industrielles de vaccins. Des commandes publiques qui dans les deux cas firent le miel des plus grands laboratoires pharmaceutiques.

Les différents rapports parlementaires, ceux issus du Conseil de l’Europe, comme ceux issus de notre Assemblée nationale ont tranché. Ils dénoncent à la fois une information tronquée visant à surestimer les risques de l’épidémie, pilotée qu’elle fut par les laboratoires. Mais, également, l’incapacité des pouvoirs publics à confronter ces informations avec d’autres, issues de sources moins en cheville avec les labos : « L’Assemblée parlementaire est alarmée par la façon dont la grippe pandémique H1N1 a été gérée non seulement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mais aussi par les autorités de santé compétentes tant au niveau de l’Union européenne qu’au niveau national. Elle s’inquiète notamment de certaines répercussions de décisions et d’avis ayant entraîné une confusion des priorités au sein des services de santé publique de toute l’Europe, du gaspillage de fonds publics importants et de l’existence de peurs injustifiées relatives aux risques de santé encourus par la population européenne. », note le rapport européen. Ce que confirme celui réalisé au Palais Bourbon : « Les chiffres dont on dispose pour la France montrent très bien jusqu’à quel point la pandémie H1N1 a pu être surévaluée, et quelles ont été les conséquences pour les budgets de santé publique. »

La Cour des comptes n’a pas été moins cruelle avec la ministre en s’attachant à mesurer exactement le coût de la campagne ratée contre H1N1. Pour les magistrats de la rue Cambon, la facture n’est pas de 700 millions, mais plus proche de 1,5 milliards d’euros.

Mais le coût le plus important est sans doute politique. En ne se précipitant pas pour consommer les millions de vaccins mis à leur disposition par la ministre, les Français ont adressé un message de défiance aux autorités sanitaires et à leurs patrons, les élus.

Face à cette perte de confiance, les milliards cramés, ou plutôt donnés aux labos, constituent finalement un coût dérisoire…


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« Répondre #248 le: Mardi 03 Août 2010, 12:06 »

Se vacciner contre la grippe? Pour les Français, c’est non!
Jean-Claude Jaillette et Clotilde Cadu - Marianne | Vendredi 6 Novembre 2009 à 15:01 | Lu 14461 fois
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La campagne de santé publique orchestrée par Roselyne Bachelot n’y aura rien changé. Les Français ne veulent pas passer par la case «piqûre». Dans un sondage exclusif à paraître demain dans Marianne, seuls 8% des Français se disent «certains» de vouloir se faire vacciner.



(photo: G.A. pour Marianne)
 TAPIE, COACH LOW-COST DE LA SARKOFRANCE
 GRIPPE A: DES RAPPORTS ACCABLANTS POUR LA FRANCE ET POUR L'UE
 «SAUVONS LA SÉCU!» CERTES. AVEC LES CLINIQUES PRIVÉES ? A VOIR...
e sondage est sans appel (1), la puissante campagne de santé publique relayée par certains médias visant à pousser les deux tiers des Français à se faire vacciner contre la grippe H1N1 est un échec. Quand seuls 8% d’entre eux affirment être certains de céder aux recommandations du gouvernement, quand 13% se déclarent prêts à le faire mais hésitent encore, on peut sans se tromper affirmer que le message ne passe pas. Quelle que soit la catégorie sociale, du cadre à l’ouvrier, de l’employé au commerçant, quel que soit le lieu de résidence, de la campagne à la ville, la résistance est manifeste. Seuls les salariés du secteur public marquent un peu plus d’enthousiasme (16% oui certainement, 8% oui probablement), sans doute habitués à faire corps avec l’Etat.


Que s’est-il passé ? Comment le gouvernement a-t-il pu penser qu’il suffisait de commander 94 millions de doses dans l’urgence pour mobiliser le pays tout en lui donnant  le sentiment que l’Etat se préoccupait de leur santé ? Sans doute le signal a-t-il été trop fort puisque 61% des Français, de gauche comme de droite, pensent que le gouvernement en a trop fait. Pas seulement, puisque 47% de ceux qui ne souhaitent pas se faire vacciner estiment que l’action du gouvernement n’est pas centrale dans leur choix.


La crise de confiance entre l’opinion et les experts continue à faire des ravages. « Comment ont-ils fait pour ne rien voir venir ? » « Et s’ils se trompaient encore » répondent les Français à Roselyne Bachelot quand ils entendent ces « spécialistes ». Un sentiment d’autant plus fort que les liens des médecins incitant à la vaccination avec les laboratoires ont été longtemps occultés.

(1) Sondage exclusif CSA / « Marianne » réalisé par téléphone les 2 et 3 novembre 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 980 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.
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« Répondre #249 le: Mardi 03 Août 2010, 12:07 »

Incroyable mais vrai: le vaccin H1N1 rend bête!
Anna Alter - Marianne | Jeudi 17 Décembre 2009 à 07:01 | Lu 37153 fois
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Le débat sur le vaccin fait toujœurs rage sur Intenet. Pour Anna Alter, journaliste scientifique à Marianne, les critiques lues ici et là, si elles s'appuient sur les défauts d'une campagne souvent menée en dépit du bon sens, ne sont pas justifiées. Et nous devons, surtout les plus jeunes, nous faire vacciner.



Dessin Rodho
 H1N1 : ELIE ARIÉ CRITIQUE MARIANNE2 ET DÉFEND LES LABOS
 EXCLUSIF : LES LABOS ONT POUSSÉ À L’OVERDOSE DE VACCINS H1N1
 NE TIRONS PAS SUR LE TROP PLEIN D’AMBULANCES

Le traitement  choc de la grippe A dans la presse a eu pour effet indésirable de provoquer des réactions irrationnelles et d’aggraver la paranoïa des Français. Comme si la maladie n’était qu’une question de foi, beaucoup de gens n’y croient pas. En fermant les yeux, ils sont persuadés que le virus ira se faire voir ailleurs. Scène vécue révélatrice de ce « syndrome de l’autruche » touchant nombre de nos concitoyens: au cours d’une soirée, la conversation contaminée par le H1N1 devient fébrile. Une jeune femme, appelons la mademoiselle « même pas peur », annonce avec une belle assurance : « Je ne me sens pas du tout concernée ». Ses copines lui racontent qu’elles pensaient, elles aussi, être protégées par l’opération du sain esprit, mais elles ont leur meilleur ami qui vient de mourir d’une pneumonie virale liée à la grippe A, sans aucun antécédent médical, ni aucune pathologie associée. Mademoiselle « même pas peur » chasse la mauvaise nouvelle d’un haussement d’épaules.

Comme disait Monsieur de La Palice, « cinq minutes avant de mourir, il vivait encore» et, avec un air très détachée, elle poursuit dans son idée : «Moi,  je ne la sens pas cette grippe, …» continue-t-elle, comme si les maladies avaient une odeur.  Diagnostic : Mademoiselle « même pas peur »souffre  d’un mal assez courant depuis l’émergence du germe à Mexico, son raisonnement s’est grippé  et aucun argument ne peut plus lui faire le moindre effet. La jeune femme campera sur ses positions, même si on soumet à son jugement ces sept réflexions épidémiologiques :

1) La très grande majorité des cas graves et des décès ont été enregistrés chez des personnes âgées de moins de 60 ans

2)  Les virus ne choisissent pas leurs hôtes  en fonction de leurs convictions.

3) H1N1 existe bel et bien, les scientifiques l’ont même séquencé et son profil génétique ressemble à celui de la grippe espagnole de 1918 qui a tué 50 millions de personnes sur le globe, en trois vagues, la deuxième étant de loin la plus meurtrière et la troisième ayant achevé son sale boulot. Et nous n’en sommes qu’à la première et, déjà dans les services de réanimation, on signale des cas de syndrome de détresse respiratoire aigue (SDRA) totalement inédits et d’une extrême violence, comme on en rencontrait quasiment plus.

4 ) Des garçons et des filles de son âge en bonne santé réagissent parfois très mal à l’infection et lorsque leurs poumons sont envahis de globules blancs et noyés, il est très difficile de réparer les dégâts…
 
5) La grippe produit des effets différents suivant les individus et même les plus grands spécialistes ne peuvent prévoir qui sera sujet à des complications...

6) Comparer la grippe saisonnière et la grippe A pour minimiser la portée de cette dernière n’a pas beaucoup de sens. Comme son nom le suggère la grippe saisonnière revient tous les ans et nos organismes sont plus ou moins préparés à recevoir ses germes, donc elle ne tue principalement des personnes âgées dont le système immunitaire est épuisé… Tandis que le H1N1 est un virus émergeant comme il en apparaît que deux à trois fois par siècle et contre lesquels nous ne sommes pas armés: le germe appartient à ces souches à la fois nouvelles et hautement contagieuse d’homme à homme, et, pour des raisons qu’on ne s’explique, il est plus virulent avec les jeunes.
 
7) D’après les statistiques, si  la grippe A passe comme une lettre à la poste avec des cachets de Doliprane, une fois sur 10 000 les complications ont une issue fatale… Contrairement à ce qui se dit ici et là, le virus n’a pas besoin de muter, ni  de se réassortir avec un autre pour devenir subitement encore beaucoup plus méchant. Il peut du jour au lendemain changer de comportement, sans explication.  Le maître mot dans la grippe, c’est l’imprévisibilité. Les biologistes ignorent les mécanismes qui transforment un germe a priori inoffensif  en serial killer. Les complications bactériennes se soignent avec les antibiotiques, les antiviraux freinent la progression du germe dans l’organisme, mais pour arrêter la progression du virus sur le globe, on ne sait rien faire d’autre que vacciner un maximum de gens…

C’est entre autres pour ces raisons, que les virologues prônent la vaccination : H1N1 n’ayant plus d’organismes naïfs à se mettre sous la dent, la pandémie serait bloquée net. Mais lorsque la machine à croire se met en marche, aucun argument rationnel ne l’arrête. Et si la presse au lieu d’éclairer les lanternes sur l’utilité du vaccin, pousse à la roue dans le sens de la parano, les esprits s’emballent….

Les plus affectés par la théorie du complot dénoncent les labos qui veulent se faire de l’argent sur notre dos en piquant nos bras et le gouvernement complice qui, après avoir acheté trop de doses, ne pensent qu’à écouler les stocks… Bref, le débat prend une tournure plus politique et paranoïaque que médicale, surtout sur Internet. Et profitant de l’extinction des Lumières, l’obscurantisme gagne du terrain. Les «anti-vaccin» reprennent de la voix et narguent le pouvoir : ils trouvent que la nature est bien faite et qu’il faut compter sur nos anti-corps pour combattre la maladie et laisser la sélection naturelle faire tranquillement son sinistre travail.  Ils ont le même discours pour la polio et du tétanos qui font des ravages, mais cette fois comme la campagne de vaccination a été organisée dans la précipitation et souvent en dépit du bon sens, ils sont écoutés…

Bien sûr, Il n’est pas question ici de nier les risques du vaccin, tous les médicaments ont des effets secondaires plus ou moins sévères. Même le brave soldat Doliprane qui combat toutes les douleurs et les fièvres, provoque des réactions d'hypersensibilité à type de choc anaphylactique, oedème de Quincke, érythème, urticaire, rash cutané et exceptionnellement thrombopénie, leucopénie et autre neutropénie funestes…Et l’aspirine tue chaque jour des dizaines de personnes dans le monde…Mais quand la migraine vous cisaille la tête, on n’y pense pas. Il faut évaluer le rapport bienfaits - risques et en ce qui concerne la grippe A les jeunes devraient se piquer…

A PROPOS DU SYNDROME GUILLAIN BARRÉ
Sur le syndrome Guillain Barré censé toucher un vacciné sur un million, le Lancet vient de publier une étude très documenté : d’après les calculs, si, un jour donné, on administrait un placebo à 10 millions de personnes, au moins 21 cas de SGB seraient observés dans les 6 semaines qui suivraient l’administration.

Soit exactement la même proportion de malades que celle que l’on observe avec le vaccin mais on ne pourrait pas incriminer le médicament et pour cause : un placebo ne contient pas de principe actif. Dans une campagne de vaccination massive, les cas de Guillain Barré ne seraient donc pas liés à l’injection mais à la fréquence du syndrome. CQFD.
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« Répondre #250 le: Mardi 03 Août 2010, 12:09 »

Pourquoi la grippe A rend fou
Rédigé par JEAN-CLAUDE JAILLETTE le Samedi 12 Décembre 2009



Il fallait bien qu'une tête tombe. Dans la France de Nicolas Sarkozy, quand quelque chose ne tourne pas rond, un responsable doit monter sur l'échafaud. C'est fait ! La victime désignée, cette fois, n'est autre que le directeur de la Direction départementale de l'action sanitaire et sociale (Ddass) de Paris, Philippe Coste. Le 7 décembre, ce dernier a expié la vision de cette France revenue à l'état sanitaire d'un pays du tiers-monde en l'espace d'un week-end.

C'était à la fin novembre, les centres de vaccination contre la grippe H1N1 étaient pris d'assaut. Devant sa télévision, le président découvrait avec stupeur les files d'attente, les familles indignées de se morfondre dans le froid, pour in fine être refoulées, parfois manu militari, faute de stock suffisant de vaccins. Deux jours plus tard, en Conseil des ministres, le chef de l'Etat passait un savon mémorable à deux ministres, généraux en chef de la " guerre contre la grippe " : Roselyne Bachelot, engagée sur le front de la santé, et Brice Hortefeux, chargé de l'intendance en tant que ministre de l'Intérieur.

" Il se disait depuis quelques jours qu'une tête allait rouler dans la sciure pour tenter d'endiguer ce bordel innommable ", confie Christophe Prudhomme, médecin hospitalier et responsable de la CGT-Santé. L'homme n'a pourtant pas démérité. " Je l'ai côtoyé au moment de la canicule en 2003, confie l'urgentiste Patrick Pelloux. Il était à la fois droit et efficace. " Alors pourquoi l'envoyer occuper " d'autres fonctions dans le ministère ", comme l'a confirmé la ministre de la Santé ? " Il a fait avec les moyens qu'on lui a donnés ", confirme le député PS Jean-Marie Le Guen. En clair, les horaires d'ouverture du milieu de l'après-midi jusqu'au soir, dans le meilleur des cas cinq jours par semaine, le manque de personnel, ce sont les préfets qui les ont décidés. Un tract de solidarité envers leur directeur débarqué a été signé par les syndicats de la Ddass, unanimes. Du jamais-vu.

Des " caprices "

Et la colère présidentielle ne s'est pas arrêtée là. " Les centres ne sont pas ouverts assez longtemps ", ont expliqué les conseillers du prince. " Qu'on ouvre le soir jusqu'à 20 heures, week-end compris. Rompez ! " a-t-il alors ordonné. Aussitôt dit, aussitôt fait. Seulement voilà, quand on se fixe comme objectif de faire disparaître des écrans de télévision les images déplorables de ces foules qui piétinent et de ces enfants qui braillent, on en oublie les vraies causes de cet afflux soudain dans les centres de vaccination. Et ce, alors même que durant les premiers jours qui ont suivi l'ouverture des centres, les infirmières étaient restées seringue en l'air, faute de candidats au vaccin. On glisse surtout un peu vite sur les conséquences de ce que les syndicats qualifient de " caprices " s'agissant du fonctionnement des " vaccinodromes ".

" L'annonce des fermetures d'écoles a paniqué les jeunes parents et les femmes enceintes, poursuit Jean-Marie Le Guen. La population la plus informée s'est réveillée, il n'est qu'à voir la surcharge des centres de l'Ouest parisien pour s'en rendre compte. Une fois cette vague passée, tout est rentré dans l'ordre. " Il reste que les consignes présidentielles ont été appliquées à la lettre. Et le dimanche soir suivant, le 6 décembre, la vaccination dans les gymnases était " fluide ", claironnait le ministère de la Santé. " Vides ", ont constaté nos reporters à Paris. Tout comme était vide le centre Marcel-Cerdan du XIIIe arrondissement, à Paris, trois jours plus tard, malgré la présence d'une équipe médicale et administrative forte d'une dizaine de personnes réquisitionnées. Qu'importe, pour le chef de l'Etat, l'affront était réparé. Mais à quel prix ? C'est comme si le gouvernement, tout à son obsession d'atteindre l'objectif de vacciner la population entière, avait choisi de ne pas regarder à la dépense. Christophe Prudhomme se souvient encore de l'étonnement du personnel hospitalier quand les premières doses sont arrivées dans les hôpitaux pour être acheminées vers les centres. " Celles du laboratoire GSK étaient conditionnées par flacons de 500 doses, charge à nous de fractionner le tout. Mais le prix était inchangé, 10 € la dose, comme s'il s'agissait de doses individuelles, ce qui est déjà très cher. Le labo a évidemment cherché à conforter ses marges. " Depuis, les flacons ne contiennent que 10 doses.

Et puis il y a les coûts indirects, ceux qui font " qu'on déshabille Pierre pour habiller Paul, comme le dit l'interne en fonction au centre Marcel-Cerdan. Hier, au bloc, le personnel manquait après les réquisitions. " La situation est si tendue que quatre professeurs de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, ont lancé un appel, le 8 décembre, pour " en finir avec le management panique " qui menace le bon fonctionnement des hôpitaux. Même les pompiers sont touchés puisqu'un de leurs représentants est en faction dans chaque centre. Pourquoi ? Nul ne le sait, mais il témoigne de l'engagement de l'armée, aussi symbolique que dérisoire. L'effort consenti représente une telle ponction sur les effectifs que l'état-major a fait savoir au Samu de Paris qu'il ne fallait plus compter sur les pompiers de 15 heures à 22 heures pour le transport des urgences. Restent les ambulances privées...

Les initiatives gouvernementales désordonnées semblent sans limites. Un jour, via le Journal officiel, le gouvernement annonce, pour attirer les infirmières des hôpitaux, que le plafond des heures supplémentaires peut être dépassé. Oubliant au passage que l'AP-HP doit déjà 1 million de jours de RTT à son personnel. Un autre, c'est la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui affirme, la mine grave, qu'une mutation du virus a été repérée. " Pour qu'un virus devienne très pathogène, il faut au moins une cinquantaine de mutations ", rappelle le Dr Jean-Louis Thillier, immunopathologiste. Un autre encore, la même ministre décide de distribuer gratuitement des kits contenant un antiviral, du Tamiflu, alors que les travaux scientifiques de référence recommandent l'usage des antiviraux en action curative, à prescrire dans les lieux de traitement uniquement. Comment imaginer que ceux qui stockeront du Tamiflu dans leurs armoires à pharmacie ne l'utiliseront pas dès les premiers éternuements ? Mais il faut bien écouler les stocks sur le point d'être périmés, amassés lors de l'alerte à la grippe précédente, aviaire celle-là. " La machine s'est emballée, s'indigne le Pr Marc Gentilini, ancien président de la Croix-Rouge. La France est grippée, mais le ministère est piqué. "

Message envoyé à la ministre. Pas sûr qu'elle apprécie.

Vaccins à vendre : Etat cherche repreneur !

A ce jour, sur les 94 millions de doses commandées et les 30 millions réservées, destinées à vacciner en deux injections la totalité de la population, 10 millions ont été livrées et 8 autres millions devraient suivre d'ici au 15 décembre. A ce jour, 2,5 millions de Français ont été vaccinés, soit moins de 5 % de la population. Difficile d'imaginer qu'au final plus de 30 % de la population se présentera dans les centres. La situation est identique à celle de l'Allemagne qui s'est contentée d'une commande ferme de 50 millions de doses. Réalistes, les autorités germaniques viennent de proposer une partie de leur stock à l'Ukraine. Que fera le gouvernement français des 60 millions de doses qui lui resteront sur les bras, facturées à 10 € la dose par les labos, sachant que l'OMS recommande l'injection d'une seule dose ? Roselyne Bachelot prévoit déjà des actions humanitaires en faveur des pays en voie de développement. Les soldes vont bientôt commencer.
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« Répondre #251 le: Mardi 03 Août 2010, 12:10 »

Ici sur heureux ensemble.com  on était trop en avance pour avoir raison
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« Répondre #252 le: Jeudi 26 Août 2010, 15:46 »

Six cas de narcolepsie chez des personnes vaccinées contre la grippe pandémique A(H1N1) ont été signalés en France, depuis lundi 23 août, à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Cinq de ces cas sont survenus après l'administration du vaccin Pandemrix produit par le laboratoire pharmaceutique britannique Glaxo SmithKline (GSK) et un après l'administration de Panenza de Sanofi-Pasteur (groupe Aventis). "A ce stade, un lien entre la vaccination contre la grippe A(H1N1) et la survenue de narcolepsie n'a pas été établi", souligne dans un communiqué l'Afssaps, précisant que les cas français sont survenus chez 3 enfants et 3 adultes.

ACCÈS DE SOMMEIL

L'agence ajoute que ces données et celles concernant l'ensemble des cas européens "font actuellement l'objet d'une évaluation par l'agence européenne du médicament en collaboration avec les autorités de santé européennes, dont l'Afssaps". Au total, 22 cas ont été signalés dans trois pays (France, Suède et Finlande), dont 21 après une vaccination au Pandemrix, vaccin de Glaxo SmithKline.

La narcolepsie avec cataplexie est une maladie rare caractérisée par des accès de sommeil dans la journée associés à des "attaques de cataplexie", de brusques relâchements du tonus musculaire, déclenchées par une forte émotion. En Europe, la prévalence de la narcolepsie (avec cataplexie) est de 20-30 cas pour 100 000 personnes. Il y a annuellement "de l'ordre de 7 à 8 nouveaux cas par million" d'habitants, "soit en France l'apparition d'environ 500 nouveaux cas par an", note l'Afssaps.

Depuis l'information diffusée le 18 août par l'agence suédoise (6 cas de narcolepsie un à deux mois après la vaccination avec Pandemrix des enfants âgés de 12 à 16 ans), des cas de narcolepsie ont été signalés en Finlande (6 cas) et maintenant en France. L'agence suédoise a reçu par ailleurs 4 nouvelles notifications, indique l'Afssaps. "A ce jour, au total, 22 cas de narcolepsie ont été signalés en Europe après vaccination." L'ensemble de ces données de pharmacovigilance est analysé et évalué par l'agence européenne (EMEA) en collaboration avec les autorités de santé européennes. Plus de 30 millions de personnes ont été vaccinées en Europe, rappelle l'Afssaps.

"Le Monde" en ligne, 26 août 2010
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